3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Des indicateurs concrets pour savoir si cette méthode est faite pour vous.
Vous êtes peut-être en train de lire ces lignes parce que vous reconnaissez cette sensation : celle d’avoir peur de quitter votre zone de confort, d’entrer dans un supermarché, de prendre les transports en commun, ou même de simplement marcher dans une rue passante. L’agoraphobie, ce n’est pas juste « ne pas aimer la foule ». C’est une peur intense, parfois paralysante, qui vous empêche de faire des choses que vous aimeriez tant faire. Vous vous demandez si l’hypnose peut vous aider. C’est une question légitime, et je vais y répondre avec honnêteté. L’hypnose n’est pas une baguette magique, mais elle peut être un outil puissant pour désamorcer les mécanismes qui entretiennent cette peur. Voici cinq signes concrets que cette approche est faite pour vous.
L’un des premiers signes que l’hypnose peut vous aider, c’est quand l’évitement devient votre mode de vie. Vous ne faites plus vos courses seul(e). Vous préférez commander en ligne plutôt que d’entrer dans un magasin. Vous refusez les invitations à des dîners ou des soirées parce que l’idée de traverser une salle bondée vous donne des palpitations. Vous avez peut-être même changé de trajet pour éviter une place piétonne ou un pont.
Je vois régulièrement des personnes qui me disent : « Thierry, je ne peux plus aller au marché le samedi matin. J’ai l’impression que je vais m’évanouir, que tout le monde me regarde, et que je vais perdre le contrôle. » Ce que je comprends, c’est que ce n’est pas la foule en elle-même qui est le problème. C’est la peur de la peur. Vous anticipez une crise d’angoisse, et du coup, vous évitez la situation. C’est un cercle vicieux : plus vous évitez, plus votre cerveau apprend que cette situation est dangereuse. Il se dit : « Ah, on a évité la place du marché, donc c’était super dangereux. On reste à la maison. »
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise en cabinet, va travailler directement sur ce mécanisme d’évitement. On ne va pas vous forcer à affronter la foule tout de suite. On va plutôt, en état de conscience modifié, désactiver l’alarme qui se déclenche dans votre cerveau quand vous imaginez un supermarché. On va apprendre à votre système nerveux qu’il peut rester calme, même en pensée. C’est comme reprogrammer un logiciel qui bugue à chaque fois que vous ouvrez une certaine application. Progressivement, vous allez pouvoir envisager ces situations sans panique, puis les vivre avec une tension gérable.
Si vous passez votre temps à calculer vos sorties, à vérifier les heures d’affluence, à demander à un proche de vous accompagner pour tout, c’est un signal clair. L’hypnose peut vous aider à desserrer l’étau de cet évitement, pour que vous retrouviez une liberté de mouvement que vous pensiez perdue.
L’agoraphobie est souvent associée à des attaques de panique. Vous êtes dans un centre commercial, ou simplement en train d’attendre à un arrêt de bus, et soudain, votre cœur s’emballe, vous avez du mal à respirer, vous sentez une boule dans la gorge, vos mains deviennent moites. Vous avez l’impression que vous allez mourir, devenir fou(le), ou perdre le contrôle. C’est terrifiant. Et souvent, la peur de revivre ça devient plus grande que la peur de la situation elle-même.
Un patient m’a raconté un jour : « Thierry, je ne peux plus prendre le train. À chaque fois que le train s’arrête entre deux gares, je sens la panique monter. Je me dis que je suis piégé, que je ne peux pas sortir. Alors j’ai arrêté de prendre le train. » C’est un cas typique. L’attaque de panique est un orage intérieur. Et l’hypnose, c’est un peu comme un paratonnerre.
En séance, on va identifier ce qui déclenche cette panique. Ce n’est pas le train ou le supermarché. C’est une interprétation de votre corps qui vous dit : « Danger ». L’hypnose va vous permettre de changer cette interprétation. On va utiliser des techniques de respiration, de visualisation, de dissociation. Par exemple, je peux vous guider pour que vous observiez votre attaque de panique comme si vous étiez dans une salle de cinéma, en train de regarder un film sur vous-même. Vous n’êtes plus dedans, vous êtes spectateur. Ça change tout.
L’hypnose ne va pas supprimer les sensations physiques du jour au lendemain, mais elle va réduire leur intensité et leur fréquence. Vous allez apprendre à les accueillir sans en avoir peur. Et quand vous n’avez plus peur de la panique, la panique s’éteint d’elle-même. Si vous vivez régulièrement ces tempêtes intérieures dans des lieux publics, c’est un signe que l’hypnose peut vous offrir un espace pour les apprivoiser.
L’agoraphobie est alimentée par des pensées anticipatoires. Votre esprit est un scénariste de films catastrophe. Vous vous dites : « Et si je fais un malaise ? Et si personne ne vient m’aider ? Et si je perds le contrôle de ma vessie ? Et si je tombe dans les pommes ? Et si les gens se moquent de moi ? » Ces « et si » sont des suppositions, pas des réalités. Mais votre cerveau les traite comme des faits. Il prépare une réponse de fuite ou de combat pour une menace qui n’existe pas encore.
Je travaille beaucoup avec l’Intelligence Relationnelle (IR) et l’IFS (Internal Family Systems) en complément de l’hypnose. Ces approches m’aident à comprendre d’où vient cette voix. Parfois, c’est une partie de vous qui a été hyperprotectrice après un événement difficile. Un jour, vous avez eu une grosse frayeur dans un ascenseur, et depuis, cette partie vous dit : « Ne prends plus l’ascenseur, c’est trop risqué. » Elle croit bien faire, mais elle vous emprisonne.
Avec l’hypnose, on va dialoguer avec cette partie. On va lui dire : « Merci de me protéger, mais je peux gérer maintenant. » On va remplacer les scénarios catastrophe par des scénarios de sécurité. Par exemple, on va imaginer en détail une sortie réussie : vous marchez calmement, vous respirez, vous sentez le soleil, vous voyez les gens sourire. Votre cerveau ne fait pas la différence entre une expérience réelle et une expérience imaginée intensément. Si vous lui montrez un film de réussite, il va commencer à croire que c’est possible.
Si votre mental est une machine à fabriquer des « et si » anxiogènes, l’hypnose peut vous aider à mettre cette machine en mode silencieux. Vous allez reprendre le contrôle de votre dialogue intérieur.
« La peur n’est pas un mur, c’est une porte. L’hypnose vous donne la clé pour l’ouvrir, pas pour la défoncer. »
C’est un signe très courant. Vous ne pouvez sortir qu’accompagné(e) de votre conjoint(e), d’un parent, d’un ami. Cette personne devient votre bouclier humain. Sans elle, vous vous sentez vulnérable, exposé(e). Vous planifiez vos sorties en fonction de ses disponibilités. Vous évitez de voyager seul(e). Vous avez peut-être même renoncé à un travail ou à des loisirs parce que vous n’aviez personne pour vous accompagner.
Je me souviens d’une dame qui venait me voir. Elle ne pouvait plus aller chez le coiffeur sans que sa sœur l’attende dans la voiture, garée juste devant. Si sa sœur était en retard, elle annulait. Elle se sentait prisonnière de cette dépendance. L’hypnose a permis de travailler sur son sentiment de sécurité intérieure. On a construit un « ancrage » : un geste simple (comme toucher son poignet) associé à une sensation de calme et de force. Elle pouvait le faire discrètement en toutes circonstances.
On a aussi utilisé l’IFS pour comprendre quelle partie d’elle avait besoin de cette protection. C’était une partie jeune, qui avait vécu une situation d’abandon ou de danger dans le passé. En lui apportant de la compassion et en lui montrant qu’elle était en sécurité maintenant, cette partie a pu lâcher prise. Progressivement, elle a pu aller chez le coiffeur seule, puis au cinéma, puis faire des courses. La première fois, elle avait peur. La deuxième fois, un peu moins. La dixième fois, c’était devenu normal.
Si vous sentez que vous avez besoin d’une béquille humaine pour exister dans l’espace public, l’hypnose peut vous aider à devenir votre propre béquille. Vous n’êtes pas faible, vous avez juste besoin de réapprendre à faire confiance à votre corps et à votre esprit.
Peut-être que vous avez déjà consulté un psychologue, fait des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), pris des médicaments. Peut-être que ça a marché un temps, mais la peur est revenue. Ou alors, vous avez eu l’impression que ça ne touchait pas le fond du problème. Vous avez parlé de votre enfance, de vos angoisses, mais rien ne changeait dans votre quotidien. Vous en avez assez de ressasser.
L’hypnose offre une approche différente. Elle ne passe pas uniquement par la parole et la compréhension intellectuelle. Elle travaille directement avec l’inconscient, là où sont stockées les mémoires émotionnelles et les réactions automatiques. Vous pouvez comprendre intellectuellement que la foule n’est pas dangereuse, mais votre corps continue de réagir comme si elle l’était. L’hypnose va reconnecter votre tête et votre corps.
Un exemple concret : un patient avait suivi une TCC pendant deux ans. Il avait appris à gérer ses pensées, à faire des expositions progressives. Ça allait mieux, mais il avait toujours une boule au ventre avant d’entrer dans un métro. En hypnose, on a découvert que cette boule était liée à un souvenir d’enfance où il s’était perdu dans un grand magasin. Son inconscient avait associé « lieu public = danger d’être perdu ». On a travaillé sur ce souvenir, on l’a transformé, on a donné à son « enfant intérieur » les ressources dont il avait besoin. La boule a disparu.
Si vous avez l’impression de tourner en rond avec les approches classiques, l’hypnose peut être le chaînon manquant. Elle ne remplace pas un suivi psychologique, mais elle le complète magnifiquement. Elle va chercher les racines de l’arbre, pas seulement les feuilles.
Je vais être clair : l’hypnose n’est pas un sommeil magique. Vous restez conscient(e), vous entendez ma voix, vous pouvez parler si besoin. C’est un état de conscience modifié, un peu comme la rêverie, où votre esprit critique est mis de côté et où votre inconscient est plus réceptif aux suggestions positives.
En cabinet, je commence toujours par un temps d’échange. On parle de votre histoire, de vos déclencheurs, de vos ressources. Ensuite, on entre dans l’hypnose. Je vous guide avec des mots, des images, des métaphores. Par exemple, je peux vous suggérer que votre peur est comme un feu de cheminée : il peut être chaud et vivant, mais vous pouvez apprendre à l’observer sans vous brûler. Ou je peux vous emmener dans un « lieu sûr » imaginaire, que vous pourrez retrouver à volonté quand vous sentez l’angoisse monter.
On travaille aussi sur la respiration. La plupart des personnes agoraphobes ont une respiration courte et haute, au niveau des épaules. On va réapprendre à respirer avec le ventre, à ralentir le rythme cardiaque par la simple intention. C’est concret, ça s’apprend, et ça change tout.
L’objectif n’est pas de supprimer la peur, mais de la réduire à une taille gérable. Vous aurez peut-être encore un peu d’appréhension en entrant dans un grand magasin, mais vous pourrez y entrer, y rester, et en ressortir fier(e) de vous. La peur ne sera plus au volant de votre vie.
Je ne veux pas vous vendre du rêve. L’hypnose ne fonctionne pas si vous n’êtes pas prêt(e) à vous engager. Elle ne fonctionne pas si vous attendez que je fasse tout le travail à votre place. Je suis un guide, pas un magicien. Vous devez être acteur/actrice de votre changement. Cela signifie pratiquer les exercices que je vous donne, venir aux séances avec une intention claire, et accepter de ressentir de l’inconfort parfois.
L’hypnose ne remplace pas un traitement médical si vous en avez besoin. Si vous prenez des anxiolytiques, ne les arrêtez pas brutalement. Parlez-en à votre médecin. Et si votre agoraphobie est très sévère, avec des attaques de panique quotidiennes, un suivi pluridisciplinaire (médecin, psychiatre, psychologue, hypnothérapeute) est souvent le plus efficace.
Enfin, l’hypnose ne vous promet pas une guérison en trois séances. Certaines personnes voient des résultats rapidement, d’autres ont besoin de plus de temps. C’est un processus. Mais ce processus est souvent plus rapide et plus profond que la seule parole, parce qu’il s’adresse au cœur du problème : les automatismes émotionnels.
Vous êtes peut-être arrivé(e) au bout de ce que vous savez faire seul(e). Vous avez lu des livres, regardé des vidéos, essayé de vous raisonner. Rien n’y fait. L’agoraphobie vous vole des moments de vie : des anniversaires, des voyages, des promenades, des simples courses. Vous en avez marre de dire « non » à tout.
Ce dernier signe est le plus important : la lassitude de souffrir. Quand cette lassitude devient plus forte que la peur de changer, vous êtes prêt(e). L’hypnose peut alors être un levier puissant. Elle vous offre un cadre sécurisé pour explorer vos peurs, les apprivoiser, et les transformer.
Je vous propose de faire un petit pas maintenant. Prenez un carnet, et notez une situation que vous aimeriez faire, mais que vous ne faites pas à cause de l’agoraphobie. Juste une. Ça peut être « aller acheter du pain seul(e) » ou « prendre le bus jusqu’au centre-ville ». Maintenant, fermez les yeux et imaginez-vous en train de le faire, avec une respiration calme. Pas de pression, juste une visualisation. Si vous ressentez un peu de peur, c’est normal. Si vous ressentez un tout petit espoir, c’est un bon signe.
L’agoraphobie n’est pas une fatalité. Vous n’êtes pas condamné(e) à rester chez vous ou à dépendre des autres. Les cinq signes que nous avons vus – l’évitement, les attaques de panique, les pensées catastrophes, la dépendance à une personne de sécurité, l’échec des thérapies classiques – sont autant de portes d’entrée pour l’hypnose.
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signes, je vous invite à prendre contact. On peut se rencontrer en cabinet à Saintes, ou en visio si vous êtes loin. On fera le point sur votre situation, sans engagement. Vous pourrez poser toutes vos questions, exprimer vos doutes. Je suis là pour ça.
Vous avez déjà fait le plus dur : chercher de l’aide. Le reste, c’est un chemin que l’on construira ensemble, à votre rythme. Imaginez simplement ce que ce serait de pouvoir sortir sans cette boule au ventre, de dire « oui » à une invitation, de vous sentir libre. Ce n’est
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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