3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démêlez le vrai du faux pour oser franchir le pas
Je reçois souvent des messages de personnes qui hésitent à pousser la porte de mon cabinet à Saintes. Le motif revient comme une ritournelle : la phobie sociale. “J’aimerais bien essayer l’hypnose, mais…” Et là, la liste des croyances s’égrène. Certaines viennent du cinéma, d’autres d’un ami bien intentionné, ou d’une peur légitime de l’inconnu.
Alors, posons les choses à plat. Pas de mystère, pas de baguette magique. Juste du concret, basé sur ce que je vois chaque semaine avec des adultes qui, comme vous, en ont assez de vivre dans l’ombre de leurs propres peurs. Voici sept idées reçues que j’entends le plus souvent, et ce qu’il en est vraiment.
C’est la peur numéro un. Celle qui bloque tout. L’image qu’on a tous en tête : un hypnotiseur de spectacle qui claque des doigts et transforme un spectateur en poulet. Sauf que la phobie sociale, ce n’est pas un spectacle. Et mon métier non plus.
En hypnose ericksonienne, vous restez aux commandes. Toujours. Je ne vous endors pas, je ne vous vole pas votre volonté. En réalité, l’état hypnotique, c’est un état de concentration profonde, comme quand vous êtes absorbé par un bon film ou perdu dans vos pensées pendant un trajet en voiture. Vous êtes là, présent, conscient. Vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux si quelque chose ne vous convient pas.
Prenons l’exemple de Laura, une jeune femme qui venait me voir pour ses crises d’angoisse en réunion. Elle avait cette peur terrible : “Et si vous me faisiez dire des choses que je ne veux pas ?” Je lui ai proposé un exercice simple. Je lui ai demandé de se souvenir d’un moment agréable, un souvenir où elle se sentait calme. Sa main s’est levée toute seule, comme un signal. Elle s’est arrêtée net, un peu paniquée. “Vous voyez, c’est vous qui avez levé la main. Moi, je n’ai fait que vous proposer un chemin. Vous pouvez la baisser quand vous voulez.” Elle l’a baissée. Et là, elle a compris : elle avait le dernier mot.
L’hypnose, c’est un peu comme un GPS. Vous lui donnez une destination, il vous propose un itinéraire, mais c’est vous qui tenez le volant. Vous pouvez tourner à droite, vous arrêter, ou changer d’avis à tout moment.
Dans le cadre de la phobie sociale, cette idée de contrôle est cruciale. La peur de perdre la face, de dire une bêtise, de rougir… tout ça, c’est une peur du jugement, donc une peur de ne pas maîtriser l’image que vous renvoyez. L’hypnose vous apprend exactement le contraire : à reprendre les rênes de votre propre corps et de vos émotions, pas à les abandonner.
Celle-là, elle me fait toujours sourire. Parce que c’est exactement l’inverse. Les personnes les plus réceptives à l’hypnose sont souvent les plus intelligentes, les plus analytiques, celles qui ont une imagination riche et une grande capacité de concentration.
Pourquoi ? Parce que l’hypnose, ce n’est pas une question de faiblesse, mais de flexibilité mentale. Pour entrer dans un état hypnotique, vous devez être capable de suivre une suggestion, de vous concentrer sur une image, une sensation, un mot. C’est un peu comme faire du sport : plus votre cerveau est entraîné à se focaliser, plus c’est facile.
J’ai eu un patient, Marc, un chef d’entreprise hyper cartésien. “Je ne crois pas à ces trucs-là, mais je suis désespéré.” Il était terrorisé à l’idée de prendre la parole en public. Il se préparait des discours de trois heures pour un intervention de dix minutes, tellement il anticipait l’échec. Sa force, c’était son mental. On a utilisé ça. Au lieu de lutter contre son mental, on l’a mis au service de l’hypnose. On a construit des métaphores autour de la gestion de projet, de l’organisation d’une équipe. Sa capacité d’analyse, qui le paralysait, est devenue un atout pour visualiser des scénarios de réussite.
La phobie sociale touche souvent des gens très exigeants envers eux-mêmes. Des perfectionnistes. Votre esprit critique est aiguisé ? Parfait. L’hypnose ericksonienne ne le combat pas. Elle le contourne, elle l’utilise. On va travailler avec votre langage, vos images, vos résistances. C’est une danse, pas un combat de lutte.
Ah, si seulement. Je vais être honnête avec vous : l’hypnose n’efface rien comme par enchantement. Ce n’est pas une gomme. Ce qui se passe, c’est plus subtil, et plus puissant.
La phobie sociale, ce n’est pas un parasite qu’on retire. C’est un système de protection que votre cerveau a mis en place, probablement depuis des années. Il a décidé qu’être en groupe ou parler en public était dangereux. Pourquoi ? Parce qu’à un moment, ça l’était. Peut-être une humiliation scolaire, une critique trop violente, un parent exigeant. Votre cerveau a fait son boulot : vous protéger. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, cette protection est devenue une prison.
L’hypnose va permettre de “renégocier” ce contrat de protection. On ne va pas effacer le souvenir. On va le revisiter, en toute sécurité, avec les ressources d’un adulte d’aujourd’hui, pas avec les yeux d’un enfant d’hier. On va apprendre à votre système nerveux que la situation n’est plus dangereuse.
Ça prend du temps. Une à trois séances pour certains, plus pour d’autres. Et ça demande un travail de votre côté. L’hypnose, c’est un catalyseur. Elle accélère le processus, mais elle ne fait pas tout. Vous devrez, entre les séances, expérimenter de nouvelles façons d’être. Sortir faire une course, dire bonjour à un voisin, accepter un café entre collègues. Ce sont ces petits actes, répétés, qui consolident le changement.
Alors non, ce n’est pas magique. Mais c’est concret. Et ça marche durablement, parce que vous avez participé à votre propre libération.
Je l’entends souvent : “L’hypnose, c’est pour arrêter de fumer ou pour les petites phobies, pas pour un truc aussi ancré que la phobie sociale.” Détrompez-vous. L’hypnose est particulièrement adaptée aux troubles anxieux profonds, et la phobie sociale en est un.
Pourquoi ? Parce que la phobie sociale est alimentée par des mécanismes que l’hypnose sait toucher en plein cœur :
Je travaille avec des sportifs de haut niveau (coureurs, footballeurs). Leur stress avant une compétition, c’est une forme de phobie sociale. La peur du regard des autres, de l’échec public. Les techniques que j’utilise avec eux sont les mêmes que celles que j’utilise avec vous. La phobie sociale n’est pas une faiblesse de caractère. C’est un apprentissage erroné de votre système nerveux. L’hypnose est un outil formidable pour le “rééduquer”.
Certains clients me disent : “J’ai peur de ne pas me souvenir de ce qui s’est passé.” D’autres : “Je vais m’endormir et rater le truc important.” Rassurez-vous, l’hypnose ericksonienne n’a rien à voir avec le sommeil.
L’état hypnotique, c’est un état de conscience modifié, pas un état d’inconscience. Vous êtes dans un entre-deux. Votre attention est focalisée à l’intérieur, sur vos sensations, vos images, vos souvenirs. Mais vous entendez parfaitement ma voix. Vous pouvez même dialoguer, répondre à des questions, décrire ce que vous ressentez.
D’ailleurs, je vous pose souvent des questions pendant la séance : “Qu’est-ce qui se passe maintenant ?”, “Où est-ce que vous sentez cette tension ?”, “Quelle couleur a cette émotion ?”. Vous me répondez. Parfois la voix est lointaine, parfois elle est claire. Mais vous êtes là.
Et pour la mémoire ? C’est un mythe. Vous vous souvenez de l’essentiel. Vous ne perdez pas la mémoire de la séance. Ce qui peut arriver, c’est que certains détails vous échappent, comme quand on sort d’un rêve. Mais les changements, eux, restent ancrés dans votre corps et votre esprit.
L’hypnose, ce n’est pas un sommeil. C’est un état d’éveil intérieur, une écoute profonde de soi. Vous n’êtes pas absent, vous êtes plus présent que jamais à ce qui se joue en vous.
Pour la phobie sociale, cette conscience est précieuse. Elle vous permet de sentir, en temps réel, comment votre corps réagit à une suggestion, comment une peur se dissout, comment une nouvelle ressource émerge. Vous êtes acteur de votre changement, pas spectateur endormi.
C’est une appréhension légitime. Personne n’a envie de se déshabiller psychologiquement devant un inconnu, surtout quand on a déjà du mal à parler de soi. Bonne nouvelle : vous n’êtes pas obligé.
En hypnose ericksonienne, on ne fouille pas dans votre passé comme dans un grenier. On ne vous demande pas de revivre des scènes traumatiques en détail. On ne vous force pas à dire des choses que vous ne voulez pas dire. Le cadre est sécurisé, mais il respecte votre rythme et votre pudeur.
Souvent, je n’ai pas besoin de connaître l’origine précise de votre phobie sociale. Je peux travailler avec les symptômes : l’anticipation, les sensations, les pensées automatiques. On peut même travailler sans que vous parliez du tout. Votre corps parle. Votre respiration, votre posture, vos tensions. Ça me suffit.
Parfois, le simple fait de dire “je ne veux pas en parler” est une information précieuse. C’est une résistance. Et en hypnose, on ne force pas les résistances. On les respecte, on les utilise. “D’accord, vous ne voulez pas en parler. Alors, si vous pouviez mettre ce souvenir dans une boîte imaginaire, de quelle couleur serait la boîte ? Quelle forme ? Où la poseriez-vous dans la pièce ?” Et là, sans que vous ayez rien dit, on a déjà commencé à travailler.
Votre secret reste votre secret. Ce qui change, c’est le lien que vous entretenez avec lui. Il peut perdre de son pouvoir, s’éloigner, se transformer. Sans que vous ayez à le raconter. Votre vie privée est protégée. Mon rôle n’est pas de tout savoir de vous, mais de vous aider à vous sentir mieux.
C’est le paradoxe classique. Vous venez me voir parce que vous êtes stressé, et vous avez peur que ce stress vous empêche de bénéficier de l’hypnose. C’est comme si vous disiez : “Je suis trop malade pour aller chez le médecin.” Je comprends cette peur. Mais c’est justement pour ça que l’hypnose est faite.
Vous n’avez pas besoin d’être détendu pour commencer une séance. Vous pouvez arriver en panique, le cœur battant, les idées qui s’emballent. Ce n’est pas un problème. C’est le point de départ. L’hypnose ericksonienne accueille l’état dans lequel vous êtes. On ne lutte pas contre votre stress. On l’utilise.
Si vous êtes très agité, on ne va pas vous dire “détendez-vous” (rien de plus insupportable, n’est-ce pas ?). On va plutôt vous proposer de suivre votre agitation. “Laissez votre anxiété monter, encore un peu, écoutez-la, donnez-lui une forme, une couleur.” Et puis, tout doucement, on va l’inviter à se transformer. Parfois, on commence par une respiration rapide, pour “synchroniser” le rythme. Puis, progressivement, on ralentit. Votre corps suit.
Je me souviens d’Antoine, un jeune homme qui tremblait de la tête aux pieds lors de notre première séance. Il était convaincu que son corps ne pourrait jamais se calmer. Je lui ai proposé un exercice de “tremblement volontaire”. “Tremblez encore plus fort, faites-le exprès, exagérez-le.” Il l’a fait. Et après une minute, il s’est arrêté, épuisé, et a éclaté de rire. Son corps avait lâché prise parce qu’on avait arrêté de lutter. Le calme est venu tout seul.
Votre stress n’est pas un ennemi à abattre. C’est une énergie mal canalisée. L’hypnose vous apprend à la canaliser, à la rediriger. Vous n’avez pas besoin d’être calme pour commencer. Vous avez juste besoin d’être présent. Et ça, vous savez déjà le faire.
Vous avez lu ces sept idées reçues. Peut-être que certaines résonnent, peut-être que d’autres vous semblaient déjà évidentes. Mais je sais une chose : la phobie sociale, ce n’est pas une fatalité. Ce n’est pas un trait de caractère inchangeable. C’est une habitude. Une habitude de pensée, une habitude corporelle. Et les habitudes, ça se change.
L’hypnose n’est pas une baguette magique, non. Mais c’est un levier puissant pour enclencher ce changement. Elle vous offre un espace où vous n’avez pas à performer, à sourire, à être intéressant. Un espace où vous pouvez juste être, avec vos peurs, sans jugement. Et c’est souvent là, dans cet accueil, que la transformation commence.
Si vous êtes à Saintes ou dans les environs, si ce que j’ai écrit fait écho à quelque chose en vous, prenez une minute. Pas pour prendre une décision définitive. Juste pour envisager la possibilité. Je vous propose un premier contact sans engagement. Un échange où vous pourrez poser toutes vos questions, celles qui restent, celles qui vous freinent encore. On verra ensemble si l’hypnose peut vous aider, et si le courant passe.
Parce que le plus dur, ce n’est pas la séance d’hypnose. Le plus dur, c’est souvent ce premier pas. Ce pas que vous faites en vous autorisant à croire que les choses peuvent être différentes. Ce pas, vous pouvez le faire maintenant. Et je serai là pour vous accompagner.
*Pour prendre rendez-vous ou simplement échanger, vous pouvez me contacter via le formulaire sur thierrysudan.com. Je re
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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