3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Découvrez le mécanisme simple de l’hypnose face aux phobies.
Vous avez sans doute une phobie. Pas forcément une peur banale, celle qui vous fait sursauter devant une araignée dans la salle de bain. Non, je parle de cette peur qui vous coupe les jambes, qui vous fait éviter des situations, des lieux, des personnes. Celle qui vous a déjà fait dire « non » à une invitation, à un voyage, à un soin médical nécessaire.
Je reçois régulièrement des personnes qui ne peuvent plus prendre l’ascenseur, qui traversent la rue pour éviter un chien, qui annulent une prise de sang depuis des années. Et elles arrivent avec la même phrase : « Je sais que c’est irrationnel, mais je ne peux pas. »
C’est exactement ça, le piège de la phobie. Votre cerveau sait que l’araignée ne va pas vous tuer, que l’avion est statistiquement sûr, que la prise de sang dure trente secondes. Mais votre corps, lui, ne le sait pas. Il réagit comme si votre vie était en danger. Et c’est là que l’hypnose entre en jeu : non pas pour vous faire « oublier » votre peur, mais pour calmer ce système d’alarme qui s’emballe.
Je m’appelle Thierry, je suis praticien à Saintes depuis 2014. Je travaille avec l’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle. Et dans cet article, je vais vous expliquer simplement comment l’hypnose peut désamorcer une phobie, sans vous demander de « faire face » à ce qui vous terrifie.
Parlons d’abord de la différence entre peur et phobie. La peur est une émotion utile. Elle vous protège. Vous marchez au bord d’une falaise, vous ressentez une tension : c’est normal, c’est votre cerveau qui vous dit « attention, danger ». Vous pouvez la gérer, la mettre de côté, continuer votre chemin.
La phobie, c’est autre chose. C’est une peur disproportionnée, déclenchée par un stimulus qui ne représente pas un danger réel, ou un danger très faible. Et surtout : elle est incontrôlable. Vous ne décidez pas d’avoir peur. Votre corps réagit avant même que votre esprit ait eu le temps de dire « c’est juste une araignée ».
Prenons un exemple. Un jour, un patient arrive dans mon cabinet. Appelons-le Marc. Marc avait peur des hauteurs. Pas une petite appréhension : il ne pouvait pas monter à plus de deux mètres du sol sans avoir des sueurs, le cœur qui s’emballe, la sensation que le sol se dérobe. Il était artisan, et certains chantiers l’obligeaient à refuser des missions. Il avait déjà laissé passer des opportunités professionnelles à cause de ça.
Marc me dit : « Je sais que l’échelle est stable. Je sais que le garde-corps est solide. Mais mon corps ne m’écoute pas. »
C’est exactement ça. Dans une phobie, votre cerveau émotionnel (l’amygdale, si on veut être technique) prend le dessus sur votre cerveau rationnel. Il détecte un danger, et il déclenche une réponse de survie : fuite, combat ou paralysie. Votre respiration s’accélère, vos muscles se tendent, votre attention se rétrécit. Vous n’êtes plus capable de penser clairement.
Le problème, c’est que ce système d’alarme ne se calme pas avec des arguments logiques. Vous ne convaincrez jamais une phobie avec des statistiques. Vous ne raisonnez pas une peur qui est ancrée dans le corps. Et c’est pour ça que des années de « je vais essayer d’y faire face » ne marchent pas. Vous ne faites que renforcer la peur, parce que votre cerveau enregistre : « J’ai vu l’araignée, j’ai eu très peur, donc l’araignée est dangereuse. »
Alors, concrètement, que se passe-t-il dans une séance d’hypnose pour une phobie ? Je vais vous décrire le mécanisme, sans jargon inutile.
L’hypnose, ce n’est pas un état de sommeil. C’est un état de conscience modifié, un peu comme quand vous êtes tellement absorbé par un film que vous oubliez le temps, ou quand vous lisez un livre et que vous ne voyez plus ce qui se passe autour de vous. Vous êtes là, vous entendez ma voix, mais votre attention est tournée vers l’intérieur.
Cet état permet de contourner le filtre critique de votre cerveau. D’habitude, quand vous essayez de vous raisonner, votre cerveau rationnel dit : « Cette peur est irrationnelle, arrête. » Mais votre cerveau émotionnel répond : « Je m’en fiche, j’ai peur. » Il y a un conflit.
En hypnose, je ne vais pas chercher à raisonner votre peur. Je vais plutôt parler directement à cette partie de vous qui a peur. Je vais l’écouter, la comprendre, et l’aider à se calmer. C’est ce qu’on appelle l’approche IFS (Internal Family Systems) : chaque partie de vous a une intention positive. Même la phobie.
Oui, vous avez bien lu. La partie de vous qui a peur des araignées, des hauteurs ou du sang a une intention positive. Elle essaie de vous protéger. Seulement, elle le fait avec des moyens inadaptés, comme un vigile trop zélé qui déclenche l’alarme pour une mouche.
En hypnose, je vais entrer en contact avec cette partie. Je vais lui demander : « Qu’est-ce que tu crains vraiment ? » Et souvent, la réponse est surprenante. Ce n’est pas l’araignée en elle-même. C’est la peur de perdre le contrôle, la peur de mourir, la peur de l’impuissance. L’araignée n’est qu’un déclencheur.
« Ce que je croyais être une peur des hauteurs cachait en réalité une peur de m’effondrer, de ne pas pouvoir compter sur moi-même. » — Témoignage d’une patiente après sa séance.
Une fois que cette partie se sent entendue, elle peut lâcher prise. Elle n’a plus besoin de faire son travail de garde du corps 24h/24. Et à ce moment-là, le calme peut s’installer.
Je ne vais pas faire une liste exhaustive, mais je veux vous parler des trois grandes familles de phobies que je rencontre le plus souvent.
Les phobies animales, notamment les araignées, les serpents, les chiens. Ce sont souvent des peurs qui remontent à l’enfance. Un jour, un enfant a eu une mauvaise expérience : une araignée tombée du plafond, un chien qui a aboyé fort. Le cerveau a fait une association rapide : cet animal = danger. Et cette association est restée, même à l’âge adulte.
Les phobies situationnelles, comme la peur des hauteurs, de l’avion, des espaces clos, de conduire sur l’autoroute. Elles sont souvent liées à une sensation de perte de contrôle. Vous ne pouvez pas « sortir » de l’avion. Vous ne pouvez pas « descendre » de l’échelle. Cette impression d’être piégé déclenche la panique.
Les phobies médicales, comme la peur du sang, des aiguilles, des dentistes, des hôpitaux. Celles-ci sont particulières parce qu’elles peuvent avoir des conséquences sur votre santé. J’ai reçu des personnes qui n’avaient pas fait de prise de sang depuis dix ans, qui évitaient les soins dentaires jusqu’à avoir des infections graves, ou qui refusaient des examens médicaux pourtant indispensables.
Je me souviens d’une patiente, appelons-la Sophie. Sophie avait une phobie du sang. Pas seulement des aiguilles : la simple vue d’une goutte de sang la faisait vaciller, elle pouvait s’évanouir. Elle avait reporté un bilan sanguin pendant des années. Son médecin lui avait dit : « Il faut le faire, c’est important. » Mais son corps disait non.
Sophie est venue me voir après avoir lu un article sur l’hypnose. Elle était sceptique, mais elle n’avait plus d’autre solution. En deux séances, nous avons travaillé sur la partie d’elle qui associait le sang à un danger vital. Nous avons découvert que, petite, elle avait vu son père se blesser gravement. Son cerveau avait enregistré : sang = mort possible. Même si, adulte, elle savait qu’une prise de sang n’a rien de mortel.
Après la deuxième séance, Sophie a pu faire sa prise de sang. Elle m’a dit : « Je n’ai pas aimé, mais je n’ai pas eu cette montée de panique. C’était juste désagréable, pas terrifiant. »
C’est ça, le but de l’hypnose : transformer une terreur en simple inconfort, puis en neutralité.
Je veux être clair avec vous. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer votre peur d’un claquement de doigts. Elle ne va pas vous faire « oublier » que vous avez une phobie. Et elle ne va pas vous transformer en quelqu’un qui adore les araignées du jour au lendemain.
Ce que l’hypnose fait, c’est vous donner les clés pour que votre peur ne contrôle plus votre vie. Vous pourrez toujours ressentir une certaine appréhension. C’est normal. Mais cette appréhension ne vous paralysera plus. Vous pourrez prendre l’ascenseur, même si votre cœur bat un peu plus vite. Vous pourrez voir une araignée sans avoir à quitter la pièce.
Il y a aussi une idée reçue : « Je ne suis pas hypnotisable. » C’est faux. Tout le monde peut entrer en état d’hypnose, à condition d’être volontaire et de faire confiance au processus. Certaines personnes y entrent plus facilement que d’autres, mais c’est comme la méditation : plus vous pratiquez, plus c’est accessible.
Enfin, l’hypnose ne remplace pas un suivi médical. Si votre phobie est liée à un traumatisme complexe, à un trouble anxieux généralisé, ou si elle vous empêche de vivre depuis des années, il peut être nécessaire de combiner l’hypnose avec un accompagnement psychologique. Je suis là pour ça : je vous écoute, je vous oriente si besoin.
Parlons concret. Vous arrivez dans mon cabinet à Saintes, ou nous faisons une séance en visio. On commence par un temps d’échange. Je vous pose des questions : depuis quand cette peur est là ? Dans quelles situations se déclenche-t-elle ? Qu’est-ce que vous avez déjà essayé ? Qu’est-ce qui se passe dans votre corps quand vous êtes confronté à l’objet de votre peur ?
Ce premier échange est important. Il me permet de comprendre comment votre peur fonctionne, et surtout, de repérer les ressources que vous avez déjà. Oui, vous avez des ressources. Vous avez réussi à vivre avec cette phobie jusqu’à aujourd’hui, vous avez développé des stratégies d’évitement, de contournement. Ce sont des forces, même si elles sont maladroites.
Ensuite, je vous propose un exercice simple pour vous montrer ce qu’est l’état d’hypnose. Par exemple, je vous demande de fixer un point, de respirer profondément, et de laisser votre attention se déplacer. Ce n’est pas impressionnant, c’est doux. Vous restez conscient, vous entendez tout, vous pouvez parler si vous voulez.
Puis, je vous guide dans un voyage intérieur. Je vais vous demander d’imaginer un lieu de sécurité, un endroit où vous vous sentez calme. Cela peut être une plage, une forêt, un salon douillet. À partir de là, nous allons rencontrer cette partie de vous qui a peur. Je vais lui poser des questions, l’écouter, et lui proposer de se détendre.
Ce qui est beau avec l’hypnose, c’est que vous êtes acteur. Ce n’est pas moi qui « fais » quelque chose sur vous. C’est vous qui, guidé par ma voix, allez trouver vos propres solutions. Votre cerveau sait comment se calmer, il a juste besoin qu’on lui montre le chemin.
À la fin de la séance, je vous donne un petit exercice à faire chez vous. Un enregistrement audio, une technique de respiration, une visualisation rapide. Cela permet de consolider ce que nous avons fait et de vous donner un outil pour les moments où la peur refait surface.
Vous n’êtes pas obligé de prendre rendez-vous tout de suite. Il y a des choses que vous pouvez essayer par vous-même pour commencer à apaiser votre phobie.
La première, c’est d’arrêter de vous juger. Beaucoup de personnes se disent : « Je suis nul(le), j’ai peur de ça à mon âge. » Ce jugement ne fait qu’ajouter une couche de souffrance à la peur elle-même. Au lieu de cela, dites-vous : « J’ai une partie de moi qui a peur, et c’est normal. Elle essaie de me protéger. »
La deuxième, c’est de pratiquer la respiration lente. Quand la peur monte, votre respiration s’accélère. Vous pouvez inverser le processus : expirez plus lentement que vous n’inspirez. Par exemple, inspirez sur 4 secondes, expirez sur 6. Faites ça 5 fois. Cela envoie un signal à votre cerveau : « Tout va bien, on peut se calmer. »
La troisième, c’est d’observer votre peur à distance. Au lieu de vous laisser envahir, imaginez que vous êtes un scientifique qui étudie votre réaction. « Tiens, mon cœur s’accélère. Mes mains deviennent moites. Je ressens une envie de fuir. » Cette simple mise à distance réduit l’intensité de la peur.
Et si vous sentez que vous avez besoin d’un accompagnement plus profond, je suis là. Une séance d’hypnose pour une phobie, c’est souvent une à trois séances. Pas des années de thérapie. Parce que votre cerveau est capable d’apprendre très vite, à condition qu’on lui parle dans le bon langage.
« Je n’ai pas perdu ma peur des araignées. Mais aujourd’hui, quand j’en vois une, je peux rester dans la pièce. Je peux appeler quelqu’un pour la déplacer. Je ne suis plus en panique. C’est un changement énorme pour moi. » — Un patient après deux séances.
Je vais vous dire une chose que beaucoup de personnes oublient : votre phobie n’est pas un défaut de caractère. Ce n’est pas une faiblesse. C’est simplement un apprentissage que votre cerveau a fait à un moment donné, et qui peut être désappris.
L’hypnose ne vous demande pas d’être courageux. Elle ne vous demande pas de « faire face » à ce qui vous terrifie. Elle vous propose juste de parler à cette partie de vous qui a peur, de l’écouter, et de l’apaiser. C’est une approche douce, respectueuse, et efficace.
Si vous en avez assez que votre peur prenne trop de place, si vous voulez retrouver votre liberté de mouvement, de choix, de vie, je vous invite à me contacter. On peut en parler sans engagement. Je vous expliquerai comment je travaille, et vous déciderez si cela vous correspond.
Vous pouvez m’appeler, m’écrire, ou prendre directement un rendez-vous sur mon site thierrysudan.com. Je reçois à Saintes et en visio pour les personnes qui sont loin ou qui préfèrent le confort de leur maison.
Ne laissez pas une peur décider à votre place. Vous méritez de vivre sans ce poids.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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