3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Un chemin clair vers la sérénité en public
Tu te figes quand quelqu’un te regarde. Ta gorge se serre, tes mains deviennent moites, et cette voix dans ta tête te dit que tout le monde te juge. Peut-être que tu évites les réunions, que tu préfères envoyer un mail plutôt que de décrocher ton téléphone, ou que tu passes des heures à ressasser une simple conversation de cinq minutes. La phobie sociale, c’est cette peur intense et persistante d’être exposé au regard des autres, avec la certitude que tu vas faire ou dire quelque chose d’humiliant. Je reçois régulièrement des adultes qui viennent me voir à Saintes avec cette sensation d’être prisonniers d’eux-mêmes en public. Et ce que j’ai appris en quatorze ans de pratique, c’est qu’il existe un chemin clair pour sortir de cette cage. L’hypnose ericksonienne, combinée à l’IFS (Internal Family Systems) et à l’Intelligence Relationnelle, permet de défaire les nœuds de la peur sociale en quatre étapes. Non, ce n’est pas une baguette magique. Oui, ça demande un engagement. Mais je t’assure que la liberté est accessible. Voici le protocole que je propose.
Avant d’entrer dans le protocole, il faut que tu comprennes une chose essentielle : ta phobie sociale n’est pas un défaut de caractère, une preuve de faiblesse ou un signe que tu es « mal fait ». C’est un mécanisme de protection que ton système nerveux a mis en place pour te garder en sécurité. Imagine un détecteur de fumée ultra-sensible : il se déclenche dès qu’il perçoit une légère vapeur, même s’il n’y a pas de feu. Ta phobie sociale fonctionne exactement pareil. Elle sonne l’alarme dans des situations qui ne sont pas objectivement dangereuses – une conversation banale, une présentation au travail, un dîner entre amis – parce que ton cerveau a associé ces contextes à un risque de rejet, de honte ou de jugement.
Un exemple concret : Léa, une femme de 34 ans que j’ai accompagnée, était cadre commerciale. En apparence, tout allait bien. Mais chaque fois qu’elle devait animer une réunion, son cœur s’emballait, sa voix tremblait, et elle avait l’impression que ses collègues voyaient ses mains moites. Elle se rappelait une scène de son adolescence : en cours d’anglais, le professeur l’avait humiliée devant toute la classe parce qu’elle avait mal prononcé un mot. À ce moment-là, son cerveau a enregistré : « Parler en public = danger mortel. » Aujourd’hui, son système nerveux réactive ce même programme chaque fois qu’elle se retrouve en situation d’exposition sociale. Ce n’est pas de sa faute. C’est une réponse automatique, héritée d’un événement passé.
L’hypnose ericksonienne, ici, ne va pas effacer ce souvenir. Elle va permettre de le revisiter en toute sécurité, pour que ton cerveau apprenne à le classer dans le passé, et non plus dans le présent. L’IFS, lui, va t’aider à reconnaître que cette partie de toi qui a peur – cette « sentinelle » intérieure – fait son travail. Elle essaie de te protéger. Le problème, c’est qu’elle est devenue trop zélée. L’objectif n’est pas de la combattre, mais de lui redonner sa juste place. La première étape du protocole, c’est donc de déposer le jugement sur toi-même. Tu n’es pas « nul », « bizarre » ou « trop sensible ». Tu es simplement quelqu’un dont le système de protection est resté allumé trop longtemps.
« La phobie sociale n’est pas une faiblesse, c’est une sentinelle qui a pris son rôle trop au sérieux. »
Quand on vit avec une phobie sociale, on a souvent l’impression que tout est un problème. Le simple fait de sortir de chez soi peut déclencher une vague d’anxiété. Mais si tu veux vraiment avancer, il faut sortir de cette confusion générale et devenir précis. C’est la première étape du protocole : cartographier tes déclencheurs. En hypnose ericksonienne, on appelle ça « créer une carte du territoire ». Tu ne peux pas changer ce que tu ne nommes pas.
Alors, prends un carnet – ou, si tu préfères, un document sur ton téléphone – et note les situations qui activent ta peur. Ne te contente pas de « parler en public ». Sois concret. Par exemple :
Tu vas probablement voir des motifs émerger. Peut-être que ce sont les situations où tu te sens « observé », ou celles où tu dois improviser, ou encore celles où tu pourrais être interrompu. En IFS, on dirait que certaines « parties » de toi sont activées dans ces contextes : la partie qui anticipe le rejet, celle qui veut disparaître, celle qui contrôle chacun de tes gestes. L’intérêt de cette cartographie, c’est que tu commences à prendre du recul. Au lieu d’être noyé dans l’émotion, tu deviens un observateur curieux de ton propre fonctionnement.
Un patient, Marc, avait noté que son anxiété montait surtout quand il devait parler de lui-même – en entretien, en soirée, ou même chez le médecin. En explorant cela en séance, on a découvert qu’enfant, on lui répétait souvent « arrête de te faire remarquer ». Sa sentinelle intérieure avait donc décodé : « Parler de soi = se faire remarquer = danger. » Cartographier l’a aidé à voir que ce n’était pas une fatalité, mais un apprentissage ancien qu’il pouvait désapprendre.
Pour toi, maintenant : prends cinq minutes pour lister trois situations précises. Ne cherche pas à les résoudre. Contente-toi de les noter. C’est le premier geste de réappropriation de ton pouvoir.
Une fois que tu as identifié tes déclencheurs, la deuxième étape consiste à apaiser cette sentinelle qui sonne l’alarme à tout bout de champ. C’est ici que l’hypnose ericksonienne entre en jeu de façon puissante. L’idée n’est pas de « combattre » l’anxiété – ce serait comme essayer d’éteindre un incendie en soufflant sur les flammes. Non, l’hypnose va plutôt créer un espace de sécurité à l’intérieur de toi, un refuge où ton système nerveux peut se réguler.
Concrètement, en séance, je vais t’accompagner dans un état de conscience modifié – un état de relaxation profonde où ton esprit critique s’apaise et où ton inconscient devient plus réceptif. Dans cet état, on va revisiter une situation qui te stresse, mais au ralenti, avec toutes les ressources dont tu disposes aujourd’hui. Par exemple, si tu as peur de prendre la parole en réunion, on va imaginer la scène, mais en ajoutant des éléments de confort : une respiration calme, un ancrage dans tes pieds, la sensation d’une main posée sur ton ventre. Progressivement, ton cerveau va associer cette situation à un état de sécurité, et non plus à la panique.
Ce qui est fascinant, c’est que l’hypnose ericksonienne utilise ton propre langage et tes propres images. Si tu es quelqu’un qui pense en métaphores, on va travailler avec ça. Un coureur que j’accompagne en préparation mentale imaginait son anxiété comme un nuage gris au-dessus de sa tête. En hypnose, on a transformé ce nuage en une brume légère qui se dissipe au soleil. C’est simple, presque enfantin, et pourtant ça marche parce que ça parle directement à ton inconscient. L’IFS vient renforcer cette approche en dialoguant avec la sentinelle elle-même. On va lui demander : « Qu’est-ce que tu crains vraiment ? » Souvent, la réponse est : « Je veux juste que tu ne souffres pas. » Une fois que tu entends cela, la peur se dissout. Tu n’es plus en guerre contre toi-même.
Cette étape ne se fait pas en une séance. Il faut du temps pour que le système nerveux intègre de nouveaux réflexes. Mais après quelques semaines, tu commences à sentir que tu respires un peu mieux dans ces situations qui te paralysaient avant.
L’hypnose a posé les bases, mais il faut maintenant ancrer ces changements dans le quotidien. La troisième étape du protocole s’appuie sur l’Intelligence Relationnelle – un ensemble d’outils pour interagir avec les autres sans te perdre. La phobie sociale te pousse souvent à deux extrêmes : soit tu te caches, soit tu fais semblant d’être quelqu’un d’autre. L’Intelligence Relationnelle t’apprend une troisième voie : être présent, authentique, et connecté sans t’oublier.
Un des outils les plus puissants que j’utilise est la « conscience du corps en relation ». Quand tu es en public, ton attention est souvent braquée sur l’extérieur : « Qu’est-ce qu’ils pensent de moi ? », « Est-ce que j’ai l’air ridicule ? », « Pourquoi elle a haussé les sourcils ? ». Cette focalisation externe alimente l’anxiété. L’Intelligence Relationnelle te propose de recentrer une partie de ton attention sur ton propre corps. Par exemple, dans une conversation, tu peux garder une conscience légère de tes pieds sur le sol, de ta respiration, de la chaleur dans tes mains. Ce n’est pas de la distraction, c’est de l’ancrage. Cela envoie un signal à ton système nerveux : « Je suis ici, je suis en sécurité. »
Je vais te donner un exercice concret que tu peux tester dès aujourd’hui. La prochaine fois que tu te sens anxieux dans une interaction sociale – même brève, comme dire bonjour à un collègue – fais ceci : pose ta main droite sur ton sternum, prends une inspiration lente de quatre secondes, expire par la bouche pendant six secondes, et tout en continuant de parler, garde une petite partie de ton attention sur la sensation de ta main. Tu verras, ta voix sera plus posée, et ton esprit moins emballé. C’est un outil de régulation en temps réel.
L’Intelligence Relationnelle t’aide aussi à décoder les signaux des autres sans les interpréter comme des menaces. Tu sais, cette tendance à lire une expression neutre comme un signe de désapprobation ? C’est un biais que la phobie sociale entretient. En séance, on travaille à distinguer les faits des interprétations. Par exemple : « Mon collègue n’a pas souri » est un fait. « Il est fâché contre moi » est une interprétation. Rien ne dit que la seconde est vraie. En t’entraînant à rester sur les faits, tu coupes l’herbe sous le pied à la rumination.
Cette étape est cruciale parce qu’elle te redonne un rôle actif dans tes relations. Tu n’es plus une victime de la situation, tu deviens quelqu’un qui choisit comment se positionner. Et ça change tout.
La dernière étape est celle que beaucoup redoutent, mais elle est indispensable : l’exposition progressive. Sans elle, les bénéfices de l’hypnose et de l’Intelligence Relationnelle restent théoriques. Le cerveau a besoin de preuves concrètes pour intégrer que les situations sociales ne sont pas dangereuses. Mais attention, il ne s’agit pas de te jeter dans le grand bain tout de suite. L’exposition se fait par paliers, en respectant ton rythme.
Avec mes patients, on construit une échelle de difficulté. Au niveau 1, tu peux avoir des tâches très simples : sourire à une caissière, dire « bonjour » à un inconnu dans la rue. Au niveau 3, peut-être que tu t’autorises à poser une question dans un magasin. Au niveau 5, tu participes à une conversation de groupe de trois minutes. Chaque palier est validé uniquement quand tu te sens prêt. Et surtout, on célèbre chaque victoire, même minuscule. Si tu as réussi à dire « merci » en regardant quelqu’un dans les yeux, c’est un pas énorme. Ne le minimise pas.
Un patient, Antoine, avait une peur panique de téléphoner. On a commencé par appeler un service automatisé – pas d’interaction humaine. Puis il a appelé un ami pour lui laisser un message vocal. Ensuite, il a commandé une pizza par téléphone. Chaque étape était accompagnée de séances d’hypnose pour renforcer la confiance. Au bout de trois mois, il pouvait passer un appel professionnel sans que sa voix ne tremble. Le secret, c’est la progressivité. Si tu forces, tu renforces la peur. Si tu avances doucement, tu construis une nouvelle mémoire.
Pendant cette phase, je t’invite à tenir un journal de bord. Note ce que tu as fait, comment tu te sentais avant, pendant et après. Tu verras que les réussites s’accumulent plus vite que tu ne le penses. Et si un jour ça ne marche pas, ce n’est pas un échec. C’est une information. Tu sauras qu’à ce niveau-là, tu as besoin de plus de préparation. L’exposition n’est pas une performance, c’est un entraînement.
« Chaque petit pas que tu fais en public est une preuve que ton cerveau peut apprendre de nouvelles routes. »
Voilà, tu connais maintenant les quatre étapes du protocole que j’utilise à Saintes pour accompagner des adultes comme toi, qui en ont assez de vivre dans l’ombre de leur peur. Cartographier tes déclencheurs, apaiser ta sentinelle intérieure par l’hypnose, reprogrammer tes réactions avec l’Intelligence Relationnelle, et t’exposer progressivement en célébrant chaque victoire. Ce n’est pas un chemin linéaire – parfois tu reculeras d’un pas pour mieux avancer – mais c’est un chemin qui mène à plus de légèreté, plus de présence, plus de liberté.
Je suis Thierry Sudan, praticien installé à Saintes depuis 2014. J’accompagne des personnes qui souffrent de phobie sociale, mais aussi des coureurs et des footballeurs qui veulent dépasser leurs blocages mentaux. Ce que j’ai appris avec eux, c’est que le courage n’est pas l’absence de peur. C’est la décision de bouger malgré elle. Tu es déjà en train de faire ce pas en lisant ces lignes. Si tu sens que le moment est venu de sortir de l’isolement, je serai là pour t’accompagner, à ton rythme, sans jugement. Tu peux me contacter via mon site thierrysudan.com pour échanger sur ce qui te bloque. Pas d’engagement, pas de pression. Juste une conversation pour voir si ce protocole peut t’aider à respirer un peu mieux, même au milieu d’une foule.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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