3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comparaison des approches pour une peur du dentiste ou de l’hôpital
Vous êtes assis dans la salle d’attente. Vos doigts tapotent machinalement sur votre cuisse, le regard fixé sur la porte blanche qui mène au cabinet. Votre cœur s’emballe au moindre grincement de fauteuil, à la moindre odeur de produit antiseptique. Cette sensation, vous la connaissez par cœur : c’est votre phobie médicale qui se réveille. Peut-être que vous avez déjà repoussé un rendez-vous chez le dentiste pendant des mois, voire des années. Ou alors, l’idée d’une simple prise de sang vous fait trembler comme si vous affrontiez un danger réel.
Vous n’êtes pas seul. La phobie médicale touche des millions de personnes, et elle n’a rien d’une simple « trouille » passagère. Elle est viscérale, parfois paralysante. Et quand on cherche des solutions, deux chemins s’offrent souvent : les médicaments (anxiolytiques, sédatifs) ou l’hypnose. Mais comment choisir ? Lequel est fait pour vous ? Je vais vous aider à y voir clair, sans parti pris, avec des exemples concrets de ce que je vois dans mon cabinet à Saintes.
Avant de comparer les solutions, il faut comprendre ce qui rend la phobie médicale unique. Ce n’est pas une peur ordinaire. Vous n’avez pas peur d’un objet inoffensif ou d’une situation que vous pourriez éviter définitivement. Ici, l’objet de votre peur est un soin nécessaire, parfois vital. Vous savez rationnellement que le dentiste ou l’hôpital est là pour vous aider, mais votre corps et votre esprit réagissent comme si vous étiez menacé.
Prenons l’exemple de Claire, une patiente que j’ai reçue l’année dernière. Elle avait 34 ans et n’était pas allée chez le dentiste depuis sept ans. Pas par négligence : elle avait une carie douloureuse depuis des mois, mais à chaque fois qu’elle prenait rendez-vous, elle annulait la veille, prise de nausées et de sueurs froides. Elle me disait : « Je sais que c’est stupide, mais mon cerveau me crie de fuir. » Cette réaction, c’est l’amygdale cérébrale qui s’emballe. Elle détecte une menace – la douleur potentielle, la perte de contrôle, l’environnement aseptisé – et déclenche une réponse de survie. Le problème, c’est que cette menace est symbolique, pas réelle. Votre cerveau n’a pas intégré que le soin est un acte de protection, pas une agression.
Cette spécificité rend la phobie médicale particulièrement tenace. Les médicaments peuvent calmer les symptômes, l’hypnose peut agir sur les causes. Mais pour choisir, il faut regarder vos besoins profonds.
Commençons par les médicaments. Dans le cadre des soins médicaux, on utilise souvent des anxiolytiques (comme les benzodiazépines) ou des sédatifs légers. Leur avantage est immédiat : ils agissent en quelques minutes à une heure, selon la molécule et la voie d’administration. Vous prenez une pilule ou une injection, et votre anxiété diminue, votre corps se détend. Pour une procédure ponctuelle – une extraction dentaire, une coloscopie, une petite chirurgie –, c’est une solution pratique. Le médecin ou le dentiste peut même vous prescrire un sédatif à prendre avant le rendez-vous.
Mais attention : ces médicaments ne traitent pas la phobie. Ils masquent les symptômes. Vous n’apprenez pas à gérer votre peur, vous la mettez sous silence. Et cela a des inconvénients. D’abord, la dépendance. Les benzodiazépines, par exemple, peuvent créer une accoutumance si vous les utilisez régulièrement. Ensuite, les effets secondaires : somnolence, troubles de la mémoire, sensation de « planer », parfois des nausées. Certains patients se sentent « déconnectés » d’eux-mêmes, ce qui peut être déstabilisant.
Prenons le cas de Marc, un sportif de 42 ans que j’accompagne aussi en préparation mentale. Il avait une peur panique des aiguilles. Pour ses bilans sanguins annuels, son médecin lui prescrivait un anxiolytique. Marc me racontait : « Je prenais le cachet une heure avant, j’étais stone, mais la peur était toujours là, juste enfouie. Dès que l’infirmière approchait, mon cœur s’emballait quand même. » Le médicament atténuait la crise, mais pas la cause. Une fois l’effet passé, la peur revenait intacte.
Les médicaments ont donc leur place pour des situations ponctuelles ou d’urgence, surtout si la phobie est très invalidante et que vous devez absolument faire un soin. Mais si vous voulez une solution durable, ils ne suffisent pas. Ils sont comme un pansement sur une plaie qui ne cicatrise pas.
L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, est différente. Elle ne cherche pas à « endormir » votre peur, mais à la transformer. Comment ? En accédant à la partie de votre esprit qui a appris cette réaction – souvent inconsciente – et en lui proposant une nouvelle façon de vivre la situation.
Quand vous avez une phobie médicale, votre cerveau a créé une association automatique : « dentiste = danger » ou « hôpital = douleur ». Cette association s’est construite à partir d’une expérience passée (un soin douloureux enfant, un parent anxieux, une information traumatisante) ou d’une anticipation négative. L’hypnose permet de revisiter cette association. En état de conscience modifié – un état naturel de relaxation profonde et de focalisation –, on peut dialoguer avec votre inconscient, celui qui gère vos automatismes.
Ce n’est pas magique. Je ne vais pas vous faire « oublier » votre peur. Mais je vais vous aider à la désactiver. Concrètement, en séance, on travaille sur plusieurs plans :
Je me souviens de Sophie, 29 ans, venue pour une phobie du dentiste liée à une extraction douloureuse à 12 ans. Elle avait évité tout soin pendant 17 ans, au point d’avoir des gencives enflammées et des caries profondes. En hypnose, on a travaillé sur la scène de l’enfance. Pas pour la revivre, mais pour la « réécrire » : elle a imaginé qu’elle était aujourd’hui une adulte capable de protéger l’enfant qu’elle était. En trois séances, elle a pu aller chez le dentiste pour un détartrage sans anxiété. Elle m’a dit : « Je n’ai pas eu peur. J’étais présente, consciente, mais calme. C’était moi qui contrôlais, pas la peur. »
L’hypnose ne vous met pas dans un état de passivité. Vous restez acteur. Et contrairement aux médicaments, elle n’a pas d’effets secondaires, si ce n’est une fatigue agréable après une séance. Mais elle demande un engagement : vous devez être prêt à explorer votre peur, à lui faire face, même indirectement. Ce n’est pas une pilule miracle que vous avalez passivement.
« L’hypnose ne supprime pas la peur, elle lui donne une nouvelle place. Vous n’êtes plus celui qui subit, mais celui qui choisit. »
Il y a des situations où les médicaments restent la meilleure option. Par exemple, si vous devez subir un soin d’urgence dans les heures qui suivent et que vous n’avez pas le temps de faire un travail psychologique. Un patient avec une infection dentaire aiguë ne peut pas attendre trois séances d’hypnose. Dans ce cas, un sédatif pris juste avant le geste est une solution pragmatique.
De même, certaines personnes ont une phobie si massive qu’elles ne peuvent même pas envisager de parler de leur peur sans paniquer. J’ai reçu un jour un homme de 55 ans, Jean-Claude, qui avait une phobie de l’hôpital après un AVC. La simple vue d’une blouse blanche déclenchait des crises d’angoisse. Pour lui, commencer par une hypnose était trop confrontant. On a d’abord utilisé un anxiolytique léger pour ses rendez-vous médicaux, puis, une fois un peu de confiance installée, on a entamé un travail hypnotique. Parfois, les deux approches se complètent.
Les médicaments sont aussi indiqués si vous avez des troubles associés (anxiété généralisée, dépression) qui nécessitent un traitement de fond. Ou si vous êtes dans l’incapacité de vous détendre (certains états de stress post-traumatique très actifs). Mais dans ces cas, l’hypnose peut venir en relais, une fois la crise calmée.
Oui, bien sûr. L’hypnose n’est pas efficace pour tout le monde, ou du moins pas immédiatement. Certaines personnes ont du mal à entrer en état hypnotique, surtout si elles sont très rationnelles ou très contrôlantes. Ce n’est pas un échec : l’hypnose est une compétence qui s’apprend. Mais cela peut prendre plus de temps.
Elle ne fonctionne pas non plus si vous n’êtes pas motivé. Si vous venez en séance en pensant « de toute façon, ça ne marchera pas », votre inconscient vous écoutera. L’hypnose est une collaboration. Je ne « fais » pas l’hypnose sur vous, je vous guide pour que vous la fassiez vous-même.
Enfin, pour des phobies très anciennes ou très intenses, il peut falloir plusieurs séances (4 à 6 en moyenne). Ce n’est pas une solution instantanée comme un cachet. Mais le résultat est durable. Une fois que votre cerveau a appris une nouvelle association, il ne revient pas spontanément à l’ancienne. J’ai des patients qui, après un travail d’hypnose, n’ont plus jamais eu peur du dentiste, même des années après.
Voici une façon de réfléchir à votre situation. Posez-vous ces questions :
Est-ce que je dois faire un soin dans les jours qui viennent et que je suis en pleine crise ? → Les médicaments peuvent être une bouée de sauvetage immédiate. Parlez-en à votre médecin ou dentiste.
Est-ce que ma phobie m’empêche de faire des soins réguliers (détartrage, bilan) depuis des années ? → L’hypnose est plus adaptée pour une solution durable. Vous avez le temps d’investir quelques séances.
Est-ce que je veux comprendre pourquoi j’ai peur et apprendre à gérer par moi-même ? → L’hypnose vous donne des outils (auto-hypnose, ancrage) que vous pouvez réutiliser seul.
Est-ce que j’ai des contre-indications médicales (troubles cardiaques, épilepsie non contrôlée, grossesse) ? → Certains médicaments sont déconseillés. L’hypnose, elle, est sans danger, mais parlez-en toujours à votre médecin traitant.
Est-ce que je peux combiner les deux ? → Oui, c’est souvent la meilleure voie. Un anxiolytique pour passer un cap, puis un travail hypnotique pour ne plus en avoir besoin.
Je pense à Karine, une enseignante de 38 ans. Elle avait une phobie des piqûres depuis l’enfance. Pour ses vaccins, elle prenait un sédatif. Mais elle en avait assez de cette dépendance. On a fait quatre séances d’hypnose. Aujourd’hui, elle se fait vacciner sans rien, en utilisant une technique de respiration et d’auto-hypnose qu’on a construite ensemble. Elle garde le sédatif dans son sac « au cas où », mais elle ne l’a pas utilisé depuis deux ans.
Si vous lisez cet article, c’est probablement que vous êtes à un carrefour. Vous voulez agir, mais vous ne savez pas par où commencer. Voici trois actions concrètes, à faire aujourd’hui ou dans les prochains jours :
Identifiez votre situation précise. Prenez un carnet. Notez : quel soin vous fait peur ? Depuis quand ? Quelle est la pire pensée qui vous traverse ? (ex : « je vais avoir mal », « je vais perdre le contrôle »). Cela vous aide à objectiver la peur, au lieu de la subir.
Parlez-en à votre professionnel de santé. Avant de choisir, discutez avec votre médecin ou dentiste. Dites-lui : « J’ai une phobie médicale. Quelles sont les options ? Certains praticiens proposent de l’hypnose, d’autres des sédatifs. » Vous verrez, la plupart sont ouverts et vous orienteront.
Essayez une mini-séance d’auto-hypnose (si vous êtes curieux). Asseyez-vous confortablement, fermez les yeux. Respirez lentement. Imaginez un lieu où vous vous sentez en sécurité (plage, forêt, canapé). Visualisez-le avec tous vos sens : les couleurs, les sons, l’odeur. Restez-y 2 minutes. Puis, dites-vous : « Je peux retrouver ce calme quand je veux. » C’est un début. Si cela vous apaise, l’hypnose structurée vous conviendra probablement.
Je ne vous dirai pas qu’une solution est meilleure que l’autre. Les médicaments et l’hypnose sont des outils. Le bon choix dépend de vous, de votre histoire, de votre urgence. Ce qui compte, c’est que vous arrêtiez de souffrir en silence. La phobie médicale n’est pas une fatalité. Des milliers de personnes ont retrouvé une vie normale, sans peur, en combinant ou en choisissant l’une ou l’autre approche.
Si vous êtes à Saintes ou dans les environs, je vous reçois dans mon cabinet pour un premier échange gratuit. On y parle de votre peur, sans engagement, et on voit ensemble ce qui pourrait vous convenir. Pas de pression, juste une écoute. Parce que parfois, le premier pas, c’est simplement de dire à quelqu’un : « J’ai peur, et j’ai besoin d’aide. » Vous méritez d’aller chez le dentiste ou à l’hôpital sans trembler. Et c’est possible.
Thierry Sudan
Praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle
Saintes (17)
Pour les sportifs, je propose aussi un accompagnement en préparation mentale – parce que la peur, qu’elle soit sur un terrain ou dans un cabinet médical, se travaille avec les mêmes outils de confiance.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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