3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Sueurs, tachycardie… voici ce qui change.
Tu les reconnais tout de suite. Ces sensations qui te tombent dessus sans prévenir, comme une vague glacée alors que tu es en train de faire tes courses, de monter dans une voiture ou de répondre à une convocation professionnelle. Le cœur qui s’emballe, les mains qui deviennent moites, la gorge qui se serre. Tu te dis que c’est encore « ça » qui revient. Et tu voudrais juste que ça s’arrête.
Je vois ça presque chaque semaine dans mon cabinet à Saintes. Des adultes intelligents, équilibrés, qui vivent avec une phobie depuis des années. Ils ont tout essayé : la volonté, l’évitement, la rationalisation. Mais le corps, lui, n’a pas suivi. Parce qu’une phobie, ce n’est pas seulement une peur dans ta tête. C’est une réponse physique complète, programmée, qui se déclenche en quelques secondes.
Aujourd’hui, je veux te parler des 5 symptômes physiques les plus fréquents que je rencontre. Et surtout, de ce qui change réellement quand on travaille ces phobies avec l’hypnose ericksonienne, l’IFS ou l’Intelligence Relationnelle. Pas de promesses miracles, mais des résultats concrets, durables, que tes propres sensations viendront confirmer.
Tu es dans la file d’attente du supermarché. Rien de particulier. Et soudain, ton cœur se met à battre si fort que tu l’entends dans tes oreilles. Tu poses ta main sur ta poitrine, tu sens les pulsations sous tes doigts. Tu te demandes si tu vas faire un malaise, si c’est dangereux. Tu vérifies discrètement ton pouls au poignet.
Ce que tu vis, c’est l’activation de ton système nerveux sympathique. En langage clair : ton cerveau a détecté un danger. Pas un danger réel – tu n’es pas face à un prédateur – mais un danger perçu. Pour ton amygdale cérébrale (cette petite structure en forme d’amande dans ton cerveau), la situation est équivalente à une menace de mort. Alors elle ordonne au cœur d’accélérer. Plus de sang, plus d’oxygène, pour fuir ou combattre.
Le problème, c’est que tu ne peux ni fuir ni combattre. Tu es juste là, à attendre ton tour. Alors ton cœur continue de pomper, et toi tu continues d’avoir peur de ta propre réaction.
Je me souviens de Claire, une quadragénaire qui venait me voir pour une phobie des transports. Elle ne pouvait plus prendre le train sans que son cœur ne s’emballe vingt minutes avant le départ. Elle avait arrêté de voir sa famille à Bordeaux, préférant la voiture avec son mari. Pourtant, elle aimait le train. Elle aimait lire, regarder le paysage.
En hypnose, on ne lutte pas contre la tachycardie. On ne dit pas « calme-toi ». On va plutôt rencontrer la partie d’elle qui active cette réponse. En IFS, on appelle ça une « partie protectrice ». Son rôle ? La garder en sécurité. L’hypnose ericksonienne permet de créer un dialogue indirect avec cette partie, de comprendre ce qu’elle craint vraiment, et de lui proposer une nouvelle façon de protéger Claire.
Résultat : après quelques séances, Claire a repris le train. Son cœur accélérait encore un peu au début, mais elle savait quoi faire. Elle pouvait respirer, se recentrer, et regarder la peur passer sans qu’elle prenne le contrôle. La tachycardie n’a pas disparu du jour au lendemain, mais elle a perdu son pouvoir. Elle est devenue une information, pas une urgence vitale.
Tu es en réunion. On te demande ton avis. Tu ouvres la bouche, et là, sans prévenir, une vague de chaleur te monte au visage. Puis les gouttes apparaissent sur ton front, au-dessus de ta lèvre, dans ton dos. Tu voudrais disparaître. Tu tires sur tes manches pour cacher tes aisselles trempées. Tu regardes tes collègues, certains ont déjà détourné les yeux.
Les sueurs froides sont un classique des phobies sociales, mais pas seulement. On les retrouve aussi dans les phobies spécifiques : peur des chiens, peur des piqûres, peur de parler en public. Le mécanisme est simple : ton corps cherche à évacuer la chaleur produite par l’activation du système nerveux. Mais comme il n’y a pas d’effort physique réel, cette transpiration est perçue comme « froide » et déplacée.
Ce qui rend ce symptôme particulièrement difficile à vivre, c’est qu’il est visible. Tu ne peux pas cacher la transpiration. Elle te trahit. Elle dit à tout le monde que tu es mal à l’aise, que tu as peur. Et cette visibilité aggrave la phobie : tu as peur d’avoir peur, tu as peur de transpirer, tu transpires.
L’Intelligence Relationnelle, que j’utilise souvent en complément de l’hypnose, change complètement le rapport à ce symptôme. Au lieu de le combattre, on apprend à l’accueillir. On découvre que la transpiration est juste une réponse biologique, pas un verdict sur ta valeur. En séance, on travaille la dissociation : tu observes la sueur comme un phénomène, sans t’identifier à elle. Tu n’es pas « la personne qui transpire », tu es la personne qui remarque que son corps transpire.
« Ce que tu appelles un symptôme est en réalité une tentative de ton corps de t’aider. Il utilise les moyens qu’il a. L’hypnose ne supprime pas cette tentative, elle lui offre une meilleure stratégie. »
Avec l’hypnose ericksonienne, on peut aussi suggérer au système nerveux de réguler sa température différemment. Pas par une injonction directe, mais par des métaphores. Je raconte souvent l’histoire d’un radiateur qui chauffe trop fort et qui apprend à moduler sa puissance. Le cerveau comprend ce langage indirect. Les sueurs deviennent moins fréquentes, moins intenses. Et surtout, tu cesses d’en avoir peur.
C’est peut-être le symptôme le plus effrayant. Tu sens une pression sur ta poitrine, comme si quelqu’un était assis dessus. Chaque inspiration devient courte, superficielle. Tu as l’impression que l’air ne passe plus. Tu ouvres la bouche, tu cherches de l’oxygène, mais rien n’y fait. Ta gorge se serre, tu as envie de déchirer tes vêtements.
Les urgences hospitalières voient passer des centaines de personnes chaque année pour ce motif. Bilan : rien au cœur, rien aux poumons. C’est une crise d’angoisse, une manifestation de phobie. Pourtant, sur le moment, la sensation est bien réelle. Tu es convaincu que tu vas t’étouffer, que cette fois c’est différent.
Ce que ton corps fait, c’est hyperventiler. En situation de peur, tu respires trop vite et trop fort. Le taux de CO2 dans ton sang chute, ce qui provoque une constriction des vaisseaux sanguins et une sensation d’oppression. Plus tu luttes pour respirer, plus tu empireres la situation. C’est un cercle vicieux classique.
L’hypnose offre une sortie de ce cercle. Pas en te disant de « respirer calmement » – tu as déjà essayé, et ça n’a pas marché. Mais en travaillant en amont, sur le déclencheur. En IFS, on explore la partie de toi qui active cette réponse d’étouffement. Très souvent, c’est une partie très jeune, qui a appris un jour que le danger était partout, qu’il fallait se méfier de l’air lui-même.
En séance, on peut utiliser la régression hypnotique pour remonter à l’origine de cette sensation. Pas pour revivre le traumatisme, mais pour le revisiter avec les ressources de l’adulte que tu es aujourd’hui. On peut aussi installer un « ancrage » : un geste, un mot, une image qui redéclenche une respiration ample et libre. Tu repars avec un outil concret, que tu peux utiliser dans les moments difficiles.
L’oppression thoracique perd alors son mystère. Tu sais ce que c’est, tu sais pourquoi ça arrive, et tu sais quoi faire. La peur de la peur s’efface.
Tu es assis, tu essaies de tenir ta tasse de café. Mais ta main tremble. Tu la poses, tu la reposes, tu la caches sous la table. Tes jambes aussi, elles vibrent, tu donnes des petits coups de pied involontaires. Tu as l’impression que tout ton corps est une corde de guitare trop tendue.
Les tremblements sont une réponse musculaire à l’activation du système nerveux. Ton cerveau prépare tes muscles à l’action : fuir ou combattre. Mais comme tu ne fais ni l’un ni l’autre, l’énergie s’accumule et se libère sous forme de secousses. C’est frustrant, humiliant parfois. Tu te sens faible, tu as l’impression que tout le monde voit ta vulnérabilité.
Je pense à Lucas, un footballeur amateur que j’accompagne en préparation mentale. Avant chaque match, ses jambes tremblaient tellement qu’il pouvait à peine marcher jusqu’au terrain. Pas une peur de jouer, non. Une phobie du regard des autres, du jugement. Ses coéquipiers le voyaient trembler, et ça le bloquait complètement.
Avec l’hypnose, on n’a pas cherché à faire disparaître les tremblements. On leur a donné un sens. En état hypnotique, Lucas a pu rencontrer cette partie de lui qui tremblait. Elle avait peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir son père, de perdre sa place. Une fois entendue, reconnue, elle a pu se détendre. Les tremblements ont diminué, non pas parce qu’on les avait combattus, mais parce que leur cause avait été adressée.
« Un symptôme qui n’est plus combattu devient une information. Et une information, ça se traite. Ce qui se combat, ça s’aggrave. »
L’Intelligence Relationnelle m’a appris que les tremblements sont souvent une forme de dialogue non verbal. Le corps dit quelque chose que la bouche ne peut pas dire. Quand on apprend à écouter ce message, le symptôme n’a plus besoin de crier. Il peut se faire plus discret, jusqu’à disparaître.
Tu dois prendre l’ascenseur, monter dans un avion, ou simplement entrer dans une pièce bondée. Et là, ton ventre se noue. Une sensation de malaise, de nausée, parfois même l’envie urgente d’aller aux toilettes. Tu te demandes si tu vas vomir, si tu vas perdre le contrôle.
Le système digestif est extrêmement sensible au stress. C’est ce qu’on appelle l’axe cerveau-intestin. Quand ton cerveau perçoit un danger, il ralentit ou stoppe la digestion pour rediriger l’énergie vers les muscles. Résultat : nausées, spasmes, diarrhée. C’est biologique, ce n’est pas « dans ta tête » au sens où tu l’imaginerais.
Je reçois régulièrement des personnes qui ont arrêté de voyager, de sortir, de voir du monde, à cause de ces symptômes digestifs. Leur vie s’est rétrécie. Ils ont consulté des gastro-entérologues, fait des examens, changé leur alimentation. Rien n’y fait. Parce que le problème n’est pas dans l’estomac, il est dans la phobie.
L’hypnose ericksonienne est particulièrement efficace sur ce symptôme. Pourquoi ? Parce qu’elle travaille directement avec le système nerveux autonome, celui qui contrôle la digestion. En état hypnotique, on peut suggérer au corps de rester en mode « repos et digestion » même en présence du déclencheur phobique. On installe des images de calme, de fluidité, de sécurité intérieure.
Avec l’IFS, on explore souvent la partie qui a peur de perdre le contrôle. La nausée, c’est la peur que tout sorte, que ça déborde. Quand on accueille cette peur, qu’on la rassure, le ventre se détend. Les séances ne sont pas magiques, mais les changements sont réels. Les nausées s’espacent, puis disparaissent. Les personnes retrouvent le plaisir de manger avant une situation stressante, de voyager, de vivre normalement.
Tu l’auras compris : aucun de ces symptômes n’est « dans ta tête » au sens d’imaginaire ou de volontaire. Ce sont des réponses physiologiques réelles, programmées, automatiques. Les combattre directement, c’est comme essayer d’éteindre un incendie en soufflant sur les flammes. Ça ne marche pas, et ça les attise.
Ce qui change avec les approches que j’utilise, c’est la relation que tu entretiens avec ces symptômes.
L’hypnose ericksonienne va parler directement à ton inconscient, ce grand orchestrateur de tes réponses corporelles. Elle va lui proposer de nouvelles façons de réagir, sans forcer, par la suggestion indirecte et la métaphore. C’est un langage que ton corps comprend, parce que c’est le sien.
L’IFS (Internal Family Systems) va t’apprendre à reconnaître les « parties » de toi qui déclenchent ces symptômes. Au lieu de les considérer comme des ennemies, tu vas les écouter, comprendre leur rôle, les remercier d’avoir essayé de te protéger. Et leur proposer de prendre leur retraite, parce que tu es adulte maintenant, et que tu peux gérer autrement.
L’Intelligence Relationnelle va te donner des outils pour décoder le langage de ton corps. Tu vas apprendre à distinguer une émotion d’une sensation, un besoin d’une réaction. Tu vas développer une vraie compétence relationnelle avec toi-même.
Le résultat, ce n’est pas une vie sans peur. Ce n’est pas possible, et ce ne serait pas souhaitable. La peur est utile, elle te protège du danger réel. Ce qui disparaît, c’est la phobie : cette peur disproportionnée, incontrôlable, qui gâche ta vie.
Les symptômes physiques s’effacent parce qu’ils n’ont plus de raison d’être. Le cœur n’a plus besoin de s’emballer, les sueurs n’ont plus besoin de couler, la poitrine n’a plus besoin de se serrer. Ton corps apprend qu’il peut rester calme même face à ce qui te faisait trembler avant.
Si tu te reconnais dans ces pages, si tu vis avec ces symptômes depuis des mois ou des années, sache que ce n’est pas une fatalité. Tu n’es pas faible, tu n’es pas anormal. Tu as juste une partie de toi qui a appris à réagir d’une certaine façon, et cette partie peut apprendre autre chose.
Ce soir, avant de dormir, je te propose un petit exercice simple. Pose ta main sur ton ventre. Ferme les yeux. Demande à ton corps : « De quoi as-tu besoin pour te sentir en sécurité ? » N’attends pas de réponse verbale. Contente-toi de respirer, lentement, en gardant ta main posée. Parfois, la réponse est juste ce geste, cette attention.
Et si tu veux aller plus loin, tu sais où me trouver. Mon cabinet est à Saintes, à deux pas du centre. On peut se rencontrer, sans engagement, pour que tu voies par toi-même ce que ces approches peuvent faire pour toi. Parce que le seul symptôme qui vaille vraiment la peine d’être effacé, c’est celui qui t’empêche de vivre la vie que tu mérites.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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