3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une alternative naturelle à explorer.
Tu as un rendez-vous important demain. Une présentation devant une trentaine de personnes, ou peut-être un entretien qui peut changer ta carrière. Ce soir, tu ne dors pas. Ton cœur bat si fort que tu l’entends dans tes oreilles. Tes paumes sont moites, ta gorge se serre, et une seule pensée tourne en boucle : « Et si je me plantais ? »
Tu as déjà envisagé de demander des bêta-bloquants à ton médecin. Tu sais que ces médicaments calment les symptômes physiques de l’anxiété : ils ralentissent le rythme cardiaque, diminuent les tremblements, atténuent cette sensation de panique qui te submerge. Mais tu hésites. Prendre un cachet avant chaque situation stressante, est-ce vraiment une solution durable ? Et si tu pouvais apprendre à gérer ces symptômes autrement, sans médicament ?
Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes depuis 2014. Chaque semaine, je reçois des adultes qui vivent exactement cette situation. Des cadres, des artistes, des sportifs, des enseignants. Tous cherchent une alternative aux bêta-bloquants. Certains les ont déjà essayés, d’autres veulent éviter de commencer. Et la question revient toujours : « L’hypnose peut-elle vraiment remplacer ça ? »
La réponse courte : oui, dans beaucoup de cas. Mais pas comme tu l’imagines. Et surtout, pas en une seule séance magique. Alors, avant de prendre rendez-vous chez ton médecin ou de commander une séance d’hypnose, arrêtons-nous un instant sur ce que sont les bêta-bloquants, ce qu’ils font à ton corps, et comment l’hypnose peut t’offrir une autre voie.
Commençons par les bases. Les bêta-bloquants sont des médicaments qui agissent sur le système nerveux sympathique – la partie de ton système nerveux qui gère la réponse « combat ou fuite ». Quand tu es stressé, ton corps libère de l’adrénaline. Cette hormone se fixe sur des récepteurs bêta, notamment dans le cœur et les vaisseaux sanguins. Résultat : ton cœur s’accélère, ta tension monte, tu transpires, tu trembles.
Les bêta-bloquants bloquent ces récepteurs. L’adrénaline est toujours là, mais elle ne peut plus agir. Ton cœur reste calme, tes mains ne tremblent plus, ta voix ne chevrote pas. C’est extrêmement efficace pour les situations ponctuelles : un examen, une conférence, un concert.
Mais il y a un revers. D’abord, ces médicaments ne traitent pas la cause de l’anxiété. Ils masquent les symptômes physiques. Tu peux te sentir calme extérieurement, mais intérieurement, l’anxiété est toujours là. Certains patients me disent : « Je ne tremblais plus, mais dans ma tête, c’était toujours la panique. » Les bêta-bloquants ne changent pas ce que tu penses ni ce que tu ressens émotionnellement.
Ensuite, il y a les effets secondaires. Fatigue, troubles du sommeil, extrémités froides, baisse de la libido. Pour certains, c’est gérable. Pour d’autres, ça devient un problème en soi. Et puis, il y a la dépendance psychologique : « Est-ce que je peux gérer cette situation sans mon cachet ? » Cette question devient une source d’anxiété supplémentaire.
Enfin, les bêta-bloquants ne sont pas recommandés pour tout le monde. Asthme, diabète, certains troubles cardiaques – il y a des contre-indications. Et même quand ils sont prescrits, beaucoup de médecins les voient comme une solution temporaire, pas un traitement de fond.
Alors, est-ce que l’hypnose peut faire mieux ? Pas « mieux » dans le sens de plus efficace immédiatement. Mais différemment. L’hypnose ne bloque pas les récepteurs bêta. Elle t’apprend à réguler ton système nerveux autrement.
Avant de parler mécanismes, laisse-moi te raconter une histoire. Un patient que j’appellerai Julien est venu me voir il y a deux ans. Julien est musicien professionnel. Violoniste dans un orchestre. Chaque concert était un calvaire. Ses mains tremblaient tellement qu’il pouvait à peine tenir son archet. Il prenait des bêta-bloquants depuis cinq ans. Ça marchait, mais il en avait assez. Assez de la fatigue, assez de se sentir « éteint » sur scène, assez de dépendre d’un comprimé.
Je ne vais pas te dire que Julien a arrêté les bêta-bloquants après une séance. Ce serait mentir. On a travaillé ensemble pendant plusieurs mois. On a utilisé l’hypnose ericksonienne pour explorer ce qui se passait dans son corps et dans son esprit. On a découvert que le tremblement n’était pas seulement un symptôme physique. C’était une réponse à une voix intérieure qui disait : « Tu vas te tromper, tout le monde va te juger, tu n’es pas à ta place. »
L’hypnose n’a pas supprimé cette voix. Elle lui a appris à l’entendre différemment. À la reconnaître comme une vieille habitude de son cerveau, pas comme une vérité absolue. Et surtout, on a travaillé sur son système nerveux.
Voici ce qui se passe en hypnose : quand tu es en état de transe, ton système nerveux parasympathique s’active. C’est le système du « repos et de la digestion ». Celui qui ralentit ton cœur, détend tes muscles, abaisse ta tension. En séance, je ne te dis pas « détends-toi ». Je t’accompagne dans un état où la détente vient naturellement.
Avec la répétition, ton cerveau apprend à accéder à cet état plus facilement. C’est comme un muscle. Plus tu t’entraînes à entrer en transe, plus tu peux retrouver cet état de calme dans des situations stressantes. Pas en bloquant l’adrénaline, mais en activant l’autre branche de ton système nerveux.
L’hypnose ne combat pas l’anxiété. Elle t’apprend à danser avec elle, puis à la laisser partir quand tu choisis de le faire.
Pour Julien, le changement a été progressif. Au bout de quelques séances, il a commencé à réduire sa dose de bêta-bloquants, en accord avec son médecin. Six mois plus tard, il jouait sans médicament. Pas parce que ses mains ne tremblaient plus jamais – il y a des soirs où ça revient un peu. Mais parce qu’il sait quoi faire quand ça arrive. Il a un protocole mental qu’il a construit en hypnose. Une respiration, une image, un mot-clé. Et ça suffit.
Je veux être très clair. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Et si tu es sous bêta-bloquants pour une raison médicale sérieuse – un trouble du rythme cardiaque, une hypertension sévère, une cardiomyopathie – ne les arrête jamais sans avis médical. L’hypnose n’est pas un traitement pour ces pathologies.
Là où l’hypnose peut être une alternative, c’est pour l’anxiété de performance. Les tremblements, la tachycardie, la transpiration, la voix qui se bloque. Tout ce qui relève du stress ponctuel, de la phobie sociale, du trac.
Mais il y a des situations où l’hypnose seule ne suffit pas. Par exemple, si l’anxiété est liée à un trouble anxieux généralisé, à un syndrome de stress post-traumatique, ou à une dépression. Dans ces cas, l’hypnose peut être un outil précieux, mais elle doit s’inscrire dans un accompagnement plus large, parfois avec un psychiatre ou un psychologue.
Et il y a un autre point important : l’hypnose demande un investissement. Tu ne viens pas une fois et tout est réglé. Les résultats visibles arrivent souvent entre 3 et 6 séances, parfois plus. Les bêta-bloquants, eux, agissent en 30 minutes. Si tu as un examen demain matin, l’hypnose ne pourra pas te remplacer ton médicament ce soir-là.
C’est pour ça que je propose souvent une approche combinée. On commence par travailler sur la régulation du système nerveux en hypnose, et en parallèle, tu peux continuer à utiliser les bêta-bloquants pour les situations très stressantes. Progressivement, tu réduis la dose, tu espaces les prises, jusqu’à ne plus en avoir besoin.
Les bêta-bloquants sont des outils. Puissants, efficaces, mais limités. Ils ne t’apprennent rien sur toi-même. L’hypnose, si.
Prenons un exemple. Une patiente, appelons-la Sophie, venait pour une phobie des transports en commun. Elle devait prendre le train pour aller travailler, mais chaque trajet était une épreuve. Son cœur s’emballait, elle avait des sueurs froides, elle paniquait. Son médecin lui avait prescrit des bêta-bloquants. Ça calmait les symptômes, mais elle ne comprenait pas pourquoi elle avait peur. Et tant qu’elle ne comprenait pas, la peur restait.
En hypnose, on a exploré son histoire. On a découvert que sa peur était liée à un souvenir d’enfance : à 8 ans, elle s’était perdue dans une gare. Personne ne l’avait retrouvée pendant deux heures. Cette expérience avait créé une association inconsciente : transport en commun = danger = panique.
Les bêta-bloquants ne peuvent pas toucher à ça. Ils agissent sur les symptômes, pas sur la mémoire émotionnelle. L’hypnose, si. En état de transe, on a pu revisiter ce souvenir. Pas pour le revivre douloureusement, mais pour le recontextualiser. Pour que le cerveau de Sophie apprenne que la gare d’aujourd’hui n’est pas la gare de son enfance. Que maintenant, elle a un téléphone, des amis, des ressources.
Ce travail s’appelle la reconsolidation de la mémoire. C’est un processus neurobiologique qui permet de modifier l’impact émotionnel d’un souvenir sans en effacer le contenu. Les bêta-bloquants ne font pas ça. L’hypnose, oui.
Les bêta-bloquants éteignent le témoin rouge du tableau de bord. L’hypnose t’apprend à réparer le moteur.
Pour Sophie, le changement a été spectaculaire. Après 5 séances, elle prenait le train sans médicament. Pas sans appréhension – les premières fois, elle avait encore un peu de stress. Mais elle savait quoi faire. Elle avait construit un rituel d’hypnose qu’elle pouvait faire dans le train : une respiration, une focalisation sur un point fixe, une auto-suggestion. Et ça marchait.
Si tu envisages l’hypnose comme alternative, voici comment ça se passe concrètement chez moi.
Première séance : on fait le point. Je te pose des questions sur ton anxiété, sur ton rapport aux bêta-bloquants, sur ce que tu as déjà essayé. Je t’explique comment fonctionne l’hypnose ericksonienne. On fixe un objectif précis. Pas « je veux arrêter les bêta-bloquants », mais plutôt « je veux pouvoir faire ma présentation sans trembler, et réduire ma dose de moitié en deux mois ».
Ensuite, je t’apprends à entrer en transe. La première séance est souvent une découverte. Certains entrent très vite, d’autres ont besoin de temps. C’est normal. L’hypnose n’est pas un état de sommeil ou d’inconscience. C’est un état de concentration profonde, où ton esprit est plus réceptif aux suggestions.
Les séances suivantes, on travaille sur plusieurs niveaux :
Entre les séances, je te donne des exercices à faire chez toi. Des auto-hypnoses courtes, de 5 à 10 minutes. C’est essentiel. L’hypnose, c’est comme un sport : les résultats viennent avec la pratique régulière.
Et surtout, on travaille en lien avec ton médecin. Je ne suis pas médecin. Je ne prescris pas et je ne déprescris pas. Si tu veux réduire tes bêta-bloquants, c’est ton médecin qui décide du rythme. Mon rôle est de te préparer à gérer les situations sans médicament, pour que la réduction se fasse en toute sécurité.
Je ne le répéterai jamais assez : n’arrête jamais les bêta-bloquants brutalement. Certains, comme le propranolol, peuvent provoquer un effet rebond : ton cœur s’emballe, ta tension monte en flèche, tu peux avoir des palpitations dangereuses. La réduction doit être progressive, sur plusieurs semaines, sous contrôle médical.
Avant de commencer un accompagnement en hypnose, je te demande toujours :
Si tu prends des bêta-bloquants pour une raison médicale autre que l’anxiété de performance, l’hypnose ne pourra probablement pas les remplacer. Mais elle peut t’aider à mieux vivre avec les symptômes résiduels.
Autre précision : l’hypnose ne fonctionne pas pour tout le monde. Environ 10 à 15% des personnes sont peu ou pas réceptives. Ce n’est pas un échec, c’est une réalité neurologique. Si c’est ton cas, il existe d’autres approches : la cohérence cardiaque, la pleine conscience, l’EMDR, l’intelligence relationnelle. Mon cabinet intègre plusieurs de ces méthodes.
Tu hésites encore ? C’est normal. Changer de stratégie face à l’anxiété, c’est un saut dans l’inconnu. Mais tu n’as pas besoin de tout décider aujourd’hui.
Voici ce que tu peux faire tout de suite, sans rendez-vous, sans engagement :
Observe ton corps : la prochaine fois que tu sens l’anxiété monter, ne cherche pas à la combattre. Pose-toi 30 secondes et note : où est la tension ? Dans la poitrine ? Les épaules ? La gorge ? Quelles sensations précises ? Cette observation, c’est déjà un acte d’hypnose.
Teste une respiration simple : inspire pendant 4 secondes, bloque 2 secondes, expire pendant 6 secondes. Fais ça 5 fois. Pas pour supprimer l’anxiété, mais pour montrer à ton système nerveux qu’il y a une autre option.
Parle à ton médecin : si tu prends des bêta-bloquants, dis-lui que tu explores des alternatives. Demande-lui son avis. La plupart des médecins sont ouverts à une approche combinée.
Lis un peu : il existe des livres sur l’auto-hypnose. « L’auto-hypnose pour les nuls » ou « Le pouvoir de l’hypnose » sont des introductions honnêtes. Pas de promesses miracles, mais des techniques concrètes.
Et si tu veux aller plus loin, tu sais où me trouver. Mon cabinet est à Saintes, mais je reçois aussi en visio pour ceux qui sont loin ou qui préfèrent le confort de leur maison.
Je ne te promets pas que l’hypnose remplacera tes bêta-bloquants en une semaine. Je te promets que si tu es prêt à t’investir, tu peux apprendre à gérer ton anxiété autrement. Sans médicament. Ou avec moins. Ou avec les deux, selon ce qui te convient.
L’important, ce n’est pas la méthode. C’est que tu retrouves ta liberté de choix. Que tu ne sois plus dépendant ni des cache
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.