3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une réponse concrète pour ceux qui évitent les soins par peur
Vous êtes-vous déjà retrouvé à repousser un rendez-vous médical important, simplement parce que l’idée d’une aiguille vous nouait l’estomac ? Peut-être même avez-vous déjà fait demi-tour dans le couloir d’un cabinet de soins, le cœur battant, la respiration courte, en vous disant « je reviendrai plus tard ». Ce n’est pas une simple appréhension. C’est une réaction viscérale, qui peut vous couper de soins essentiels, d’un suivi dentaire, d’une prise de sang de routine, ou même d’un vaccin. Vous n’êtes pas seul. La peur des aiguilles, ou bélonéphobie, touche une part significative de la population adulte. Et souvent, on se dit que c’est ridicule, qu’on « devrait » pouvoir gérer, qu’on est trop grand pour ça. Mais cette peur est bien réelle, et elle a des racines profondes, parfois oubliées.
Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes, et depuis 2014, j’accompagne des adultes qui vivent cette souffrance au quotidien. Des coureurs de fond qui paniquent avant une prise de sang, des cadres dynamiques qui évitent le dentiste depuis des années, des parents qui ne peuvent pas assister à la vaccination de leurs enfants sans s’évanouir. Derrière chaque évitement, il y a une histoire. Et derrière chaque histoire, il y a une possibilité de transformation. L’hypnose ericksonienne, associée à d’autres approches comme l’IFS (Internal Family Systems), offre une réponse concrète, douce et durable. Pas de baguette magique, mais un travail d’exploration et de libération qui vous redonne le pouvoir sur votre corps et vos choix.
Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi cette peur persiste, comment elle s’installe, et surtout, comment l’hypnose peut vous aider à la dépasser. Nous allons parler de mécanismes psychologiques, de stratégies concrètes, et de ce que vous pouvez faire, dès maintenant, pour amorcer un changement. L’objectif n’est pas de vous forcer à aimer les aiguilles, mais de faire en sorte qu’elles ne dictent plus votre vie.
Vous avez probablement déjà essayé de vous raisonner. Vous vous êtes dit : « C’est juste une piqûre, ça dure quelques secondes, des millions de personnes le font chaque jour. » Mais votre corps ne vous écoute pas. Votre cœur s’emballe, vos paumes deviennent moites, votre vision se trouble, et parfois même, vous vous évanouissez. Ce décalage entre la raison et la réaction physique est au cœur de la phobie. Ce n’est pas un manque de volonté, c’est un conditionnement puissant, souvent inconscient.
La peur des aiguilles chez l’adulte n’est pas une simple frayeur passagère. Elle s’ancre dans ce qu’on appelle une réponse de conditionnement classique. Imaginez : un jour, lors d’une prise de sang, vous avez ressenti une douleur vive, ou vous avez vu quelqu’un d’autre vivre une expérience désagréable. Votre cerveau, pour vous protéger, a associé l’aiguille à un danger potentiel. Chaque fois que vous revoyez une aiguille, votre système nerveux se met en alerte, comme si vous étiez face à un prédateur. La peur devient alors une réaction automatique, indépendante de votre volonté.
Ce qui rend cette phobie particulièrement tenace chez l’adulte, c’est qu’elle est souvent liée à des expériences précoces, parfois oubliées. Une injection douloureuse dans l’enfance, une hospitalisation, un parent qui avait lui-même très peur des piqûres. Ces souvenirs ne sont pas toujours conscients, mais ils laissent une trace émotionnelle. L’hypnose ericksonienne permet justement de remonter à ces sources, non pas pour revivre la douleur, mais pour la revisiter avec un regard neuf, celui de l’adulte que vous êtes aujourd’hui.
Point clé : La peur des aiguilles n’est pas une faiblesse. C’est un signal d’alarme que votre cerveau a appris à tirer, parfois à tort. Le travail ne consiste pas à éteindre l’alarme, mais à rééduquer le système pour qu’il ne se déclenche que lorsqu’il y a un vrai danger.
L’hypnose ericksonienne, du nom de Milton Erickson, ne ressemble pas à l’hypnose de spectacle. Il n’est pas question de perdre le contrôle, de faire le pitre ou de ne plus se souvenir de rien. C’est un état de conscience modifié, naturel, que vous expérimentez plusieurs fois par jour sans le savoir : quand vous êtes absorbé par un film, quand vous rêvassez en voiture, ou quand vous lisez un livre captivant. Dans cet état, votre esprit critique s’apaise, et votre inconscient devient plus réceptif aux suggestions.
Concrètement, face à la peur des aiguilles, l’hypnose va travailler sur plusieurs niveaux. D’abord, elle va désactiver la réponse de stress automatique. En vous guidant vers un état de relaxation profonde, je vais vous aider à recréer une sensation de sécurité dans votre corps. Votre système nerveux parasympathique (celui du repos et de la digestion) peut prendre le relais, et votre rythme cardiaque ralentit. C’est une première victoire : vous apprenez à votre corps qu’il peut être en présence d’une aiguille sans entrer en mode panique.
Ensuite, l’hypnose va permettre de restructurer les associations mentales liées à l’aiguille. Par exemple, je peux vous proposer d’imaginer l’aiguille comme un petit objet inoffensif, ou de transformer la sensation de piqûre en une simple pression. L’inconscient a une grande capacité à jouer avec les symboles. Vous pouvez littéralement « recâbler » votre réponse émotionnelle. Un de mes patients, un footballeur amateur, décrivait la piqûre comme une « morsure de guêpe ». Après quelques séances, il la percevait comme « un petit coup de crayon sur la peau ». La sensation physique n’avait pas changé, mais son interprétation, oui.
Enfin, l’hypnose ericksonienne utilise des métaphores et des histoires pour contourner la résistance consciente. Votre esprit rationnel peut dire « je n’y arriverai jamais », mais votre inconscient, lui, peut intégrer une histoire de transformation. Je raconte souvent l’histoire d’un jardinier qui doit tailler un rosier. Au début, il a peur des épines. Mais en apprenant à les connaître, en les regardant avec attention, il découvre qu’elles ne sont pas là pour le blesser, mais pour protéger la fleur. Petit à petit, il peut tailler sans crainte. Cette métaphore, votre inconscient la comprend et l’applique à votre situation.
L’hypnose seule est puissante, mais je l’associe souvent à l’IFS (Internal Family Systems), un modèle thérapeutique qui considère que notre psyché est composée de différentes « parties », chacune avec une intention positive. Quand vous avez peur des aiguilles, ce n’est pas « vous » tout entier qui avez peur. C’est une partie de vous qui a pris le contrôle pour vous protéger. Imaginez-la comme un gardien un peu zélé, qui sonne l’alarme à la moindre menace.
En IFS, on ne cherche pas à éliminer cette partie. On l’écoute. On la remercie. On lui demande : « Qu’est-ce que tu crains vraiment ? » Souvent, la réponse est surprenante. Une partie peut avoir peur de perdre le contrôle, de s’évanouir, de paraître faible, ou même de revivre une douleur ancienne. En dialoguant avec elle, vous découvrez qu’elle est souvent une protectrice, qui a pris ce rôle à un moment de votre vie où vous étiez vulnérable. Peut-être à 8 ans, lors d’une vaccination qui a mal tourné.
Le travail avec l’IFS, combiné à l’hypnose, permet de libérer cette partie de son fardeau. Vous pouvez lui dire : « Merci de m’avoir protégé tout ce temps. Maintenant, je suis adulte, je peux gérer. Tu peux prendre du recul. » C’est un processus de réconciliation intérieure, qui apaise la peur à sa source. Un patient, coureur de fond, avait une partie qui le faisait paniquer dès qu’il voyait une aiguille. En séance, cette partie s’est révélée être un petit garçon qui avait été maintenu de force par des infirmières lors d’une prise de sang. En le rassurant, en lui montrant que l’adulte d’aujourd’hui pouvait choisir de rester calme, la panique a disparu.
Moment fort : « La peur n’est pas votre ennemie. C’est une partie de vous qui a appris à crier très fort pour vous protéger. Une fois que vous l’écoutez, elle peut apprendre à chuchoter. »
La peur des aiguilles ne se vit pas seulement dans votre tête. Elle se joue aussi dans la relation avec les soignants. Combien de fois avez-vous caché votre peur à l’infirmière, de peur d’être jugé ? Ou au contraire, vous êtes-vous senti infantilisé, traité comme un enfant capricieux ? Ces interactions peuvent renforcer le sentiment de honte et d’impuissance. L’Intelligence Relationnelle, que j’intègre dans mon accompagnement, vous aide à changer la donne.
Il s’agit d’abord de reconnaître votre peur, sans jugement. Vous pouvez dire à votre médecin : « J’ai une forte appréhension des aiguilles. Pouvez-vous m’aider à être plus à l’aise ? » Cette simple phrase change la dynamique. Vous passez d’une position de victime à une position de partenaire dans le soin. Le soignant, informé, peut adapter son geste : utiliser une aiguille plus fine, appliquer un spray froid, vous laisser le temps de vous installer. Vous n’êtes plus seul face à votre peur.
Ensuite, l’Intelligence Relationnelle vous apprend à vous ancrer dans votre corps pendant le soin. Au lieu de fixer l’aiguille, de retenir votre respiration, vous pouvez porter votre attention sur votre respiration, sur vos pieds au sol, sur un point dans la pièce. Vous pouvez même demander à l’infirmière de vous parler d’autre chose pendant l’injection. Ces micro-stratégies, répétées et intégrées, changent votre expérience. Un patient m’a dit un jour : « La dernière fois, j’ai discuté de la météo avec l’infirmière. Je n’ai même pas senti la piqûre. » Ce n’est pas magique, c’est une compétence relationnelle qui se travaille.
Enfin, l’Intelligence Relationnelle vous aide à vous reconnecter à votre propre autorité. Vous avez le droit de dire « stop », de demander une pause, de choisir un autre moment. Cette reprise de pouvoir est essentielle. La peur des aiguilles est souvent une peur de perdre le contrôle de son corps. En affirmant vos besoins dans la relation de soin, vous reprenez ce contrôle, non pas en fuyant, mais en restant présent et en posant vos conditions.
Je veux être clair : l’hypnose n’est pas une solution miracle qui efface la peur en une séance. Elle ne vous transforme pas en un super-héros insensible à la douleur. Ce qu’elle peut faire, en revanche, c’est vous donner des outils pour que la peur ne soit plus un obstacle. Elle peut réduire l’intensité de la réaction, vous permettre de rester calme pendant le soin, et même, pour certains, transformer la sensation de piqûre en quelque chose de neutre.
Ce que l’hypnose ne fait pas, c’est vous forcer à faire quelque chose que vous ne voulez pas. Vous restez toujours aux commandes. Vous pouvez ouvrir les yeux, bouger, parler à tout moment. L’état hypnotique est un état de collaboration, pas de soumission. Certaines personnes craignent de « révéler » des secrets ou de perdre le contrôle. C’est un mythe. Votre inconscient ne fait que ce qui est bon pour vous, et il respecte vos limites.
Il faut aussi comprendre que le travail peut prendre du temps. Pour une phobie légère, deux à trois séances peuvent suffire. Pour une peur profondément enracinée, liée à un traumatisme, il faudra peut-être six à huit séances, en combinant hypnose, IFS et travail relationnel. L’important est de ne pas se décourager. Chaque séance est un pas de plus vers la liberté. Un de mes patients, un cadre stressé, a mis six mois avant de pouvoir faire une prise de sang sans s’évanouir. Aujourd’hui, il rit en racontant qu’il regarde l’aiguille sans ciller. Ce n’est pas la vitesse qui compte, c’est le chemin.
Si vous venez me voir à Saintes, la première séance commence toujours par un entretien. Je vous demande de me raconter votre histoire : quand la peur a commencé, comment elle se manifeste, ce que vous avez déjà essayé. C’est un moment d’écoute, sans jugement. Certains patients pleurent, d’autres rient nerveusement. Tout est normal. Je vous explique ensuite comment fonctionne l’hypnose, en quoi elle peut vous aider, et je réponds à toutes vos questions.
Ensuite, nous passons à la pratique. Je vous guide dans un état de relaxation, souvent en commençant par une respiration profonde et en vous invitant à imaginer un lieu de sécurité. Cela peut être une plage, une forêt, un salon confortable. C’est votre espace, à vous. Une fois installé dans cet état, je commence à travailler sur la peur. Par exemple, je peux vous demander d’imaginer une scène où vous êtes face à une aiguille, mais en étant parfaitement calme. Votre inconscient va intégrer cette nouvelle possibilité.
Je peux aussi utiliser des suggestions directes : « À chaque fois que vous verrez une aiguille, vous sentirez une vague de calme monter de vos pieds jusqu’à votre tête. » Ou des métaphores : « Comme un fleuve qui contourne un rocher, votre peur trouvera un chemin plus doux. » La séance dure environ une heure. Vous repartez souvent avec une sensation de légèreté, comme après un gros câlin. Certains dorment très bien le soir même.
Entre les séances, je vous donne des exercices simples : une auto-hypnose de deux minutes à pratiquer chez vous, ou un petit rituel à faire avant un rendez-vous médical. Par exemple, vous pouvez mettre une main sur votre ventre, fermer les yeux, et vous rappeler une sensation de calme que vous avez vécue en séance. Ce genre de pratique renforce les nouvelles connexions neuronales.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer. Voici trois choses concrètes que vous pouvez faire dès aujourd’hui.
1. Changez votre discours intérieur. Au lieu de dire « j’ai peur des aiguilles », dites « une partie de moi a peur des aiguilles ». Ce simple décalage crée une distance. Vous n’êtes plus votre peur, vous êtes la personne qui observe la peur. Cela ouvre un espace de choix.
2. Exposez-vous progressivement. Pas besoin de vous jeter sur une aiguille. Commencez par regarder des images d’aiguilles sur votre téléphone, en respirant profondément. Puis regardez une vidéo d’une prise de sang. Ensuite, allez dans une pharmacie et regardez une seringue sous blister. Chaque étape, faite en restant calme, désactive le conditionnement. Allez-y à votre rythme.
3. Préparez votre prochain rendez-vous. Si vous avez un soin prévu, appelez le cabinet à l’avance et dites : « J’ai une phobie des aiguilles, pouvez-vous prendre des précautions ? » La plupart des soignants sont formés pour vous aider. Vous pouvez aussi demander à venir avec quelqu’un de confiance. Et le jour J, emportez un objet qui vous ancre : une pierre lisse dans la poche, une musique dans les écouteurs.
Ces petites actions sont des actes de courage. Elles disent à votre cerve
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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