3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une histoire vraie de libération.
Je m’appelle Julien, j’ai 42 ans, et je suis commercial dans une entreprise de matériel médical. Depuis toujours, les réunions d’équipe, les présentations clients, les potins de couloir devant trois personnes… tout ça me terrorisait. Les mains moites, la gorge serrée, la voix qui se casse, le débit qui s’accélère. Je suis passé maître dans l’art de faire diversion : « Je vais chercher un café », « Attends, je dois répondre à ce mail », « Tu peux commencer sans moi, je suis en retard ». Mais un jour, on m’a confié la présentation du nouveau produit phare devant trente cadres régionaux. J’ai cru mourir. J’ai cherché une solution, j’ai testé l’hypnose, et aujourd’hui, je peux dire que je prends la parole sans trembler. Pas sans stress, mais sans trembler. Il y a une nuance énorme.
La peur de parler en public porte un nom savant : la glossophobie. Mais derrière ce terme un peu clinique, il y a des mécanismes très concrets. Quand Julien est arrivé dans mon cabinet à Saintes, il m’a décrit des sensations physiques violentes : cœur qui s’emballe, mains glacées, voix qui se bloque, impression d’avoir une boule dans la gorge. Certaines personnes ajoutent des tremblements visibles, des rougeurs, des suées, ou même une envie urgente d’aller aux toilettes.
Ce que beaucoup ignorent, c’est que ce n’est pas la situation elle-même qui déclenche cette réaction. C’est l’image que votre cerveau se fait de cette situation. Concrètement, votre cortex préfrontal — la partie rationnelle — analyse la réunion, le public, l’enjeu. Mais si votre amygdale cérébrale, cette petite structure en forme d’amande qui gère la peur primitive, associe « parler devant un groupe » à un danger vital, elle enclenche une réponse de survie : combat, fuite ou figement. Vous n’êtes pas en train de faire une présentation, vous êtes debout devant un prédateur. Et votre corps se prépare à être dévoré.
Ce décalage entre la réalité objective (parler devant des collègues) et la réalité émotionnelle (être face à un danger) est au cœur du problème. Votre cerveau a créé une mémoire traumatique liée à la prise de parole : peut-être un souvenir d’humiliation à l’école, une fois où vous avez bafouillé devant toute la classe, ou un parent qui vous coupait la parole systématiquement. Cette mémoire n’est pas consciente, mais elle est active. Elle s’active automatiquement dès que vous vous retrouvez dans une situation similaire. Et c’est là que l’hypnose entre en jeu.
« L’hypnose ne supprime pas le trac. Elle transforme la relation que vous entretenez avec lui. Au lieu de le subir comme un ennemi, vous apprenez à l’accueillir comme un signal, puis à le laisser passer. »
Quand Julien est venu me voir, il était sceptique. « L’hypnose, c’est un spectacle, non ? » C’est une réaction fréquente. L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, n’a rien à voir avec un numéro de scène. Vous ne perdez pas conscience, vous n’êtes pas endormi, vous ne faites pas le poulet. Vous êtes détendu, concentré, et surtout, vous restez aux commandes.
L’idée est simple : votre inconscient est comme un immense disque dur où sont stockées toutes vos expériences, vos croyances, vos schémas automatiques. La peur de parler en public est un programme qui s’exécute en boucle, sans que vous puissiez l’arrêter volontairement. L’hypnose permet de dialoguer avec cette partie de vous qui a installé ce programme, de comprendre sa logique, et de le mettre à jour.
Prenons un exemple. Julien avait un déclencheur très précis : quand il voyait son prénom sur un ordre du jour, son cœur s’emballait. En séance, nous avons exploré ce moment. Sous hypnose, son inconscient lui a montré une scène d’enfance : à 8 ans, il devait réciter un poème devant toute sa classe de CM1. Il avait oublié le texte, un camarade avait ricanné, la maîtresse avait soupiré. Cette scène, anodine en apparence, s’était gravée comme un modèle de danger : « Parler devant un groupe = humiliation = danger ». Son cerveau avait généralisé l’expérience à toutes les situations similaires.
L’hypnose ne fait pas disparaître ce souvenir. Elle permet de le recontextualiser. Vous n’êtes plus l’enfant de 8 ans, incapable de se défendre. Vous êtes un adulte de 42 ans, compétent, préparé, entouré de collègues bienveillants. En modifiant la charge émotionnelle associée au souvenir, l’hypnose désactive le déclencheur automatique. La prochaine fois que Julien verra son nom sur un ordre du jour, son cœur pourra battre un peu plus vite, mais sans panique. Et surtout, il pourra respirer, sourire, et prendre la parole.
Si vous êtes en train de lire ces lignes en vous disant « ça me parle », sachez que le processus suit généralement plusieurs phases. Je vais vous décrire ce que vit une personne comme Julien, pour que vous sachiez à quoi vous attendre.
Première séance : l’écoute et la cartographie de la peur
Je ne commence jamais par une hypnose directe. D’abord, je prends le temps de comprendre votre histoire. Quelles sont les situations exactes qui déclenchent la peur ? Est-ce seulement les présentations formelles, ou aussi les tours de table, les réunions en petit comité, les appels vidéo ? Y a-t-il des exceptions ? Par exemple, Julien m’a dit qu’il n’avait aucun problème à parler de ses passions (le trail, la course à pied) avec des amis. Cette exception est une mine d’or : elle montre que son cerveau est capable de parler en public sans peur, à condition que le contexte soit perçu comme sûr.
Je repère aussi les croyances limitantes. « Je suis nul en oral », « Je vais perdre mes moyens », « Les gens vont voir que je suis nerveux ». Ces phrases sont des programmes. L’hypnose va travailler sur leur reformulation.
Deuxième séance : l’induction et la ressource
La première hypnose est souvent une découverte. Je guide la personne vers un état de relaxation profonde, puis je l’invite à trouver une ressource personnelle. Pour Julien, c’était la sensation qu’il ressent quand il court en pleine nature, seul, le matin. Un sentiment de liberté, de calme, de contrôle. Sous hypnose, nous ancrons cette ressource : nous associons cette sensation à un geste simple (appuyer le pouce et l’index ensemble). Ensuite, en situation réelle, ce geste lui permet de rappeler instantanément le calme de sa course.
Troisième séance : la dissociation et la réécriture
C’est le cœur du travail. Sous hypnose, je propose à la personne de se voir comme spectateur de sa propre scène angoissante. Julien s’est vu debout devant les trente cadres, mais cette fois, il regardait la scène comme s’il était assis au fond de la salle. Cette distance lui a permis de voir les choses autrement : les visages n’étaient pas hostiles, certains souriaient, d’autres prenaient des notes. La menace s’est dissipée. Ensuite, je l’ai invité à réécrire la scène : cette fois, il parlait calmement, il faisait une blague, les gens riaient (avec lui, pas de lui). L’inconscient enregistre cette nouvelle version comme une expérience réelle.
Séances suivantes : l’intégration et la répétition
Nous faisons plusieurs séances d’intégration, où la personne répète mentalement la situation avec la nouvelle programmation. Et surtout, je donne des exercices à faire entre les séances. Pas des exercices compliqués : par exemple, aller dire bonjour à un inconnu dans la rue, ou prendre la parole en réunion pour dire une phrase courte. Des petits pas qui permettent de tester le nouveau programme en douceur.
Je vais être honnête, car je déteste les promesses miracles. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Voici ce qu’elle fait concrètement :
Ce qu’elle ne fait pas :
Julien a eu besoin de cinq séances espacées sur deux mois. Entre les séances, il s’est entraîné. Il a commencé par des prises de parole en petit comité (son équipe de trois personnes), puis en réunion de service (dix personnes), et enfin la fameuse présentation des trente cadres. Le jour J, il m’a envoyé un message : « J’ai tremblé un tout petit peu au début, mais je l’ai senti, je l’ai accepté, et ça s’est arrêté. J’ai réussi. »
« Le tremblement n’a pas disparu du jour au lendemain. Mais il a perdu son pouvoir. Maintenant, quand je sens mes mains devenir moites, je me dis : “Tiens, voilà mon vieil ami, je l’accueille, il va passer.” Et il passe. »
Dans mon accompagnement, l’hypnose est rarement seule. Je m’appuie sur deux autres approches qui renforcent le travail : l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle.
L’IFS pour dialoguer avec les parties de vous qui ont peur
L’IFS part d’une idée simple : votre esprit n’est pas monolithique. Il est composé de plusieurs « parties » qui ont des rôles, des croyances, des émotions. La partie qui vous fait trembler avant une prise de parole n’est pas votre ennemie. C’est une partie protectrice, qui a été formée dans le passé pour vous éviter l’humiliation. Elle pense encore que vous êtes vulnérable. En hypnose, je peux dialoguer avec cette partie, la remercier pour son travail, et lui montrer que vous avez grandi, que vous êtes aujourd’hui capable de gérer la situation. Souvent, cette partie accepte de lâcher prise.
L’Intelligence Relationnelle pour décoder les autres
Beaucoup de peurs de parler en public viennent d’une difficulté à lire les réactions des autres. On interprète un visage neutre comme de l’hostilité, un silence comme un jugement. L’Intelligence Relationnelle, que j’enseigne en parallèle, apprend à décoder les signaux non verbaux, à distinguer une critique constructive d’une attaque personnelle, et à répondre de manière ajustée. Julien a découvert que la plupart des gens dans son public étaient bienveillants, voire indifférents à son stress. Ils étaient concentrés sur le contenu, pas sur ses mains moites.
Vous vous demandez peut-être si cette approche est adaptée à votre situation. Voici quelques signes qui indiquent que l’hypnose pourrait vous aider :
À l’inverse, l’hypnose n’est pas indiquée si vous traversez un trouble psychiatrique non stabilisé (dépression sévère, psychose) ou si vous cherchez une solution sans aucun investissement personnel. L’hypnose est un outil puissant, mais elle demande une implication sincère.
Je sais que certains d’entre vous lisent ces lignes avec une pointe de scepticisme. « L’hypnose, c’est du pipo », « J’ai trop de volonté pour me laisser influencer », « Ça ne marchera jamais sur moi ». Ces réactions sont légitimes. L’hypnose a longtemps été entourée de mystère et de charlatanisme. Mais les neurosciences modernes confirment son efficacité : des études en IRM montrent que l’état hypnotique modifie l’activité du cortex cingulaire antérieur, une région impliquée dans la régulation de l’attention et de la douleur.
Je ne vous demande pas de me croire sur parole. Je vous invite à essayer. Une séance d’hypnose, c’est une heure. Vous n’avez rien à perdre, sauf peut-être une peur qui vous pourrit la vie depuis des années.
Julien, lui, ne regrette rien. Il a pris la parole sans trembler. Pas sans émotion, mais sans trembler. Et il a découvert que derrière sa peur, il y avait un orateur compétent qui n’attendait qu’une chose : qu’on lui donne la permission d’exister.
Si cet article résonne en vous, je vous propose trois choses simples à faire dès aujourd’hui :
Observez votre peur sans la juger. La prochaine fois que vous êtes en situation de prendre la parole, notez les sensations dans votre corps. Où est la tension ? Que ressentez-vous exactement ? Cette simple observation crée un début de distance.
Identifiez une ressource. Quand vous êtes-vous senti calme, confiant, en sécurité ? Peut-être en écoutant une musique, en marchant dans la nature, en cuisinant. Notez cette ressource mentalement. Elle vous servira de point d’ancrage.
Prenez rendez-vous pour un premier échange. Je propose toujours un premier rendez-vous sans engagement, par téléphone ou en visio, pour discuter de votre situation. On ne fera pas d’hypnose ce jour-là. On parlera, on verra si le courant passe, et on décidera ensemble si un accompagnement a du sens.
Je suis Thierry Sudan, installé à Saintes depuis 2014. Je reçois des adultes en souffrance, des sportifs qui veulent améliorer leur mental, des professionnels qui veulent libérer leur parole. Mon cabinet est un lieu calme, discret, où vous pouvez arriver avec vos peurs sans crainte d’être jugé.
Si vous lisez ces lignes et que vous vous reconnaissez dans l’histoire de Julien, sachez que la seule différence entre lui et vous, c’est qu’il a fait le premier pas. Un message, un appel, et tout peut commencer.
Je vous attends.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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