3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Découvrez comment l’hypnose agit sur l’anxiété des voyages.
Vous êtes peut-être en train de lire ces lignes dans un train, un avion ou un ferry. Peut-être aussi que le simple fait d’envisager un prochain déplacement vous serre l’estomac. L’angoisse des transports n’est pas une fatalité. Elle ne vous définit pas, et elle ne doit pas décider à votre place des voyages que vous méritez de vivre.
Je m’appelle Thierry Sudan, je suis praticien à Saintes, et depuis plus de dix ans, j’accompagne des adultes qui, comme vous, ont vu leur vie se rétrécir autour d’une peur des transports. Peur de l’avion, peur du train, peur du tunnel, peur du pont, peur de perdre le contrôle au volant. Ces peurs ont des visages différents, mais elles partagent un même mécanisme : le corps qui s’emballe avant même que la raison n’ait eu le temps de dire « tout va bien ».
Aujourd’hui, je vais vous expliquer comment l’hypnose ericksonienne, combinée à d’autres outils comme l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle, peut calmer cette tempête intérieure. Pas en la niant, pas en la combattant, mais en apprenant à dialoguer avec elle.
Prenez Sophie, une femme de 42 ans que j’ai reçue il y a deux ans. Sophie était cadre commerciale. Elle adorait son métier, mais elle avait développé une phobie de l’avion si intense qu’elle refusait toute mission nécessitant un vol. Elle prenait le train pour aller à Lyon, ce qui lui coûtait des heures et des heures de trajet. Un jour, elle a même annulé un séminaire à Barcelone. Elle se sentait honteuse. « Je suis ridicule, Thierry, je suis une adulte, je devrais pouvoir monter dans un avion sans me liquéfier. »
Ce que Sophie ne savait pas encore, c’est que son angoisse n’était pas une faiblesse. C’était un signal. Un message venant d’une partie d’elle-même qui, à un moment donné, avait été programmée pour la protéger.
Notre cerveau est une machine à apprendre. Il enregistre des expériences, des sensations, des émotions, et il crée des schémas pour nous éviter de revivre un danger. Le problème, c’est que ce système de protection ne fait pas la différence entre un vrai danger (un tigre qui court vers vous) et un danger perçu (un décollage d’avion). Pour votre cerveau limbique, l’émotion est la même : la peur. Et quand la peur s’installe dans un contexte précis – les transports – elle devient une ancre.
Une ancre, c’est un déclencheur. Un bruit de moteur, une odeur de kérosène, le roulis d’un bateau, la fermeture des portes d’un métro. Et soudain, votre cœur s’accélère, vos mains deviennent moites, votre respiration se bloque. Vous n’êtes pas en train de « perdre les pédales ». Vous êtes en train de répondre à un signal que votre corps a appris à interpréter comme dangereux.
L’angoisse des transports n’est pas une faiblesse de caractère. C’est un programme de survie qui s’est emballé. Et un programme peut être réécrit.
L’hypnose va justement nous permettre d’accéder à ce programme, non pas pour l’effacer, mais pour le modifier. Pour lui apprendre que le contexte a changé. Que vous êtes en sécurité. Que vous pouvez voyager sans peur.
Quand vous êtes en pleine crise d’angoisse, vous êtes en état d’hypervigilance. Votre cerveau est en mode « alerte rouge ». Tout votre système nerveux est en état de fuite ou de combat. Vous n’êtes plus capable de raisonner. Vous ne pouvez pas vous dire « calme-toi, c’est irrationnel » parce que la partie rationnelle de votre cerveau (le cortex préfrontal) est court-circuitée par l’amygdale, cette petite structure qui gère la peur.
L’hypnose, c’est l’inverse. C’est un état de conscience modifié, un entre-deux, où votre esprit critique ralentit et où votre inconscient devient plus accessible. Vous n’êtes pas endormi, vous n’êtes pas inconscient. Vous êtes dans un état de relaxation profonde, mais votre esprit reste alerte. C’est exactement le même état que vous expérimentez quand vous êtes plongé dans un bon livre ou quand vous conduisez sur une route familière et que vous « décrochez » un instant.
Dans cet état, nous pouvons travailler avec les mécanismes profonds de la peur. Nous pouvons désactiver l’ancre. Nous pouvons associer de nouvelles sensations, de nouvelles émotions, de nouvelles images au contexte du transport.
Par exemple, avec un patient qui a peur de l’avion, nous ne passons pas des heures à analyser pourquoi il a peur. Nous l’accompagnons en hypnose à revivre une expérience de vol, mais en modifiant les sensations. Nous installons un « bouton de confort » : un geste simple, un mot, une sensation qu’il pourra activer en situation réelle pour calmer le système nerveux. Nous créons une nouvelle ancre, positive cette fois.
J’ai travaillé avec un jeune footballeur qui refusait de prendre le car avec son équipe pour les déplacements. Il avait peur de perdre le contrôle, de faire une crise d’angoisse devant ses coéquipiers. En hypnose, nous avons installé un signal de sécurité : poser sa main sur sa cuisse gauche et respirer en imaginant une couleur apaisante. La première fois qu’il a pris le car, il a utilisé ce signal. Il m’a dit plus tard : « La peur était là, mais elle était en arrière-plan. Je pouvais discuter avec mes potes. »
L’hypnose ne fait pas disparaître la peur du jour au lendemain. Elle vous donne des outils pour ne plus être submergé. Elle vous rend le volant de votre vie.
L’hypnose est puissante, mais elle est encore plus efficace quand on la combine avec une compréhension fine de ce qui se joue à l’intérieur de vous. C’est là que l’IFS (Internal Family Systems) entre en jeu.
L’IFS, c’est une approche qui considère que notre psyché est composée de multiples « parties ». Chaque partie a une intention positive, même celle qui vous fait trembler à l’idée de monter dans un train. Oui, vous avez bien lu. La partie qui panique ne cherche pas à vous gâcher la vie. Elle cherche à vous protéger. Elle a pris le pouvoir à un moment où vous étiez vulnérable, et elle continue de veiller sur vous, de manière excessive.
Prenons Marc, un homme de 55 ans, ancien militaire, qui avait développé une peur panique des ponts. Il ne pouvait plus passer sur le pont de l’île d’Oléron sans faire un détour de 40 kilomètres. En séance, nous avons dialogué avec cette partie. Elle s’est présentée comme un « gardien » très sérieux. Elle disait : « Si je le laisse passer sur le pont, il va perdre le contrôle, le pont va s’effondrer, et il va mourir. » Cette partie croyait sincèrement qu’elle sauvait Marc.
Quand vous comprenez que la partie qui a peur est en fait une alliée maladroite, vous cessez de la combattre. Vous commencez à l’écouter.
En IFS, nous remercions cette partie pour son service. Nous lui montrons que nous sommes désormais un adulte capable de gérer la situation. Nous lui demandons de prendre un peu de recul, de nous faire confiance. Et progressivement, elle accepte de lâcher prise.
Avec Marc, nous avons fait un travail d’hypnose et d’IFS. En état de conscience modifié, il a pu dialoguer avec son gardien. Il lui a dit : « Je te remercie d’avoir veillé sur moi pendant toutes ces années. Mais aujourd’hui, je suis capable de traverser ce pont. Je suis un conducteur expérimenté. Je peux m’arrêter si je veux. Je ne suis plus en mission militaire. » Le gardien a accepté de se retirer. Marc a traversé le pont d’Oléron une semaine plus tard, le cœur battant, mais sans panique.
L’IFS, c’est une forme de paix intérieure. C’est arrêter de se juger pour ses peurs. C’est accueillir la partie qui a peur comme on accueillerait un enfant effrayé. Et l’hypnose facilite ce dialogue en rendant l’accès à ces parties plus direct, plus doux.
Vous avez peut-être remarqué que l’angoisse des transports est souvent amplifiée par la présence des autres. La peur du regard, la peur d’être jugé, la peur de déranger. « Et si je fais une crise dans le train ? Et si les gens me voient paniquer ? » Cette peur sociale est un cercle vicieux : plus vous avez peur de la réaction des autres, plus vous avez peur, et plus vous risquez de paniquer.
L’Intelligence Relationnelle, c’est la capacité à gérer ses émotions dans la relation à l’autre. C’est un ensemble de compétences que nous pouvons développer, comme un muscle. Et elle est particulièrement utile dans le contexte des transports, où vous êtes souvent en contact avec des inconnus, dans un espace clos, sans possibilité de fuite immédiate.
Une de mes patientes, Céline, 38 ans, ne prenait plus le train depuis deux ans. Elle avait vécu une crise d’angoisse dans un TGV bondé. Elle était restée bloquée aux toilettes pendant 20 minutes, incapable d’en sortir. Depuis, elle avait associé le train à la honte et à la claustrophobie.
Nous avons travaillé sur plusieurs plans. En hypnose, nous avons désactivé l’ancre de la honte. Nous avons recréé un scénario où elle pouvait, si elle le souhaitait, dire à son voisin : « Excusez-moi, je suis un peu stressée par le train, ça va aller. » Rien que le fait de savoir qu’elle avait cette option, qu’elle pouvait être vulnérable sans être jugée, a changé son rapport à l’autre.
L’Intelligence Relationnelle, c’est aussi apprendre à poser des limites. À dire non à une invitation si vous n’êtes pas prêt. À demander de l’aide. À vous accorder le droit d’avoir peur sans vous excuser d’exister.
Un préparateur mental sportif vous dirait qu’un sportif de haut niveau ne gagne pas en ignorant son stress, mais en l’intégrant. De la même manière, vous pouvez apprendre à voyager avec votre peur, sans qu’elle soit au volant.
Je veux être honnête avec vous. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer votre peur en une séance comme on efface un tableau noir. Si quelqu’un vous promet cela, méfiez-vous.
L’hypnose est un outil puissant, mais elle demande votre participation active. Vous n’êtes pas passif dans le processus. Vous êtes le pilote, je suis le copilote. Je vous guide, je vous propose des chemins, mais c’est vous qui marchez.
Voici ce que l’hypnose fait concrètement :
Et voici ce qu’elle ne fait pas :
Si vous avez des antécédents de traumatismes lourds (accident de voiture grave, agression), l’hypnose peut être très bénéfique, mais elle doit être pratiquée avec précaution et progressivité. Je prends toujours le temps de comprendre votre histoire avant d’entamer un travail.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer à apaiser votre rapport aux transports. Voici trois choses que vous pouvez essayer dès aujourd’hui :
1. Respirez en allongeant l’expiration.
Quand vous êtes en état d’alerte, votre respiration devient courte et rapide. Vous inspirez beaucoup, vous expirez peu. C’est le contraire de ce qu’il faudrait. Une astuce simple : inspirez sur 4 secondes, expirez sur 6 secondes. Faites-le plusieurs fois. Cela active le système nerveux parasympathique, celui qui calme. Vous pouvez le faire assis chez vous, ou même dans une file d’attente.
2. Identifiez le message caché de votre peur.
Prenez un carnet. Notez : « Si ma peur pouvait parler, qu’est-ce qu’elle me dirait ? » Ne cherchez pas à être logique. Laissez venir des mots, des images. Peut-être que votre peur vous dit : « J’ai peur que tu perdes le contrôle », ou « J’ai peur que tu sois piégé », ou « J’ai peur que tu ne reviennes pas ». Ce message, c’est la clé. C’est la partie de vous qui a besoin d’être rassurée.
3. Faites un petit pas, minuscule.
Si vous ne prenez plus l’avion depuis des années, n’essayez pas de réserver un vol pour le Japon. Allez simplement à l’aéroport. Asseyez-vous dans le hall d’embarquement. Regardez les avions décoller. Restez 10 minutes. Puis partez. Le but n’est pas de « réussir », mais de montrer à votre cerveau que vous pouvez rester en sécurité dans ce contexte. La prochaine fois, vous pourrez peut-être monter dans l’avion, puis en redescendre sans décoller. Petit à petit, le cerveau apprend.
Je vois des personnes comme vous chaque semaine dans mon cabinet à Saintes. Des adultes qui ont passé des années à contourner leurs peurs, à trouver des excuses, à dire non à des invitations, à se sentir diminués. Et je les vois repartir avec un sourire différent, une légèreté nouvelle.
L’hypnose, l’IFS, l’Intelligence Relationnelle ne sont pas des solutions miracles. Ce sont des chemins. Des chemins que nous empruntons ensemble, à votre rythme, avec respect pour votre histoire et pour la partie de vous qui a peur.
Vous n’êtes pas seul. Vous n’êtes pas brisé. Vous êtes simplement en train de vivre avec un programme qui a besoin d’être mis à jour. Et c’est tout à fait possible.
Si vous sentez que le moment est venu, si vous en avez assez de laisser la peur décider à votre place, je vous invite à me contacter. Nous pouvons échanger par téléphone ou par mail, sans engagement, pour que vous puissiez poser vos questions et sentir si ce chemin vous correspond.
Vous méritez de voyager léger. Vous méritez de découvrir des endroits, de rencontrer des gens, de vivre des expériences sans que l’angoisse soit votre passager clandestin. Et je serai honoré de vous accompagner sur ce chemin, un pas après l’autre.
Prenez soin de vous.
Thierry Sudan
Praticien à Saintes
Hypnose ericksonienne – IFS – Intelligence Relationnelle
Préparateur mental sportif
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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