3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Retrouvez le calme et la clarté en quelques minutes.
Il y a quelques semaines, un chef d’équipe est venu me voir. Il gérait une douzaine de personnes dans une PME de la région. Il était compétent, apprécié, mais il y avait une chose qui le minait : les réunions du lundi matin.
« Dès que je vois le rendez-vous dans mon agenda, le dimanche soir, je sens une boule dans le ventre. Le lundi matin, je bois trois cafés pour me donner du courage, mais au moment d’entrer dans la salle, j’ai les mains moites, la voix qui tremble. Et je sais que ça se voit. »
Il n’était pas le seul. Des cadres, des artisans, des soignants, des commerciaux… beaucoup de personnes que je reçois à Saintes décrivent ce même phénomène : un stress qui s’installe bien avant l’événement, qui monte en puissance et qui, au moment crucial, brouille tout. La pensée devient floue, les mots se coincent, et on a l’impression de perdre tous ses moyens.
Ce qui est paradoxal, c’est que ces personnes sont souvent très préparées. Elles connaissent leur sujet, elles ont les chiffres en tête, elles savent ce qu’elles veulent dire. Mais le stress agit comme un court-circuit. Il n’attaque pas leur compétence, il attaque leur capacité à y accéder au bon moment.
L’hypnose que je pratique — l’hypnose ericksonienne — ne cherche pas à supprimer le stress par la force. Elle ne vous demande pas de faire le vide dans votre tête (bon courage). Elle travaille avec la façon dont votre cerveau et votre corps fonctionnent naturellement, pour redescendre en quelques minutes d’un état d’alerte à un état de calme lucide.
Je vais vous montrer comment ça marche, pourquoi c’est efficace, et ce que vous pouvez faire dès ce soir si une réunion difficile vous attend demain.
Commençons par le mécanisme, parce que c’est lui la clé. Quand vous comprenez pourquoi vous réagissez comme ça, vous arrêtez de vous juger. Et ça, c’est déjà un premier pas.
Votre cerveau possède une structure ancienne, qu’on appelle parfois le cerveau limbique ou le système d’alerte. Son job, depuis des millions d’années, c’est de détecter les menaces. Il est très efficace, mais il a un défaut : il ne fait pas bien la différence entre un danger réel (un prédateur) et un danger social (une réunion avec votre N+1 ou un client difficile). Pour lui, une confrontation verbale, un regard désapprobateur, une question piège, c’est potentiellement une exclusion du groupe. Et dans l’histoire de l’humanité, être exclu du groupe, c’était souvent la mort.
Résultat : votre cerveau active le même circuit que si vous étiez face à un tigre. Il libère du cortisol et de l’adrénaline. Votre cœur s’accélère, votre respiration devient courte, votre digestion se met en pause (d’où la boule au ventre), et surtout, votre cortex préfrontal — la partie qui sert à réfléchir, à analyser, à trouver les mots justes — est partiellement mis hors service.
C’est pour ça que vous pouvez avoir répété votre argumentaire dix fois chez vous, et vous retrouver muet ou bafouillant. Ce n’est pas de la timidité. C’est de la biologie. Votre cerveau a décidé que survivre à la menace était plus urgent que de briller en réunion.
Le stress avant une réunion n’est pas un signe de faiblesse. C’est un signe que votre système nerveux fait son travail. Mais il le fait avec des outils trop anciens pour le monde moderne.
L’hypnose va permettre de redonner la main à la partie de votre cerveau qui peut raisonner calmement, sans couper l’alerte de manière brutale. Parce que si vous dites simplement à votre cerveau « arrête de stresser », il ne vous écoutera pas. Il vous prendra pour un inconscient qui ignore le danger. Il faut lui parler autrement.
C’est la première chose que je dis à mes patients quand ils viennent pour la première fois. Beaucoup imaginent l’hypnose comme un spectacle de scène, avec quelqu’un qui dort ou qui fait le poulet. C’est l’inverse.
L’hypnose ericksonienne est un état de conscience modifié, mais très ordinaire. Vous l’avez déjà vécu. Quand vous êtes tellement absorbé par un film que vous en oubliez le temps. Quand vous conduisez sur une route familière et que vous arrivez chez vous sans vous souvenir du trajet. Quand vous lisez un livre et que le monde extérieur disparaît. Cet état de focalisation intérieure, c’est de l’hypnose légère.
Dans cet état, votre cerveau est plus réceptif. Il peut entendre des suggestions sans les filtrer par le jugement ou la peur. C’est pour ça que c’est efficace pour le stress : on ne lutte pas contre le circuit d’alerte, on lui propose un nouveau chemin.
Concrètement, avec un patient comme ce chef d’équipe, on ne va pas passer une heure à parler de la réunion. On va l’aider à entrer dans un état hypnotique où son corps et son esprit peuvent expérimenter le calme. Puis on va associer ce calme à des déclencheurs simples : une respiration, une image mentale, un mot. L’idée, c’est qu’il puisse retrouver cet état en quelques secondes, seul, avant d’entrer en réunion.
Ce n’est pas de la magie. C’est un apprentissage. Votre cerveau est plastique, il peut créer de nouveaux réflexes. Si vous répétez un état de calme associé à un geste, ce geste deviendra un interrupteur.
J’ai un patient commercial qui utilise un simple appui du pouce sur la jointure de l’index. Il a travaillé ça en séance. Aujourd’hui, quand il sent la montée de stress avant d’appeler un prospect, il fait ce geste, et en trois secondes, sa respiration ralentit. Il ne supprime pas le stress, il le ramène à un niveau gérable.
Il y a une chose que l’on sous-estime : le stress ne se passe pas que dans la tête. Il se passe dans le corps. Les épaules remontées, la mâchoire serrée, le ventre noué, la respiration bloquée. Ce sont des réponses musculaires et viscérales. Et elles ont leur propre mémoire.
Quand vous avez vécu une réunion difficile, votre corps enregistre. La prochaine fois que vous êtes dans une situation similaire — même le décor, l’odeur du café, la sonnerie du téléphone — votre corps réactive la tension avant même que vous ayez pensé à quoi que ce soit. C’est ce qu’on appelle un conditionnement somatique.
L’hypnose agit directement sur cette mémoire corporelle. Pendant l’état hypnotique, vous pouvez revisiter une situation stressante en étant en sécurité, accompagné. Vous pouvez observer ce qui se passe dans votre corps sans être submergé. Et progressivement, vous pouvez modifier la réponse.
Je me souviens d’une infirmière libérale qui stressait à l’idée d’annoncer une mauvaise nouvelle à une famille. Elle avait vécu une situation très tendue quelques mois plus tôt, et depuis, son corps se bloquait dès qu’elle entendait le mot « annonce ». En hypnose, on a repris cette scène. On a ralenti le film. On a changé la couleur de la pièce, la position de son corps, la tonalité de sa voix. On a créé une version alternative où elle restait calme, où elle trouvait les mots justes.
Son cerveau a enregistré cette nouvelle version. Pas à la place de l’ancienne, mais à côté. Et quand la situation réelle s’est présentée, elle avait deux chemins possibles. Elle a choisi le calme.
L’hypnose ne fait pas disparaître le souvenir. Elle ajoute une autre option, plus utile, que votre cerveau peut emprunter.
C’est important à comprendre : on ne vous demande pas d’oublier les mauvaises expériences. On vous donne la possibilité de ne plus y être coincé.
Un des grands avantages de l’hypnose ericksonienne, c’est qu’elle est conçue pour être transférable. Vous n’êtes pas dépendant du praticien pour toujours. Je vous apprends des outils que vous pouvez utiliser seul, en cinq minutes, avant une réunion.
Voici une méthode simple que je donne à mes patients. Elle n’a rien de spectaculaire, mais elle est efficace. Testez-la chez vous, pas en situation de stress, d’abord.
Installez-vous confortablement : assis, les pieds à plat, les mains sur les cuisses. Vous n’avez pas besoin d’être allongé. L’idée, c’est de pouvoir refaire ce geste discrètement avant une réunion.
Fixez un point : choisissez un point fixe devant vous, sur le mur, un objet. Regardez-le sans le déchiffrer. Laissez votre regard devenir un peu flou, comme si vous regardiez à travers.
Respirez en ralentissant l’expir : inspirez lentement par le nez (4 secondes), puis expirez très lentement par la bouche (6 à 8 secondes). L’expiration longue active le nerf vague, qui est le frein du système nerveux. Vous verrez, au bout de trois cycles, vos épaules commencent à descendre.
Nommez ce que vous ressentez : dans votre tête, dites-vous « mes pieds sont lourds », « mes mains sont au repos », « mon dos est soutenu ». Ce simple fait de nommer ancre l’attention dans le corps et détourne le cerveau des pensées de menace.
Ajoutez une image de ressource : imaginez un endroit où vous vous êtes senti calme et confiant. Une plage, un chemin en forêt, votre canapé. Ne cherchez pas à voir l’image en détail. Ressentez-la. La température, la lumière, l’odeur.
Associez un geste : quand vous êtes dans cet état de calme, faites un geste simple — serrer le pouce et l’index, poser la main sur votre sternum. Ce geste devient l’ancre. Vous pourrez le refaire plus tard pour retrouver cet état.
Revenez doucement : reprenez une respiration normale. Bougez les doigts, les orteils. Ouvrez les yeux.
Faites ça trois minutes, deux fois par jour, pendant une semaine. Au bout d’une semaine, votre cerveau aura créé une association entre le geste et l’état de calme. Le jour de la réunion, vous pourrez faire ce geste discrètement sous la table, en inspirant une fois, et vous sentirez la différence.
Ce n’est pas miraculeux. Si vous êtes en état de stress aigu, ça ne fera pas tout disparaître. Mais ça vous donnera une fenêtre de quelques secondes pour reprendre le contrôle avant de parler.
L’hypnose seule peut faire beaucoup. Mais dans ma pratique, je combine souvent plusieurs approches. Parce que le stress avant une réunion n’est jamais juste un problème de technique de relaxation. Il y a souvent une histoire derrière.
L’IFS (Internal Family Systems) est un modèle qui considère que notre psychisme est composé de plusieurs « parties ». Par exemple, il y a une partie de vous qui veut réussir, une autre qui a peur d’être jugé, une autre qui voudrait fuir, une autre qui se dit que vous n’êtes pas à la hauteur. Ces parties ne sont pas des ennemis. Ce sont des protecteurs. Elles ont pris un rôle à un moment de votre vie pour vous protéger.
Quand une partie de vous panique avant une réunion, elle essaie de vous protéger d’une humiliation possible. Elle a peut-être été formée lors d’une expérience ancienne — un prof qui vous a ridiculisé, un parent exigeant, un conflit avec un collègue. L’hypnose peut calmer cette partie, mais l’IFS permet de dialoguer avec elle, de comprendre ce qu’elle craint vraiment, et de la rassurer en profondeur.
L’Intelligence Relationnelle, elle, travaille sur la dynamique avec les autres. Parce que le stress en réunion est souvent lié à la peur de ne pas être compris, de perdre la face, de ne pas être écouté. Apprendre à lire les signaux non verbaux, à poser des limites, à reformuler ce que l’autre dit, ça change complètement la donne. Quand vous savez que vous avez des outils pour gérer l’interaction, la menace perçue diminue.
Un patient qui était manager dans une collectivité a combiné ces trois approches. En hypnose, il a appris à descendre son stress en moins d’une minute. En IFS, il a découvert qu’une partie de lui avait peur de reproduire le comportement autoritaire de son propre père. En Intelligence Relationnelle, il a appris à ouvrir une réunion par une question plutôt que par une injonction. Aujourd’hui, ses réunions sont devenues des moments qu’il anticipe avec curiosité, pas avec angoisse.
Je vais être honnête. Certaines personnes arrivent à s’auto-hypnotiser facilement. D’autres non, surtout quand le stress est très ancré. Ce n’est pas un défaut. C’est juste que le cerveau a besoin d’un guide pour sortir d’un chemin qu’il emprunte depuis des années.
Si vous avez essayé des techniques de respiration, des applications de méditation, des méthodes de visualisation, et que rien ne tient sur la durée, ce n’est pas que vous êtes « nul ». C’est que votre système nerveux a besoin d’un accompagnement plus personnalisé. L’hypnose avec un praticien permet d’aller plus loin, plus vite, parce que vous êtes en sécurité avec quelqu’un qui connaît les chemins.
Un patient m’a dit un jour : « Je savais quoi faire, mais je n’arrivais pas à le faire tout seul. En séance, ça a pris trois fois rien. » C’est souvent ça, le déclic. Le cadre, la voix, la confiance.
Je ne fais pas de promesses impossibles. Je ne dis pas qu’après une séance vous serez totalement zen. Mais après quelques séances, la plupart des personnes que je reçois retrouvent une forme de calme qu’elles pensaient avoir perdue. Elles ne suppriment pas le stress — il a une fonction — mais elles le ramènent à une intensité qui leur permet d’être performantes et présentes.
Le calme n’est pas l’absence de stress. C’est la capacité à être avec ce stress sans qu’il vous dirige.
Si ce que vous avez lu vous parle, vous pouvez commencer par une petite chose concrète. Ce soir, avant de vous coucher, prenez deux minutes. Asseyez-vous dans le calme. Posez une main sur votre ventre. Respirez normalement. Et dites-vous intérieurement : « Je peux être calme avant une réunion. Je n’ai pas besoin de tout contrôler. »
Ce n’est pas une formule magique. C’est une intention. Votre cerveau commence à l’entendre.
Ensuite, si vous sentez que le sujet est plus profond, plus récurrent, et que vous avez besoin d’un accompagnement pour le dénouer, vous savez où me trouver. Je reçois à Saintes, en cabinet, et je propose aussi des séances à distance pour ceux qui sont plus loin ou qui préfèrent le confort de leur maison.
On ne va pas passer des heures à ressasser. On va travailler sur le corps, sur les parties, sur le langage. Et on va vous redonner les clés pour que vos réunions ne soient plus des épreuves, mais des moments où vous pouvez enfin montrer ce que vous valez vraiment.
Si vous voulez en parler, vous pouvez me contacter via mon site thierrysudan.com. Pas d’engagement, pas de pression. Juste une conversation pour voir si l’approche vous correspond.
Prenez soin de vous.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.