3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Choisissez l'approche qui agit vraiment sur les répétitions.
Tu as peut-être déjà vécu ça : une dispute avec ton partenaire qui démarre sur un truc anodin – une phrase de travers, un oubli, un silence – et qui dérape en tempête. Le sujet change, mais le scénario, lui, reste le même. Tu te reconnais dans cette impression de revivre sans cesse la même scène, comme prisonnier d’un disque rayé ? Ou alors tu as déjà consulté un thérapeute, mais après des mois à parler, tu as l’impression que la boucle se répète encore, simplement mieux expliquée. Et là, tu te demandes : est-ce que changer vraiment est possible, ou est-ce que je dois juste apprendre à vivre avec ?
Je suis Thierry, praticien à Saintes depuis 2014. Dans mon cabinet, je vois chaque semaine des adultes qui viennent avec cette question précise : « Pourquoi je reproduis toujours les mêmes schémas relationnels, et comment en sortir ? » Certains ont déjà fait une thérapie classique, d’autres tentent l’hypnose pour la première fois. Et ce que j’observe, c’est que ces deux approches ne se valent pas sur le même terrain. Alors, laquelle choisir pour vraiment agir sur ces répétitions qui empoisonnent tes relations ? Je vais te proposer une comparaison franche, sans parti pris, pour t’aider à y voir clair.
Avant de choisir une méthode, il faut comprendre ce qui se joue. Les répétitions relationnelles ne sont pas un hasard ni une malédiction. Elles sont le résultat de mécanismes cérébraux et émotionnels que tu as mis en place, souvent sans le savoir, pour te protéger. Imagine ton cerveau comme un ordinateur : il enregistre chaque expérience marquante, surtout celles vécues dans l’enfance. Si, petit, tu as appris qu’exprimer tes besoins déclenchait une colère parentale, ton cerveau a créé une règle : « Pour être en sécurité, il faut se taire. » Des années plus tard, dans une relation adulte, cette règle s’active automatiquement. Tu te tais alors que tu aimerais parler, ou tu exploses après avoir accumulé trop de silence.
Ces schémas sont stockés dans ce qu’on appelle la mémoire implicite – une mémoire émotionnelle et corporelle, pas verbale. La thérapie classique, qu’elle soit psychanalytique, cognitivo-comportementale (TCC) ou humaniste, travaille principalement sur la mémoire explicite : celle des faits, des récits, des interprétations. Tu vas raconter ton histoire, analyser tes comportements, comprendre tes mécanismes. C’est utile, mais ça a une limite : tant que le schéma reste ancré dans le corps et l’inconscient, la compréhension seule ne suffit pas à le désactiver. Tu peux savoir pourquoi tu te tais, et continuer à te taire.
L’hypnose ericksonienne, elle, s’adresse directement à cette mémoire implicite. Elle ne cherche pas à te faire comprendre, mais à te faire expérimenter un nouveau fonctionnement. En état modifié de conscience, ton cerveau devient plus réceptif aux suggestions qui contournent les défenses conscientes. On ne parle pas de « pourquoi », mais de « comment changer maintenant ». C’est une différence fondamentale : la thérapie classique éclaire le problème, l’hypnose le transforme.
Parlons d’abord de la thérapie classique – j’inclus ici les approches comme la psychanalyse, les TCC, la thérapie systémique ou la gestalt. Leur point commun : elles reposent sur la parole, l’analyse et la prise de conscience. Tu t’assois face à un professionnel, tu racontes, tu explores, tu relies des événements passés à tes difficultés présentes. C’est un processus qui peut être puissant, surtout si tu as besoin de mettre des mots sur des traumatismes ou de comprendre des dynamiques familiales complexes.
Prenons un exemple : Sophie, une femme de 38 ans, consultait pour une angoisse récurrente dès qu’elle s’engageait dans une relation. Après six mois de thérapie analytique, elle avait identifié que son père, distant et imprévisible, avait créé chez elle une peur de l’abandon. Elle comprenait pourquoi elle sabotait ses histoires. Et pourtant, elle continuait à le faire. Pourquoi ? Parce que la compréhension intellectuelle ne modifie pas la réponse automatique de son système nerveux. Son corps réagissait encore comme si l’abandon était imminent.
La force de la thérapie classique, c’est qu’elle offre un cadre stable, une relation de confiance sur la durée, et une exploration en profondeur. Mais sa faiblesse, c’est qu’elle peut devenir une boucle sans fin : tu analyses, tu comprends, mais le changement concret tarde. Elle convient parfaitement si tu as besoin de sens, de récit, de donner une cohérence à ton histoire. Mais si tu es pressé de sortir de la répétition, si tu sens que le problème est déjà identifié mais que tu n’arrives pas à agir, alors elle peut te laisser sur ta faim.
« Comprendre pourquoi on souffre, c’est comme lire la carte d’un labyrinthe. L’hypnose, elle, te donne la clé pour en sortir. »
L’hypnose ericksonienne, c’est autre chose. Milton Erickson, son fondateur, disait que l’inconscient est une ressource immense, capable de solutions que la conscience ignore. En séance, je ne te demande pas de raconter toute ta vie. Je t’invite à entrer dans un état de relaxation profonde, où ton attention se focalise sur des sensations, des images, des métaphores. Dans cet état, ton cerveau est plus malléable : les suggestions que je formule – toujours respectueuses de ton rythme – peuvent modifier les connexions neuronales à l’origine des schémas.
Reprends l’exemple de Sophie. Avec l’hypnose, on n’aurait pas passé des mois à explorer son père. On aurait travaillé directement sur la sensation d’abandon : la localiser dans son corps, la transformer, puis lui proposer une nouvelle réponse face à l’intimité. En trois séances, elle aurait pu expérimenter une réaction différente dans une situation réelle – comme rester calme quand son partenaire s’éloigne un peu, au lieu de paniquer.
L’hypnose est particulièrement efficace pour les répétitions relationnelles parce qu’elle ne nécessite pas de revivre le traumatisme. On ne te demande pas de te souvenir en détail de la fois où tu as été humilié, mais de permettre à ton inconscient de « réécrire » le script. C’est rapide, souvent spectaculaire, mais ça demande une certaine ouverture : il faut accepter de ne pas tout contrôler, de laisser faire. Certaines personnes, très rationnelles, ont du mal à lâcher prise. Dans ce cas, l’hypnose peut sembler déstabilisante au début.
Dans ma pratique, j’utilise aussi l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle. Ces deux approches sont un pont entre la thérapie classique et l’hypnose. L’IFS, par exemple, postule que notre psyché est composée de « parties » – des sous-personnalités avec leurs propres émotions et croyances. Tu as peut-être une partie qui veut fuir dès qu’une dispute éclate, et une autre qui veut rester coûte que coûte. En thérapie classique, on analyserait ces parties. En IFS, on dialogue avec elles, on les écoute, on les rassure. C’est déjà plus expérientiel que la simple parole.
Mais quand je combine IFS et hypnose, le travail devient encore plus profond. En état hypnotique, ces parties se présentent plus facilement, et les dialogue interne devient plus fluide. Par exemple, un patient, Marc, avait une partie « sauveur » qui le poussait à tout donner dans ses relations, jusqu’à l’épuisement. En hypnose, on a pu rencontrer cette partie, comprendre sa peur (celle d’être inutile) et lui offrir une nouvelle mission. En trois séances, Marc a cessé de se sacrifier. Sans hypnose, ce travail aurait pris des mois.
L’Intelligence Relationnelle, elle, est un cadre pour apprendre à communiquer et à gérer les conflits. Elle est très utile en complément : après avoir désactivé un schéma avec l’hypnose, tu as besoin de compétences concrètes pour interagir autrement. Mais attention : si tu commences par l’Intelligence Relationnelle sans avoir traité le schéma sous-jacent, tu risques d’appliquer des techniques comme des rustines sur un pneu crevé. L’hypnose prépare le terrain, la thérapie classique ou l’IR construisent la maison.
Alors, comment savoir si tu as besoin d’une thérapie classique ou d’hypnose pour tes relations ? Voici quelques critères que j’utilise avec mes patients :
Je suis honnête : l’hypnose ne convient pas à tout le monde. Certaines personnes ont besoin de parler, de se sentir comprises dans leur globalité. D’autres, au contraire, ont besoin d’un levier pratique. L’idéal ? Une approche intégrative : commencer par quelques séances d’hypnose pour dénouer les schémas urgents, puis consolider avec des séances de thérapie classique ou d’Intelligence Relationnelle pour les compétences du quotidien.
Je veux être clair : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne peut pas effacer un traumatisme grave en une séance, ni remplacer un suivi psychiatrique si tu souffres de dépression sévère ou de trouble bipolaire. Elle ne te rendra pas « parfait » en amour – personne ne l’est. Mais elle peut agir sur ce qui te bloque le plus : l’automatisme.
Prenons un cas concret. J’ai reçu un homme, Antoine, la quarantaine. Il venait pour une difficulté récurrente : dès qu’une relation devenait sérieuse, il se sentait étouffé et fuyait. Il avait déjà fait deux ans de thérapie. Il comprenait que c’était lié à une mère envahissante, mais il continuait à fuir. En hypnose, on a travaillé sur la sensation d’étouffement : la localiser dans sa poitrine, lui donner une forme, puis la transformer. Après quatre séances, il a vécu une relation où il est resté. Il m’a dit : « Je ne me suis pas senti piégé. C’est comme si mon corps avait appris autre chose. »
Ce que l’hypnose change vraiment, c’est la réponse automatique. Elle ne te donne pas une nouvelle personnalité, mais elle te libère des réflexes émotionnels qui te desservent. Elle te permet d’avoir une pause entre le stimulus (un reproche de ton partenaire) et ta réaction (la fuite ou l’attaque). Cette pause, c’est la liberté de choisir.
Tu es peut-être en train de te dire : « D’accord, mais concrètement, par où je commence ? » Voici une proposition simple, que tu peux appliquer dès aujourd’hui, sans rendez-vous.
Prends un carnet et écris une situation relationnelle qui se répète. Par exemple : « Dès que mon partenaire me fait une critique, je me ferme et je ne parle plus. » Ensuite, note la sensation physique associée : est-ce une boule dans le ventre ? Une tension dans la mâchoire ? Un poids sur la poitrine ? Puis écris la pensée automatique : « Je ne suis pas à la hauteur. » Ou « Il/elle va me quitter. »
Ce simple exercice te donne une cartographie de ton schéma. Ensuite, pose-toi cette question : « Est-ce que je veux comprendre pourquoi ce schéma existe, ou est-ce que je veux le désactiver pour qu’il ne se reproduise plus ? » Si tu penches pour la première option, cherche un thérapeute classique avec qui tu te sens en confiance. Si tu penches pour la seconde, l’hypnose est une piste sérieuse. Et si tu hésites, sache que tu peux aussi commencer par l’hypnose pour débloquer, puis compléter avec une thérapie classique.
Dans mon cabinet à Saintes, je reçois des adultes qui en ont assez de tourner en rond. Certains viennent pour une séance découverte, sans engagement. On parle, on explore, et on décide ensemble si l’hypnose est la bonne porte d’entrée. Si tu es loin, je propose aussi des séances en visio – les résultats sont similaires, car l’état hypnotique ne dépend pas de la présence physique.
En fin de compte, le choix n’est pas entre « bien » et « mal », mais entre ce qui correspond à ton fonctionnement et à ton urgence. Les répétitions relationnelles ne sont pas une fatalité. Elles sont un message de ton inconscient qui dit : « Il est temps de changer. » À toi de choisir la clé qui ouvre la porte.
Si tu veux en parler, sans pression, tu peux me contacter. Un échange de 15 minutes par téléphone ou visio suffit souvent pour y voir plus clair. Tu n’es pas seul face à ces schémas, et la sortie existe.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.