3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Retrouver l'apaisement sans effort ni confrontation.
Cela fait trois ans que vous essayez. Trois ans à parler, à vous expliquer, à vous justifier. Trois ans à espérer que l’autre finisse par comprendre, par changer, par faire ce geste qui arrangerait tout. Et pourtant, vous êtes toujours là, tous les deux, assis sur le canapé du salon, à regarder le même plafond, à ressentir ce même poids dans le ventre. La fatigue, ce n’est pas seulement celle des nuits courtes ou des journées trop longues. C’est une fatigue qui s’est installée dans vos os, dans vos silences, dans cette façon que vous avez de ne plus vraiment vous regarder.
Quand on est épuisé dans son couple, on a tout essayé. Les discussions qui tournent en rond, les compromis qui ressemblent à des renoncements, les moments où on se dit « ça va aller » alors qu’on sait que ça n’ira pas. Parfois, on a même tenté la séparation, pour voir. Mais on revient, parce que l’amour est là, quelque part, même s’il est caché sous des couches de fatigue et d’incompréhension.
Alors, que faire quand tout semble bloqué ? Quand la communication est devenue un champ de mines, et que le simple fait de dire « bonjour » peut déclencher une dispute ? Vous avez peut-être entendu parler de l’hypnose ericksonienne. Et vous vous êtes dit : « Encore une méthode miracle, encore un truc de développement personnel. » Mais ce n’est pas cela. L’hypnose ericksonienne, c’est une approche douce, presque discrète, qui ne vous demande pas de vous battre contre vous-même ou contre l’autre. Elle ne vous demande pas de vous souvenir de tout, ni de revivre des scènes douloureuses. Elle vous propose simplement de retrouver un chemin, à votre rythme, sans effort apparent.
Vous avez déjà essayé de « communiquer mieux ». Vous avez lu des livres, regardé des vidéos, peut-être même consulté un coach ou un psy. On vous a dit de formuler des « je » plutôt que des « tu », de faire des compromis, de prendre du recul. Mais quand on est épuisé, ces conseils ressemblent à des injonctions impossibles. Parce que la fatigue n’est pas seulement mentale : elle est physiologique. Elle abaisse votre seuil de tolérance, elle rend vos réactions plus vives, plus instinctives. Vous n’êtes plus en capacité de réfléchir calmement. Votre cerveau est en mode survie.
Dans ce mode-là, la partie rationnelle de votre esprit – celle qui pourrait analyser les choses, prendre de la hauteur – est comme mise en veille. À la place, ce sont les réactions primaires qui prennent le dessus : l’attaque, la fuite ou l’immobilité. Et dans un couple épuisé, on voit souvent ces trois réactions se mêler. L’un attaque, l’autre fuit ou se tait. Ou alors les deux s’immobilisent, et le silence devient une troisième personne dans la pièce.
Les solutions habituelles échouent parce qu’elles s’adressent à une partie de vous qui n’est pas disponible. Elles vous demandent de faire des efforts conscients, alors que vous n’avez plus l’énergie pour cela. C’est comme demander à quelqu’un qui vient de courir un marathon de faire un sprint. Impossible. C’est là que l’hypnose ericksonienne fait la différence : elle ne sollicite pas votre volonté. Elle travaille avec votre inconscient, cette partie de vous qui sait déjà ce qui est bon pour vous, même quand vous n’y croyez plus.
« Quand le conscient est fatigué, l’inconscient peut encore entendre. L’hypnose ericksonienne, c’est cette porte discrète qui s’ouvre sans qu’on ait besoin de frapper. »
L’hypnose ericksonienne, c’est comme un chemin de traverse. Vous n’avez pas besoin de grimper la montagne par la face nord. On vous propose un sentier doux, qui contourne les obstacles, qui utilise ce qui est déjà là dans votre paysage intérieur. Et ça, ça change tout.
Vous avez peut-être une image de l’hypnose qui vient des spectacles : le regard fixe, la montre qui balance, la personne qui obéit à des ordres. Laissez-moi vous rassurer : l’hypnose ericksonienne n’a rien à voir. Elle porte le nom de Milton Erickson, un psychiatre américain du XXe siècle qui a révolutionné l’hypnothérapie. Erickson avait une particularité : il était lui-même paralysé par la polio, et il a dû apprendre à observer les ressources infimes de son corps et de son esprit pour guérir. Cette expérience l’a amené à développer une approche très respectueuse, indirecte, qui ne force jamais.
Dans l’hypnose ericksonienne, on ne vous dit pas « vous allez vous détendre » ou « vous allez oublier votre colère ». On ne vous demande pas non plus de vous concentrer sur un point fixe jusqu’à ce que vous soyez « endormi ». Non. On utilise des métaphores, des histoires, des suggestions qui parlent directement à votre inconscient. Votre conscient peut même continuer à penser à vos problèmes, à vos doutes. Mais pendant ce temps, quelque chose se passe en arrière-plan.
Prenons un exemple. Vous venez me voir, et vous me dites : « On n’arrête pas de se disputer pour l’argent. » Votre conscient est fixé là-dessus. Il a des arguments, des comptes, des reproches. Si j’essayais de vous raisonner, vous résisteriez. Vous avez déjà tout entendu. Alors, je ne vais pas parler d’argent. Je vais peut-être vous parler d’un jardin. D’un jardin qui a besoin d’être arrosé de façon régulière, mais où on ne peut pas forcer les plantes à pousser. Je vais vous parler de la façon dont les racines cherchent l’eau, même quand la surface est sèche. Et votre inconscient, lui, va capter le lien. Il va comprendre qu’il s’agit de trouver un équilibre, d’ajuster sans forcer.
L’hypnose ericksonienne contourne la résistance parce qu’elle ne s’y attaque pas frontalement. Elle ne vous demande pas de lâcher prise – ce qui est souvent impossible quand on est en souffrance. Elle vous propose plutôt de déplacer votre attention, juste un peu, juste assez pour que votre inconscient puisse commencer à travailler.
Pour comprendre pourquoi l’hypnose ericksonienne est efficace dans l’épuisement conjugal, il faut jeter un œil à ce qui se passe dans votre tête. Votre cerveau est composé de plusieurs réseaux qui fonctionnent en permanence. Quand vous êtes en conflit ou en stress chronique, un réseau spécifique s’active : le réseau de la saillance, celui qui détecte les menaces. Il est en alerte constante. Chaque mot, chaque silence, chaque regard peut être interprété comme dangereux. Votre corps produit du cortisol, de l’adrénaline. Vous êtes en état d’hypervigilance.
Parallèlement, votre réseau du mode par défaut – celui qui gère la réflexion sur vous-même, la rumination, les souvenirs – tourne en boucle. Vous rejouez les disputes, vous imaginez des scénarios, vous vous dites « si seulement il/elle avait fait ça ». Ces deux réseaux s’alimentent mutuellement, et vous restez coincé dans un cercle vicieux.
L’hypnose ericksonienne, elle, va activer un troisième réseau : le réseau exécutif central, mais d’une façon particulière. En état d’hypnose légère à moyenne – ce qu’on appelle l’état de transe – votre cerveau entre dans un mode de traitement de l’information différent. Les ondes cérébrales ralentissent. Vous êtes conscient, vous pouvez entendre ma voix, mais vous êtes aussi dans une sorte de rêve éveillé. C’est dans cet état que votre cerveau peut commencer à faire des liens nouveaux, à associer des souvenirs à des émotions différentes, à trouver des solutions qui semblaient inaccessibles.
Concrètement, cela signifie que vous n’avez pas besoin de « comprendre » ce qui ne va pas pour que ça aille mieux. Vous n’avez pas besoin de faire un long récit de votre histoire. L’hypnose ericksonienne travaille directement sur les schémas émotionnels et comportementaux. Elle peut, par exemple, vous aider à associer un déclencheur – le ton de voix de votre partenaire, une remarque sur les courses – à une réponse de calme plutôt qu’à une réponse de colère. Elle peut aussi vous aider à retrouver la sensation de sécurité intérieure que vous avez perdue.
Laissez-moi vous raconter l’histoire de Sylvie et Marc. Ils sont venus me voir il y a deux ans. Sylvie était à bout. Elle me disait : « On dirait qu’on vit dans deux mondes différents. Moi, j’ai besoin de parler, de comprendre. Lui, il se ferme, il part dans son garage, il bricole. Et moi, je me sens rejetée. Alors je le suis, je lui demande ce qui ne va pas, et il explose. » Marc, lui, disait : « Je n’en peux plus de ses questions. J’ai besoin de silence. Mais dès qu’elle me parle, j’ai l’impression d’être accusé. Alors je m’éloigne. »
Ils étaient dans une impasse classique : poursuite-distance. Sylvie poursuivait, Marc fuyait. Plus elle poursuivait, plus il fuyait. Plus il fuyait, plus elle se sentait en insécurité et poursuivait. Aucun des deux n’avait tort. Ils étaient juste piégés dans un pattern qui les dépassait.
Je n’ai pas travaillé avec eux en couple directement. J’ai vu Sylvie seule, puis Marc seul. Avec Sylvie, j’ai utilisé une métaphore. Je lui ai parlé d’un phare dans la brume. Le phare n’a pas besoin de crier pour être vu. Il émet juste une lumière régulière, douce, et les bateaux savent où ils sont. Je lui ai suggéré que son besoin de parler pouvait être comme une lumière, et non comme une alarme. Elle a souri. Elle a dit : « Je vois ce que vous voulez dire. »
Avec Marc, j’ai travaillé sur la sensation de sécurité. Il avait grandi dans une famille où les cris étaient quotidiens. Pour lui, le silence était une protection. Je lui ai proposé d’imaginer un espace intérieur où il pouvait se retirer sans s’éloigner physiquement. Un espace où il pouvait être présent, mais calme. Il a fermé les yeux. Au bout de quelques minutes, il a dit : « Je me sens plus léger. »
Ils ne se sont pas transformés du jour au lendemain. Mais Sylvie a cessé de poursuivre. Elle a commencé à dire ce qu’elle ressentait sans le mettre en accusation. Marc, lui, a appris à rester présent sans se sentir agressé. Aujourd’hui, ils viennent parfois ensemble. Ils rient. Ils se tiennent la main. Ce n’est pas parfait, mais ils ont retrouvé un chemin.
Je veux être clair. L’hypnose ericksonienne n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer les problèmes concrets – l’argent, les enfants, le travail. Elle ne va pas non plus transformer votre partenaire en quelqu’un d’autre. Si vous espérez que l’hypnose va « changer » l’autre, vous serez déçu. Ce n’est pas son rôle.
L’hypnose ericksonienne travaille sur vous. Sur votre rapport à vous-même, à vos émotions, à votre histoire. Elle vous aide à sortir du mode réactif pour retrouver une capacité de choix. Et quand vous changez votre propre posture, la relation change aussi. C’est un effet domino : vous êtes moins tendu, votre partenaire le sent, et son comportement s’ajuste, souvent sans qu’il s’en rende compte.
Elle ne fait pas non plus l’impasse sur la douleur. Si vous avez vécu des traumatismes – une infidélité, des violences, une perte – l’hypnose peut vous aider à les intégrer, mais elle ne les efface pas. Elle vous donne des outils pour que ces événements ne contrôlent plus votre présent. Mais le travail demande du temps et de la régularité.
Enfin, l’hypnose ericksonienne ne vous demande pas de « croire » en quoi que ce soit. Vous pouvez être sceptique, dubitatif, voire carrément réfractaire. Cela n’empêche pas le processus. Milton Erickson disait souvent que la résistance est une forme de communication. Il ne la combattait pas, il l’utilisait. Si vous venez avec vos doutes, c’est parfait. On travaille avec.
« L’hypnose ne vous endort pas. Elle vous réveille à ce que vous savez déjà, mais que vous avez oublié. »
Vous n’avez pas besoin de vous engager sur un long parcours pour voir si l’hypnose ericksonienne peut vous aider. La première séance est souvent un temps d’exploration. On parle de ce qui vous amène, de votre histoire, de ce que vous avez déjà essayé. Et puis, on fait une petite expérience. On teste l’état de transe, même brièvement. Beaucoup de personnes me disent après : « Je ne pensais pas que c’était possible. Je me sentais juste… bien. Calme. »
Ce calme, c’est souvent la première chose qui revient. Et c’est énorme. Parce que dans l’épuisement, le calme est un luxe. Il vous permet de respirer, de voir les choses avec un peu de recul. Ce n’est pas une solution définitive, mais c’est une porte d’entrée.
Si vous êtes en couple, je vous propose de ne pas forcer votre partenaire à venir. Cela peut être contre-productif. Venez d’abord pour vous. Pour retrouver votre équilibre, votre confiance, votre capacité à être bien seul. Et quand vous serez mieux, vous verrez que la relation suivra. Parfois, l’autre viendra de lui-même, parce qu’il verra le changement. Parfois non. Mais dans tous les cas, vous aurez gagné quelque chose : vous ne serez plus seul dans votre souffrance.
En attendant de prendre rendez-vous, vous pouvez faire une chose simple, ce soir. Asseyez-vous dans un endroit calme. Fermez les yeux. Portez votre attention sur votre respiration, sans essayer de la modifier. Juste la sentir. Si des pensées arrivent, laissez-les passer, comme des nuages. Restez deux minutes. Pas plus. C’est un début. C’est une façon de dire à votre système nerveux : « On n’est pas en danger. On peut ralentir. »
Et si vous voulez aller plus loin, je suis là. Pas pour vous sauver, ni pour réparer votre couple à votre place. Mais pour vous accompagner sur ce chemin, à votre rythme, avec douceur et respect. Parce que vous méritez de retrouver l’apaisement, sans avoir à vous battre contre vous-même ou contre l’autre.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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