3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comment l'hypnose stoppe les scénarios qui se répètent.
Tu viens encore de vivre la même scène. Les mêmes mots, la même intonation, cette même sensation d’impuissance qui monte dans le ventre. Une dispute avec ton conjoint, un collègue, un parent. Et depuis le salon, pendant que la tension redescend, tu te répètes : « Mais pourquoi on en arrive toujours là ? »
Tu as tout essayé. Parler calmement, expliquer, te taire, partir en claquant la porte, ou au contraire t’accrocher bec et ongles pour être entendu. Rien n’y fait. Le scénario se rejoue, inlassablement, comme un disque rayé. Parfois tu crois avoir compris la leçon, tu te promets que la prochaine fois sera différente. Mais quand l’émotion revient, c’est plus fort que toi. Tu réagis exactement comme avant.
Si tu es là, c’est probablement parce que tu commences à soupçonner que le problème n’est pas dans l’autre. Pas dans son caractère, pas dans ce qu’il ou elle a dit. Le problème est ailleurs, plus profond. Et c’est une bonne nouvelle. Parce que ce que tu peux changer en toi, personne d’autre ne peut le faire à ta place.
L’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle sont des outils que j’utilise au quotidien avec des adultes qui vivent exactement ce que tu vis. Pas pour faire disparaître les conflits – ils font partie de la vie – mais pour sortir du cercle vicieux des disputes qui se répètent. Pour que tu retrouves une liberté intérieure que tu croyais avoir perdue.
Il y a quelques semaines, un homme est venu me voir. Sportif, cadre, plutôt posé. Il me dit : « Thierry, je n’en peux plus. Avec ma femme, on se dispute toujours pour la même chose. L’organisation des week-ends. Je propose quelque chose, elle le vit comme une critique, elle monte dans les tours, je me justifie, et on finit par ne plus se parler pendant deux jours. »
Je lui demande : « À quel moment exactement sens-tu que ça bascule ? » Il réfléchit. « Quand elle me dit “Tu penses toujours à toi d’abord”. Là, quelque chose se ferme en moi. Je veux prouver qu’elle a tort. Et plus je prouve, plus elle s’éloigne. »
Ce qu’il décrit, c’est un déclencheur. Une phrase, un geste, un silence qui active quelque chose en toi. Quelque chose qui n’a rien à voir avec la situation présente. C’est une mémoire émotionnelle, un schéma appris très tôt, parfois même avant que tu saches parler.
Quand tu es en pleine dispute, ton cerveau ne fonctionne pas en mode rationnel. Il passe en mode survie. L’amygdale, cette petite structure dans ton cerveau qui détecte les menaces, s’active. Elle ne fait pas la différence entre un danger réel – un prédateur – et un danger relationnel – une parole qui te fait sentir rejeté, humilié, incompris. Ta réaction est alors automatique, prévisible, et surtout involontaire.
C’est pour ça que les « bonnes résolutions » ne marchent pas. Tu peux décider cent fois de répondre calmement, si ton système nerveux est déjà en alerte, tu n’auras pas accès à cette décision au moment crucial. C’est comme essayer de freiner une voiture dont les freins sont coupés.
Le problème n’est pas que tu sois « mauvais communicant ». Le problème, c’est qu’une partie de toi a appris, un jour, que pour être en sécurité, il fallait réagir ainsi. Se défendre, attaquer, se taire, fuir. Et cette partie continue de te protéger, même quand ce n’est plus nécessaire.
L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, n’est pas un spectacle. Ce n’est pas un état de sommeil ni de perte de contrôle. C’est au contraire un état de conscience modifié, hyperfocalisé, où tu deviens plus réceptif à ce qui se passe en toi. Comme quand tu es tellement absorbé par un film que tu en oublies le temps qui passe.
Dans cet état, ton mental critique – cette voix intérieure qui analyse, juge, compare – se met en retrait. Tu accèdes alors directement à ton inconscient, là où sont stockés tes schémas automatiques. Là où se trouve le conducteur automatique qui te fait réagir toujours de la même façon.
Je ne te « programme » pas. Je ne te dicte pas ce que tu dois ressentir. Je t’accompagne pour que tu puisses, toi-même, aller modifier ce qui doit l’être. C’est un travail de précision, comme un horloger qui ajuste un mécanisme délicat.
Prenons un exemple concret. Imaginons que ton déclencheur soit la phrase « Tu ne m’écoutes jamais ». Dès que tu l’entends, tu sens une boule dans la gorge, ta mâchoire se serre, et tu as envie de répondre « Si je t’écoute, mais toi tu ne vois que ce qui ne va pas ». En hypnose, on va pouvoir revenir à ce moment précis, non pas pour le revivre douloureusement, mais pour observer ce qui se passe. Pour comprendre quelle partie de toi réagit. Et surtout, pour lui donner ce dont elle a besoin pour se calmer.
C’est là que l’IFS entre en jeu.
« Ce que tu appelles “ma colère” ou “ma peur” n’est pas toi. C’est une partie de toi qui essaie de t’aider, avec les moyens qu’elle a. Quand tu comprends cela, la dispute n’est plus un combat, elle devient une conversation intérieure. »
L’IFS, ou Internal Family Systems, est un modèle qui considère que notre esprit est composé de plusieurs « parties », chacune avec son rôle, son histoire, et ses bonnes intentions. Tu n’es pas un bloc homogène. Tu es une famille intérieure.
Quand tu es en pleine dispute, plusieurs parties sont en jeu. Il y a celle qui veut avoir raison, celle qui a peur d’être abandonné, celle qui se sent humiliée, celle qui veut fuir, celle qui veut frapper. Ces parties s’activent en cascade, souvent en une fraction de seconde.
Prenons un cas que j’ai accompagné récemment. Une femme, appelons-la Sophie, consultait pour des conflits répétés avec sa sœur. Chaque discussion sur l’organisation des vacances finissait en crise. Sophie disait : « Elle est égoïste, elle ne pense qu’à elle. »
En travaillant avec l’IFS, on a découvert qu’une partie de Sophie, très jeune, s’était sentie constamment mise de côté dans sa famille. Cette partie, on l’a appelée « la Petite Délaisseée ». Chaque fois que sa sœur faisait une proposition qui ne tenait pas compte d’elle, c’est cette partie qui s’activait. Et pour la protéger, une autre partie – « la Justicière » – prenait le contrôle et attaquait verbalement.
Sophie ne se rendait pas compte que ce n’était pas sa sœur adulte qui parlait, mais une partie blessée d’elle-même qui avait besoin d’être entendue et rassurée.
En hypnose, nous avons pu entrer en contact avec la Petite Délaisseée. Sophie a pu lui dire : « Je te vois, je sais que tu as eu mal. Mais aujourd’hui, je suis là, et je peux prendre soin de toi. » Cette simple reconnaissance a suffi à désactiver le réflexe de défense. Les disputes avec sa sœur ne se sont pas arrêtées du jour au lendemain, mais elles ont perdu leur intensité. Sophie pouvait dire : « Là, je sens que je réagis de façon disproportionnée. Est-ce qu’on peut faire une pause ? »
C’est ça, la clé. Quand tu connais tes parties, tu peux les entendre sans te laisser diriger par elles. Tu deviens le chef d’orchestre, pas l’instrument.
Il y a un autre mécanisme qui alimente les disputes répétitives. C’est ce qu’on appelle le triangle de Karpman, ou triangle dramatique. Il décrit trois rôles dans lesquels on peut se retrouver, souvent sans le savoir.
Il y a la Victime : « Je n’y peux rien, c’est toujours pareil, je suis impuissant. »
Le Persécuteur : « C’est de ta faute, tu ne changes jamais, tu es nul. »
Le Sauveur : « Laisse-moi faire, je vais t’aider, je sais ce qui est bon pour toi. »
Ce qui est fascinant, c’est qu’on peut passer d’un rôle à l’autre en une seule dispute. Tu commences en sauveur (« Je vais t’expliquer calmement »), l’autre ne réagit pas comme tu veux, tu deviens persécuteur (« Mais tu es borné ! »), et tu finis en victime (« De toute façon, personne ne me comprend »).
L’Intelligence Relationnelle, c’est la capacité à reconnaître dans quel rôle tu es, et à en sortir. Ce n’est pas un rôle « meilleur » qu’un autre. C’est la sortie du triangle elle-même qui est libératrice.
Comment l’hypnose t’aide là-dedans ? En te permettant de repérer, en direct, le moment où tu entres dans un rôle. C’est un entraînement. En séance, on travaille sur des situations précises. Je te guide pour que tu puisses, dans ton quotidien, sentir la différence entre « je suis en train de sauver l’autre » et « je suis présent, sans vouloir le changer ».
Un sportif que j’accompagne, footballeur en club, m’a dit un jour : « Avant, quand l’entraîneur me critiquait, je me fermais et je le vivais comme une injustice. Maintenant, je me dis : “Là, je me mets en victime. Est-ce que je peux juste écouter ce qu’il dit sans le prendre pour moi ?” » Ce petit décalage a transformé sa relation avec l’entraîneur et, par ricochet, ses performances.
Tu te demandes peut-être : « OK, mais concrètement, ça se passe comment en séance ? » Je vais te donner un aperçu.
Quand tu viens me voir pour des disputes répétitives, on ne va pas commencer par analyser des heures de conflit. On va d’abord installer un état de sécurité. Parce que pour explorer ce qui se joue en toi, il faut que ton système nerveux soit suffisamment calme.
En hypnose, je vais t’accompagner vers un état de détente profonde. Pas de relaxation de plage, mais un état où ton corps et ton esprit ralentissent. À ce moment-là, je peux te proposer de revenir sur une dispute récente, mais en restant dans une position d’observateur. Comme si tu regardais un film. Tu vois les personnages, tu entends les répliques, mais tu n’es plus complètement dedans.
C’est là que la magie opère. Quand tu peux observer sans être submergé, tu commences à voir les schémas. Tu identifies la phrase qui te déclenche, la sensation dans ton corps, la pensée automatique. Et surtout, tu identifies la partie de toi qui réagit.
Ensuite, toujours en hypnose, on va pouvoir dialoguer avec cette partie. Lui demander : « Qu’est-ce que tu essaies de faire pour moi ? De quoi as-tu peur si tu ne réagissais pas comme ça ? Qu’est-ce dont tu as besoin pour te sentir en sécurité ? »
Les réponses surprennent souvent. Une partie peut dire : « J’ai besoin qu’on me prenne au sérieux. » Ou : « J’ai peur d’être invisible. » Ou encore : « Je ne sais pas faire autrement. » Et à partir de là, on peut commencer à lui offrir une nouvelle façon de répondre.
C’est un processus. Ce n’est pas magique en une séance. Mais les changements sont souvent rapides et profonds. Parce que tu ne travailles pas sur un comportement de surface, tu travailles sur la racine.
« Ce qui se joue dans une dispute n’est jamais vraiment la dispute. C’est toujours une histoire plus ancienne, une blessure qui demande à être vue. Quand tu la regardes, elle cesse de hurler. »
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas faire que l’autre personne change. Elle ne va pas effacer les conflits de ta vie. Elle ne va pas te transformer en quelqu’un de parfaitement calme et zen en toutes circonstances.
Ce qu’elle fait, c’est te redonner le choix. Là où tu avais une réaction automatique, tu retrouves une capacité de réponse. Tu peux encore te fâcher, mais ce sera une colère choisie, pas une explosion subie. Tu peux encore avoir peur, mais cette peur ne te paralysera plus.
Un patient m’a dit après quelques séances : « Je me suis disputé avec ma femme hier. Mais c’était différent. Je me suis entendu hausser le ton, et je me suis dit “Tiens, je suis en train de monter” et j’ai pu respirer avant de continuer. On a fini par en rire. » Ce n’est pas l’absence de conflit, c’est la présence d’un espace entre le stimulus et la réaction.
C’est aussi important de dire que ce travail peut être inconfortable par moments. Revenir sur des blessures anciennes, même en toute sécurité, peut faire monter des émotions. C’est normal. Je suis là pour t’accompagner, à ton rythme. Tu ne vas jamais là où tu n’es pas prêt à aller.
Si tu te reconnais dans ce que j’ai décrit, tu as déjà fait un pas important. Celui de regarder la réalité en face : tu es fatigué de répéter les mêmes scénarios, et tu es prêt à essayer autre chose.
Voici ce que tu peux faire dès maintenant, sans attendre une séance.
D’abord, prends un carnet et note la dernière dispute qui t’a marqué. Pas pour accuser l’autre, mais pour toi. Note : quelle phrase a été le déclencheur ? Quelle sensation as-tu ressentie dans ton corps (poings serrés, gorge nouée, chaleur dans la poitrine) ? Quelle a été ta première pensée automatique (« Il/elle ne me respecte pas », « Je ne suis pas assez bien », « Ça sert à rien ») ? Et enfin, comment as-tu réagi ?
Ce simple exercice va commencer à créer un décalage. Tu passes de l’état « subi » à l’état « observé ». Tu deviens un scientifique de toi-même.
Ensuite, la prochaine fois que tu sens monter une dispute, essaye une chose : respire. Pas une respiration profonde de yoga, mais juste une pause. Dis-toi : « Je peux répondre dans cinq secondes. » Ce petit espace est souvent suffisant pour que la partie la plus réactive laisse la place à une partie plus calme.
Et si tu sens que tu as besoin d’aller plus loin, que ces outils ne suffisent pas, sache que je suis là. Je reçois à Saintes depuis 2014, et j’accompagne des adultes qui vivent exactement ce que tu vis. On ne va pas faire disparaître les disputes, on va faire en sorte qu’elles ne te définissent plus. Que tu retrouves une liberté relationnelle, avec les autres et avec toi-même.
Si tu veux en parler, sans engagement, tu peux me contacter. Une simple conversation, pour voir si ce que je propose résonne avec ce que tu traverses. Parfois, le premier pas est juste de dire : « J’aimerais que ça change. »
Tu n’es pas seul à vivre ça. Et tu n’es pas condamné à le revivre indéfiniment.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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