3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Osez poser vos besoins sans vous sentir égoïste.
Vous arrive-t-il de dire oui alors que tout votre être crie non ? Cette amie qui vous demande un service alors que vous êtes déjà débordé, ce collègue qui vous refile une tâche à la dernière minute, ce membre de la famille qui vous impose sa visite sans prévenir… Vous ouvrez la bouche, et le mot qui sort est « oui ». Puis, une fois seul, vous vous en voulez.
Je reçois régulièrement des personnes comme vous, des adultes qui viennent me voir en consultation à Saintes. Ils me disent : « Je sais que je devrais dire non, mais je n’y arrive pas. J’ai peur de décevoir, de passer pour un égoïste, ou de briser la relation. » Et derrière cette peur, il y a souvent une fatigue immense, une accumulation de compromis qui pèsent sur leur énergie et leur estime d’eux-mêmes.
Prenons l’exemple de Claire, 38 ans, responsable marketing. Elle venait en séance épuisée, stressée par son travail et ses relations. Elle acceptait toutes les sollicitations : les heures supplémentaires, les sorties qu’elle n’avait pas envie de faire, les demandes d’aide de ses proches. Chaque « oui » la vidait un peu plus. Quand je lui ai demandé ce qui se passait en elle quand elle voulait dire non, elle a répondu : « Une boule dans le ventre, une voix qui me dit que je vais faire de la peine, que je suis une mauvaise personne si je refuse. »
Ce mécanisme n’est pas un défaut de caractère. C’est un conditionnement. Il s’est construit au fil du temps, souvent depuis l’enfance, quand on nous a appris qu’être gentil, c’était obéir, et qu’être aimable, c’était ne pas contrarier les autres. Mais ce conditionnement peut se défaire, et l’hypnose est un outil puissant pour y parvenir.
La culpabilité que vous ressentez en disant non n’est pas une fatalité. Elle repose sur des croyances que vous avez intégrées, souvent sans même vous en rendre compte. Ces croyances agissent comme des programmes automatiques dans votre esprit.
Voici les plus fréquentes que j’observe chez les personnes que j’accompagne :
Ces croyances se sont installées dans votre inconscient comme des réflexes. Quand quelqu’un vous demande quelque chose, votre cerveau active automatiquement ces schémas, et la culpabilité surgit avant même que vous ayez le temps de réfléchir. L’hypnose permet d’aller déprogrammer ces schémas.
« Dire non, ce n’est pas rejeter l’autre. C’est choisir de ne pas se trahir soi-même. » — Thierry Sudan
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise dans ma pratique, ne vous endort pas et ne vous fait pas perdre le contrôle. C’est un état de conscience modifié, proche de la rêverie ou de l’état qui précède le sommeil. Dans cet état, votre esprit critique se détend, et votre inconscient devient plus réceptif aux suggestions.
Concrètement, voici comment je travaille avec une personne qui veut dire non sans culpabilité :
Explorer les origines : En état d’hypnose, je la guide pour qu’elle revisite les premières fois où elle a appris à taire ses besoins. Parfois, c’est une scène d’enfance : un parent qui disait « sois gentil, ne fais pas de peine », ou une situation où dire non a été suivi d’une punition ou d’un rejet. En revisitant cette scène avec les ressources d’aujourd’hui, la personne peut la recontextualiser.
Déprogrammer les croyances : Je propose des métaphores et des suggestions qui aident à remplacer les vieux automatismes. Par exemple, j’utilise l’image d’un vieux programme informatique qui tourne en boucle, et je suggère de l’arrêter pour installer un nouveau logiciel, plus adapté.
Instaurer un nouveau réflexe : L’hypnose permet de créer un « ancrage », un signal corporel qui déclenche un état de calme et de confiance. Quand la personne se sent prise dans la culpabilité, elle peut activer cet ancrage pour retrouver son équilibre et dire non avec sérénité.
Prenons l’exemple de Marc, 45 ans, dirigeant d’une petite entreprise. Il venait en consultation parce qu’il ne supportait plus de dire oui à toutes les demandes de ses clients et de ses employés. Il se sentait utilisé et épuisé. En hypnose, nous avons travaillé sur une scène où, enfant, il avait appris que pour être aimé, il devait être serviable. Nous avons transformé cette croyance en une nouvelle : « Je peux être aimé tout en respectant mes limites. » Après quelques séances, Marc a commencé à dire non à des demandes abusives, sans culpabilité, et il a même constaté que ses relations s’amélioraient : ses clients le respectaient davantage.
L’hypnose ne fait pas de miracle du jour au lendemain. Elle amorce un changement, mais vous devez ensuite l’ancrer dans votre quotidien. C’est un entraînement, comme un sport.
Avant de vouloir dire non sans culpabilité, il est utile de reconnaître si vous êtes concerné. Voici des signes qui indiquent que votre capacité à poser des limites est entravée :
Si vous reconnaissez plusieurs de ces signes, sachez que vous n’êtes pas seul. Des centaines de personnes viennent me consulter pour ces mêmes raisons. Et la bonne nouvelle, c’est que cela peut changer.
Dans mon cabinet à Saintes, j’utilise souvent l’hypnose en complément de deux autres approches : l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle. Ces outils permettent de travailler en profondeur sur les parties de vous qui résistent au changement.
L’IFS part du principe que notre psyché est composée de plusieurs « parties », comme des sous-personnalités. Par exemple, il y a peut-être en vous une partie « people pleaser » qui veut faire plaisir à tout prix, et une partie « juge intérieur » qui vous critique quand vous n’y arrivez pas. L’hypnose permet d’entrer en contact avec ces parties, de comprendre leur rôle protecteur, et de les apaiser.
L’Intelligence Relationnelle, elle, vous apprend à communiquer vos limites de manière claire et respectueuse. Dire non, ce n’est pas juste prononcer le mot « non ». C’est aussi savoir le formuler sans agressivité, sans justification excessive, et sans culpabilité. Par exemple, au lieu de dire « Je suis désolé, je ne peux pas, je suis vraiment débordé, j’espère que tu ne m’en veux pas », vous pouvez dire simplement : « Je ne peux pas ce week-end. Peut-être une autre fois. »
Ces deux approches se marient très bien avec l’hypnose. L’hypnose ouvre la porte de l’inconscient, l’IFS identifie les résistances, et l’Intelligence Relationnelle vous donne les outils concrets pour agir dans la vie réelle.
Voici des pistes concrètes, que vous pouvez commencer à appliquer dès aujourd’hui :
Prenez un temps de pause : Quand quelqu’un vous demande quelque chose, ne répondez pas immédiatement. Dites : « Laisse-moi réfléchir, je te réponds dans cinq minutes. » Ce temps vous permet de vous reconnecter à vos besoins, au lieu de répondre automatiquement par oui.
Utilisez le « non » clair et sans justification : Vous n’avez pas à vous expliquer longuement. Un « non » simple est souvent plus respectueux qu’un « oui » forcé suivi de ressentiment. Exemple : « Non, je ne peux pas t’aider à déménager ce samedi. » Si l’autre insiste, répétez votre non sans vous justifier.
Proposez une alternative si vous le souhaitez vraiment : Si vous voulez dire non mais que vous tenez à la relation, vous pouvez ajouter une proposition. Exemple : « Je ne peux pas ce week-end, mais je suis disponible le mercredi suivant. » Cela montre que vous êtes bienveillant, sans vous sacrifier.
Ancrez la sensation de calme : Avant une situation où vous risquez de dire oui sous pression, fermez les yeux et respirez profondément. Imaginez un moment où vous vous êtes senti fort et aligné. Associez cette sensation à un geste, comme toucher votre poignet. Quand vous sentez la culpabilité monter, faites ce geste pour retrouver votre centre.
Commencez par des petits non : Ne cherchez pas à dire non à une demande importante tout de suite. Entraînez-vous sur des petites choses : refuser un café, décliner une invitation anodine, dire que vous préférez un autre plat. Chaque petit non renforce votre muscle d’affirmation.
« Dire non, ce n’est pas un refus de l’autre. C’est une affirmation de soi. » — Thierry Sudan
La culpabilité ne disparaît pas du jour au lendemain. Elle peut revenir, surtout au début. C’est normal. Votre cerveau a des années de conditionnement derrière lui. L’important n’est pas de ne jamais ressentir de culpabilité, mais de ne pas la laisser dicter vos décisions.
Quand la culpabilité surgit, accueillez-la sans la juger. Dites-vous : « Ah, voilà cette vieille habitude qui refait surface. C’est normal, elle est en train de se défaire. » Puis, respirez, et rappelez-vous pourquoi vous avez dit non : pour préserver votre énergie, votre santé, votre équilibre. Vous n’êtes pas responsable des émotions des autres. Vous êtes responsable de vous-même.
Un jour, une patiente m’a dit : « J’ai dit non à ma sœur pour garder ses enfants ce week-end. J’ai eu une boule au ventre pendant une heure. Mais ensuite, je me suis sentie légère. » Cette légèreté, c’est la liberté de ne plus se trahir.
Dire non sans culpabilité, ce n’est pas devenir froid ou distant. C’est apprendre à se respecter suffisamment pour poser des limites saines. C’est comprendre que votre bien-être n’est pas négociable, et que les relations qui comptent vraiment résistent à un non posé avec bienveillance.
Si vous lisez ces lignes et que vous vous reconnaissez, sachez que vous n’êtes pas condamné à rester prisonnier de vos automatismes. L’hypnose, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle sont des chemins possibles pour vous libérer. Je les utilise chaque jour avec les personnes qui viennent me voir à Saintes, et je vois des transformations réelles : des hommes et des femmes qui retrouvent leur voix, leur énergie, leur joie de vivre.
Vous méritez de dire oui à ce qui vous fait du bien, et non à ce qui vous épuise. Vous méritez de poser vos besoins sans vous sentir égoïste. Et si ce chemin vous semble difficile, vous n’avez pas à le faire seul.
Je vous reçois en consultation à Saintes, en face à face ou en visio. Si vous sentez que le moment est venu de changer, prenez contact avec moi. Nous commencerons par un échange simple, sans engagement, pour voir si je peux vous accompagner.
Prenez soin de vous. Vous êtes la personne la plus importante de votre vie.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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