3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comprendre le blocage et retrouver votre voix.
Tu poses ton téléphone sur le bureau. Le message est pourtant clair : « Tu peux t’occuper de ce dossier en urgence ? Merci. » Trois petits mots qui te coupent le souffle. Ta journée est déjà pleine, tu as promis à tes enfants d’être à l’heure ce soir, et pourtant tes doigts tapent : « Oui, pas de souci. »
Pourquoi ? Pourquoi ce « non » qui te brûle les lèvres reste coincé dans ta gorge ? Pourquoi tu dis oui alors que tout en toi crie non ? Tu n’es pas seul·e. Cette scène, je la vois plusieurs fois par semaine dans mon cabinet à Saintes. Des adultes compétents, reconnus, qui s’épuisent à dire oui par peur de dire non. Et si ce n’était pas un manque de courage, mais un mécanisme que ton corps a appris pour te protéger ?
Dans cet article, je vais t’expliquer ce qui se joue vraiment quand tu n’oses pas dire non au travail, et comment l’hypnose ericksonienne, combinée à d’autres approches, peut t’aider à retrouver ta voix sans te sentir coupable.
Quand Camille est venue me voir pour la première fois, elle avait 34 ans et un poste à responsabilités dans une collectivité locale. Elle arrivait au cabinet avec une boule au ventre. « Je n’en peux plus, Thierry. Je rentre chez moi épuisée, je n’ai plus d’énergie pour mes enfants, et pourtant je continue à accepter toutes les missions qu’on me donne. »
Je lui ai demandé ce qui se passait dans son corps au moment où on lui demandait quelque chose d’imprévu. Sa réponse m’a éclairé : « J’ai l’impression qu’on va me juger. Que si je refuse, on va penser que je ne suis pas capable. »
Ce n’est pas une faiblesse. C’est un réflexe de survie. Notre cerveau, en particulier l’amygdale cérébrale, est programmé pour détecter les menaces sociales. Dans l’histoire de l’humanité, être exclu d’un groupe signifiait la mort. Dire non à un supérieur ou à un collègue peut activer, inconsciemment, la même alarme qu’un danger physique. Le corps se tend, le rythme cardiaque s’accélère, et la seule issue que trouve ton système nerveux, c’est de dire oui pour apaiser la menace.
Sauf que le prix à payer est lourd : épuisement, ressentiment, perte d’estime de soi. Tu deviens un exécutant efficace, mais tu perds ton pouvoir personnel.
« Dire non, ce n’est pas rejeter l’autre. C’est choisir de ne pas se trahir soi-même. »
Ce que tu vis n’est pas un défaut de caractère. C’est une réponse apprise, souvent depuis l’enfance, et qui peut se désapprendre. L’hypnose permet de contourner les défenses du mental pour aller modifier ce schéma à la racine.
Prenons le temps de comprendre ce qui se passe dans ta tête. Imagine que tu es dans une réunion. Ton chef lance : « Qui peut prendre le lead sur le projet X pour la semaine prochaine ? » Tu sais que tu n’as pas le temps. Pourtant, avant même que tu aies pu réfléchir, ta main se lève.
Ce n’est pas de la faiblesse. C’est un conditionnement qui repose sur trois piliers :
Je me souviens d’un patient, Marc, 42 ans, commercial dans une entreprise de services. Il me disait : « Quand je dis non, je me sens égoïste. J’ai l’impression de laisser tomber l’équipe. » En réalité, Marc n’était pas égoïste. Il était prisonnier d’un scénario intérieur qui lui disait : « Un bon collègue est toujours disponible. »
Ce scénario, il l’avait construit enfant, en étant le fils aîné qui devait s’occuper de ses frères et sœurs. À l’époque, dire non n’était pas une option. Aujourd’hui, son cerveau continue à appliquer la même règle, même si le contexte a changé.
L’hypnose ericksonienne permet de repérer ces scénarios automatiques et de les réécrire. Pas en les effaçant, mais en offrant à ton esprit une alternative plus adaptée à ta vie d’adulte.
L’hypnose que je pratique n’a rien à voir avec un spectacle de scène. C’est un état de conscience modifié, naturel, que tu vis déjà plusieurs fois par jour sans le savoir : quand tu es absorbé par un film, quand tu conduis sur une route familière sans te souvenir du trajet, quand tu rêvasses devant ta tasse de café.
Dans cet état, le mental critique ralentit. Les défenses que tu as construites pour te protéger s’assouplissent. On peut alors accéder à la partie de toi qui a décidé, un jour, qu’il était dangereux de dire non.
Je ne te fais pas « obéir » à des suggestions. Je t’accompagne à retrouver tes propres ressources. Concrètement, voici comment on travaille :
Étape 1 : L’accueil de la partie qui a peur En IFS (Internal Family Systems), on considère que chaque comportement problématique est porté par une « partie » de nous qui a une intention positive. La partie qui te pousse à dire oui tout le temps essaie probablement de te protéger du conflit ou du rejet. Avant de la changer, on l’écoute. On la remercie. C’est contre-intuitif, mais c’est ce qui permet de désamorcer son pouvoir.
Étape 2 : La dissociation douce Sous hypnose, je peux te proposer de visualiser la situation qui te bloque comme si tu la regardais sur un écran. Tu deviens spectateur de la scène, pas acteur. Cette distance te permet d’observer tes réactions sans les subir. Tu vois le moment où la boule se forme dans ta gorge, où la main se lève. Et tu réalises que tu as le choix.
Étape 3 : L’ancrage d’une nouvelle réponse On installe une ressource : un souvenir où tu t’es senti·e calme, fort·e, légitime. On ancre cette sensation par un geste (une main sur le cœur, une respiration). Puis, en état d’hypnose, on associe cette ressource à la situation de dire non. Progressivement, ton cerveau apprend que dire non peut rimer avec sécurité et respect de soi.
« Ce n’est pas la peur qu’il faut chasser. C’est la certitude d’avoir le droit de dire non qu’il faut retrouver. »
Une patiente, Élodie, cadre dans la santé, m’a raconté après quelques séances : « La première fois que j’ai dit non à mon chef, j’avais les mains moites. Mais à l’intérieur, quelque chose s’était détendu. Il n’a pas explosé. Il a juste dit “OK, on verra plus tard”. Mon monde ne s’est pas effondré. »
Et c’est là le vrai point : la plupart de nos peurs sont des scénarios catastrophes que notre mental a écrits sans nous consulter. L’hypnose permet d’écrire un nouveau scénario.
L’hypnose seule ne suffit pas toujours. Parce que dire non, ce n’est pas seulement un blocage intérieur, c’est aussi une compétence relationnelle. On peut avoir levé la peur intérieure, mais ne pas savoir comment formuler son refus sans heurter l’autre.
C’est là que l’Intelligence Relationnelle entre en jeu. Cette approche, que j’utilise en complément de l’hypnose, t’apprend à dire non en restant en lien avec l’autre. L’idée n’est pas de devenir rigide ou froid, mais de poser une limite claire sans agressivité ni fuite.
Voici un cadre simple que je transmets à mes patients :
Le refus en trois temps :
Ce n’est pas magique. Certaines personnes vont insister. Mais tu n’es pas responsable de la réaction de l’autre. Tu es responsable de poser ta limite.
Un patient, Julien, commercial dans une PME, avait peur de perdre des clients en disant non. On a travaillé cette phrase : « Je ne peux pas vous livrer en deux jours, mais je peux vous garantir une qualité irréprochable en cinq jours. » Résultat ? Le client a préféré attendre plutôt que d’aller chez un concurrent. Parce qu’un « non » bien formulé renforce la confiance.
L’hypnose t’aide à te sentir légitime de dire non. L’intelligence relationnelle te donne les mots pour le faire. Les deux combinées, c’est une libération.
L’IFS (Internal Family Systems) est un modèle que j’intègre souvent dans mes accompagnements. Il repose sur une idée simple : nous sommes tous faits de multiples « parties » qui ont des rôles, des peurs, des croyances. Il n’y a pas de parties « mauvaises », seulement des parties qui tentent de nous protéger avec des moyens parfois limités.
Quand tu n’oses pas dire non, c’est souvent une partie que j’appelle « la gardienne de la paix » qui prend le contrôle. Elle a été créée pour éviter les conflits, pour que tu restes aimé·e, pour que personne ne se fâche contre toi.
Le problème, c’est que cette partie ne connaît pas les nuances de ta vie adulte. Elle fonctionne encore avec les règles de ton enfance : « Si je dis non, maman va être triste », « Si je refuse, papa va se fâcher ». Aujourd’hui, face à ton chef ou ton collègue, c’est cette même partie qui réagit.
L’IFS permet d’entrer en dialogue avec cette partie, de la remercier pour son travail, et de lui montrer que tu es maintenant capable de gérer les relations autrement. Tu deviens le « leader » de ton système intérieur, et non plus le jouet de tes parties.
Un exemple concret : Sophie, 38 ans, infirmière libérale. Elle ne refusait jamais un appel de garde, même le week-end. Sous hypnose, on a rencontré la partie qui la poussait à accepter. C’était une petite fille qui avait peur de décevoir ses parents en n’étant pas « parfaite ». En quelques séances, Sophie a pu rassurer cette partie : « Tu n’as plus besoin de faire tout pour être aimée. Tu es déjà aimable telle que tu es. » Aujourd’hui, elle pose ses limites sans culpabilité.
« Protéger les autres, c’est noble. Mais pas au point de te sacrifier toi-même. »
Voici une perspective que je partage souvent avec les sportifs que j’accompagne en préparation mentale. Un coureur qui ne sait pas dire non à un entraînement supplémentaire finira blessé. Un footballeur qui accepte tous les matchs amicaux s’épuise avant la compétition. Leur problème n’est pas le non, c’est qu’ils n’écoutent pas leur oui intérieur.
Quel est ton oui ? Qu’est-ce qui est vraiment important pour toi ? Si tu ne le sais pas, tu diras oui à tout par défaut.
Je te propose un exercice simple, que tu peux faire maintenant :
Prends une feuille. Note trois choses pour lesquelles tu veux dire OUI dans ta vie professionnelle. Pas ce que les autres attendent de toi, mais ce qui te fait vibrer, ce qui te nourrit.
Exemple :
Maintenant, pose-toi cette question : « Si je dis OUI à ces trois choses, à quoi suis-je obligé·e de dire NON ? »
La réponse te donne ta priorité. Dire non à une réunion inutile, c’est dire oui à ton temps de création. Dire non à une mission supplémentaire, c’est dire oui à ta famille.
L’hypnose peut t’aider à clarifier ce oui intérieur. Parce que souvent, on a tellement l’habitude de répondre aux attentes des autres qu’on ne sait même plus ce qu’on veut vraiment.
Tu n’as pas besoin d’attendre une séance d’hypnose pour faire un premier pas. Voici trois actions concrètes que tu peux mettre en place cette semaine :
1. Le « non » d’entraînement Choisis une situation à faible risque. Par exemple, refuser un café qu’on te propose alors que tu n’en as pas envie. Ou dire « Je préfère ne pas donner mon avis maintenant, je réfléchis » lors d’une réunion. C’est petit, mais ça entraîne ton cerveau à tolérer l’inconfort du refus.
2. La technique du délai Quand on te demande quelque chose, ne réponds pas immédiatement. Dis : « Je regarde mon planning et je te reviens dans 10 minutes. » Ce temps te permet de sortir de l’automatisme et de choisir consciemment.
3. Le dialogue intérieur Avant de dire oui par réflexe, pose-toi cette question : « Si j’accepte, est-ce que je vais le regretter dans une heure ? » Si la réponse est oui, c’est un signal que tu es en train de trahir ton besoin.
Ces exercices sont des petites brèches dans le mur du conditionnement. L’hypnose viendra ensuite élargir ces brèches pour que dire non devienne aussi naturel que respirer.
Je ne vais pas te promettre qu’après une séance d’hypnose, tu deviendras un·e expert·e du non catégorique. Ce n’est pas le but. Le but, c’est que tu retrouves la liberté de choisir. Que tu puisses dire oui parce que tu le veux vraiment, et non parce que tu ne sais pas dire non.
Les personnes que j’accompagne à Saintes me disent souvent : « Je ne pensais pas que c’était possible. J’ai l’impression d’avoir retrouvé une partie de moi que j’avais perdue. » Et c’est exactement ça. L’hypnose ne te donne pas un pouvoir magique, elle te reconnecte à ta propre autorité intérieure.
Tu es la seule personne qui sait ce qui est bon pour toi. Pas ton chef, pas tes collègues, pas ta famille. Toi.
Si cet article résonne avec ce que tu vis, si tu te reconnais dans cette difficulté à poser tes limites, sache que tu n’es pas seul·e. Mon cabinet à Saintes est un espace où tu peux venir déposer cette charge, sans jugement. On prendra le temps d’écouter la partie de toi qui a peur, et on construira ensemble un chemin vers plus de liberté.
Tu peux me contacter par téléphone ou via le site thierrysudan.com. Un premier échange gratuit permet de voir si l’hypnose est adaptée à ta situation.
En attendant, souviens-toi de cette phrase que je dis souvent à mes patients : « Dire non à ce qui t’épuise, c’est dire oui à ce qui te fait vivre. »
Alors, à quoi veux-tu dire oui aujourd’hui ?
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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