3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Un outil rapide pour les moments de crise.
Tu fermes les yeux et tu sens cette tension dans le ventre. Cette boule qui serre, qui bloque, qui te coupe le souffle. Peut-être que c’est arrivé ce matin, en voyant un message, en entendant une voix, ou simplement en repensant à cette conversation qui tourne en boucle dans ta tête. Ce n’est pas une grande crise, pas une urgence vitale. Mais c’est ce sentiment diffus d’insécurité, comme si le sol se dérobait sous tes pieds. Tu sais de quoi je parle ? Ce moment où tout semble instable, où tu as besoin de te raccrocher à quelque chose, mais tu ne sais pas à quoi.
Moi, Thierry, je vois ça tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des adultes comme toi, qui traversent des moments de fragilité, et qui cherchent une bouée. Pas une solution miracle, mais un outil concret, rapide, pour retrouver un peu de calme quand tout vacille. L’hypnose ericksonienne, que j’utilise depuis 2014, propose exactement ça : un protocole court, simple, que tu peux faire seul en dix minutes, pour te sentir en sécurité, même quand le chaos semble tout emporter.
Alors, si tu es prêt, je vais te guider pas à pas. Mais avant, un avertissement honnête : cet outil ne résout pas tout. Il ne va pas effacer la source de ton malaise, ni réparer une relation abîmée. Ce qu’il fait, c’est te donner un point d’ancrage, un refuge temporaire pour que tu puisses respirer, te recentrer, et ensuite faire face. C’est comme un parapluie dans une tempête : il ne fait pas cesser la pluie, mais il t’empêche d’être trempé jusqu’aux os. Et parfois, ça suffit pour continuer à marcher.
Pourquoi ton cerveau te joue des tours quand tu ne te sens pas en sécurité
Avant de plonger dans le protocole, il faut comprendre ce qui se passe dans ta tête quand l’insécurité te submerge. Tu n’es pas faible, tu n’es pas trop sensible. C’est biologique. Ton cerveau, depuis des millénaires, est programmé pour détecter les menaces. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, les menaces ne sont plus des tigres aux dents acérées, mais des regards, des silences, des jugements, ou même tes propres pensées.
Quand tu te sens en insécurité, c’est ton système nerveux sympathique qui s’active, la partie de toi qui prépare la lutte ou la fuite. Ton rythme cardiaque s’accélère, ta respiration devient courte, tes muscles se tendent. C’est normal. Mais si ça dure, si tu restes coincé dans cet état, tu t’épuises. Tu deviens hypervigilant, tu interprètes tout comme dangereux. Tu vois des conflits là où il n’y en a pas, tu anticipes des catastrophes. C’est ce que je vois souvent chez les personnes qui viennent me voir : elles sont en mode survie permanent.
Un exemple anonymisé : Sophie, une femme de 35 ans, commerciale. Elle venait me voir parce qu’elle avait des crises d’angoisse avant chaque appel client. En apparence, ça allait. Mais dans sa tête, elle revivait un épisode ancien : un chef qui l’avait humiliée en réunion. Son cerveau avait associé le téléphone à cette menace. Résultat : chaque sonnerie déclenchait une mini-panique. Son système nerveux ne faisait pas la différence entre le passé et le présent. C’est ça, le piège.
L’hypnose, elle, permet de réinitialiser ce système. Elle t’emmène dans un état de conscience modifié, où ton cerveau peut se calmer, se reconnecter à la sécurité. Ce n’est pas magique, c’est neurobiologique. En dix minutes, tu peux activer ton système nerveux parasympathique, celui qui gère le repos et la digestion. Tu passes de la lutte à la détente. Et ça, c’est puissant.
“Le sentiment d’insécurité n’est pas une faiblesse, c’est un signal. L’hypnose t’apprend à l’écouter sans te laisser submerger.”
Étape 1 : Créer un espace sûr dans ton corps
Le premier geste du protocole, c’est de trouver un point d’ancrage physique. Pourquoi ? Parce que ton corps est le premier à réagir à l’insécurité. Si tu peux apaiser ton corps, ton mental suit. Je vais te demander de faire quelque chose de très simple, mais qui demande un peu d’attention.
Assieds-toi confortablement, les pieds à plat sur le sol. Ferme les yeux si tu peux, sinon fixe un point devant toi. Prends une respiration lente, par le nez, en comptant jusqu’à quatre. Puis expire par la bouche, en comptant jusqu’à six. L’expiration plus longue que l’inspiration, c’est le secret pour calmer le système nerveux. Fais ça trois fois.
Maintenant, pose une main sur ton ventre, juste sous le nombril. L’autre main, pose-la sur ton cœur. Tu sens la chaleur de tes paumes ? C’est ça, l’ancrage. Tu n’as pas besoin de faire quoi que ce soit d’autre. Reste là, à sentir le mouvement de ta respiration sous tes mains. Si ton esprit s’évade, ramène-le doucement à cette sensation. Pas de jugement. Juste toi, tes mains, ton souffle.
Pendant ce temps, je veux que tu imagines un lieu. Pas forcément réel. Ça peut être une plage, une forêt, un coin de ta chambre d’enfant. L’important, c’est que ce lieu te procure un sentiment de sécurité absolue. Tu n’as pas à le décrire à voix haute. Juste le ressentir. La texture de l’air, la lumière, les sons. Si rien ne vient, invente. Ton cerveau ne fait pas la différence entre un souvenir et une imagination vive.
Cette étape dure deux à trois minutes. Ne la brûle pas. C’est la fondation de tout le protocole. Sans ancrage, tu risques de rester dans la tête, à analyser, à contrôler. L’hypnose, ce n’est pas du contrôle, c’est du lâcher-prise. Et ce lâcher-prise commence par le corps.
Étape 2 : Installer un signal de sécurité
Maintenant que tu as ce lieu ou cette sensation, on va le renforcer avec un signal. Tu vas choisir un geste simple, discret, que tu pourras reproduire à tout moment, même en public. Par exemple : presser le pouce et l’index ensemble, ou toucher ton poignet, ou poser ta main sur ta cuisse. Choisis un geste qui ne se remarque pas trop, mais que tu peux faire sans attirer l’attention.
Une fois que tu as choisi, je veux que tu associes ce geste à ton sentiment de sécurité. Comment faire ? Reprends ta respiration lente, reviens dans ton lieu sûr. Quand tu sens ce calme monter, cette chaleur dans le ventre, cette détente dans les épaules, exécute ton geste. Appuie légèrement pouce et index. Reste quelques secondes. Puis relâche.
Recommence trois ou quatre fois. À chaque fois, tu renforces l’association neuronale entre le geste et l’état de sécurité. C’est du conditionnement, comme Pavlov avec ses chiens, sauf que tu n’as pas besoin de cloche. Ce geste devient ton interrupteur. Quand tu te sens submergé, tu le fais, et ton cerveau se rappelle : “Ah oui, je suis en sécurité.” Ça ne marchera pas du premier coup. Il faut de la répétition. Mais après quelques jours, c’est un réflexe.
Un exemple : Julien, un footballeur que j’accompagne en préparation mentale. Avant chaque match, il sentait la pression monter, le trac. Il avait choisi de toucher son épaule droite avec sa main gauche, un geste qu’il faisait discrètement avant le coup d’envoi. En trois séances, il a pu réduire son anxiété de manière significative. Il ne s’agit pas de supprimer l’émotion, mais de la réguler.
Ce signal, tu peux l’utiliser dans la vie quotidienne. Avant une réunion, après une dispute, quand tu te sens vulnérable. C’est ton bouton de sécurité. Mais attention : ça ne remplace pas un travail plus profond. Si tu vis une insécurité chronique, liée à des traumatismes ou des schémas relationnels, ce signal est un pansement, pas une guérison. Il te permet de tenir, mais il faut ensuite creuser.
Étape 3 : La visualisation de la bulle protectrice
On passe à la partie la plus créative du protocole. Tu vas imaginer autour de toi une bulle. Pas une bulle rigide, mais une membrane souple, comme une bulle de savon, qui te protège tout en restant perméable à ce qui est bon. Pourquoi une bulle ? Parce que l’insécurité vient souvent d’une sensation d’envahissement : les émotions des autres, les pressions extérieures, les bruits. Une bulle, c’est une frontière.
Ferme les yeux si ce n’est pas déjà fait. Visualise cette bulle qui t’entoure, à un mètre de distance environ. Elle a une couleur. Choisis-la. Peut-être qu’elle est dorée, ou bleue, ou transparente avec des reflets. Peu importe. Ce qui compte, c’est qu’elle te semble solide, mais pas étouffante. Tu peux encore voir, entendre, respirer à travers. Simplement, elle filtre ce qui te fait du mal.
Maintenant, je veux que tu testes ta bulle. Imagine une situation qui te mettrait mal à l’aise. Par exemple, quelqu’un qui te parle durement. Dans ta visualisation, cette personne est devant toi, mais sa voix est assourdie, ses paroles glissent sur la bulle comme de l’eau sur une vitre. Tu les entends, mais elles ne t’atteignent pas. Tu es à l’intérieur, calme, centré. Respire.
Si tu sens une résistance, si la bulle se déchire ou si tu te sens oppressé, c’est normal. Cela signifie que ton système nerveux est en alerte. Ne force pas. Reviens à l’étape 1, à la main sur le ventre. Réinstalle ta sécurité. Puis réessaie, mais avec une menace moins forte. Peut-être juste un bruit désagréable, pas une personne. L’idée est de construire progressivement ta confiance dans cette bulle.
Cette visualisation, tu peux la faire en deux ou trois minutes. Mais plus tu la pratiques, plus elle devient automatique. Au bout d’un moment, tu n’auras même plus besoin de fermer les yeux. Un simple rappel mental de la bulle, et ton corps se détend.
“La sécurité ne vient pas de l’absence de menace, mais de la capacité à créer une distance intérieure entre toi et ce qui te menace.”
Étape 4 : L’auto-suggestion pour renforcer la stabilité
Tu es maintenant ancré, tu as ton signal, tu as ta bulle. Il est temps de verbaliser. L’hypnose ericksonienne utilise beaucoup les suggestions indirectes, mais ici, on va faire simple : tu vas te répéter une phrase courte, comme un mantra. Pas n’importe quelle phrase. Elle doit être crédible pour ton cerveau, pas trop éloignée de ton état actuel.
Par exemple, si tu es en pleine crise, ne te dis pas “Je suis totalement serein”. Ton cerveau ne va pas y croire et ça va créer une dissonance. À la place, dis-toi : “Je peux trouver un peu de calme maintenant.” Ou : “Je suis capable de respirer lentement.” Ou : “Cette sensation est temporaire, elle va passer.” Choisis une phrase qui te semble juste, même à 50%.
Répète-la à voix basse ou dans ta tête, en synchronisant avec ta respiration. Inspire, expire, répète. Fais ça cinq ou six fois. Puis, laisse la phrase s’effacer. Tu n’as pas besoin de t’y accrocher. Laisse-la flotter dans ton esprit. Souvent, après quelques répétitions, une autre phrase surgit, plus personnelle. Laisse-la venir.
J’ai vu des personnes utiliser des suggestions très simples, comme “Je suis en sécurité ici et maintenant”. Mais pour d’autres, ça ne marche pas parce que leur corps ne le ressent pas. Dans ce cas, on adapte : “Je peux apprendre à me sentir en sécurité.” C’est plus doux, plus réaliste. L’auto-suggestion n’est pas un ordre, c’est une invitation.
Un patient, Marc, 42 ans, venait pour des crises d’angoisse liées à son travail. Il avait une phrase qui le faisait sourire : “Je suis comme un arbre, solide mais flexible.” Il la répétait en se touchant le sternum. Ça lui rappelait une image de lui-même qu’il aimait. L’humour, la poésie, ça compte. Ton cerveau adore les métaphores.
Étape 5 : Intégrer le protocole dans ta vie quotidienne
Tu as maintenant un protocole complet en cinq étapes : ancrage corporel, signal de sécurité, bulle protectrice, auto-suggestion, et un retour progressif à la conscience. Mais un outil ne sert à rien si tu ne l’utilises pas. Alors, comment l’intégrer ?
D’abord, choisis un moment de la journée pour le pratiquer. Pas en pleine crise, pas encore. Au calme. Le matin, avant de te lever, ou le soir, avant de dormir. Trois minutes suffisent. Refais les étapes, même si tu n’en as pas besoin. C’est comme un entraînement. Plus tu répètes, plus le circuit neuronal se renforce.
Ensuite, crée un déclencheur. Par exemple, chaque fois que tu passes une porte, touche ton poignet (ton signal) et prends une respiration. Ou quand tu entends une sonnerie de téléphone, rappelle-toi ta bulle. Associe le protocole à des moments banals. Ainsi, quand la crise survient, ton cerveau a déjà des automatismes.
Enfin, sois indulgent avec toi-même. Parfois, ça ne marchera pas. Tu feras ton signal, et l’angoisse restera. C’est normal. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Si ça ne fonctionne pas, c’est un signe que tu as besoin d’un accompagnement plus personnalisé, peut-être pour explorer des blocages plus profonds. Ne te décourage pas. Chaque tentative est un pas.
Je me souviens d’une patiente, Claire, 50 ans, qui avait peur de conduire sur l’autoroute. Elle a utilisé ce protocole pendant deux semaines. Ça l’aidait à réduire sa tension, mais pas complètement. En séance, on a découvert que cette peur était liée à un accident qu’elle avait eu enfant. L’hypnose a permis de traiter la source, pas juste le symptôme. Le protocole express était un soutien, pas une solution unique.
Conclusion : Ce que tu peux faire maintenant
Alors, voilà. Ce protocole, tu peux le mettre en œuvre tout de suite. Pas besoin de rendez-vous, pas besoin de matériel. Juste toi, ton souffle, et un peu d’imagination. Si tu es en train de lire ces lignes et que tu sens une tension, arrête-toi. Fais l’étape 1. Pose une main sur ton ventre, une sur ton cœur. Respire. Trois minutes. C’est tout.
Mais je veux être honnête avec toi. Si tu vis une insécurité chronique, si tu te sens constamment sur le fil, si ces exercices te semblent impossibles ou inefficaces, alors c’est peut-être le signe que tu as besoin d’un cadre plus solide. L’hypnose ericksonienne, l’IFS, l’Intelligence Relationnelle, ce sont des outils puissants, mais ils demandent un accompagnement. Je ne peux pas te promettre que dix minutes par jour vont tout changer. Ce que je peux te promettre, c’est que si tu viens me voir, on trouvera ensemble ce qui fonctionne pour toi.
Je suis à Saintes depuis 2014. J’ai vu des centaines de personnes retrouver un sentiment de sécurité, pas en fuyant leurs peurs, mais en les apprivoisant. Ce protocole est une porte d’entrée. Si tu veux aller plus loin, si tu sens que le moment est venu de creuser, prends contact. Un email, un appel, une séance. Pas d’engagement, juste une conversation.
En attendant, prends soin de toi. Respire. Et souviens-toi : la sécurité n’est pas un lieu, c’est
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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