HypnoseRelations Et Communication

Témoignage : « L'hypnose m'a aidée à négocier mon augmentation sans stress »

Une histoire vécue de libération professionnelle.

TSThierry Sudan
25 avril 202612 min de lecture

« Tu te souviens de la dernière fois où tu as dû demander quelque chose d’important pour toi, et où ton cœur s’est emballé, ta gorge s’est serrée, et les mots sont restés coincés ? »

C’est exactement ce qui est arrivé à Claire, il y a six mois. Elle est venue me voir pour un motif qui, au premier abord, semblait banal : « Je n’arrive pas à demander une augmentation. » Pourtant, en creusant, j’ai vite compris que ce n’était pas une question de chiffres ou de compétences. C’était une question de stress, de peur de déplaire, et d’un dialogue intérieur qui la paralysait. Aujourd’hui, elle est repartie avec bien plus qu’une augmentation. Elle a retrouvé une liberté.

Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes. Dans mon cabinet, je reçois des adultes qui, comme Claire, viennent avec une souffrance professionnelle qui les empêche d’avancer. Ce que je vais te raconter ici n’est pas un conte de fées, mais une histoire vraie, anonymisée, qui illustre comment l’hypnose ericksonienne, combinée à d’autres approches comme l’IFS ou l’Intelligence Relationnelle, peut t’aider à transformer un moment de stress en une opportunité de connexion avec toi-même.

Alors, si toi aussi, tu as déjà eu l’impression que ton corps te trahissait au moment de défendre ton travail, ou si tu ressens ce nœud dans le ventre dès qu’on parle de négociation, reste avec moi. Je vais te montrer comment Claire a fait, et comment toi aussi, tu peux le faire.

Pourquoi une simple demande d’augmentation devient-elle si stressante ?

Quand Claire s’est assise en face de moi, elle avait les épaules rentrées, comme si elle voulait disparaître. « Je sais que je mérite une augmentation, m’a-t-elle dit. Mes résultats parlent d’eux-mêmes. Mais dès que j’imagine la scène, je me sens comme une petite fille qui va se faire gronder. » Ce n’est pas un hasard. Notre cerveau ne fait pas la différence entre une menace réelle (un tigre dans la pièce) et une menace symbolique (un supérieur qui pourrait nous juger). Le système nerveux s’active de la même manière : accélération du rythme cardiaque, montée de l’adrénaline, et cette sensation de « gel » où les mots ne sortent plus.

Ce stress vient souvent de croyances anciennes. Peut-être as-tu appris enfant qu’il ne fallait pas « faire de vagues », ou que demander, c’était risquer le rejet. Ces croyances s’ancrent dans le corps et dans l’esprit, et elles ressurgissent pile au moment où tu aurais besoin d’être calme et confiant. L’hypnose ericksonienne, que j’utilise depuis 2014, ne cherche pas à effacer ces souvenirs. Elle t’apprend à les accueillir, à les comprendre, puis à leur offrir une place plus juste, pour qu’ils cessent de diriger ta vie.

« Le stress n’est pas un ennemi à abattre. C’est un messager qui te dit : “Attention, il y a quelque chose d’important ici.” L’hypnose t’apprend à écouter ce message sans te laisser submerger. »

Pour Claire, la première étape a été de reconnaître que son stress n’était pas une faiblesse, mais une protection. Une partie d’elle-même (que j’appelle souvent une « partie protectrice » dans l’IFS) tentait de la maintenir en sécurité en l’empêchant de prendre un risque. Le problème, c’est que cette protection était devenue trop envahissante. Elle l’empêchait de vivre pleinement sa vie professionnelle.

Comment l’hypnose change la donne : le cas de Claire

Je ne vais pas te mentir : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Ce n’est pas un état de sommeil où l’on te programme comme un robot. C’est un état de conscience modifié, hyper-éveillé, où tu es plus réceptif aux suggestions qui viennent de toi-même. Mon rôle est simplement de guider cette exploration.

Avec Claire, nous avons commencé par une séance d’hypnose ericksonienne classique. Je lui ai proposé de s’installer confortablement, de fermer les yeux, et de suivre ma voix. Je ne lui ai pas dit « tu vas être calme ». Je lui ai raconté une histoire. L’histoire d’une rivière qui rencontrait un rocher. Au début, la rivière s’énervait, elle tentait de forcer le passage, mais elle ne faisait qu’éclabousser partout. Puis, elle a appris à contourner le rocher, à couler autour, et finalement, à l’enrober doucement, jusqu’à ce que le rocher devienne une partie du paysage.

Cette métaphore a résonné en elle. Pendant la transe, elle a visualisé son stress comme ce rocher. Au lieu de le combattre, elle a appris à l’accueillir, à le regarder, et à lui dire : « Je te vois, je sais que tu es là pour me protéger, mais pour aujourd’hui, j’ai besoin de passer. » Résultat ? Après la séance, elle m’a dit : « C’est étrange, je me sens plus légère. Comme si je n’avais plus à porter ce boulet. »

L’hypnose ne supprime pas le stress. Elle change ton rapport à lui. Elle te permet de créer un espace entre le stimulus (la demande d’augmentation) et ta réponse (la panique). Et dans cet espace, tu retrouves ton libre arbitre.

L’IFS pour dialoguer avec les parties qui bloquent

Mais l’hypnose seule ne suffit pas toujours. Parfois, il faut aller plus loin. C’est là qu’intervient l’IFS (Internal Family Systems), une approche que j’utilise régulièrement. L’idée est simple : nous ne sommes pas un seul bloc homogène, mais une famille intérieure composée de plusieurs « parties » (des voix, des émotions, des croyances) qui ont chacune leur propre rôle et leur propre histoire.

Pour Claire, nous avons identifié trois parties principales :

  1. La partie « petite fille sage » : celle qui a appris à ne pas déranger, à être discrète, à ne pas demander. Elle avait peur de déplaire.
  2. La partie « guerrière » : celle qui voulait absolument obtenir l’augmentation, qui poussait Claire à en faire toujours plus, jusqu’à l’épuisement.
  3. La partie « juge » : celle qui critiquait Claire en boucle : « Tu n’es pas assez compétente », « Tu vas te planter », « Les autres sont meilleurs que toi ».

En IFS, on ne cherche pas à se débarrasser de ces parties. On leur parle. On les remercie. On leur demande ce dont elles ont besoin pour se détendre. La « petite fille sage » avait besoin d’être rassurée : « Tu n’es plus en danger. Aujourd’hui, tu es une adulte compétente, et demander une augmentation est un acte de respect envers toi-même, pas une offense. »

Cette approche a été un tournant pour Claire. Elle a compris que son stress n’était pas un ennemi, mais un allié maladroit. En dialoguant avec ses parties, elle a pu les apaiser, et libérer une énergie qu’elle utilisait jusque-là pour se protéger. Cette énergie, elle l’a réinvestie dans sa préparation.

« Ce que tu appelles “stress” est souvent une partie de toi qui crie pour être entendue. L’hypnose et l’IFS t’offrent une table de négociation intérieure. »

L’Intelligence Relationnelle : levier concret pour la négociation

Une fois le stress apaisé et les parties intérieures réconciliées, il restait une étape cruciale : la préparation de la négociation elle-même. C’est là que l’Intelligence Relationnelle entre en jeu. C’est une approche que j’ai développée au fil des années, qui combine des outils de communication non-violente, de psychologie sociale et de coaching.

Concrètement, j’ai travaillé avec Claire sur trois piliers :

  1. La clarté de la demande : Trop souvent, on arrive à une négociation avec une idée floue. « Je veux une augmentation. » Mais combien ? Pourquoi ? Sur quels critères ? Nous avons défini ensemble une fourchette précise, basée sur des données objectives (ses résultats, les salaires du marché, les responsabilités ajoutées). Claire a même préparé un petit dossier d’une page, avec des graphiques simples.

  2. La posture corporelle : Le corps parle avant les mots. Nous avons travaillé sur sa respiration (respiration abdominale lente pour activer le système parasympathique), sur son ancrage (les pieds bien à plat, le dos droit) et sur son regard (regarder son interlocuteur dans les yeux, sans braquer). Elle a répété ces gestes chez elle, devant son miroir. Oui, ça peut sembler bête, mais ça change tout.

  3. La gestion des objections : Nous avons anticipé les réponses possibles de son supérieur. « Le budget est serré. » « Tu es déjà bien payée par rapport à tes collègues. » « On verra ça l’année prochaine. » Pour chaque objection, Claire a préparé une réponse calme, factuelle, et qui recentrait la conversation sur la valeur apportée. Par exemple : « Je comprends que le budget soit serré. Ma proposition est basée sur les résultats concrets que j’ai apportés ce trimestre. Pouvons-nous convenir d’une révision dans trois mois si la trésorerie le permet ? »

Cette préparation a transformé son anxiété en confiance. Elle n’allait plus « supplier », mais « proposer une collaboration ». La différence est immense.

Le jour J : ce qui s’est vraiment passé dans la salle de réunion

Le jour de la négociation, Claire est arrivée 10 minutes en avance. Elle m’a envoyé un message : « Je suis calme. Mon cœur ne s’emballe pas. C’est étrange, mais je me sens prête. » Elle est entrée dans le bureau de son responsable, a posé son dossier sur la table, et a commencé par un simple : « Merci de me recevoir. J’aimerais qu’on parle de ma contribution et de comment elle pourrait être mieux reconnue. »

Elle m’a raconté plus tard que son supérieur a eu un moment de surprise. Il s’attendait probablement à une demande timide ou agressive. Claire était posée, souriante, mais ferme. Elle a présenté ses résultats, écouté les objections sans se braquer, et proposé des solutions. Au bout de 20 minutes, il lui a accordé exactement ce qu’elle demandait, avec un sourire : « Tu as bien préparé ton coup. C’est mérité. »

Ce qui a changé, ce n’est pas seulement le résultat. C’est la manière dont Claire s’est sentie. Pour la première fois, elle n’a pas eu l’impression de « quémander » ou de « se vendre ». Elle a eu l’impression de collaborer, de co-construire une solution avec son responsable. Et cela, c’est le fruit du travail sur elle-même.

Bien sûr, toutes les négociations ne se passent pas aussi bien. Parfois, le contexte est plus dur, ou l’interlocuteur moins ouvert. Mais ce que l’hypnose, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle t’apportent, c’est la capacité à rester connecté à toi-même, quoi qu’il arrive. Tu n’es plus à la merci de ton stress. Tu choisis ta réponse.

Ce que l’hypnose ne fait pas (et pourquoi c’est important de le savoir)

Je veux être honnête avec toi. L’hypnose ne va pas :

  • Te rendre invincible ou insensible.
  • Effacer tes peurs d’un coup de baguette magique.
  • Garantir que tu obtiendras une augmentation à chaque fois.
  • Remplacer une préparation concrète (connaître ton marché, tes résultats, tes arguments).

Ce qu’elle fait, en revanche, c’est te donner un outil pour :

  • Désamorcer la réaction de stress avant qu’elle ne prenne le contrôle.
  • Accéder à des ressources intérieures que tu ne savais pas avoir (calme, créativité, confiance).
  • Modifier la trame émotionnelle que tu as associée à la négociation.
  • Te reconnecter à ta valeur intrinsèque, au-delà des résultats.

L’hypnose est un levier, pas une finalité. Elle te prépare mentalement et émotionnellement, mais c’est à toi de faire le pas. Et crois-moi, le pas est plus facile quand tu as appris à marcher sans avoir les jambes qui tremblent.

« L’hypnose ne te donne pas une nouvelle personnalité. Elle te rend à toi-même, débarrassé des peurs qui t’empêchaient d’être pleinement qui tu es. »

Et maintenant ? Ce que tu peux faire dès aujourd’hui

Si tu te reconnais dans l’histoire de Claire, je t’invite à une petite expérience. Pas besoin de rendez-vous, pas besoin de matériel. Juste toi, et un moment de calme.

  1. Prends une feuille et un stylo. Note la situation qui te stresse le plus dans ton travail actuellement. Ça peut être une demande d’augmentation, une présentation, un entretien annuel. Sois précis.

  2. Identifie la sensation dans ton corps. Où est-ce que ça serre ? Dans le ventre ? La gorge ? La poitrine ? Ne cherche pas à la chasser. Reste avec elle 30 secondes, en respirant doucement.

  3. Demande-lui ce qu’elle veut te dire. Imagine que cette sensation a une voix. Que dirait-elle ? « J’ai peur d’être rejeté. » « Je ne suis pas assez bon. » « On va me juger. » Note la réponse.

  4. Offre-lui une réponse bienveillante. Dis-lui, dans ta tête ou à voix haute : « Je te vois, je sais que tu veux me protéger. Merci. Mais aujourd’hui, je suis capable. Je peux faire face. »

Fais cet exercice une fois par jour pendant une semaine. Tu verras, le simple fait de reconnaître cette partie de toi, sans la combattre, change déjà la donne. C’est le premier pas vers une liberté que tu croyais réservée aux autres.

Pourquoi je t’écris tout cela

Je ne suis pas là pour te vendre du rêve. Je suis là parce que, depuis 2014, j’accompagne des adultes comme toi à Saintes, et je vois chaque jour que le changement est possible. Je ne parle pas de miracles, mais de petits pas concrets, soutenus par des approches qui ont fait leurs preuves.

Si après avoir lu cet article, tu sens que tu as besoin d’un cadre plus solide, d’un accompagnement personnalisé, sache que mon cabinet est ouvert. L’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle sont des outils que je manie avec soin, toujours dans le respect de ton rythme. Nous pouvons travailler ensemble sur cette négociation, ou sur tout autre blocage qui t’empêche d’avancer.

Il n’y a pas de honte à demander de l’aide. Au contraire, c’est le signe d’une grande force intérieure. Comme Claire, tu peux apprendre à négocier sans stress, à demander ce que tu mérites, et à te sentir légitime.

Alors, si tu es prêt à faire ce pas, je suis là. Prends simplement ton téléphone, écris-moi un message, ou appelle le cabinet. On trouvera un moment pour parler, sans engagement.

Parce qu’au fond, la meilleure négociation que tu puisses mener, c’est celle avec toi-même. Et je serai honoré de t’y accompagner.

Thierry Sudan, praticien à Saintes

À propos de l'auteur

TS

Thierry Sudan

Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.

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