3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comparaison des solutions naturelles pour bien dormir.
Tu es là, à 3h14 du matin, les yeux grands ouverts dans le noir. Le téléphone affiche une heure qui te glace le sang. Demain, tu as une réunion importante, un rendez-vous client, ou simplement une journée normale à affronter avec des enfants qui ne feront pas de cadeau. Tu as déjà essayé la tisane, la méditation guidée sur YouTube, et même ce podcast ennuyeux qui devait t’endormir en cinq minutes. Rien. Alors, tu te poses la question : est-ce que je prends un comprimé de mélatonine que j’ai vu en pharmacie, ou est-ce que je prends rendez-vous chez un hypnothérapeute ?
C’est une question que j’entends presque chaque semaine dans mon cabinet à Saintes. Des gens comme toi, épuisés, qui veulent juste que ça s’arrête. Pas des solutions miracles, pas des promesses en l’air, mais quelque chose de concret qui marche pour eux. Alors, on va regarder ça ensemble. Pas de jargon médical pompeux, pas de pub déguisée. Juste une comparaison honnête entre deux approches naturelles, avec ce qu’elles font vraiment, et ce qu’elles ne font pas.
Avant de choisir entre une molécule et une séance, il faut comprendre ce qui se passe dans ta tête quand tu ne dors pas. Parce que l’insomnie n’est jamais juste « un problème de sommeil ». C’est un symptôme.
Je vais te donner un exemple. J’ai reçu Paul, 42 ans, commercial. Il venait me voir parce qu’il passait ses nuits à ressasser ses appels de la journée. « J’ai raté un contrat, j’aurais dû dire ça, pourquoi j’ai dit ça ? » Le cerveau de Paul ne s’arrêtait jamais. Il avait essayé la mélatonine. Pendant trois nuits, ça l’aidait à s’endormir. Mais à 2h du matin, il se réveillait en sursaut, le cœur battant, avec les mêmes pensées. La mélatonine l’endormait, mais elle ne faisait rien pour le stress qui le réveillait.
Un autre exemple : Claire, 35 ans, maman de deux petits. Elle s’endormait facilement, mais se réveillait à 4h du matin, l’esprit déjà en mode « liste de courses, planning des enfants, deadline au boulot ». Elle n’arrivait pas à se rendormir, et elle passait ses journées dans un brouillard. Là encore, la mélatonine n’aurait servi à rien, parce que son problème n’était pas l’endormissement, mais le maintien du sommeil.
Ce que je veux te dire, c’est que ton insomnie a une fonction. Elle n’est pas là pour te faire chier gratuitement. Elle est le signal d’alarme d’un système qui est en mode survie. Peut-être que tu es en hypervigilance à cause du boulot. Peut-être que tu rumines une relation difficile. Peut-être que ton cerveau a juste pris l’habitude de s’activer la nuit, parce que c’est le seul moment où tu es tranquille pour penser.
La mélatonine, c’est un peu comme mettre un pansement sur une plaie qui suppure. Ça cache le problème un moment, mais ça ne le soigne pas. L’hypnose, elle, va aller voir ce qui se cache derrière la plaie. Et parfois, c’est un peu plus inconfortable sur le moment, mais ça règle le problème à la racine.
Le sommeil n’est pas un interrupteur qu’on actionne. C’est un état qui vient quand le cerveau se sent en sécurité. Si tu ne dors pas, c’est que quelque part, ton système nerveux ne lâche pas la garde.
La mélatonine, c’est l’hormone du sommeil. Naturellement produite par ta glande pinéale quand il fait sombre, elle donne le signal à ton corps : « C’est l’heure, on se prépare à dormir. » Les compléments de mélatonine qu’on trouve en pharmacie ou en magasin bio sont censés imiter ce signal. Et oui, pour certains, ça marche. Pendant un temps.
Ce qu’elle fait bien :
Ce qu’elle ne fait pas :
Les vrais risques qu’on ne te dit pas :
À qui elle peut servir ?
À qui elle ne sert à rien ?
La mélatonine, c’est un outil pratique dans la boîte à outils, mais c’est un marteau. Si tu as une vis, le marteau ne sert à rien. Et si tu tapes trop fort, tu risques de casser quelque chose.
Quand on vient me voir pour le sommeil, je ne fais pas de « suggestion magique » pour que tu t’endormes comme une pierre. Ça ne marche pas comme ça. L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, c’est un dialogue avec ton inconscient. On ne va pas commander à ton sommeil, on va lever les blocages qui l’empêchent de venir.
Comment ça se passe en pratique ?
La première séance, on parle. Je te pose des questions sur ton sommeil, mais aussi sur ta vie, ton stress, tes habitudes. Parce que comme je te l’ai dit, l’insomnie est rarement seule. Un patient m’a dit un jour : « Je ne dors pas parce que j’ai peur de rater ma vie. » Ce n’est pas un problème de sommeil, c’est un problème d’existentiel. L’hypnose va aller voir cette peur.
Ensuite, je t’accompagne dans un état de conscience modifié. Non, tu ne vas pas perdre le contrôle ni faire des trucs ridicules. Tu restes conscient, tu peux parler si je te le demande, et tu m’entends parfaitement. C’est juste que ton esprit critique se met en veille, et que ton inconscient devient plus réceptif aux suggestions.
Qu’est-ce qu’on fait concrètement pour le sommeil ?
On recâble les associations négatives. Si ton cerveau a associé ton lit à un lieu de lutte et d’échec (« je vais encore pas dormir »), on va recréer une association positive. On peut utiliser des métaphores, des histoires, des images. Par exemple, je vais te guider pour imaginer que ton lit est un nuage douillet, un cocon sécurisant. Ça paraît simple, mais quand l’inconscient accepte cette image, la tension tombe.
On travaille sur les émotions qui bloquent le sommeil. La peur, la colère, la tristesse, l’anxiété. Ce sont des émotions qui maintiennent le système nerveux en alerte. L’hypnose permet de les contacter, de les accueillir, et de les apaiser. Pas de les supprimer, mais de les réguler. On utilise des techniques comme l’IFS (Internal Family Systems), où on dialogue avec les parties de toi qui ont peur ou qui veulent tout contrôler.
On installe un rituel d’endormissement mental. Je te donne des outils que tu peux utiliser seul, le soir au lit. Par exemple, un exercice d’auto-hypnose de 5 minutes pour calmer le mental. Ou une technique de respiration qui active le système parasympathique (le frein, celui qui te détend). Tu deviens ton propre thérapeute.
Ce que l’hypnose peut faire :
Ce qu’elle ne fait pas :
L’hypnose, c’est comme apprendre à pêcher. La première fois, je te montre, je te guide. Ensuite, tu sais le faire seul. Et tu as un outil pour toute la vie.
Je vais être très concret. Voici comment je conseillerais à mes patients de choisir.
Utilise la mélatonine si :
Utilise l’hypnose si :
Combinaison possible ? Oui, mais avec prudence. Certains patients utilisent la mélatonine les premiers jours d’une prise en charge en hypnose, pour casser le cercle vicieux de l’anxiété d’endormissement. Puis ils arrêtent progressivement quand l’hypnose prend le relais. Mais je ne recommande jamais de prendre de la mélatonine de manière chronique sans un suivi médical. Et je préfère toujours travailler d’abord sur les causes avant de recourir à un complément.
Un exemple concret : J’ai suivi un footballeur amateur, 28 ans, qui avait des insomnies avant les matchs importants. Il prenait de la mélatonine, mais ça ne suffisait pas : il se réveillait à 3h du matin avec le stress du match. On a fait deux séances d’hypnose pour travailler sur la pression de la performance et l’anxiété anticipatoire. Il a arrêté la mélatonine au bout d’une semaine. Aujourd’hui, il dort comme un bébé avant les matchs, et il a même amélioré ses performances. La mélatonine gérait le symptôme, l’hypnose a réglé la cause.
Avant de courir chez le médecin ou de prendre rendez-vous chez moi, il y a des choses que tu peux essayer tout de suite. Parce que le sommeil, ça se prépare aussi en journée.
1. Arrête de lutter contre l’insomnie. Je sais, c’est contre-intuitif. Mais plus tu veux dormir, moins tu y arrives. Le sommeil est un état qui vient quand on lâche prise. Alors, si tu es au lit depuis 20 minutes et que tu ne dors pas, lève-toi. Va dans une autre pièce, lis un livre ennuyeux (pas sur un écran), écoute de la musique douce. Ne reste pas au lit à regarder le plafond. Ton cerveau doit associer le lit au sommeil, pas à la torture.
2. Crée un rituel de « décompression » avant le coucher. Pas de téléphone, pas de travail, pas d’écran bleu une heure avant. Fais quelque chose de vraiment chiant et répétitif : ranger ta cuisine, plier du linge, écouter un podcast ennuyeux. Le but est de faire baisser le niveau d’activation de ton cerveau. Si tu passes de ton boulot stressant directement au lit, ton cerveau reste en mode « alerte ». Il faut une transition.
3. Fais un exercice de respiration 4-7-8. C’est con, mais ça marche. Inspire par le nez en comptant jusqu’à 4. Retiens ton souffle en comptant jusqu’à 7. Expire lentement par la bouche en comptant jusqu’à 8. Répète 4 à 5 fois. Ça active le système parasympathique, le frein de ton système nerveux. Tu vas sentir ton cœur ralentir, ta tête s’apaiser.
4. Écris ce qui te trotte dans la tête. Avant de te coucher, prends un carnet et note tout ce qui te préoccupe : les listes de choses à faire, les soucis, les émotions. Ça s’appelle le « brain dump ». Tu mets tout sur le papier, et tu te dis : « C’est noté, je m’en occuperai demain. » Ton cerveau peut lâcher prise parce qu’il sait que l’info n’est pas perdue.
5. Si rien ne marche, accepte de ne pas dormir. Parfois, la meilleure chose à faire, c’est d’accepter. « Bon, je ne vais pas dormir cette nuit. Tant pis. Je vais me reposer, même éveillé. » L’angoisse de ne pas dormir est souvent pire que le manque de sommeil lui-même. Quand tu acceptes la situation, la pression tombe, et parfois le sommeil vient tout seul.
Je ne vais pas te vendre l’hypnose comme une solution miracle. Ce n’est pas le cas. Mais je peux te dire une chose : si tu es ici à lire cet article, c’est que tu souffres, et que tu mérites de retrouver des nuits paisibles.
La mélatonine est un outil. Utile, pratique, mais temporaire. L’hypnose est un chemin. Plus long, plus exigeant, mais qui te donne des clés pour la vie. Le choix t’appartient, en fonction de où tu en es, de ce que tu es prêt à investir.
Moi, ce que je te propose, c’est
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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