3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Préparation mentale et sommeil de qualité.
Tu as une compétition importante dans trois jours. Un marathon que tu prépares depuis six mois. Ou peut-être un examen décisif pour ta carrière. Le soir, tu te couches avec la ferme intention de dormir huit heures. Mais ton cerveau en a décidé autrement : il te repasse en boucle le scénario de l’échec, les gestes techniques à ne pas rater, les questions pièges que le jury pourrait poser. Résultat ? Tu passes la nuit à regarder le plafond, le réveil qui tourne, le cœur qui cogne un peu trop fort. Le lendemain, tu es lessivé, irritable, et tu doutes de tout. Si cette scène te parle, tu n’es pas seul. C’est même l’une des raisons les plus fréquentes pour lesquelles les sportifs et les étudiants viennent me voir à Saintes.
Le sommeil est le premier pilier de la performance, qu’elle soit physique ou cognitive. Pourtant, c’est souvent ce qui saute en premier quand l’enjeu monte. L’hypnose ericksonienne, combinée à des outils de préparation mentale comme l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle, peut t’aider à inverser cette dynamique. Pas en forçant le sommeil – ça ne marche jamais – mais en créant les conditions intérieures pour qu’il vienne naturellement, même sous pression.
Dans cet article, je vais te montrer pourquoi ton cerveau s’emballe avant un événement important, comment l’hypnose peut calmer ce bruit mental, et ce que tu peux faire dès ce soir pour améliorer la qualité de ton sommeil sans te battre contre toi-même.
Tu as peut-être déjà remarqué ce paradoxe : plus tu as besoin de dormir, moins tu y arrives. Ce n’est pas un défaut de ta volonté. C’est un mécanisme de survie ancestral qui s’active mal à propos. Ton cerveau interprète l’examen ou la compétition comme une menace potentielle pour ton statut social, ta sécurité, ton identité. Dans la nature, une menace signifie qu’il faut rester éveillé pour réagir. Donc ton système nerveux passe en mode vigilance.
Concrètement, cela se traduit par une libération de cortisol et d’adrénaline. Ces hormones te maintiennent en alerte. Le problème, c’est que ce sont exactement les mêmes substances qui empêchent l’endormissement et fragmentent le sommeil profond. Tu te retrouves dans un cercle vicieux : la fatigue augmente, l’anxiété aussi, et la qualité du sommeil diminue encore.
Je reçois régulièrement des coureurs qui me disent : « Je dors moins bien la semaine précédant une course, même si je suis en pleine forme physique. » Et des étudiants qui passent leurs nuits à réviser mentalement leurs fiches, sans parvenir à décrocher. Ce n’est pas un manque de discipline. C’est une réponse physiologique normale à une situation perçue comme dangereuse.
L’astuce, ce n’est pas d’essayer de supprimer cette réponse. C’est de l’accueillir, puis de la rediriger. L’hypnose t’offre un cadre pour faire exactement cela : reconnaître la partie de toi qui veut rester en alerte, la remercier de son service, et lui montrer qu’il y a un moment et un lieu pour la vigilance – mais que le lit n’en fait pas partie.
« Le sommeil ne se commande pas. Il s’invite. L’hypnose n’est pas une baguette magique, mais un protocole pour mettre ton système nerveux en mode “accueil”. »
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise quotidiennement dans mon cabinet à Saintes, repose sur une idée simple : ton inconscient sait déjà ce dont il a besoin pour retrouver l’équilibre. Mon rôle n’est pas de te donner des ordres ou de te forcer à dormir. C’est de créer un espace où ton esprit peut lâcher prise tout seul.
Prenons un exemple. Un footballeur que j’accompagne avait systématiquement des insomnies la veille des matchs importants. Il se mettait une pression énorme pour être performant. En séance, je ne lui ai pas dit : « Relaxe-toi. » Je l’ai invité à observer les sensations dans son corps, à les décrire sans jugement. Puis je lui ai proposé d’imaginer que chaque tension était une couleur, et que cette couleur pouvait se dissoudre doucement dans l’obscurité de la pièce. En quelques minutes, sa respiration a changé. Il est entré dans un état de conscience modifié, ni éveillé ni endormi, mais propice à la réorganisation interne.
C’est ça, l’hypnose pour le sommeil. Ce n’est pas un sommeil forcé. C’est un moment où ton mental ralentit, où les pensées parasites perdent de leur intensité. Et dans cet état, ton corps peut envoyer les signaux chimiques nécessaires à l’endormissement : baisse du cortisol, augmentation de la mélatonine, activation du système parasympathique.
Tu peux d’ailleurs expérimenter ça chez toi ce soir. Avant de te coucher, assieds-toi confortablement, ferme les yeux, et porte ton attention sur ta respiration. Sans essayer de la modifier. Observe simplement l’air qui entre et qui sort. Si des pensées arrivent, note-les mentalement, puis ramène doucement l’attention sur le souffle. Fais ça pendant deux minutes. Tu verras que ton rythme cardiaque ralentit déjà un peu. C’est le début de l’hypnose.
L’IFS (Internal Family Systems) est un modèle que j’intègre souvent à mes séances d’hypnose. Il part du principe que notre psyché est composée de différentes « parties », chacune avec une intention positive – même celles qui semblent nuisibles. La partie qui t’empêche de dormir avant un examen n’est pas une ennemie. C’est une protectrice qui croit sincèrement que rester éveillé te permettra de mieux te préparer.
Imagine que tu es un coureur de 10 km. La veille de la course, une voix intérieure te dit : « Tu n’as pas assez travaillé les fractionnés. Et si tu te blessais ? Et si tu finissais dernier ? » Cette voix te maintient en alerte. En IFS, on ne la combat pas. On l’écoute. On lui demande : « Qu’est-ce que tu crains vraiment ? » Souvent, la réponse est : « Je veux que tu sois à la hauteur pour ne pas souffrir de honte. » C’est une partie qui cherche à te protéger d’une humiliation anticipée.
En hypnose, je peux t’aider à entrer en contact avec cette partie. Pas pour la faire taire, mais pour la remercier de son rôle et lui montrer qu’elle peut prendre du recul. Une fois rassurée, elle se calme. Le sommeil peut alors venir.
Un étudiant que j’ai suivi pour son concours de médecine avait une partie qui le réveillait systématiquement à 3 heures du matin pour vérifier s’il avait bien révisé un chapitre. En explorant cette partie, on a découvert qu’elle était liée à un souvenir de collège où il avait échoué un contrôle parce qu’il avait négligé une révision. Une fois cette mémoire accueillie et la partie rassurée, les réveils nocturnes ont cessé.
Si tu veux essayer seul : ce soir, au lieu de lutter contre une pensée qui t’empêche de dormir, pose-lui une question simple : « Qu’est-ce que tu essaies de faire pour moi ? » Écoute la réponse sans jugement. Parfois, juste ça suffit à désamorcer la tension.
L’Intelligence Relationnelle, c’est la capacité à gérer ses relations avec les autres… mais aussi avec soi-même. Avant une compétition ou un examen, tu es souvent en conflit intérieur. Une partie de toi veut performer, une autre veut se reposer, une autre encore doute de tes capacités. Ces parties s’opposent, et ce conflit génère du stress, qui à son tour bloque le sommeil.
En hypnose, on peut travailler cette relation à soi. Je t’invite à considérer que tu n’es pas un bloc monolithique. Tu es une équipe. Et comme dans une équipe sportive, si les joueurs se disputent, la performance en pâtit. L’Intelligence Relationnelle, c’est apprendre à devenir le capitaine de cette équipe intérieure.
Prenons un exemple concret. Un marathonien que j’accompagnais avait une voix intérieure très dure, presque tyrannique, qui lui disait : « Tu dois t’entraîner plus, tu es un feignant, tu n’y arriveras jamais. » Cette voix le poussait à s’entraîner jusqu’à l’épuisement, ce qui nuisait à son sommeil et à sa récupération. En séance, on a utilisé l’hypnose pour qu’il puisse dialoguer avec cette voix. Il a découvert qu’elle était en fait la partie de lui qui avait peur de l’échec, issue d’une enfance où il devait être parfait pour être aimé. Une fois cette partie entendue, elle s’est adoucie. Il a pu négocier : « Je vais m’entraîner sérieusement, mais je vais aussi me reposer. » Son sommeil s’est amélioré en une semaine.
Pour toi, cela peut passer par une simple pratique : avant de dormir, écris une lettre à la partie de toi qui est stressée. Dis-lui que tu comprends son inquiétude, que tu prendras les choses au sérieux demain, mais que pour ce soir, elle peut lâcher prise. C’est un acte d’Intelligence Relationnelle envers toi-même.
« Le sommeil de qualité n’est pas une récompense pour avoir bien travaillé. C’est une condition préalable à toute performance durable. »
Beaucoup de sportifs et d’étudiants voient le sommeil comme une variable secondaire. Ils optimisent leur entraînement, leur nutrition, leur technique, mais négligent la récupération nocturne. Or, c’est pendant le sommeil que se consolide la mémoire procédurale (les gestes techniques) et que se régénèrent les tissus musculaires. Sans un sommeil de qualité, tu peux t’entraîner deux fois plus, tu n’en tireras pas les bénéfices.
Dans ma pratique de préparateur mental, j’intègre toujours une phase de travail sur le sommeil dans les semaines précédant une échéance. Cela ne se fait pas la veille. Cela se construit comme un entraînement, avec des routines et des ajustements progressifs.
Un exemple : un joueur de football U17 que j’accompagnais avait des difficultés à s’endormir les veilles de matchs importants. On a mis en place une routine hypnose de 10 minutes, qu’il écoutait après son dîner, toujours à la même heure. Au début, il trouvait ça étrange. Au bout de deux semaines, son temps d’endormissement était passé de 1h30 à 15 minutes. Et il dormait mieux, même sans match le lendemain.
Pour toi, voici une routine simple à tester dès ce soir :
Cette routine n’est pas magique. Elle est neurobiologique : elle signale à ton cerveau que la journée est finie et que la sécurité est rétablie.
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une solution miracle qui te fera dormir comme un bébé en une séance, surtout si tu as des insomnies chroniques ou des troubles du sommeil liés à une pathologie (apnée du sommeil, dépression sévère, etc.). Dans ces cas, un bilan médical est indispensable. L’hypnose est un outil complémentaire, pas un substitut à un suivi médical.
Ce que l’hypnose peut faire, en revanche, c’est :
Je l’ai vu fonctionner chez des centaines de personnes, mais je ne te promets jamais des résultats en 24 heures. Le sommeil, comme la performance, se construit avec de la régularité et de la patience.
Si tu es dans une période de stress intense, que tu as un examen ou une compétition dans les semaines à venir, et que tu sens que le sommeil devient un champ de bataille, sache que tu n’as pas à traverser ça seul. Je reçois en consultation à Saintes, mais je propose aussi des séances en visio pour ceux qui sont loin ou qui préfèrent le confort de leur maison.
Prendre soin de ton sommeil, c’est prendre soin de ta performance. Et c’est aussi un acte de bienveillance envers toi-même. Alors ce soir, avant de poser la tête sur l’oreiller, accorde-toi cinq minutes pour respirer, pour écouter ce qui se passe en toi, pour remercier la partie qui veut veiller. Et si le sommeil ne vient pas tout de suite, ce n’est pas grave. Tu as déjà commencé à changer quelque chose.
Si tu sens que tu as besoin d’un cadre plus structuré, d’un accompagnement personnalisé pour préparer ton mental et ton sommeil, n’hésite pas à me contacter. Je suis là pour ça.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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