3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Les symptômes à repérer pour agir rapidement.
Vous êtes venu me voir la semaine dernière, la mine fatiguée, les yeux cernés jusqu’au menton. Vous m’avez dit : « Thierry, je dors huit heures par nuit, mais je me réveille lessivé. Comme si mon corps n’avait pas suivi. » En discutant, vous avez évoqué vos soirées devant les écrans, vos couchers qui varient du tout au tout selon les jours, et cette sensation étrange d’être « déphasé », même quand vous restez chez vous. Vous n’êtes pas allé à l’autre bout du monde, vous n’avez pas pris l’avion. Pourtant, votre horloge interne semble vivre un décalage permanent. Ce trouble circadien, on en parle peu, mais il ronge votre énergie, votre humeur et votre santé bien plus que vous ne l’imaginez.
Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes depuis 2014. Chaque jour, je reçois des adultes qui ne comprennent pas pourquoi leur sommeil ne répare plus. Ils pensent qu’ils « dorment mal », mais souvent, le problème est plus subtil : leur rythme circadien est désynchronisé. Dans cet article, je vais vous donner les cinq signes qui montrent que votre corps souffre de ce décalage interne, et surtout, ce que vous pouvez faire dès maintenant pour retrouver un équilibre. Pas de jargon, pas de promesses magiques. Juste des mécanismes clairs et des pistes concrètes.
Vous connaissez cette sensation ? Le réveil sonne, vous avez l’impression qu’on vous a passé un rouleau compresseur sur le corps. Pourtant, vers 22 heures, une énergie soudaine vous envahit. Vous vous sentez soudainement créatif, efficace, presque euphorique. Vous repoussez l’heure du coucher, en vous disant « je finis juste ça ». Résultat : vous vous endormez tard, et le lendemain matin, le cycle infernal recommence.
Ce décalage entre votre fatigue matinale et votre hyperactivité nocturne est un signal d’alarme. Votre horloge biologique, située dans une zone du cerveau appelée noyau suprachiasmatique, fonctionne sur un cycle d’environ 24 heures. Elle est calibrée par la lumière, l’activité et les repas. Quand vous vous couchez tard de façon irrégulière, votre cerveau reçoit un signal contradictoire : « Il fait nuit, mais on reste éveillé. » Il s’adapte en décalant la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil. Problème : cette hormone met plusieurs jours à se recalibrer. Vous vivez donc un mini-jet lag permanent, même sans avoir bougé de votre canapé.
Un patient que j’ai suivi, appelons-le Marc, consultant en informatique, me disait : « Je suis un zombie jusqu’à midi, mais à minuit, je code comme un dieu. » Il pensait que c’était son rythme naturel. En réalité, son corps était en stress constant. Son cortisol – l’hormone du réveil – était sécrété au mauvais moment, ce qui le rendait groggy le matin et surchauffé le soir. Le premier signe à repérer, c’est cette dissociation : si vous êtes systématiquement plus éveillé le soir que le matin, votre circadien est désaligné.
Point clé : Votre corps n’est pas un lève-tard ou un couche-tard par nature. Il s’adapte à vos habitudes. Mais quand ces habitudes sont chaotiques, il se désynchronise. Le matin, vous êtes en décalage avec la lumière du jour ; le soir, vous êtes en décalage avec l’obscurité.
Vous est-il déjà arrivé de ressentir une faim soudaine vers 3 heures du matin, ou de n’avoir aucun appétit au petit-déjeuner, puis de craquer pour un gâteau à 11 heures ? Ces variations ne sont pas un caprice de votre estomac. Elles sont le reflet direct de votre rythme circadien qui influence la leptine et la ghréline, les hormones de la faim et de la satiété.
Quand votre horloge interne est déréglée, la sécrétion de ces hormones devient erratique. La leptine, qui vous dit « arrête de manger », est normalement élevée la nuit et basse le jour. Mais si vous mangez tard le soir, votre corps produit de la leptine au mauvais moment, ce qui perturbe votre sensation de satiété. À l’inverse, la ghréline, qui stimule l’appétit, peut être sécrétée en pleine nuit, vous réveillant avec une envie irrépressible de glucides.
J’ai accompagné une femme, Sophie, qui se réveillait systématiquement vers 2 heures du matin avec une faim de loup. Elle se levait, grignotait des biscuits, puis se rendormait difficilement. Elle pensait à un problème de glycémie. En réalité, son rythme circadien était tellement décalé que son corps pensait qu’il était l’heure du déjeuner. Nous avons travaillé sur une routine de repas fixes et une exposition à la lumière le matin. En trois semaines, ses réveils nocturnes avec faim ont disparu.
Le deuxième signe est donc cette faim décalée : si vous avez envie de manger en pleine nuit ou si vous sautez le petit-déjeuner sans faim, puis que vous craquez sur des sucres rapides en milieu de matinée, votre circadien parle. Il vous dit : « Je ne sais plus quand il fait jour ni quand il fait nuit. »
Le sommeil et l’humeur sont liés par un fil invisible mais solide. Quand votre rythme circadien est perturbé, votre cerveau produit moins de sérotonine – le neurotransmetteur du bien-être – et plus de cortisol – l’hormone du stress. Résultat : vous passez de l’enthousiasme à l’irritabilité en quelques heures, sans raison apparente.
Un patient sportif, Thomas, coureur de fond, venait me voir pour des baisses de performance. Il disait : « Je suis euphorique après ma séance, mais deux heures plus tard, je déprime sans raison. » En creusant, nous avons découvert qu’il s’entraînait tard le soir, ce qui décalait sa température corporelle et sa production de mélatonine. Son humeur instable n’était pas un problème psychologique, mais un symptôme physiologique.
Le mécanisme est simple : la lumière du jour stimule la production de sérotonine. Si vous vous levez tard ou si vous passez vos journées sous lumière artificielle, votre cerveau reçoit moins de signaux lumineux. La sérotonine chute, et vous devenez plus vulnérable à l’anxiété et aux baisses de moral. À l’inverse, un coucher trop tardif maintient votre cortisol élevé, ce qui vous rend réactif, nerveux, voire colérique.
Voici le troisième signe : si vous remarquez que votre humeur change radicalement selon l’heure – par exemple, vous êtes impatient le matin, euphorique en début de soirée, puis triste ou angoissé avant de dormir – votre circadien est probablement en cause. Ce n’est pas « votre caractère », c’est votre biologie qui lutte pour trouver son rythme.
C’est le signe le plus évident, mais souvent mal interprété. Vous pensez avoir « des insomnies », alors qu’il s’agit d’un trouble circadien. La différence est subtile mais cruciale : dans l’insomnie classique, vous voulez dormir mais n’y arrivez pas. Dans un trouble circadien, votre corps n’a tout simplement pas envie de dormir à l’heure où vous le souhaitez.
Concrètement, vous pouvez avoir deux profils :
Ces deux situations traduisent un décalage entre votre horloge interne et votre horaire social. Votre corps suit son propre fuseau horaire, différent de celui de votre montre. C’est ce qu’on appelle un « syndrome de phase retardée » ou « avancée ». Et plus vous forcez (en vous couchant plus tôt ou en restant au lit), plus vous aggravez le problème.
Un patient, Jean, se levait à 4 heures du matin frais comme un gardon, mais s’effondrait à 17 heures. Il pensait être un « lève-tôt naturel ». En réalité, son horloge était avancée de trois heures. Nous avons travaillé sur une exposition à la lumière en fin de journée pour repousser son endormissement. En deux semaines, il a pu se lever à 7 heures sans souffrance.
Le quatrième signe est donc cette difficulté à aligner votre sommeil avec vos obligations : si vous vous endormez facilement à une heure fixe mais que cette heure ne correspond pas à votre vie sociale ou professionnelle, ou si vous vous réveillez systématiquement trop tôt, votre circadien a besoin d’être recalibré.
Le trouble circadien ne touche pas que le cerveau. Il impacte tous vos organes, car chacun a sa propre horloge interne, synchronisée par l’horloge centrale. Quand celle-ci est déréglée, tout le système se désorganise.
Voici les signaux physiques les plus fréquents :
Une patiente, Élise, se plaignait de migraines récurrentes et de ballonnements. Elle avait consulté plusieurs spécialistes sans résultat. En explorant son rythme de vie, j’ai découvert qu’elle travaillait en horaires décalés depuis cinq ans, avec des nuits blanches régulières. Son corps n’avait plus de repère. Nous avons mis en place une routine lumineuse et des horaires de repas fixes. Ses migraines ont diminué de 70 % en un mois.
Le cinquième signe est donc cet ensemble de symptômes physiques qui semblent sans lien : si vous cumulez maux de tête, troubles digestifs et sensation de froid ou de chaleur inexpliquée, interrogez votre rythme circadien avant de chercher une maladie.
Vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signes ? Ne paniquez pas. Le trouble circadien se corrige, mais il demande de la régularité, pas de la perfection. Voici trois actions que vous pouvez mettre en place dès ce soir.
1. Exposez-vous à la lumière naturelle dans les 30 minutes suivant le réveil. Ouvrez vos volets, sortez sur votre balcon ou promenez-vous 10 minutes. La lumière du jour (même par temps couvert) est 100 fois plus intense que la lumière artificielle. Elle signale à votre cerveau : « C’est le matin, on arrête la mélatonine. » Sans cette exposition, votre horloge reste en mode nuit.
2. Fixez une heure de coucher et de lever, même le week-end. Je sais, c’est contraignant. Mais votre horloge a besoin de constance. Si vous vous couchez à 23 heures en semaine et à 2 heures le samedi, vous créez un mini-jet lag chaque semaine. Essayez de ne pas varier de plus d’une heure, même les jours de repos. Votre corps vous remerciera par une énergie plus stable.
3. Arrêtez les écrans 1h30 avant le coucher. La lumière bleue des écrans inhibe la mélatonine. Si vous ne pouvez pas vous en passer, utilisez un filtre (mode nuit) et réduisez la luminosité au minimum. Mieux : lisez un livre papier, écoutez un podcast calme ou pratiquez une respiration lente. Le but est de signaler à votre cerveau que la nuit approche.
Ces trois gestes sont le socle. Si vous les tenez pendant deux semaines, vous verrez une différence. Mais si votre trouble est plus profond – par exemple, si vous travaillez de nuit ou si vous avez un syndrome de phase retardée sévère –, un accompagnement professionnel peut être nécessaire.
J’utilise l’hypnose ericksonienne et l’IFS (Internal Family Systems) pour traiter les troubles circadiens. Pourquoi ? Parce que souvent, le décalage n’est pas seulement physiologique. Il est maintenu par des croyances, des habitudes ou des émotions. Par exemple, un patient qui se couche tard parce que c’est le seul moment où il se sent « libre » de son temps. Ou une patiente qui se réveille à 3 heures du matin car son corps associe cette heure à une angoisse ancienne.
L’hypnose permet de renforcer le lien entre votre conscience et votre horloge biologique. En état de relaxation profonde, nous pouvons suggérer à votre cerveau de synchroniser ses rythmes, de libérer la mélatonine au bon moment, de réguler votre température. Ce n’est pas magique : c’est un apprentissage qui utilise la plasticité de votre cerveau.
L’IFS, quant à elle, explore les « parties » de vous qui résistent au changement. Par exemple, une partie qui veut veiller tard pour « profiter de la vie », ou une partie qui se réveille tôt par « vigilance ». En dialoguant avec ces parties, nous trouvons des compromis qui respectent à la fois votre besoin de sommeil et vos besoins émotionnels.
Je ne promets pas une guérison en une séance. Mais je peux vous offrir un cadre pour comprendre votre rythme et des outils pour le réajuster en douceur.
Ces cinq signes – fatigue matinale/hyperactivité nocturne, faim décalée, humeur en yoyo, difficultés de sommeil, symptômes physiques – sont des messages de votre corps. Il ne vous punit pas. Il essaie de s’adapter à un environnement que vous lui imposez. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez inverser la tendance.
Commencez par une seule action demain matin : exposez-vous à la lumière du jour dès le réveil. Pas besoin de tout changer d’un coup. Votre horloge est robuste, elle répond aux signaux réguliers.
Si après deux semaines, vous sentez que ça ne suffit pas, ou si vous avez l’impression que votre rythme est bloqué depuis des années, je suis là. Nous pouvons travailler ensemble, en cabinet à Saintes ou en visio, pour explorer ce qui se joue dans votre sommeil et votre rythme de vie. Pas de jugement, juste une écoute et des outils concrets.
Prenez soin de votre horloge intérieure. Elle est le chef d’orchestre de votre santé. Et parfois, il suffit d’un petit geste pour que la musique redevienne harmonieuse.
Si cet article vous a parlé, si vous vous êtes reconnu dans un de ces signes, n’hésitez pas à me contacter. Un simple échange peut déjà éclaircir beaucoup de choses. Vous pouvez aussi partager cet article à quelqu’un qui en aurait besoin. Parce que le sommeil, ce n’est pas juste une question de fatigue : c’est une question de vie alignée.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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