3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une méthode combinée pour atteindre votre pic de performance.
Tu es là, à lire cet article, peut-être après une séance d’entraînement qui n’a pas donné ce que tu espérais. Ou peut-être que tu prépares une compétition importante et que, malgré des heures de travail physique, tu sens qu’il te manque quelque chose. Ce quelque chose, c’est souvent la clé qui transforme un bon athlète en un athlète qui performe sous pression, qui reste lucide quand tout s’emballe, qui trouve des ressources insoupçonnées dans les moments difficiles.
Je reçois régulièrement des sportifs – des coureurs, des footballeurs, des amateurs éclairés comme des compétiteurs aguerris – qui me disent : « Thierry, je m’entraîne dur, je suis discipliné, mais le jour J, je bloque. » Et derrière ce constat, il y a souvent une frustration énorme, car ils savent qu’ils ont le niveau, mais leur mental les trahit.
C’est là que l’autohypnose et la préparation mentale entrent en jeu. Je ne te parle pas de techniques ésotériques ou de recettes miracles. Je te parle d’une alliance concrète, éprouvée, que j’utilise depuis des années à Saintes avec des sportifs de tous horizons. L’autohypnose, c’est le levier qui te permet d’accéder à ton inconscient pour y installer des ressources. La préparation mentale, c’est la structure qui te permet d’aligner ton mental avec tes objectifs. Ensemble, ils forment un duo gagnant pour atteindre ton pic de performance.
Dans cet article, je vais te montrer comment cette combinaison fonctionne, pourquoi elle est si puissante, et surtout comment tu peux commencer à l’intégrer dans ta pratique dès aujourd’hui.
Parlons franchement : tu peux avoir les meilleures jambes du monde, un cardio d’enfer, une technique irréprochable. Mais si ton mental flanche au moment crucial, tout s’effondre. Je pense à un coureur que j’ai accompagné l’année dernière. Il s’entraînait six fois par semaine, suivait un plan nutritionnel strict, et pourtant, à chaque compétition, il terminait systématiquement en dessous de ses chronos d’entraînement. Il avait un pic de performance en séance, mais le jour J, son anxiété le paralysait.
Ce n’est pas une histoire de manque de volonté. C’est une histoire de programmation. Notre cerveau, pour nous protéger, active des schémas de survie face à l’inconnu ou à la pression. Le problème, c’est que ces schémas ne sont pas adaptés à une course ou un match. Ils te font douter, ils accélèrent ton rythme cardiaque, ils brouillent ta concentration.
La préparation mentale, c’est exactement ce qui permet de reprendre le contrôle. Elle ne supprime pas le stress – ce serait contre-productif, un peu de stress est utile. Elle t’apprend à le réguler, à le transformer en énergie positive. Et l’autohypnose est l’outil le plus efficace que je connaisse pour ancrer ces nouveaux réflexes dans ton inconscient.
Imagine ton mental comme un logiciel. Tu as un système d’exploitation de base (ton inconscient) qui fonctionne avec des programmes par défaut. Si ces programmes sont « panique », « doute », « auto-sabotage », tu vas les exécuter sans même t’en rendre compte. L’autohypnose te permet de réécrire ces programmes. Tu installes des nouveaux scripts : « confiance », « concentration », « lâcher-prise ». Et la préparation mentale te donne le mode d’emploi pour les utiliser au bon moment.
« Ce n’est pas parce que tu as un mental fort que tu n’as pas de doutes. C’est parce que tu sais quoi faire de ces doutes. » – Un constat que je partage souvent avec les sportifs que j’accompagne.
Concrètement, quand tu combines les deux, tu ne laisses plus rien au hasard. Tu prépares ton corps, mais aussi ton esprit à vivre l’événement. Et ça fait toute la différence.
L’autohypnose, c’est un état de conscience modifié que tu induis toi-même. Rien de mystique là-dedans. Tu entres dans cet état plusieurs fois par jour sans t’en rendre compte : quand tu es absorbé par un film, quand tu conduis sur une route familière et que tu « décroches », quand tu es en pleine rêverie. Dans cet état, ton esprit critique s’apaise, et ton inconscient devient plus réceptif aux suggestions.
Pour un sportif, c’est une opportunité en or. Pourquoi ? Parce que c’est dans cet état que tu peux implanter des ressources directement dans ton système de pilotage automatique. Tu n’as pas besoin de « penser » à être confiant pendant une course. Tu as juste à être confiant, naturellement, comme tu respires.
Prenons un exemple : un footballeur que j’ai suivi avait du mal à gérer ses penalties. Il avait la technique, mais à chaque tir, une voix intérieure lui disait « ne rate pas ». Cette voix le tendait, altérait sa gestuelle. En séance d’autohypnose, nous avons travaillé à remplacer cette voix par une sensation de calme et de précision. Nous avons créé un « ancrage » : un geste simple (serrer le poing) associé à un état de confiance absolue. Pendant l’autohypnose, il revivait mentalement des penalties réussis, en ressentant chaque détail : le bruit du ballon, la sensation du pied, le silence du stade. Son inconscient a intégré ce nouveau scénario.
Ensuite, à l’entraînement, il utilisait son ancrage avant chaque tir. Au bout de quelques semaines, c’était devenu un réflexe. Le jour du match, il n’avait plus à lutter. Son corps savait quoi faire.
L’autohypnose ne va pas te donner des super-pouvoirs. Elle va libérer ceux que tu as déjà, en enlevant les blocages inconscients. Pour un coureur, cela peut être de travailler sur la gestion de l’effort : apprendre à « flotter » dans la douleur, à trouver un rythme mental qui soutient le rythme physique. Pour un footballeur, cela peut être d’ancrer une routine de concentration avant un match, ou de visualiser des trajectoires de passes parfaites.
Le vrai secret, c’est la répétition. Comme tu répètes tes gammes techniques, tu répètes tes états mentaux. L’autohypnose est un entraînement pour ton cerveau. Et comme tout entraînement, plus tu le pratiques, plus les résultats sont solides.
L’autohypnose est un outil puissant, mais elle ne fait pas tout. Sans une structure de préparation mentale, elle risque de rester une pratique isolée, sans lien direct avec tes objectifs sportifs. La préparation mentale, c’est le cadre qui donne du sens à l’autohypnose. Elle repose sur quelques piliers essentiels.
1. La visualisation active : Ce n’est pas juste « voir » une image dans ta tête. C’est ressentir, dans ton corps, l’expérience que tu veux vivre. Quand tu visualises une course, tu sens le vent sur ta peau, le bruit de tes pas, l’odeur de l’herbe. Tu engages tous tes sens. L’autohypnose est le meilleur véhicule pour une visualisation profonde, car elle abaisse le seuil critique et rend l’expérience plus réelle pour ton cerveau.
2. La gestion des émotions : La peur, l’excitation, la colère, la frustration – ce sont des énergies. Le but n’est pas de les supprimer, mais de les canaliser. En préparation mentale, on apprend à identifier ses déclencheurs émotionnels. Par exemple, un coureur que j’accompagne avait tendance à se décourager quand il voyait ses adversaires le dépasser dans le dernier kilomètre. Nous avons travaillé sur un protocole : dès qu’il sentait cette émotion monter, il utilisait une respiration spécifique (inspiration sur 4 temps, expiration sur 8) et un mot-clé (« ancré ») qu’il avait installé en autohypnose. Cela lui permettait de revenir dans sa bulle, de se recentrer sur sa propre course.
3. La routine de performance : C’est une séquence d’actions (physiques et mentales) que tu répètes avant chaque compétition ou entraînement important. Par exemple : 5 minutes de respiration, 3 minutes d’autohypnose avec une suggestion spécifique (« je suis fluide, je suis puissant »), puis un échauffement progressif. Cette routine crée un signal de sécurité pour ton cerveau. Il sait que tu entres dans un état de performance. L’autohypnose devient le cœur de cette routine.
4. Le dialogue interne : Ce que tu te dis a un impact direct sur ta performance. Un sportif qui se répète « ne rate pas » active un circuit d’évitement. Celui qui se dit « je suis prêt, je suis concentré » active un circuit d’action. L’autohypnose permet de remplacer les pensées parasites par des affirmations puissantes, ancrées dans le corps.
Ces piliers ne sont pas théoriques. Ils se travaillent, se répètent, se peaufinent. Et c’est là que mon rôle de préparateur mental prend tout son sens : t’aider à construire un protocole personnalisé, adapté à ton sport, à ta personnalité, à tes objectifs.
Je vais te donner deux exemples anonymisés, mais réels, pour que tu voies comment cette alliance se vit au quotidien.
Antoine, coureur de fond (45 ans, objectif marathon en 3h15) : Antoine était un coureur solide, mais il avait un problème récurrent : il partait trop vite, griller ses réserves, puis s’effondrait dans les 10 derniers kilomètres. Son mental, au lieu de le freiner, l’encourageait à accélérer par excitation. Nous avons travaillé sur plusieurs axes. D’abord, un protocole d’autohypnose pour installer une « jauge de rythme » : il visualisait un cadran dans sa tête, avec une zone verte, orange, rouge. Avant chaque sortie longue, il faisait 5 minutes d’autohypnose où il répétait mentalement la sensation de rester dans le vert, même quand son corps voulait pousser. Ensuite, en préparation mentale, nous avons construit une routine de départ : 3 respirations profondes, un ancrage (il touchait son torse) associé à la sensation de contrôle, puis un premier kilomètre délibérément lent. Le résultat ? Il a couru son marathon en 3h12, avec un dernier 10km plus rapide que le premier. Son mental, au lieu de le trahir, l’a porté.
Lucas, footballeur amateur (28 ans, milieu de terrain) : Lucas était techniquement très bon, mais il perdait ses moyens dès qu’il recevait le ballon sous pression. Il avait peur de mal faire, de décevoir. En séance, nous avons utilisé l’autohypnose pour recréer des situations de match stressantes. Nous avons installé un « bouclier mental » : un état de calme et de confiance qu’il pouvait activer en une seconde. Pendant l’autohypnose, il revivait des actions où il réussissait des passes décisives sous pression, en ressentant la satisfaction et la fluidité. En parallèle, il a intégré une routine avant chaque match : 10 minutes seul, autohypnose avec une suggestion courte (« je suis présent, je suis libre »), puis un échauffement spécifique. Au bout de deux mois, son entraîneur a remarqué qu’il jouait plus libéré, qu’il demandait le ballon même dans les zones dangereuses. Lucas m’a dit : « Maintenant, la pression, je l’utilise comme un carburant. »
Ces exemples montrent que ce n’est pas une question de talent brut, mais d’entraînement mental régulier. L’autohypnose et la préparation mentale ne transforment pas un sportif moyen en champion du monde en un mois. Mais elles te donnent les clés pour exploiter pleinement ton potentiel, sans que ton mental ne vienne tout gâcher.
Tu n’as pas besoin d’attendre une séance avec moi pour commencer. Voici un protocole simple, que tu peux essayer dès ce soir ou avant ton prochain entraînement.
Étape 1 : Trouve un moment calme. 5 à 10 minutes suffisent. Assieds-toi confortablement, ferme les yeux. Prends trois respirations profondes, en expirant plus longuement que l’inspiration.
Étape 2 : Induis un état d’autohypnose simple. Concentre-toi sur un point fixe dans ton esprit (une lumière, une couleur). Laisse ton corps se détendre. Tu peux imaginer que tu descends un escalier, chaque pas te plonge plus profondément dans la relaxation. Ne force pas, laisse faire.
Étape 3 : Installe une ressource. Choisis un état que tu veux renforcer : confiance, calme, puissance, concentration. Imagine que tu vis une situation où tu ressens cet état pleinement. Par exemple, un entraînement où tout était fluide. Ressens-le dans ton corps : la chaleur dans ta poitrine, la légèreté dans tes jambes, la clarté dans ta tête.
Étape 4 : Crée un ancrage. Associe cet état à un geste simple (pouce et index qui se touchent, poing serré, respiration particulière). Pendant que tu ressens l’état, fais ce geste. Répète 3 à 4 fois.
Étape 5 : Sors de l’état. Compte de 1 à 5, ouvre les yeux, étire-toi.
Étape 6 : Utilise ton ancrage en situation. Avant ton entraînement, ou pendant un moment de stress, active ton ancrage. Au début, cela peut sembler artificiel. Avec la répétition, cela deviendra un réflexe.
Ce protocole est une base. Tu peux le personnaliser. L’important, c’est la régularité. 5 minutes par jour valent mieux qu’une heure une fois par mois.
Je veux être honnête avec toi. L’autohypnose et la préparation mentale ne sont pas des baguettes magiques. Elles ne remplacent pas un entraînement physique sérieux, une bonne hygiène de vie, un sommeil réparateur. Tu ne peux pas espérer courir un marathon si tu ne t’entraînes pas, même avec la meilleure autohypnose du monde.
Elles ne guérissent pas non plus les blessures physiques. Si tu as une douleur, consulte un médecin ou un kiné. Ensuite, oui, le mental peut t’aider à gérer la rééducation, à rester motivé, mais il ne fait pas de miracle.
Enfin, elles ne transforment pas ta personnalité du jour au lendemain. Si tu es naturellement anxieux, tu ne deviendras pas un roc imperturbable en une semaine. Mais tu apprendras à mieux vivre avec ton anxiété, à la réguler, à ne plus la subir.
Ce sont des outils. Puissants, mais des outils. Le travail, c’est toi qui le fais. Mon rôle, c’est de te guider, de t’aider à trouver ta propre voie, celle qui résonne avec qui tu es.
Tu as maintenant une idée plus claire de ce que l’autohypnose et la préparation mentale peuvent t’apporter. Ce n’est pas une théorie lointaine. C’est une pratique concrète, que des sportifs comme toi utilisent pour dépasser leurs blocages, pour vivre leur sport avec plus de plaisir et de performance.
Si tu sens que c’est le moment pour toi, si tu en as assez de laisser ton mental décider à ta place, je t’invite à faire un premier pas. Tu peux commencer par le protocole que je t’ai donné. Teste-le pendant une semaine. Observe ce qui se passe. Tu seras peut-être surpris.
Et si tu veux aller plus loin, si tu veux un accompagnement personnalisé, adapté à ton sport et à tes objectifs, je suis là. À Saintes ou en visio, je reçois des adultes qui veulent reprendre le pouvoir sur leur mental. On peut en discuter ensemble, sans engagement, juste pour voir ce qui est possible
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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