3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Les avantages de chaque méthode pour les débutants.
Tu arrives dans mon cabinet, tu t’installes dans le fauteuil, tu fermes les yeux, et tu m’entends dire : « Je vais compter de un à dix… » Ou peut-être que je te propose : « Laisse ta main monter doucement vers ton visage… » Deux phrases, deux mondes. Deux façons d’entrer en hypnose. Et toi, tu te demandes peut-être : laquelle est la meilleure pour commencer ? Laquelle va vraiment marcher pour moi ?
Je vais te répondre franchement : il n’y a pas de « meilleure » méthode universelle. Il y a celle qui te correspond, celle qui te parle, celle qui te permet de lâcher prise sans te sentir piégé ou forcé. Dans cet article, je vais détailler les deux approches – l’induction par comptage et l’induction par le geste – avec leurs forces, leurs limites, et surtout, ce que tu peux en tirer concrètement, que tu sois un débutant curieux ou un pratiquant qui cherche à affiner sa technique.
Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes depuis 2014. Chaque semaine, je vois des personnes qui découvrent l’hypnose et qui ont besoin de repères simples pour se sentir en sécurité. Alors, asseois-toi confortablement, respire, et laisse-toi guider par cette comparaison. Pas de jargon inutile, rien que du concret.
Tu as déjà entendu quelqu’un compter pour t’aider à t’endormir, non ? « Un mouton, deux moutons… » Le comptage, c’est un rituel archaïque, presque universel. Dans l’hypnose, on l’utilise pour créer une structure sécurisante. Le praticien annonce un décompte – souvent de dix à un – et à chaque chiffre, il suggère une détente plus profonde. « Dix… tu sens tes paupières devenir lourdes… Neuf… ta respiration ralentit… »
Pourquoi ça marche pour les débutants ? Parce que le comptage donne un cadre prévisible. Tu sais ce qui va arriver : le chiffre va descendre, et toi, tu vas te détendre. Pas de surprise, pas de manipulation invisible. C’est comme monter dans un train dont tu connais l’itinéraire. Pour une personne qui a peur de « perdre le contrôle » ou qui a besoin de repères concrets, c’est rassurant.
Prenons un exemple. Un jour, un homme d’une cinquantaine d’années vient me voir pour des insomnies chroniques. Il est hypervigilant, tout le temps en alerte. Je lui propose une induction par comptage parce que je sens qu’il a besoin de structure. « Je vais compter de dix à zéro. À chaque chiffre, tu laisses ton corps s’enfoncer un peu plus dans le fauteuil. » À cinq, il commence à ronfler doucement. Pas de résistance, pas de questionnement. Le comptage a agi comme un bercement mental.
Le mécanisme derrière ? Le cerveau adore les patterns. Quand tu entends une séquence numérique descendante, ton cortex préfrontal – le chef d’orchestre de la vigilance – se dit : « OK, on suit le programme. » Il lâche un peu la garde. Et comme le rythme est régulier, cela induit une relaxation réflexe. C’est presque pavlovien.
Mais attention : tout n’est pas parfait. Certaines personnes trouvent le comptage trop mécanique, trop scolaire. Si tu es du genre créatif, rebelle, ou simplement impatient, tu risques de t’ennuyer ou de te dire : « Bon, ça marche quand ? » Et l’ennui, en hypnose, c’est l’ennemi du lâcher-prise. Tu restes dans ta tête à analyser le processus au lieu de le vivre.
Point clé : L’induction par comptage est idéale si tu as besoin de structure, de prévisibilité, ou si tu es plutôt analytique. Elle offre un cadre rassurant qui permet au mental de s’aligner progressivement.
Pour un débutant, c’est souvent la porte d’entrée la plus douce. Elle ne demande pas de compétences particulières : tu n’as qu’à écouter et suivre. Pas de geste à exécuter, pas de visualisation complexe. Juste toi, le chiffre, et la détente.
Maintenant, imagine autre chose. Je te dis : « Laisse ta main droite monter lentement vers ton visage, comme si un ballon invisible la soulevait. » Tu regardes ta main, elle bouge, et soudain, tu te sens ailleurs. L’induction par le geste, c’est tout l’inverse du comptage. C’est physique, immédiat, parfois déroutant.
Concrètement, le praticien propose un mouvement simple – lever un doigt, ouvrir la main, bouger le bras – et il utilise ce mouvement comme point d’ancrage pour l’hypnose. « Quand ta main touche ton front, tu entres dans un état profond de relaxation. » Le geste devient le déclencheur.
Pourquoi ça parle aux débutants ? Parce que le corps ne ment pas. Si ta main commence à trembler ou à ralentir, tu sais que quelque chose se passe. Tu n’as pas besoin de « croire » à l’hypnose : tu la vois, tu la ressens. C’est concret, tangible. Pour les personnes qui doutent ou qui ont un mental hyperactif, c’est souvent plus puissant qu’un comptage.
Je me souviens d’une jeune femme, stressée par son travail, qui venait pour la première fois. Elle était très dans le contrôle, toujours en train de tout analyser. Je lui ai proposé une induction par le geste : je lui ai demandé de lever l’index droit et de le laisser descendre vers sa cuisse. Au bout de trente secondes, son doigt s’est mis à osciller tout seul. Elle a ouvert les yeux, surprise : « C’est moi qui contrôle ça ? » Non, c’était son inconscient qui prenait le relais. Ce petit moment de « magie » l’a convaincue que l’hypnose était réelle.
Le mécanisme ? Le geste crée une boucle sensorimotrice. Ton cerveau envoie un ordre à ta main, mais si tu ralentis le mouvement et que tu y ajoutes une intention de relaxation, le cortex moteur se synchronise avec le système limbique (émotions) et le tronc cérébral (vigilance). Résultat : tu passes en mode « vagal », calme et réceptif. C’est une forme de somnambulisme éveillé, sans le côté flippant du mot.
Mais il y a un revers. Si tu es maladroit, gêné par ton corps, ou si tu as des douleurs physiques, le geste peut devenir une distraction. J’ai eu un patient avec une épaule bloquée qui n’arrivait pas à lever le bras sans grimacer. Le geste l’a sorti de l’état hypnotique au lieu de l’y plonger. Et puis, pour certains, l’idée de « faire un geste » semble trop active. Ils veulent juste s’asseoir et se laisser faire. Dans ce cas, le comptage est plus approprié.
Point clé : L’induction par le geste est parfaite si tu es kinesthésique, si tu as besoin de preuves physiques, ou si ton mental est trop bavard. Elle court-circuite l’analyse en engageant directement le corps.
Pour un débutant, c’est une révélation ou un échec. Il n’y a pas de demi-mesure. Mais quand ça marche, ça crée une confiance immédiate dans le processus.
Maintenant que tu as les bases, mettons les deux méthodes face à face. Imagine un tableau mental : d’un côté le comptage, de l’autre le geste. Lequel choisir pour ta première séance ? La réponse dépend de ton profil, mais je vais te donner des repères clairs.
Le comptage, c’est le chemin balisé. Tu suis une route avec des panneaux. Chaque chiffre est une étape. Pour quelqu’un qui a besoin de sécurité – parce qu’il a des antécédents de trauma, de l’anxiété généralisée, ou simplement une méfiance envers l’hypnose – c’est idéal. Tu ne risques pas de te sentir perdu. Le praticien contrôle le rythme, et toi, tu te contentes de suivre. C’est comme apprendre à nager dans une piscine avec un maître-nageur : tu sais que tu ne couleras pas.
Le geste, c’est le plongeon dans l’inconnu. Tu sautes, et tu découvres que l’eau te porte. C’est pour ceux qui ont besoin de sentir l’hypnose plutôt que de la comprendre. Si tu es du genre à dire « Je ne peux pas être hypnotisé parce que je pense trop », le geste est ton meilleur allié. Il te montre que ton corps peut faire des choses sans que ton mental donne son accord. C’est une expérience d’humilité et de puissance à la fois.
Parlons chiffres (sans jeu de mots). Dans ma pratique, je dirais que 60% des débutants préfèrent le comptage pour leur première séance. Pourquoi ? Parce que c’est moins intimidant. Mais ceux qui choisissent le geste – ou à qui je le propose – vivent souvent un « déclic » plus rapide. Ils repartent avec une certitude : « OK, mon inconscient existe et il bouge. »
Les avantages du comptage pour le débutant :
Les avantages du geste pour le débutant :
Les inconvénients du comptage :
Les inconvénients du geste :
Mon conseil de praticien : si tu débutes, essaie les deux. Pas forcément en une séance, mais sur plusieurs jours. Tu peux même les combiner. Par exemple, un comptage pendant que ta main monte. Le cerveau aime les multi-stimuli. Mais pour ta première fois, je te recommande le comptage si tu es stressé, le geste si tu es curieux.
Tu veux pratiquer seul ? Bonne nouvelle : les deux méthodes sont faciles à reproduire. Mais attention, l’autohypnose sans guide, c’est comme faire du vélo sans stabilisateurs : ça peut vaciller au début. Voici comment t’y prendre.
Pour le comptage en autohypnose :
Pour le geste en autohypnose :
Le piège à éviter : en autohypnose, on a tendance à vouloir contrôler. Avec le comptage, tu risques de compter trop vite. Avec le geste, tu risques de forcer le mouvement. Souviens-toi : l’hypnose est une permission, pas une performance. Si rien ne se passe, ce n’est pas grave. Tu apprends juste à lâcher prise.
Point clé : L’autohypnose avec comptage est plus structurée et facile à chronométrer. L’autohypnose avec geste est plus spontanée et corporelle. Choisis selon ton humeur du jour.
Je te conseille de tester les deux pendant une semaine. Note dans un carnet ce que tu ressens : fatigue, légèreté, picotements, ou rien du tout. Tu verras vite laquelle te correspond.
Je vais être honnête avec toi : parfois, même avec la meilleure volonté, une induction ne marche pas. Ce n’est pas de ta faute. C’est juste que ton cerveau a ses préférences. Voici deux situations que j’ai vécues en cabinet.
Cas 1 : l’analytique qui bloque sur le comptage. Un ingénieur, très logique, vient pour arrêter de fumer. Je commence par un comptage classique. À trois, il ouvre les yeux et dit : « Je me suis surpris à vérifier que vous comptiez bien, à faire des calculs dans ma tête. » Son mental a transformé le comptage en exercice mathématique. Je passe au geste : je lui demande de lever la main et de la laisser descendre lentement. Au bout d’une minute, sa main tremble, ses paupières battent. Il entre en hypnose en 90 secondes. Le geste a court-circuité son besoin de contrôle.
Cas 2 : la kinesthésique qui panique avec le geste. Une professeure de yoga, très à l’écoute de son corps, vient pour gérer son stress. Je lui propose une induction par le geste : lever le bras. Elle lève le bras, mais elle commence à hyperventiler. Elle me dit : « Je sens trop mon corps, ça m’angoisse. » Pour elle, le geste était trop intense. Je passe au comptage : « Dix… neuf… » Elle se calme immédiatement. La structure l’a rassurée.
Ce que ça t’apprend : ne t’accroche pas à une méthode. Si tu sens que ça ne coule pas, change. En autohypnose, c’est pareil. Si le comptage t’ennuie, essaie le geste. Si le geste te stresse, reviens au comptage. L’hypnose est une danse, pas une course.
Pour les débutants, je recommande toujours de commencer par le comptage si tu es seul, car c’est plus simple à exécuter sans guide. Mais si tu as un praticien, laisse-le te proposer. Il saura lire tes micro-expressions et ajuster.
Tu as maintenant les cartes en main. Deux méthodes, deux portes d’entrée vers le même état modifié de conscience. Le comptage, c’est la clé en métal, solide et prévisible. Le geste, c’est la clé en bois, vivante et surprenante. Les deux ouvrent sur toi-même.
Alors, par laquelle commencer ? Voici ce que je te propose : prends cinq minutes ce soir. Installe-toi dans un endroit calme. Ferme les yeux. Compte de dix à un, lentement. Puis, demain, fais la même chose avec un geste – lève un doigt et laisse-le redescendre. Observe ce qui se passe. Ne juge pas. Note juste : « Comptage : sensation de lourdeur. Geste : picotements dans le bras. » Après deux jours, tu sauras laquelle te fait du bien.
Et si tu veux aller plus loin, si tu sens que l’hypnose pourrait t’aider sur un sujet précis – stress, sommeil, confiance – je suis là. Mon cabinet à Saintes est ouvert, et je reçois aussi en visio pour ceux qui sont loin. Pas de
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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