3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Détendez chaque muscle pour accéder à votre inconscient.
Tu es là, allongé sur ton canapé après une journée qui n’en finit pas. Tu fermes les yeux, mais ton cerveau continue de tourner. Les épaules remontées, la mâchoire serrée, le souffle court. Tu te dis : « Il faudrait que je me détende. » Mais tu ne sais pas comment faire. Ou plutôt, tu as essayé de « lâcher prise », et ça n’a pas marché. Parce que lâcher prise, ça ne s’ordonne pas. Ça se prépare.
Depuis 2014, je reçois à Saintes des adultes qui viennent avec cette même plainte : « Je suis tendu, je n’arrive pas à me détendre, ça me pourrit la vie. » Ce n’est pas une faiblesse. C’est le signe que ton corps a accumulé des tensions sans que tu aies eu le temps de les évacuer. Et c’est là que l’hypnose ericksonienne, couplée à une technique simple mais puissante – la relaxation progressive –, peut faire la différence.
Je ne vais pas te vendre un truc miracle. Je vais t’expliquer comment détendre chaque muscle, un par un, pour accéder à un état d’esprit où ton inconscient peut enfin travailler. Et surtout, je vais te donner des clés que tu peux utiliser tout de suite, sans rendez-vous, sans matériel, juste avec ton corps.
Tu as peut-être déjà entendu parler de l’hypnose comme d’un état « magique » où tu perds le contrôle. C’est une idée reçue. En réalité, l’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, c’est un état de conscience modifié, mais hyper naturel. Tu le vis déjà tous les jours : quand tu es absorbé par un film, quand tu conduis sur une route familière et que tu arrives sans te souvenir du trajet, quand tu rêvasses sous la douche. Le problème, c’est que tu ne sais pas comment provoquer cet état volontairement quand tu en as besoin.
La relaxation progressive, c’est le meilleur tremplin que je connaisse pour ça. Pourquoi ? Parce qu’elle court-circuite le mental. Quand tu es stressé, ton cerveau est en mode survie : il analyse, il anticipe, il se méfie. Impossible de lâcher prise dans cet état. Mais si tu commences par détendre ton corps, muscle après muscle, tu envoies un signal clair à ton système nerveux : « Tout va bien, tu peux baisser la garde. »
C’est ce qu’on appelle le principe de réciprocité corps-esprit. Ton corps et ton mental sont connectés en permanence. Si tu changes l’état de ton corps, ton mental suit. Tu ne peux pas avoir un corps totalement relâché et un esprit stressé. Ça ne tient pas. Donc, en relaxant chaque groupe musculaire, tu crées les conditions idéales pour que ton inconscient émerge, qu’il devienne plus accessible, plus réceptif aux suggestions.
Un de mes clients, appelons-le Julien, est venu me voir pour des crises d’angoisse récurrentes. Il disait : « Je sais que je devrais me calmer, mais mon corps ne m’écoute pas. » On a commencé par une induction par relaxation progressive. La première fois, il a eu du mal à lâcher les épaules. La deuxième, il a senti une chaleur descendre dans ses bras. À la troisième séance, il a pleuré. Pas de tristesse, juste une libération. Les tensions qu’il portait depuis des années ont trouvé une sortie. Aujourd’hui, il utilise cette technique seul, chez lui, dès qu’il sent la boule au ventre arriver.
L’état d’hypnose n’est pas un don. C’est une compétence qui s’apprend. Et la relaxation progressive en est la première marche, la plus concrète.
La méthode que j’utilise le plus souvent s’appelle la relaxation progressive de Jacobson. Ne te laisse pas impressionner par le nom : c’est d’une simplicité désarmante. L’idée de base, c’est de contracter un groupe musculaire pendant quelques secondes, puis de relâcher complètement, et d’observer la différence. Ce contraste entre tension et détente permet à ton cerveau d’apprendre à reconnaître ce que signifie « être détendu » – parce que, franchement, quand on vit dans le stress permanent, on oublie ce que ça fait.
Voici le mécanisme : quand tu contractes un muscle, tu envoies une décharge nerveuse à ton cerveau. Quand tu relâches, la décharge s’arrête net. Cette chute brutale d’activité nerveuse déclenche une réponse de relaxation dans tout le système. C’est comme si tu disais à ton corps : « Tu peux éteindre le mode combat, on passe en mode repos. »
Concrètement, on va travailler par zones, dans un ordre logique. Je te propose un mini-protocole que tu peux tester maintenant, si tu es dans un endroit calme :
Tu viens de faire une première boucle. Si tu prends le temps de répéter ça deux ou trois fois, tu vas sentir un changement. Peut-être une lourdeur, une chaleur, une sensation de flottement. C’est normal. C’est le signe que ton système nerveux parasympathique – celui de la détente – prend le relais.
Ce qui rend cette technique si efficace pour l’hypnose, c’est qu’elle crée un état de « réceptivité ». Quand ton corps est relâché, ton esprit critique, celui qui juge, qui analyse, qui doute, se met en veille. L’inconscient, lui, devient plus accessible. C’est à ce moment-là que je peux introduire des suggestions, ou que toi, en autohypnose, tu peux te parler avec plus de douceur.
En parallèle de mon cabinet, je travaille comme préparateur mental pour des coureurs et des footballeurs. Tu pourrais penser que le sportif est un « corps en action », à l’opposé de la relaxation. Mais c’est justement là que le bât blesse. Beaucoup d’athlètes accumulent des tensions musculaires inconscientes qui les freinent, les blessent ou les empêchent de performer.
Prenons un coureur de fond que j’accompagne. Il avait des douleurs récurrentes aux ischio-jambiers, sans lésion visible. Après quelques séances, on a découvert qu’il contractait inconsciemment l’arrière de sa cuisse dès qu’il pensait à la compétition. Son corps anticipait la douleur avant même qu’elle n’arrive. Résultat : une tension permanente, qui fatiguait ses muscles et le rendait vulnérable.
On a intégré la relaxation progressive dans sa routine d’avant-course. Pas pour le détendre mollement, mais pour lui apprendre à « scanner » son corps, à repérer les zones de tension inutiles, et à les relâcher activement. Ça a changé sa foulée. Il a gagné en fluidité, en économie d’énergie, et ses douleurs ont diminué.
Pour les footballeurs, c’est encore plus frappant. Avant un match, l’adrénaline monte, et avec elle, la rigidité. Un joueur tendu rate ses passes, il est moins réactif, il se blesse plus facilement. La relaxation progressive, utilisée en induction hypnotique avant un match, leur permet de trouver un état de « calme actif » : le corps est prêt à exploser, mais les muscles sont souples, le mental est clair.
La tension n’est pas l’ennemi. C’est la tension inutile, celle que tu ne vois pas, qui te vole ta fluidité.
La relaxation progressive fonctionne déjà très bien seule, mais si tu veux l’amplifier, ajoute la respiration. Ce n’est pas une coquetterie. La respiration est le seul levier que tu as sur ton système nerveux autonome. Tu ne peux pas commander à ton cœur de battre plus lentement, mais tu peux ralentir ton souffle, et le cœur suivra.
Voici comment je combine les deux dans mes séances : quand tu contractes un muscle, tu inspires profondément. Quand tu relâches, tu expires longuement, comme si tu soufflais dans une paille. L’expiration longue active le nerf vague, le grand chef d’orchestre de la relaxation. C’est ce qu’on appelle la « réponse de relaxation ».
Pendant l’expiration, je te propose d’ajouter une intention. Par exemple : « En expirant, je laisse partir la tension de mes épaules. » Ou : « En soufflant, je libère ce que je n’ai plus besoin de porter. » Ce n’est pas une formule magique, c’est un signal pour ton cerveau. Tu associes un geste physique (l’expiration) à une intention mentale (lâcher prise). Avec la répétition, cette association devient un réflexe.
Un soir, avant de dormir, tu peux essayer ce petit rituel : allonge-toi, fais trois cycles de relaxation progressive (mains, bras, épaules, visage, ventre, jambes), en inspirant sur la contraction et en expirant longuement sur le relâchement. À la fin, reste immobile 2 minutes. Observe les sensations. Tu vas peut-être sentir une lourdeur qui t’enveloppe, ou un engourdissement léger. C’est l’état hypnotique qui s’installe naturellement. Tu n’as rien à faire de plus.
Je ne vais pas te mentir : tout le monde ne plonge pas dans la relaxation du premier coup. C’est normal. Ton corps a peut-être pris l’habitude de serrer, de verrouiller, de protéger. Il a appris à être en tension pour survivre. Le relâchement peut même faire peur, parce qu’il est associé à une perte de contrôle.
Je vois souvent deux blocages :
L’incapacité à relâcher : tu contractes, mais quand tu relâches, les muscles restent partiellement tendus. C’est fréquent au niveau des épaules et de la mâchoire. Si ça t’arrive, ne force pas. Reviens à la contraction, fais-la plus douce, et relâche en imaginant que tu fonds dans le sol. L’imagination est un outil puissant en hypnose. Visualise que tes muscles deviennent du beurre, du coton, de l’eau.
L’agitation mentale : tu arrives à détendre ton corps, mais ton esprit s’emballe. Des pensées fusent, des listes de tâches, des inquiétudes. C’est normal aussi. Ne lutte pas. Observe ces pensées comme des nuages qui passent. Reviens à la sensation physique : la chaleur de tes mains, le poids de tes bras, le contact de ton dos avec le support. Chaque fois que tu reviens à ton corps, tu renforces l’ancrage.
Un client, Paul, cadre commercial, disait : « Dès que je ferme les yeux, je pense à mes mails. » Je lui ai proposé de visualiser ses mails comme des feuilles mortes qui tombent d’un arbre. Il pouvait les voir, mais elles ne le touchaient plus. La relaxation progressive est devenue son refuge : 10 minutes le midi dans sa voiture, sans téléphone, juste avec son souffle et ses muscles.
Maintenant que tu as les bases, tu peux aller plus loin. L’autohypnose, c’est le fait d’utiliser ces états pour toi-même, sans thérapeute. La relaxation progressive est ton ticket d’entrée. Une fois que tu es dans cet état de détente profonde, tu peux glisser une suggestion qui a du sens pour toi.
Par exemple, si tu veux travailler sur le stress avant des réunions, tu peux te dire, juste après la phase de relâchement : « Quand je serai en réunion, je respirerai calmement et mes épaules resteront basses. » Formule-la au présent, comme si c’était déjà vrai. Ton inconscient ne distingue pas le réel de l’imaginaire. Si tu lui donnes une image claire, il va la prendre pour une instruction.
Je te propose un petit protocole complet à faire chez toi, en 10 minutes :
La clé, c’est la régularité. Pas besoin de faire une heure. Cinq à dix minutes par jour, pendant une semaine, et tu vas commencer à voir des changements : meilleur sommeil, moins de crispations dans la journée, une capacité à repérer les tensions avant qu’elles ne s’installent.
Je veux être honnête avec toi. La relaxation progressive, même couplée à l’hypnose, n’efface pas les causes profondes de tes tensions. Si tu vis un deuil, un burn-out, un traumatisme, cette technique va t’aider à apaiser ton corps, à créer un espace de récupération, mais elle ne remplacera pas un accompagnement thérapeutique plus profond.
Dans mon cabinet, je l’utilise comme une porte d’entrée, pas comme une finalité. Pour certains, elle suffit à retrouver un équilibre. Pour d’autres, elle prépare le terrain pour un travail plus spécifique, avec l’IFS (Internal Family Systems) ou l’Intelligence Relationnelle, où on va explorer les parties de toi qui génèrent ces tensions.
Si tu sens que tes tensions sont liées à des schémas répétitifs – toujours les mêmes conflits, les mêmes peurs, les mêmes blocages – la relaxation va te soulager, mais pas les résoudre. C’est comme prendre une douche chaude après une journée de travail : ça détend, mais ça ne change pas ton job. Pour changer le job, il faut un autre type de travail.
La relaxation n’est pas une fuite. C’est un temps d’arrêt pour recharger les batteries avant de reprendre le volant.
Tu as maintenant entre les mains une technique concrète, éprouvée, que j’utilise tous les jours avec les personnes qui viennent me voir. Elle ne demande rien d’autre que quelques minutes, un peu de curiosité, et l’acceptation que ça ne marchera peut-être pas parfaitement du premier coup. Et c’est OK.
Si tu es à Saintes ou dans les environs, et que tu sens que tes tensions sont devenues un frein dans ta vie – dans ton sommeil, dans ton travail, dans tes relations – je te reçois avec plaisir pour qu’on explore ensemble ce qui se cache derrière. On peut commencer par une séance d’hypnose, ou simplement par un échange. Il n’y a pas d’urgence. Juste une invitation à prendre soin de toi.
Et si tu es loin, sache que tu peux déjà faire ce premier geste : ce
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.