3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Évitez ces pièges courants pour des résultats durables.
Vous avez acheté un livre, suivi une formation, ou peut-être même téléchargé des scripts tout prêts sur Internet. Vous vous êtes dit : « Cette fois, je vais y arriver. Je vais arrêter de fumer, mieux dormir, ou gérer ce stress qui me pourrit la vie. » Vous avez écouté la voix douce de l'enregistrement, vous vous êtes installé confortablement, et… rien. Ou presque. Un petit mieux pendant quelques jours, puis le retour du problème, comme un boomerang qui n'aurait jamais vraiment quitté votre main.
Je vois ça presque chaque semaine dans mon cabinet à Saintes. Des personnes intelligentes, motivées, qui ont fait des efforts réels avec l'autohypnose, mais qui butent sur les mêmes obstacles. Le problème, ce n’est pas vous. Ce n’est pas non plus que l’autohypnose soit inefficace. Le problème, ce sont les scripts que vous utilisez, et la manière dont vous les abordez.
Depuis 2014, j’accompagne des adultes en souffrance – anxiété, phobies, douleurs chroniques, blocages sportifs – et j’ai vu défiler des dizaines de tentatives d’autohypnose ratées. Pas parce que la méthode est mauvaise, mais parce que trois erreurs reviennent sans cesse. Trois pièges qui transforment un outil puissant en simple relaxation de surface. Aujourd’hui, je vais vous les montrer, et surtout, vous donner des clés pour les éviter.
La première erreur est tellement répandue qu’elle est presque invisible. Elle se niche dans la formulation même de vos scripts. Vous les écrivez ou vous les choisissez comme si vous donniez des ordres à un employé un peu lent : « Je vais arrêter de fumer. Je vais dormir profondément. Je vais être calme. »
Ça semble logique, non ? Vous avez un problème, vous voulez une solution, vous la formulez clairement. Mais votre inconscient ne fonctionne pas comme un subordonné qui attend vos directives. Il est plutôt comme un jardinier qui connaît déjà la terre, le climat, et les racines cachées. Lui dire « fais pousser une rose ici, maintenant », ça ne marche pas s’il sait que le sol est acide et que les graines sont des ronces.
Prenons l’exemple de Claire, une coureuse que j’ai accompagnée. Elle venait me voir pour un blocage : à chaque compétition, ses jambes se bloquaient à mi-parcours. Elle avait son petit script d’autohypnose, répété soir et matin : « Je cours avec fluidité, je suis fort, je dépasse mes limites. » Résultat ? Rien. Pire, elle se sentait en échec. Le problème, c’est que son inconscient associait la compétition à une menace – une ancienne chute, une humiliation scolaire – et lui ordonner d’être « fort » ne faisait que renforcer la résistance.
Votre inconscient est un protecteur. Il a développé des stratégies (fumer, s’inquiéter, éviter) pour vous garder en sécurité. Quand vous lui dites « arrête ça », il entend « ignore ton système de protection ». Il va résister, parce qu’il ne comprend pas votre langage de chef.
Ce que vous pouvez faire maintenant : Au lieu d’écrire « Je suis calme », écrivez « Je permets à mon corps de découvrir ce que ça fait d’être calme. » Ou mieux : « Je suis curieux de voir comment mon inconscient va m’aider à trouver cette sensation de calme. » L’hypnose ericksonienne, que j’utilise en cabinet, repose sur cette idée : on ne force pas, on invite. On utilise le langage indirect, les métaphores, les suggestions ouvertes. Votre script devrait ressembler à une conversation avec un ami sage, pas à un ordre militaire.
Vous vous installez dans votre fauteuil, vous mettez votre casque, et vous lancez le fichier audio. Les premières phrases disent « détendez-vous, fermez les yeux… » et vous êtes déjà en train de penser à votre liste de courses, à ce mail que vous auriez dû envoyer, ou à cette douleur dans le bas du dos.
C’est l’erreur la plus sournoise. On croit que l’autohypnose commence quand on appuie sur « play ». En réalité, elle commence avant. Votre état mental au moment où vous démarrez détermine 80% du résultat. Si vous arrivez en mode « multitâche », avec un cerveau qui tourne à 200 à l’heure, votre script sera comme une pluie fine sur un sol de béton : ça glisse, ça ne pénètre pas.
Je reçois beaucoup de sportifs – footballeurs, coureurs – qui veulent utiliser l’autohypnose pour la performance. Ils me disent : « J’essaie le soir, après l’entraînement, mais je suis trop fatigué pour me concentrer. » Ou « Je le fais le matin, mais je pense déjà à ma journée. » Le problème n’est pas le script, c’est le contexte.
L’hypnose, c’est un état modifié de conscience. Pour y entrer, vous avez besoin d’un sas de décompression. Pas de 30 minutes de méditation, hein, je ne vous demande pas de devenir moine bouddhiste. Mais simplement 2 à 3 minutes pour signaler à votre système nerveux : « On change de mode. »
Un jour, un patient m’a dit : « Mon script ne marche pas, je l’écoute dans la voiture en rentrant du travail. » Je lui ai demandé : « Vous êtes stressé dans les bouchons ? » Il a ri. « Bien sûr. » Et il espérait que son inconscient allait basculer en mode réceptif pendant que son cortex préfrontal était encore en train de gérer le klaxon du type derrière lui.
Ce que vous pouvez faire maintenant : Avant de commencer votre script, installez un petit rituel de 2 minutes. Trois respirations lentes, les yeux ouverts, en regardant un point fixe. Puis une phrase que vous dites à voix haute : « Je suis là, maintenant, pour ce moment. » Pas pour être parfait, juste pour être présent. C’est tout. Ensuite, vous lancez votre script. Vous verrez, la différence est immense. Votre inconscient a besoin qu’on lui montre le chemin, pas qu’on lui jette une carte au visage en courant.
Celle-ci me brise un peu le cœur, parce que je vois des personnes dépenser de l’argent et de l’énergie sur des scripts « miracles » achetés en ligne, souvent génériques, parfois même écrits par des gens qui n’ont jamais mis les pieds dans un cabinet. Un script pour l’anxiété, un pour le sommeil, un pour la confiance. Et ils espèrent que ça va marcher pour tout le monde.
Mais votre anxiété n’est pas la même que celle de votre voisin. Votre insomnie a des racines différentes. Votre blocage sportif est lié à votre histoire, à vos croyances, à votre corps. Un script standardisé, c’est comme un costume taille unique : il va serrer là où il ne faut pas, et flotter là où vous auriez besoin de soutien.
Prenons un exemple concret. Un patient, appelons-le Marc, est venu me voir pour des douleurs chroniques au dos. Il avait essayé un script d’autohypnose pour la relaxation musculaire. Ça l’aidait un peu, mais la douleur revenait. En travaillant ensemble, on a découvert que sa douleur était liée à une vieille histoire de responsabilité écrasante : il s’occupait de ses parents âgés tout en gérant son entreprise. Son dos racontait l’histoire de tout ce qu’il portait. Un script générique de « détendez vos muscles » ne pouvait pas toucher cette dimension. Il fallait un script qui parle à son histoire, qui utilise des métaphores de charge partagée, de poids déposé.
L’IFS (Internal Family Systems), une approche que j’utilise souvent, m’a appris que nos problèmes sont souvent portés par des « parties » de nous, des sous-personnalités qui ont des croyances et des émotions spécifiques. Un script universel ne peut pas s’adresser à cette partie unique. Il parle à la foule, pas à la personne.
Et puis, il y a le piège de la répétition. Beaucoup de gens écoutent le même script tous les jours, comme un médicament. Mais votre inconscient s’habitue. Il anticipe les phrases, il s’ennuie. L’hypnose, c’est une danse, pas un disque rayé. Il faut varier, surprendre, utiliser des métaphores fraîches.
Ce que vous pouvez faire maintenant : Prenez 10 minutes pour écrire votre propre script. Pas un roman, hein. Juste quelques phrases qui parlent de vous. Utilisez vos mots, vos images. Si vous avez peur de parler en public, ne dites pas « je suis confiant », dites « je sens la chaleur dans mes mains quand je monte sur scène, et cette chaleur me rappelle que je suis vivant, pas en danger ». Si vous voulez mieux dormir, ne dites pas « je dors profondément », dites « chaque souffle est comme une vague qui m’emporte un peu plus loin du rivage de la journée ». Votre inconscient reconnaît ce langage personnel. Il sait que vous parlez de lui.
Maintenant que vous avez identifié les trois pièges, je vais vous donner une structure simple pour repenser vos séances d’autohypnose. Pas une recette magique, mais un cadre que j’utilise avec mes patients et que j’adapte à chaque personne.
Étape 1 : Le sas (2 minutes). Avant de commencer, faites ce petit rituel dont on a parlé. Trois respirations, une phrase d’ancrage. Vous pouvez même poser une main sur votre ventre pour signaler à votre système nerveux : « Je ralentis. »
Étape 2 : L’invitation (3-4 minutes). Au lieu de commander, invitez. Utilisez des formulations comme « Peut-être que… », « Et si… », « Je suis curieux de voir comment… ». Par exemple : « Peut-être que mon inconscient connaît déjà une façon de m’aider à me détendre. » L’hypnose ericksonienne utilise beaucoup ces suggestions indirectes, qui contournent la résistance consciente.
Étape 3 : La métaphore personnelle (3-4 minutes). Créez une image qui vous parle. Si vous êtes coureur, peut-être que votre blocage est comme un mur, et votre inconscient peut transformer ce mur en porte. Si vous êtes anxieux, peut-être que votre anxiété est comme un chien de garde qui aboie, et vous pouvez apprendre à le rassurer. Utilisez des images de votre vie, de votre sport, de votre travail.
Étape 4 : Le retour (1-2 minutes). Ne sortez pas brutalement. Ramenez doucement votre attention, comptez de 1 à 5, ouvrez les yeux, bougez les doigts. Comme un réveil en douceur.
Et surtout, variez. Ne faites pas le même script tous les jours pendant un mois. Changez la métaphore, la formulation, l’ordre. Votre inconscient aime la nouveauté, il est curieux. Il s’ennuie avec la répétition.
Je veux être honnête avec vous. L’autohypnose, même bien faite, n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer des années de traumatisme en trois séances. Elle ne va pas vous faire courir un marathon si vous ne vous êtes jamais entraîné. Elle ne va pas guérir une dépression clinique sans accompagnement médical.
Ce qu’elle fait, c’est créer un espace de dialogue avec votre inconscient. Elle vous donne une clé pour ouvrir des portes que vous pensiez verrouillées. Elle peut vous aider à réduire l’anxiété, à améliorer votre sommeil, à débloquer une performance sportive, à gérer une douleur chronique. Mais elle demande de la pratique, de la patience, et parfois, un regard extérieur.
Si vous êtes bloqué depuis des mois, si vous avez l’impression de tourner en rond, n’hésitez pas à consulter un professionnel. L’hypnose ericksonienne, que je pratique à Saintes, est particulièrement adaptée pour dénouer ces blocages parce qu’elle s’adapte à votre histoire, à votre langage. Parfois, un simple ajustement – une phrase, une métaphore – suffit à tout débloquer.
Vous avez les erreurs, vous avez les solutions. Mais le plus important, c’est ce que vous allez faire avec. Pas demain, pas la semaine prochaine. Maintenant.
Prenez votre téléphone, ouvrez une note, et écrivez trois phrases pour votre prochaine séance d’autohypnose. Une phrase d’invitation (« Je suis curieux de voir comment… »), une métaphore personnelle (une image qui vous parle), et une phrase de retour en douceur. C’est tout. Pas besoin de script parfait. Le simple fait d’écrire active déjà votre inconscient.
Et si vous sentez que vous avez besoin d’un coup de main, d’un regard extérieur pour débloquer une situation qui résiste, je suis là. Mon cabinet à Saintes est ouvert, et je reçois aussi en visio pour ceux qui sont loin. Pas pour vous vendre un miracle, mais pour vous accompagner à trouver votre propre chemin.
L’autohypnose, c’est un outil magnifique quand on sait l’utiliser. Mais c’est aussi un art qui s’apprend. Et parfois, il suffit d’un petit ajustement pour que tout change. Alors, prêt à réécrire votre script ?
Thierry Sudan, praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle à Saintes. Accompagnement des adultes en souffrance et préparation mentale pour sportifs. Si cet article vous a parlé, si vous voulez creuser ensemble une situation qui vous tient à cœur, contactez-moi. On trouvera un moment.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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