3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Des techniques pour booster votre concentration et votre confiance.
Tu arrives sur la ligne de départ. Autour de toi, les autres coureurs s’étirent, sautillent, tapent dans leurs mains. Toi, tu sens ton cœur battre fort dans ta poitrine. Trop fort. Tes mains sont moites. Tu as répété ce geste des centaines de fois à l’entraînement, mais là, maintenant, ton cerveau semble vouloir tout effacer. Tu te demandes : « Est-ce que je vais être capable ? »
Ce moment, je le connais bien. Depuis que j’accompagne des sportifs – coureurs de fond, footballeurs, triathlètes – je vois à quel point la préparation mentale peut faire la différence entre une performance entravée par le stress et une performance libérée. L’hypnose ericksonienne et l’autohypnose sont des outils puissants pour cela. Mais attention : ce ne sont pas des baguettes magiques. Elles ne remplacent pas l’entraînement physique ni la technique. Elles te donnent un accès direct à ton état mental optimal au moment où tu en as le plus besoin.
Dans cet article, je vais te partager les 5 inductions que j’utilise le plus souvent avec mes sportifs avant une compétition. Ce sont des techniques simples, que tu peux apprendre et adapter. L’objectif ? Booster ta concentration, ancrer ta confiance, et faire en sorte que ton corps suive ce que ton esprit a déjà décidé.
Avant de commencer, une règle d’or : ne teste jamais une nouvelle induction le jour de la compétition. Entraîne-toi plusieurs fois à l’entraînement, en situation calme. L’autohypnose, c’est comme un muscle : ça se renforce avec la pratique. Et comme pour tout, si tu forces, ça ne marche pas. L’idée, c’est de laisser faire, pas de contrôler.
Tu as sans doute déjà vécu cela : le moment où tu es sur le banc de touche, ou derrière la ligne de départ, et où tout ton corps se tend. Les pensées s’emballent : « Et si je rate ? Et si je craque ? » C’est ce qu’on appelle le stress pré-compétitif. Ce n’est pas une faiblesse, c’est une réaction normale de ton système nerveux. Le problème, c’est quand ce stress dépasse un certain seuil et que ton cerveau passe en mode « survie ». Là, tu perds ta fluidité, ta lucidité, ta confiance.
Ce que l’hypnose permet, c’est de redescendre ce niveau d’activation pour retrouver un état de calme actif. Pas de mollesse, non. Un état où tu es présent, concentré, mais sans tension inutile. C’est ce qu’on appelle la « zone » : tu es dedans, tu ne penses plus à ce que tu fais, tu le vis.
Les inducteurs que je vais te présenter sont des portes d’entrée vers cet état. Ils fonctionnent tous sur le même principe : détourner l’attention de ton mental analytique (celui qui doute) pour la diriger vers des sensations, des images, des rythmes. Chacun a sa spécificité. À toi de tester celui qui résonne le plus avec toi, ton sport, ta personnalité.
C’est l’induction la plus simple et la plus rapide. Je la conseille à tous mes sportifs, surtout ceux qui ont tendance à trop penser avant l’effort. Elle est idéale pour les sports d’endurance comme la course à pied ou le cyclisme, mais aussi pour les sports d’équipe où tu as besoin de reprendre le contrôle entre deux actions.
Comment ça marche ? Tu vas imaginer que ta respiration est un escalier. Chaque inspiration monte une marche, chaque expiration redescend une marche. Mais surtout, tu vas ralentir le rythme. Inspire sur 4 temps, expire sur 6 temps. Pourquoi 6 ? Parce que l’expiration plus longue active le système parasympathique, celui qui calme.
La pratique :
« Je ne te demande pas de vider ton esprit. Je te demande juste de poser ton attention sur ce rythme. Le mental peut continuer à parler, c’est normal. Toi, tu continues à respirer en escalier. »
Ce que tu vas ressentir : une baisse de la tension dans les épaules, la mâchoire, les mains. Peut-être même une sensation de chaleur dans le ventre. C’est le signe que ton système nerveux se détend.
Quand l’utiliser ? Juste avant l’échauffement, ou même pendant si tu sens le stress monter (par exemple, pendant un temps mort au foot, ou avant un départ en course). Attention : ne la fais pas trop longtemps avant un sprint, tu risquerais de te « refroidir ». 2 à 3 minutes suffisent.
Celle-ci est ma préférée pour les sports de précision ou d’explosivité : tir, saut, penalty, lancer. Elle crée un état de concentration intense, comme si tout le reste disparaissait. Tu sais, ce moment où tu es tellement absorbé par ce que tu fais que tu n’entends plus le public, plus les bruits autour ? C’est ça.
Comment ça marche ? Tu vas choisir un point visuel devant toi – une petite tâche sur le mur, le logo sur ton maillot, le bout de ta chaussure. Mais tu ne vas pas le regarder normalement. Tu vas le regarder avec une attention particulière, comme si tu voulais en voir les moindres détails : la texture, l’ombre, la lumière.
La pratique :
Ce qui est intéressant, c’est que cette induction crée une sorte de « tunnel attentionnel ». Tout ce qui est périphérique devient flou, secondaire. Le monde se réduit à ce point et à ton geste à venir.
Quand l’utiliser ? Juste avant l’action décisive. Avant un penalty, avant un tir au but, avant un départ en sprint. Ne la fais pas trop longtemps non plus (30 secondes à 1 minute suffisent), car l’état de concentration intense peut aussi être fatigant si tu le maintiens trop.
C’est une induction que j’utilise souvent avec les sportifs qui ont du mal à gérer leur anxiété. Elle est très douce, très accessible. Elle permet de créer un ancrage physique : tu associes une sensation de calme et de confiance à un geste simple (poser une main sur ton ventre ou ton torse). Ensuite, tu peux reproduire ce geste à tout moment pour retrouver cet état.
Comment ça marche ? Tu vas imaginer que ta main posée sur ton ventre « respire ». Pas ta main elle-même, mais la zone sous ta main. C’est une façon de déplacer ton attention de ta tête vers ton corps, là où les sensations sont plus brutes, moins parasitées par le mental.
La pratique :
« Ce n’est pas la main qui respire, c’est toi qui apprends à écouter ton corps. Et ton corps, lui, sait déjà comment se calmer. »
Quand l’utiliser ? Avant l’échauffement, ou le matin de la compétition. Tu peux aussi l’utiliser entre deux mi-temps, ou après une erreur, pour revenir à un état de calme. Le geste de poser la main sur le ventre devient alors un signal pour ton cerveau : « On est en sécurité, on peut performer. »
La visualisation, tu connais sûrement. Beaucoup de sportifs l’utilisent. Mais ce que je te propose ici, c’est une version « ancrée » en hypnose. Le but n’est pas seulement d’imaginer une action réussie, mais de la vivre sensoriellement : voir, sentir, entendre, ressentir dans ton corps. Et surtout, de la lier à un ancrage physique (un geste, un mot, une pression).
Comment ça marche ? Tu vas choisir un moment précis de ta compétition où tu veux être à 100% de ta confiance. Par exemple, le départ d’une course, ou le moment où tu tires au but. Tu vas le visualiser en détail, comme si tu y étais, et tu vas associer cette sensation de réussite à un geste simple (serrer le poing, toucher ton torse, dire un mot).
La pratique :
Ce que tu vas créer, c’est un réflexe. Le jour J, tu fais ton geste d’ancrage, et ton cerveau active automatiquement les sensations de confiance et de réussite que tu as répétées.
Quand l’utiliser ? La veille de la compétition, ou le matin. Ne le fais pas juste avant le départ (sauf si tu es très entraîné), car la visualisation peut être énergivore. Préfère-la en amont.
Celle-ci est parfaite pour les sportifs qui accumulent des tensions physiques avant l’effort : mâchoire serrée, épaules hautes, poings fermés. Le balayage corporel classique va de la tête aux pieds. Celui-ci, inversé, part des pieds vers la tête. Pourquoi ? Parce qu’en partant des pieds (qui sont en contact avec le sol), tu crées un sentiment d’ancrage et de sécurité. Ensuite, tu remontes, en laissant chaque partie se détendre.
Comment ça marche ? Tu vas déplacer ton attention sur chaque partie de ton corps, dans l’ordre inverse : pieds, chevilles, mollets, genoux, cuisses, etc., jusqu’au sommet du crâne. À chaque étape, tu prends une inspiration, et à l’expiration, tu imagines que la tension quitte cette zone.
La pratique :
Ce que tu vas ressentir : une lourdeur agréable, comme si ton corps était posé, en confiance. Les tensions musculaires diminuent, ce qui améliore la fluidité du geste.
Quand l’utiliser ? Le matin de la compétition, ou pendant l’échauffement si tu sens que tu es « bloqué ». Attention : ne la fais pas juste avant un effort explosif, car tu pourrais perdre en tonicité. Préfère-la en phase de préparation.
Il n’y a pas de « meilleure » induction universelle. Tout dépend de ta sensibilité, de ton sport, et du moment. Voici quelques repères pour t’aider :
Mon conseil : prends une semaine pour tester chaque induction. Note ce que tu ressens : calme, concentration, légèreté, lourdeur. Tu verras vite laquelle te correspond le mieux. Et n’hésite pas à les combiner : par exemple, un balayage corporel le matin, puis une respiration en escalier avant l’échauffement.
Je veux être clair avec toi. L’hypnose, l’autohypnose, la préparation mentale, ce sont des outils puissants, mais ils ne font pas tout. Ils ne remplacent pas :
Ce qu’ils font, c’est te donner accès à ton potentiel réel. Ils enlèvent les freins mentaux, les doutes, les tensions inutiles. Mais si tu n’as pas bossé physiquement, l’hypnose ne te fera pas gagner un marathon. Elle te permettra juste de courir ce marathon avec fluidité, sans te saboter toi-même.
Je le dis souvent à mes sportifs : *« L’hypnose, c’est comme un bon réglage de ton moteur. Mais si le
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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