3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démystifiez l'hypnose et découvrez qu'elle est plus naturelle qu'il n'y paraît.
Je reçois souvent des messages de personnes qui me disent : « L’hypnose, c’est pas pour moi. Je suis trop rationnel. Je contrôle tout. » Et je les comprends. Quand on pense « hypnose », on imagine un spectacle de foire, un pendule qui balance, ou pire, quelqu’un qui perd le contrôle de sa volonté. Pourtant, depuis que j’ai installé mon cabinet à Saintes en 2014, j’ai vu défiler des centaines de sceptiques. Des ingénieurs, des managers, des sportifs de haut niveau, des gens qui ne lâchent rien. Et devine quoi ? Ce sont souvent eux qui obtiennent les résultats les plus surprenants.
Prenons un exemple concret. Laurent, 42 ans, commercial dans une grande entreprise. Il est venu me voir pour une phobie de l’avion qui lui pourrissait sa carrière. Avant la première séance, il m’a dit : « Thierry, je veux bien essayer, mais je te préviens, je suis cartésien. Si tu me fais des trucs de gourou, je me lève et je pars. » Je lui ai souri. Je lui ai proposé un petit exercice d’observation, sans aucun état modifié de conscience. Juste une expérience sur sa propre respiration. Dix minutes plus tard, il avait les larmes aux yeux. Il venait de comprendre que son corps pouvait se détendre sans qu’il ait besoin de « forcer » quoi que ce soit. Il n’avait pas été hypnotisé au sens spectaculaire du terme. Il avait simplement découvert que son esprit savait déjà comment faire.
C’est ça, le vrai visage de l’hypnose ericksonienne. Ce n’est pas un pouvoir mystérieux. C’est une compétence naturelle qu’on a tous, mais qu’on a désapprise à force de vouloir tout contrôler. Dans cet article, je vais te montrer pourquoi l’autohypnose est accessible à tous, même aux sceptiques les plus endurcis. Et je vais te donner des clés concrètes pour commencer dès aujourd’hui.
Quand je dis à mes patients qu’ils pratiquent déjà l’hypnose sans le savoir, ils me regardent souvent avec un air perplexe. Pourtant, c’est la vérité. L’état hypnotique n’est pas un état « spécial » ou « anormal ». C’est un état naturel de conscience modifiée que tu traverses plusieurs fois par jour.
Tu connais cette sensation quand tu conduis sur une route familière et que tu arrives à destination sans te souvenir du trajet ? C’est une forme d’hypnose légère. Quand tu es plongé dans un bon film, que tu oublies le temps qui passe, que tu ne remarques plus les bruits autour de toi ? Hypnose. Quand tu es absorbé par un livre, que tu vois les personnages comme s’ils étaient réels, que tu ressens leurs émotions ? Hypnose encore. Quand tu fais du sport, que tu entres dans cette « zone » où tout devient fluide, où ton corps agit sans que tu aies à lui commander chaque mouvement ? C’est exactement ça.
L’hypnose ericksonienne, celle que j’utilise au cabinet, ne fait que reproduire volontairement cet état. Au lieu de le subir passivement (comme devant un film), tu apprends à l’induire et à le guider. C’est tout. Il n’y a pas de mystère là-dedans.
Milton Erickson, le père de cette approche, disait que tout le monde est capable d’entrer en transe, à condition qu’on lui propose la bonne porte d’entrée. Certains vont passer par la visualisation. D’autres par le mouvement. D’autres par la répétition de mots ou de sensations. L’important, c’est de trouver le chemin qui te correspond.
L’hypnose n’est pas un état que l’on « subit ». C’est une compétence que l’on réveille. Tu ne perds pas le contrôle : tu apprends à lâcher prise pour laisser ton inconscient faire ce qu’il sait déjà faire.
Pour le sceptique, cette information est libératrice. Ça veut dire que tu n’as pas besoin de « croire » en quoi que ce soit. Tu n’as pas besoin de te soumettre à une autorité extérieure. Tu as juste besoin d’expérimenter. Et si tu es du genre à tout analyser, tu peux même observer ton propre état hypnotique comme un scientifique observerait une réaction chimique. C’est ce que je propose souvent à mes patients les plus rationnels : « Sois le témoin de ce qui se passe dans ton corps. Ne juge pas. Ne cherche pas à contrôler. Observe. » Et c’est là que la magie opère.
Un des plus gros freins à l’autohypnose, c’est la peur de l’inconscient. On l’imagine comme une espèce de volcan endormi, prêt à exploser à tout moment, ou comme un coffre-fort rempli de traumatismes qu’on préfère ne pas ouvrir. Cette image est fausse.
L’inconscient, en hypnose ericksonienne, c’est simplement la partie de ton esprit qui gère tout ce que tu fais sans y penser. Ta respiration. Ta digestion. Ta régulation thermique. Mais aussi tes habitudes, tes automatismes, tes croyances profondes. C’est un processeur ultra-performant qui fonctionne en arrière-plan, 24 heures sur 24.
Quand tu veux changer une habitude (arrêter de grignoter, moins stresser, mieux dormir), ce n’est pas ton conscient qui va y arriver par la force. Si ça marchait, tu l’aurais déjà fait depuis longtemps. Le conscient, c’est la partie rationnelle qui dit « je devrais arrêter de fumer ». L’inconscient, c’est celle qui a programmé le geste automatique de sortir une cigarette après le café. Pour changer, il faut parler à l’inconscient dans son langage. Et son langage, ce n’est pas la logique. C’est l’image, la sensation, l’émotion, la métaphore.
L’autohypnose, c’est apprendre à dialoguer avec cette partie de toi. Pas pour la dominer, mais pour coopérer. Pour lui proposer une nouvelle option, un nouveau chemin, qu’elle pourra intégrer à son rythme.
Un exemple qui revient souvent : les troubles du sommeil. J’ai reçu Camille, 35 ans, qui n’arrivait pas à s’endormir sans ruminer pendant deux heures. Elle avait tout essayé : les tisanes, la méditation, les écrans bleus, les applis de relaxation. Rien n’y faisait. Son conscient était en mode « il faut que je dorme, il faut que je dorme », ce qui activait son système d’alerte. L’inconscient, lui, associait le lit à un lieu de stress.
On a travaillé avec l’autohypnose. Je lui ai appris à créer un « espace intérieur » sécurisé, une pièce imaginaire où elle pouvait déposer ses pensées du soir. Au bout d’une semaine, elle m’a dit : « La première fois, j’ai trouvé ça débile. Je me suis dit que j’inventais tout. Mais après trois nuits, je me suis endormie en moins de dix minutes. » Elle n’avait pas « forcé » son inconscient. Elle lui avait juste donné une nouvelle consigne, dans son langage à lui.
Je vais te confier un secret de praticien. Mes patients les plus réticents au départ sont souvent ceux qui progressent le plus vite. Pourquoi ? Parce qu’ils ont un esprit critique développé. Ils ne gobent pas n’importe quoi. Ils testent, ils vérifient, ils comparent. Et quand quelque chose fonctionne, ils le savent avec une certitude que n’ont pas les personnes trop suggestibles.
Le scepticisme n’est pas un obstacle à l’hypnose. C’est un filtre. Et un filtre, ça peut être utile, à condition de ne pas le confondre avec un mur.
J’ai accompagné Marc, un ingénieur informaticien de 50 ans, pour une gestion de l’anxiété. Il est arrivé avec un carnet où il notait tout. Il me posait des questions précises : « Quel est le mécanisme neurologique derrière cette technique ? », « Quelle est la durée moyenne d’une séance pour obtenir un résultat ? », « Combien de séances faut-il pour que ce soit ancré ? » Je lui ai répondu honnêtement. Je lui ai dit que je ne pouvais pas lui garantir un nombre de séances, mais que je pouvais lui montrer comment faire et l’accompagner dans son propre apprentissage.
On a commencé par un exercice très simple : la respiration en cohérence cardiaque, mais avec une visualisation. Je lui ai demandé d’imaginer que son souffle descendait dans ses jambes à l’expiration. Il a trouvé ça absurde. Il a essayé quand même. Après deux minutes, il a senti ses mollets se réchauffer. Il a ouvert les yeux, stupéfait. « C’est physiologique, ça ? » m’a-t-il demandé. Je lui ai expliqué que oui, la visualisation active les mêmes zones cérébrales que l’expérience réelle. Que son cerveau ne fait pas la différence entre une image mentale et une réalité physique, à condition qu’elle soit suffisamment vivante.
Le doute n’est pas un problème. Le problème, c’est de refuser d’essayer. Tu peux douter et expérimenter en même temps. C’est même la meilleure posture pour apprendre.
Pour le sceptique, l’autohypnose est un terrain de jeu idéal. Tu peux tester des protocoles, noter tes sensations, ajuster, recommencer. Tu es aux commandes. Personne ne te dirige. Tu es le chercheur et le cobaye à la fois. Et si une technique ne marche pas, tu en essaies une autre. Il n’y a pas d’échec, seulement des données.
Soyons honnêtes. L’autohypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas guérir une maladie organique, ni résoudre un problème structurel de ta vie (un travail toxique, une relation abusive). Elle ne va pas effacer un traumatisme profond sans un accompagnement professionnel. Je ne dis jamais à mes patients : « Fais de l’autohypnose et tout ira bien. » Ce serait malhonnête.
Ce que je dis, c’est : « L’autohypnose va te donner des outils pour mieux vivre avec ce qui est. Elle va t’aider à réguler ton système nerveux, à calmer ton mental, à accéder à des ressources que tu ne savais pas avoir. Elle va te permettre de reprendre le gouvernail là où tu te sens ballotté par les vagues. »
Concrètement, voici ce que l’autohypnose peut t’apporter :
Mais attention. L’autohypnose demande une pratique régulière. Ce n’est pas un « one shot ». C’est comme le sport : tu ne fais pas une séance de musculation et tu deviens bodybuildé. Tu dois t’entraîner, même cinq minutes par jour. Et c’est là que beaucoup de gens abandonnent. Pas parce que ça ne marche pas, mais parce qu’ils veulent des résultats immédiats sans effort.
Je le dis à tous mes patients : « L’autohypnose, c’est un muscle. Au début, il est faible. Il tremble. Mais plus tu l’utilises, plus il devient fort. Et un jour, tu n’as même plus besoin de te concentrer pour y entrer. Ça devient automatique. »
Tu es sceptique, tu veux essayer ? Parfait. Voici un protocole simple que je donne à tous mes débutants. Il ne nécessite rien d’autre que toi, un endroit calme, et cinq minutes.
C’est tout. Tu viens de faire une séance d’autohypnose. Tu n’as pas été « endormi ». Tu n’as pas perdu le contrôle. Tu as juste dirigé ton attention d’une manière particulière, pendant quelques minutes.
Le piège, c’est de vouloir que ça « marche » tout de suite. Si tu te dis « je dois me détendre », tu vas te tendre. Si tu te dis « je vais essayer de voir ce qui se passe, sans attente », tu vas créer les conditions pour que ça fonctionne.
Je conseille toujours de répéter cet exercice une fois par jour, à heure fixe, pendant une semaine. Pas plus de cinq minutes. Tiens un petit carnet : note ce que tu as ressenti, si c’était agréable, désagréable, neutre. Ne juge pas. Observe.
Au-delà des résultats concrets (moins de stress, meilleur sommeil, plus de calme), l’autohypnose apporte quelque chose de plus profond : une réconciliation avec toi-même. Elle te montre que ton esprit n’est pas un ennemi à combattre, mais un allié à apprivoiser.
Les personnes que j’accompagne depuis des années me disent souvent : « Avant, j’étais en guerre contre moi-même. Je voulais tout contrôler, tout maîtriser. L’autohypnose m’a appris à lâcher prise sans perdre le contrôle. » C’est un paradoxe apparent, mais c’est la réalité.
Quand tu pratiques l’autohypnose régulièrement, tu développes une forme de souplesse mentale. Tu deviens capable de passer d’un état d’alerte à un état de calme en quelques minutes. Tu sais que tu peux compter sur ton propre système pour te réguler. Cette confiance intérieure, elle est inestimable. Elle te rend moins dépendant des circonstances extérieures, moins réact
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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