3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démêlez le vrai du faux pour avancer sereinement.
Vous êtes fatiguée de vous battre contre cette douleur qui ne vous lâche pas. Vous avez peut-être entendu des promesses miraculeuses, des discours qui vous promettent la guérison instantanée, ou au contraire, des mises en garde alarmistes. La fibromyalgie est une épreuve suffisamment lourde pour ne pas y ajouter la confusion. Depuis mon cabinet à Saintes, je vois passer des hommes et des femmes qui ont déjà tout essayé, ou presque. Et souvent, ce qui les bloque, ce n’est pas la maladie, mais les idées reçues qu’ils traînent avec eux. Alors aujourd’hui, je vous propose de faire le ménage. Cinq idées reçues sur l’hypnose et la fibromyalgie qu’il est temps de laisser derrière vous, pour retrouver un peu de clarté et, surtout, une vraie marge de manœuvre.
C’est sans doute l’idée la plus tenace, et la plus dangereuse. On vous vend parfois l’hypnose comme une baguette magique : trois séances, et hop, la douleur disparaît. Je vais être honnête avec vous : ça ne marche pas comme ça. La fibromyalgie est un syndrome complexe, reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé, qui implique une sensibilité du système nerveux central. On parle de « sensibilisation centrale » : votre cerveau amplifie les signaux de douleur, même en l’absence de lésion visible. L’hypnose ne va pas effacer ce mécanisme du jour au lendemain.
Ce qu’elle peut faire, en revanche, c’est modifier votre relation à la douleur. Prenons un exemple. Je reçois Paul, 45 ans, coureur amateur et commercial. Il vit avec une douleur chronique diffuse depuis cinq ans. Il me dit : « Thierry, je veux que vous m’enleviez cette douleur. » Je lui réponds : « Je ne peux pas vous l’enlever, mais je peux vous apprendre à ne plus être en guerre contre elle. » La première séance, on travaille sur une sensation de chaleur dans une main. Rien de spectaculaire. Mais Paul commence à comprendre que son cerveau peut moduler l’intensité perçue de la douleur. Ce n’est pas une guérison, c’est une reprise de contrôle.
L’hypnose ne guérit pas la fibromyalgie, mais elle vous redonne les commandes de votre corps. Et ça, c’est déjà énorme.
Imaginez que la douleur soit un volume sonore. Sans hypnose, vous êtes collé au haut-parleur, les oreilles qui sifflent. Avec l’hypnose, vous apprenez à vous éloigner de la source, à baisser le volume, à mettre des bouchons d’oreilles. Le son est toujours là, mais il ne vous détruit plus. C’est cette nuance qui fait toute la différence. Ce n’est pas une promesse de guérison, c’est une offre de trêve.
Combien de fois j’entends cette phrase : « Je ne suis pas réceptif, je suis trop cartésien, je contrôle tout. » On imagine l’hypnose comme un état passif, où il faudrait « se laisser aller » comme dans un spectacle. Cette croyance est un véritable frein. En réalité, l’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, ne demande pas un don particulier. Elle repose sur votre capacité à focaliser votre attention, une compétence que vous utilisez déjà tous les jours.
Pensez à un moment où vous êtes complètement absorbée par un film, un livre, ou même une conversation passionnante. Vous oubliez le temps, vous ne remarquez plus les bruits autour. C’est exactement ça, un état hypnotique. Et vous l’avez déjà vécu. Le problème, c’est qu’on associe l’hypnose à une perte de contrôle, alors qu’il s’agit au contraire d’un hyper-contrôle de l’attention.
Prenons le cas de Sophie, une infirmière de 38 ans, qui arrivait en séance avec une liste de problèmes et une volonté de fer. « Je ne vais pas y arriver, je suis trop dans ma tête », disait-elle. Je lui ai proposé un exercice simple : se concentrer sur la sensation de ses pieds contre le sol. C’est tout. Pas de « dormez », pas de « vous êtes léger ». Juste une focalisation sensorielle. Au bout de cinq minutes, sa respiration avait ralenti, ses épaules étaient tombées. Elle était en transe légère, sans même s’en rendre compte.
La capacité à être hypnotisé n’est pas un trait fixe. C’est comme un muscle. Plus vous pratiquez, plus elle se développe. Et c’est mon rôle, en tant que praticien, de vous guider pas à pas. Si vous êtes une personne qui a besoin de contrôle, on utilisera des suggestions permissives, des métaphores, sans jamais vous forcer. L’hypnose n’est pas une soumission, c’est une collaboration. Vous restez aux commandes, tout le temps.
Celle-ci est particulièrement dangereuse. Je rencontre parfois des personnes qui, épuisées par les médicaments (antidouleurs, anxiolytiques, antidépresseurs), veulent tout arrêter du jour au lendemain après une ou deux séances. « L’hypnose va me libérer des médicaments », disent-elles. Non. Ne faites jamais ça sans avis médical.
La fibromyalgie est une pathologie qui nécessite souvent une approche multimodale : médicaments, kinésithérapie, activité physique adaptée, soutien psychologique. L’hypnose s’inscrit dans cette équipe. Elle ne remplace pas votre traitement, elle l’optimise. Voici comment : elle peut réduire l’anxiété qui exacerbe la douleur, améliorer la qualité du sommeil (souvent très perturbée), et vous donner des outils pour gérer les pics douloureux.
J’ai travaillé avec Marc, un footballeur amateur de 32 ans, qui prenait des anti-inflammatoires quasi quotidiennement. Il avait peur des effets secondaires à long terme. On n’a pas arrêté les médicaments. On a travaillé sur la gestion du stress avant les matchs, sur des auto-hypnoses pour calmer la douleur après l’effort. Résultat : il a pu réduire sa dose de médicaments en accord avec son médecin traitant. C’est ça, la bonne pratique.
Ne voyez pas l’hypnose comme une alternative radicale, mais comme un outil supplémentaire dans votre boîte à outils. Elle ne vous promet pas une vie sans douleur, mais une vie où la douleur prend moins de place. Et surtout, elle ne justifie jamais un arrêt brutal de traitement. Parlez-en à votre médecin, travaillez en équipe. L’hypnose est une alliée, pas une ennemie de la médecine conventionnelle.
C’est une objection que j’entends souvent de la part de personnes très rationnelles, qui veulent « comprendre pourquoi ». On cherche une cause unique : un traumatisme, un virus, une intolérance alimentaire. Et on imagine que l’hypnose ne fait que « masquer » les symptômes. C’est une méconnaissance profonde de ce qu’est l’hypnose thérapeutique.
L’hypnose ericksonienne, surtout quand elle est combinée à l’IFS (Internal Family Systems) ou à l’Intelligence Relationnelle, ne se contente pas de vous détendre. Elle explore les patterns de réaction. Par exemple, pourquoi votre corps se met-il en alerte maximale pour une simple contrariété ? Pourquoi la douleur s’emballe-t-elle systématiquement le dimanche soir, avant la semaine de travail ?
Prenons Claire, 50 ans, enseignante. Sa fibromyalgie s’est déclarée après une période de surmenage. Elle était convaincue que la cause était « physique », un dérèglement neurologique. Après quelques séances, on a découvert que son corps avait appris à s’exprimer par la douleur, parce qu’elle n’avait pas d’autre moyen de dire « stop ». Elle était en guerre contre elle-même, à force de s’oublier.
L’hypnose ne cherche pas une cause lointaine dans votre enfance. Elle travaille sur le ici et maintenant. Comment votre système nerveux réagit-il aujourd’hui ? Quelles croyances automatiques ( « je dois tout gérer », « je n’ai pas le droit de me reposer » ) entretiennent le cycle douleur-stress ? En modifiant ces réactions, on agit sur ce qu’on pourrait appeler la « cause fonctionnelle » de la douleur. Ce n’est pas magique, c’est neurobiologique. On rééduque le cerveau à ne plus surréagir.
Alors oui, l’hypnose s’attaque aux symptômes, mais elle s’attaque aussi aux mécanismes qui les produisent. Et c’est souvent là que se trouve la clé.
Cette peur est légitime, et je la comprends. On a tous en tête des images de régressions spectaculaires, de personnes qui revivent des scènes traumatiques en hurlant. Certaines approches hypnotiques utilisent effectivement la régression, mais ce n’est pas du tout ma façon de travailler, ni celle de la majorité des praticiens sérieux en hypnose ericksonienne.
Avec la fibromyalgie, le corps est déjà en hypervigilance. La dernière chose à faire est de le confronter brutalement à des souvenirs douloureux. Mon approche est douce, progressive, et respectueuse de votre rythme. On ne va jamais fouiller là où vous n’êtes pas prête à aller. L’hypnose n’est pas une effraction, c’est une exploration consentie.
Je me souviens de Vincent, 40 ans, rugbyman amateur. Il avait vécu un accident de voiture quelques années avant l’apparition de sa fibromyalgie. Il avait peur que l’hypnose le replonge dans cet accident. On n’a jamais parlé de l’accident directement. On a travaillé sur la sensation de sécurité dans son corps, sur la respiration, sur l’ancrage. Petit à petit, son système nerveux s’est calmé. Et un jour, sans que je lui demande, il m’a dit : « Je me rends compte que mon corps ne vit plus l’accident en boucle. » Il avait trouvé son chemin tout seul.
L’hypnose que je pratique est une hypnose « ressources ». On part de ce qui va bien, de ce qui fonctionne. On ne va pas déterrer des squelettes. Si un souvenir difficile affleure, vous avez le contrôle : vous pouvez ouvrir les yeux, dire stop, ou simplement laisser l’image passer comme un nuage. La transe hypnotique est un état de conscience modifié, pas un état de vulnérabilité absolue. Vous êtes toujours capable de décider.
Vous ne revivrez rien que vous ne soyez prêt à vivre. L’hypnose n’est pas une machine à remonter le temps, c’est un outil pour réécrire votre présent.
Si vous avez lu jusqu’ici, c’est que vous êtes peut-être prête à envisager l’hypnose autrement. Pas comme une solution miracle, mais comme un outil pragmatique pour reprendre la main sur votre quotidien. Alors, concrètement, que pouvez-vous faire maintenant ?
1. Observez votre langage.
Quand vous parlez de votre douleur, dites-vous « j’ai mal » ou « la douleur est là » ? La première formulation est une identification complète (je = douleur). La seconde crée une distance. Essayez, juste pour un jour, de dire « la douleur est là » ou « la sensation est présente ». C’est un petit changement, mais il modifie votre relation.
2. Testez une micro-séance d’auto-hypnose.
Installez-vous confortablement. Portez votre attention sur votre respiration. Puis, choisissez une partie de votre corps qui n’est pas douloureuse (le bout du nez, le lobe de l’oreille, la plante d’un pied). Restez sur cette sensation pendant 30 secondes. Puis, imaginez que cette sensation de neutralité se diffuse doucement, comme une vague. Ce n’est pas un remède, c’est un entraînement. Vous apprenez à votre cerveau qu’il peut choisir où porter son attention.
3. Prenez contact sans engagement.
Si vous êtes à Saintes ou dans les environs, ou même si vous êtes ailleurs mais que vous voulez échanger, je vous propose un appel découverte de 20 minutes. On parlera de vous, de votre situation, de vos peurs. On ne fera pas d’hypnose à distance, mais on verra si l’approche peut vous correspondre. Pas de pression, pas de vente, juste une vraie conversation.
4. Faites équipe avec votre médecin.
Si vous décidez de tenter l’hypnose, parlez-en à votre médecin traitant. Dites-lui que vous souhaitez un accompagnement complémentaire. Un bon praticien travaille en réseau, pas en concurrence.
La fibromyalgie vous a peut-être volé des années de vie. Elle a pris de la place, de l’énergie, de l’espoir. Mais elle n’a pas pris votre capacité à faire des choix. L’hypnose n’est pas une baguette magique, c’est une porte. Une porte vers moins de lutte, plus de paix, et une meilleure intelligence de votre corps.
Vous n’êtes pas obligée de franchir cette porte aujourd’hui. Mais sachez qu’elle existe. Et qu’elle s’ouvre sans bruit.
Thierry Sudan – Praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle – Saintes (17400).
Pour un échange sans engagement, contactez-moi via le formulaire de mon site ou par téléphone. On trouvera un moment.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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