3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Séparez les mythes des réalités pour mieux comprendre cette pratique.
« Je n’irai jamais chez un hypnotiseur, je ne veux pas perdre le contrôle. » Cette phrase, je l’entends au moins une fois par semaine dans mon cabinet à Saintes. Elle vient souvent de personnes qui souffrent depuis des mois, parfois des années, et qui cherchent une solution sans médicaments. Mais derrière cette crainte légitime, il y a un malentendu. L’hypnose médicale, celle que je pratique depuis 2014, n’a rien à voir avec le spectacle de foire où l’on fait aboyer quelqu’un comme un chien. C’est un outil thérapeutique sérieux, validé par des études cliniques, et qui repose sur une collaboration active entre vous et moi.
Pourtant, les idées reçues sont tenaces. Elles empêchent des gens de tenter une approche qui pourrait transformer leur rapport à la douleur, au stress ou à des blocages émotionnels. Alors aujourd’hui, je vous propose de faire le tri. Pas de jargon, pas de promesses miracles. Juste des explications claires, appuyées sur ce que je vois chaque jour en consultation. On va démonter cinq mythes ensemble, et à la fin, vous saurez exactement à quoi vous attendre si vous franchissez la porte de mon cabinet.
C’est l’idée la plus répandue, et la plus trompeuse. On imagine le patient allongé, les yeux fermés, complètement « ailleurs », comme endormi. Certains craignent même de ne plus se souvenir de ce qui s’est passé. Pourtant, quand vous êtes en état d’hypnose, vous n’êtes ni endormi ni inconscient. Vous êtes dans un état de conscience modifié, certes, mais vous restez pleinement éveillé. La différence, c’est que votre attention se focalise à l’intérieur, sur vos sensations, vos images mentales ou vos émotions, plutôt que sur les bruits de la rue ou la liste de courses.
Je prends souvent l’exemple de la conduite sur autoroute. Vous avez déjà eu cette sensation de rouler pendant vingt minutes sans vous souvenir du paysage, tout en conduisant parfaitement ? Votre corps gérait la voiture, vos yeux scrutaient la route, mais votre esprit était ailleurs, absorbé par une pensée ou une musique. C’est un peu ça, l’hypnose : une absorption naturelle, que vous expérimentez tous les jours sans le savoir. La seule différence, c’est qu’en séance, je guide cette absorption vers un objectif précis : apaiser une douleur, dénouer une anxiété, ou préparer votre mental avant une compétition.
« L’hypnose n’est pas un sommeil, mais un état de conscience focalisée. Vous restez maître de ce que vous acceptez ou non. »
Cette confusion vient en partie du mot « hypnose » lui-même, qui évoque le sommeil en grec ancien (hypnos). Mais en pratique, les personnes que j’accompagne décrivent plutôt une sensation de « présence augmentée ». Un coureur que j’ai suivi pour une préparation mentale m’a dit un jour : « C’était comme si j’entendais chaque battement de mon cœur, mais que le monde extérieur devenait flou ». C’est cela, l’état hypnotique : une hyper-concentration, pas une perte de conscience. Vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux si nécessaire. Et surtout, vous vous souvenez de tout, ou presque, selon votre demande.
Celle-ci est directement héritée des spectacles de foire, où l’hypnotiseur fait croire qu’il a un pouvoir absolu sur le participant. Dans mon cabinet, je ne suis ni un dompteur ni un magicien. Je suis un guide. Mon rôle est de créer un cadre sécurisé où vous pouvez explorer vos propres ressources, pas d’imposer ma volonté. Si je vous suggérais quelque chose qui va à l’encontre de vos valeurs profondes — par exemple, de vous faire du mal ou de voler — votre esprit critique resterait actif et vous sortiriez immédiatement de l’état hypnotique.
Le mécanisme est simple : l’hypnose ne désactive pas votre jugement, elle le met en veille momentanément pour permettre à votre inconscient d’être plus réceptif. Mais ce « réceptif » ne signifie pas « passif ». Vous conservez un droit de veto total. Une patiente, que j’appellerai Sophie, est venue me voir pour une phobie des aiguilles. Elle avait peur que je lui fasse revivre des souvenirs traumatisants sans son accord. Je lui ai expliqué que je ne pouvais pas : si une suggestion lui déplaît, son esprit la rejette automatiquement, comme un réflexe. Après deux séances, elle a pu faire une prise de sang sans crise d’angoisse, et elle m’a dit : « C’est moi qui ai décidé de me détendre, pas vous. »
En réalité, l’hypnose thérapeutique renforce votre autonomie. Vous apprenez à entrer dans cet état par vous-même, à utiliser des outils pour gérer votre douleur ou votre stress. Je ne vous « fais » rien. Je vous montre une porte, et c’est vous qui choisissez de l’ouvrir. Si vous voulez rester sur le seuil, vous restez. C’est votre corps, votre esprit, votre rythme.
J’aimerais pouvoir vous dire que oui, mais ce serait mentir. L’hypnose n’est pas une pilule magique. Elle ne guérit pas le cancer, ne répare pas une fracture, et ne fait pas disparaître une dépression en une séance. C’est un outil puissant, mais il a des limites. Et surtout, tout le monde n’y est pas également réceptif. Environ 10 à 15 % des personnes sont très sensibles à l’hypnose, 10 à 15 % y sont peu sensibles, et la grande majorité se situe entre les deux. Cela n’a rien à voir avec une faiblesse d’esprit ou un manque de volonté. C’est simplement une question de profil cognitif.
Je vois régulièrement des sportifs — coureurs ou footballeurs — qui viennent pour améliorer leur concentration en compétition. Certains plongent dans l’état hypnotique en trente secondes, d’autres mettent plusieurs séances à « lâcher prise ». Et ce n’est pas un problème. L’hypnose, ça s’apprend. Comme le vélo ou la méditation, plus vous pratiquez, plus c’est facile. Ce qui fait la différence, ce n’est pas une sensibilité innée, c’est votre motivation et votre capacité à faire confiance au processus.
Un exemple concret : un patient souffrant de douleurs chroniques au dos est venu après avoir tout essayé — kiné, anti-inflammatoires, ostéopathie. Il était sceptique, mais désespéré. Après six séances, sa douleur avait diminué de 60 %. Pas de zéro, pas de miracle. Mais assez pour qu’il arrête les médicaments et retrouve un sommeil normal. Pour un autre, avec le même profil, l’effet a été plus modeste. L’hypnose n’efface pas la douleur, elle change votre rapport à elle. Parfois ça suffit, parfois non. L’honnêteté, c’est de dire que ça vaut le coup d’essayer, sans garantie absolue.
Beaucoup pensent que l’hypnose médicale ne sert que pour les phobies, les addictions ou les traumatismes. C’est vrai que c’est très efficace pour ça — j’accompagne des personnes avec des blocages émotionnels via l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle, et les résultats sont solides. Mais l’hypnose a un champ d’action bien plus large. Elle est utilisée en routine pour la gestion de la douleur, que ce soit en chirurgie dentaire, en obstétrique (accouchements), ou pour des maladies chroniques comme la fibromyalgie ou l’arthrose.
Dans mon cabinet, je reçois aussi des gens qui viennent pour des choses très concrètes du quotidien : améliorer leur sommeil, gérer le stress avant un examen, calmer des migraines, ou même préparer leur mental pour une compétition sportive. Un footballeur amateur est venu me voir parce qu’il perdait tous ses moyens devant le but. Il n’avait aucun trouble psychologique, juste un problème de confiance ponctuel. En trois séances d’hypnose centrées sur la visualisation et l’ancrage, il a retrouvé sa fluidité. Rien de « grave », mais ça a changé son plaisir de jouer.
L’hypnose est aussi un formidable outil pour les douleurs aiguës. Je pense à un patient qui devait subir une petite intervention sans anesthésie générale. Il avait peur de la douleur. On a travaillé en amont sur des techniques d’auto-hypnose, et pendant l’acte, il a utilisé une suggestion de « gant de froid » sur la zone. Résultat : il n’a ressenti qu’une pression, pas de douleur. Ce n’est pas de la sorcellerie, c’est une modulation de la perception par le cerveau. Vous aussi, vous avez déjà eu une blessure en plein match que vous n’avez sentie qu’après l’adrénaline retombée. L’hypnose, c’est un peu ça, mais dirigé volontairement.
C’est peut-être l’idée la plus insultante, et la plus éloignée de la réalité. L’hypnose ne fonctionne pas sur les personnes crédules ou passives. Au contraire, elle exige une intelligence active, une capacité à se concentrer et à suivre des instructions précises. Les meilleurs sujets sont souvent ceux qui ont une forte imagination, une bonne capacité d’abstraction, et une certaine aisance à se laisser porter sans contrôle excessif. En clair, ce sont des gens lucides et conscients, pas des moutons.
Je vois régulièrement des cadres stressés, des ingénieurs hyper-rationnels, ou des sportifs de haut niveau. Ces profils, justement parce qu’ils sont habitués à maîtriser leur environnement, peuvent avoir plus de mal à lâcher prise au début. Mais quand ils y parviennent, les résultats sont spectaculaires. Leur esprit analytique devient un atout : ils comprennent les mécanismes, ils expérimentent, ils ajustent. Un jour, un chef d’entreprise m’a dit : « J’ai passé ma vie à contrôler tout, et là vous me demandez de ne rien faire. C’est le plus dur que j’aie jamais fait. » Mais il a réussi, et il a utilisé l’auto-hypnose pour gérer son anxiété avant des réunions importantes.
En réalité, l’hypnose est une compétence, pas une faiblesse. Vous n’avez pas besoin de « croire » pour que ça marche. Vous avez juste besoin d’être prêt à essayer, même avec un scepticisme sain. J’ai accompagné des athlètes très cartésiens qui disaient : « Je n’y crois pas, mais je veux voir. » Et ils ont vu. Parce que l’hypnose, ce n’est pas une croyance, c’est une expérience. Votre cerveau sait déjà faire des états modifiés de conscience — quand vous rêvassez, quand vous lisez un roman absorbant, ou quand vous courez en « flow ». L’hypnose ne fait que structurer cet état pour un but précis.
Maintenant qu’on a démoli les mythes, parlons de ce qui se passe réellement dans une séance. Il y a trois mécanismes principaux, que j’explique à chaque nouveau patient. Le premier, c’est la dissociation. Votre cerveau peut séparer une sensation de son interprétation émotionnelle. Par exemple, vous pouvez ressentir une douleur sans la vivre comme une souffrance. C’est ce qui permet à certaines personnes de subir une opération sans anesthésie chimique. Le deuxième, c’est la suggestibilité augmentée. En état hypnotique, votre inconscient est plus ouvert aux nouvelles idées, comme « ma main devient chaude et lourde » ou « je me sens calme malgré le bruit ». Ce n’est pas une programmation, c’est une proposition que votre esprit accepte ou non.
Le troisième, c’est la réassociation. L’hypnose permet de revisiter des souvenirs ou des schémas de pensée bloqués, sans revivre le traumatisme. C’est là que l’IFS entre en jeu : on identifie les « parties » de vous qui souffrent, qui protègent ou qui contrôlent, et on leur offre un espace pour se détendre. Un patient qui avait une peur panique de l’échec a pu, sous hypnose, dialoguer avec cette partie de lui-même. Il a découvert qu’elle le protégeait depuis l’enfance. En la remerciant et en lui donnant un nouveau rôle, la peur s’est dissoute. Pas de baguette magique, juste une écoute profonde.
Ces mécanismes ne sont pas mystiques. Ils sont documentés par l’imagerie cérébrale : l’hypnose modifie l’activité du cortex préfrontal et du réseau du mode par défaut. Votre cerveau change de fonctionnement, temporairement, pour vous offrir une flexibilité psychologique que vous n’avez pas en état ordinaire. Et vous pouvez apprendre à reproduire ces changements seul, avec l’auto-hypnose.
Il n’y a pas de test simple. Mais il y a des indices. Si vous êtes curieux, si vous acceptez l’idée que votre esprit a des ressources que vous n’utilisez pas pleinement, si vous êtes prêt à expérimenter sans exigence de résultat immédiat, alors l’hypnose peut vous convenir. Ce n’est pas pour ceux qui veulent une solution passive, où le thérapeute fait tout le travail. C’est pour ceux qui veulent devenir acteurs de leur propre changement.
Je reçois des gens de Saintes et des environs, parfois de plus loin. Ils viennent pour des douleurs physiques, des angoisses, des blocages sportifs ou professionnels. Certains repartent après une séance, d’autres suivent un parcours de six à huit rendez-vous. Il n’y a pas de norme. L’hypnose s’adapte à vous, pas l’inverse. Et si après avoir lu cet article, vous avez encore des doutes, c’est normal. Le meilleur moyen de savoir, c’est de venir poser vos questions en direct, sans engagement.
« L’hypnose, ce n’est pas un pouvoir sur vous. C’est un pouvoir avec vous. »
Voici ce que vous pouvez faire maintenant, si vous êtes à Saintes ou dans les environs (ou même si vous êtes prêt à vous déplacer) : prenez un carnet et notez une situation précise que vous aimeriez changer. Une douleur qui revient, une peur qui vous limite, un stress qui gâche vos moments importants. Ensuite, posez-vous une question simple : « Est-ce que j’ai déjà tout essayé sans succès, ou est-ce que je suis prêt à explorer une voie différente ? » Si la réponse est oui, alors contactez-moi. On peut échanger par téléphone ou par mail, sans pression. Je vous expliquerai comment se déroule une première séance, combien de temps ça prend, et à quoi vous attendre concrètement.
Mon cabinet est un lieu discret, au centre de Saintes. Je reçois uniquement sur rendez-vous, pour garantir un espace calme et sécurisé. Vous n’aurez pas à vous justifier, ni à prouver quoi que ce soit. Vous venez comme vous êtes, avec vos doutes et vos espoirs. Et si après cette conversation, vous décidez que ce n’est pas pour vous, ce sera parfait aussi. L’important, c’est d’avoir fait un pas vers une meilleure compréhension de ce qui est possible.
L’hypnose médicale n’est pas une mode. C’est une pratique éprouvée, que j’utilise depuis plus de dix ans pour aider des adultes à retrouver du contrôle sur leur douleur, leurs émotions et leur performance. Les idées reçues tombent une par une quand on les confronte à l’expérience réelle. La vôtre pourrait commencer aujourd’hui.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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