3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Les critères essentiels pour trouver le bon accompagnement à Saintes.
Tu as pris une décision importante : consulter un praticien en hypnose pour t’aider à traverser une période difficile. Peut-être que tu souffres d’anxiété, de douleurs chroniques, de troubles du sommeil, ou que tu cherches à arrêter de fumer. Tu as tapé « praticien hypnose Saintes » sur ton téléphone, et là, une liste de noms s’affiche. Et maintenant, tu te demandes : comment faire le bon choix ? Qui va vraiment comprendre ma situation ? À qui est-ce que je vais confier des choses intimes ? C’est normal de se poser ces questions. Choisir un praticien, c’est un peu comme choisir un médecin traitant ou un kiné : il y a des compétences techniques, mais aussi une alchimie humaine qui fait la différence. Dans cet article, je vais te guider pas à pas pour que tu saches sur quels critères t’appuyer, comment repérer les signaux d’alarme, et comment trouver la personne qui te correspond vraiment, à Saintes ou ailleurs.
Avant de chercher un nom, il faut comprendre ce que fait un praticien en hypnose. L’hypnose, ce n’est pas un spectacle de scène où on te fait faire le poulet. C’est un outil thérapeutique qui permet d’accéder à ton inconscient, cette partie de toi qui gère tes automatismes, tes émotions profondes, tes souvenirs stockés. Un bon praticien ne va pas « te contrôler » ou « te programmer ». Il va t’accompagner pour que tu puisses toi-même activer tes ressources intérieures. C’est une collaboration, pas une soumission.
Un praticien sérieux a suivi une formation solide. Attention : il n’existe pas de diplôme d’État en hypnose en France. Mais il y a des écoles reconnues, comme l’Institut Milton Erickson (l’IFHE, l’AREE), l’école de l’hypnose humaniste, ou encore des formations longues en hypnose médicale. Un bon praticien a cumulé plusieurs centaines d’heures de formation théorique et pratique, et il continue à se former régulièrement. Il doit aussi avoir une supervision (un regard extérieur sur sa pratique) pour éviter les dérives.
Ensuite, un praticien compétent ne promet pas de miracles. Si quelqu’un te dit : « Une séance suffit, vous serez guéri », méfie-toi. L’hypnose est efficace, oui, mais les résultats dépendent de toi, de ta problématique, de ton histoire. Un professionnel honnête te dira : « On va voir comment ça évolue, je ne peux pas garantir un résultat en trois séances ». C’est ce que je dis toujours à mes patients : je ne vais pas te guérir, je vais t’aider à te guérir toi-même.
Enfin, un bon praticien connaît ses limites. Si ta demande dépasse son champ de compétence (par exemple, un trouble psychiatrique grave, un diagnostic médical non posé), il doit te rediriger vers un médecin ou un psychologue. L’hypnose est un complément, pas un substitut à la médecine classique.
Quand tu regardes le site web d’un praticien, tu vas voir des logos, des acronymes, des noms d’écoles. C’est le bazar. Alors comment t’y retrouver ? Voici les repères qui m’aident à évaluer mes confrères (et que j’applique à ma propre pratique).
D’abord, cherche la mention « hypnose ericksonienne ». C’est la branche la plus répandue en France, celle qui repose sur la communication indirecte et les métaphores. Milton Erickson était un psychiatre américain, et ses méthodes sont utilisées en milieu médical et psychologique. Si un praticien dit pratiquer « l’hypnose humaniste », c’est une autre approche, plus directive, qui travaille sur les mémoires transgénérationnelles. Les deux peuvent être efficaces, mais l’important c’est que le praticien soit formé dans une école reconnue.
Quelles écoles ? Les plus connues sont l’IFHE (Institut Français d’Hypnose Ericksonienne), l’AREE (Association Ressources Ericksoniennes), l’Institut Milton Erickson de chaque région (il y en a un à Bordeaux par exemple). Il y a aussi l’école d’hypnose médicale de l’hôpital Necker ou la formation de la SFH (Société Française d’Hypnose). Un praticien qui affiche une certification d’une de ces structures est généralement sérieux.
Méfie-toi des formations en ligne de trois jours, des « maîtres praticiens » auto-proclamés, ou des certifications délivrées par des organismes obscurs. L’hypnose ne s’apprend pas en regardant des vidéos. Un vrai praticien a fait des stages pratiques, des mises en situation supervisées, et il a été évalué.
Autre point : la formation continue. Un bon praticien lit, se forme, participe à des congrès. Par exemple, moi je me forme régulièrement à l’IFS (Internal Family Systems) et à l’Intelligence Relationnelle, parce que l’hypnose seule ne suffit pas toujours pour des traumatismes complexes. Si un praticien te dit « j’ai fait ma formation il y a dix ans et je n’ai pas besoin d’autre chose », c’est un drapeau rouge.
Enfin, regarde si le praticien est adhérent à une association professionnelle comme le SNPH (Syndicat National des Praticiens en Hypnose) ou la CFHTB (Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapies Brèves). Ce n’est pas une garantie absolue, mais ça montre une volonté de respecter une éthique et une déontologie.
Un jour, un patient est venu me voir après avoir consulté un « hypno-coach » qui lui avait promis de régler son anxiété en une séance. Il avait payé 200 euros, et il se sentait encore plus perdu qu’avant. Il m’a dit : « J’ai cru que c’était de ma faute si ça n’avait pas marché. » Non, ce n’était pas de sa faute. C’était la faute d’une promesse irréaliste. Un bon praticien ne te mettra jamais la pression.
Tu as trouvé un praticien avec un beau site, des certifications qui ont l’air solides. Maintenant, comment savoir si ça va matcher entre vous ? Le feeling, c’est essentiel. L’hypnose, c’est une relation de confiance. Si tu ne te sens pas à l’aise, si tu sens un jugement, si le praticien te parle de manière trop froide ou au contraire trop familière, ça va bloquer le travail.
Le premier contact, que ce soit par téléphone, par email, ou lors d’un entretien gratuit (certains le proposent), est un test. Pose-toi ces questions : est-ce que la personne m’écoute vraiment ? Est-ce qu’elle reformule ce que je dis ? Est-ce qu’elle répond à mes questions sans esquiver ? Est-ce qu’elle me donne l’impression de me comprendre sans me juger ?
Moi, je commence toujours par un appel gratuit de 20 minutes. Je ne parle pas technique tout de suite. Je demande : « Qu’est-ce qui vous amène ? Qu’est-ce que vous attendez de ces séances ? Qu’est-ce qui vous a fait hésiter à venir ? » Je veux entendre la personne, pas juste son problème. Si au bout de 10 minutes tu sens que le praticien te coupe la parole, qu’il te sort des phrases toutes faites, ou qu’il insiste pour te vendre un pack de 10 séances, c’est un mauvais signe.
Autre indicateur : la transparence sur le tarif et le déroulement. Un bon praticien t’explique comment ça se passe : première séance d’anamnèse (on fait le point sur ton histoire), puis séances d’hypnose. Il te dit combien de séances sont généralement nécessaires pour ton type de problème (par exemple, 3 à 5 séances pour une phobie, 6 à 10 pour une anxiété généralisée). Il ne te cache pas que ça peut être inconfortable parfois (on peut pleurer, on peut revivre des souvenirs). Il te dit aussi ce qu’il ne peut pas faire.
Enfin, fais confiance à ton intuition. Si tu ressens un malaise, si quelque chose te chiffonne, écoute-toi. Tu n’es pas obligé de continuer. Tu peux chercher quelqu’un d’autre. Le praticien idéal, c’est celui avec qui tu te sens en sécurité pour lâcher prise.
Tu n’es pas obligé de tout savoir sur l’hypnose pour choisir. Mais tu peux poser des questions simples qui vont te rassurer. Voici une liste que je conseille à mes proches quand ils cherchent un praticien.
1. Quelle est votre formation ? La réponse doit être précise : « J’ai suivi un cycle de 300 heures à l’IFHE, avec 50 heures de pratique supervisée. » Si la réponse est vague (« Je suis formé à l’hypnose »), demande des détails.
2. Combien de temps dure une séance ? Une séance d’hypnose classique dure entre 45 minutes et 1h15. La première séance peut être plus longue (1h30) parce qu’on fait le point. Si on te propose des séances de 20 minutes, c’est probablement du coaching rapide, pas de l’hypnose thérapeutique.
3. Combien de séances sont nécessaires en moyenne ? Pour une problématique simple (arrêt du tabac, phobie), 3 à 5 séances. Pour des choses plus complexes (anxiété chronique, traumatisme, douleur), 6 à 12 séances. Un praticien honnête te dira : « On fait un bilan après 3 séances, on réévalue. »
4. Travaillez-vous avec d’autres approches ? Moi, par exemple, je combine l’hypnose avec l’IFS (travail sur les parties de soi) et l’Intelligence Relationnelle. Ça permet d’aller plus loin quand l’hypnose seule bloque. Un bon praticien a plusieurs outils dans sa boîte.
5. Acceptez-vous le tiers payant ou les mutuelles ? L’hypnose n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, mais certaines mutuelles la prennent en charge. Demande une facture, et vérifie si le praticien est conventionné (certains le sont via un médecin, mais c’est rare).
6. Que se passe-t-il si je ne suis pas à l’aise pendant la séance ? Un bon praticien te dira : « Vous pouvez ouvrir les yeux à tout moment, on s’arrête, on en parle. » L’hypnose, c’est toi qui pilotes. Si on te dit « vous devez vous laisser aller, sinon ça ne marchera pas », c’est suspect.
7. Avez-vous des témoignages ou des avis ? C’est légal de demander. Regarde sur Google Maps, sur son site, ou sur des plateformes comme Doctolib. Mais attention : les avis sont subjectifs. Un patient mécontent peut laisser un mauvais avis pour une raison personnelle, et un avis trop élogieux peut être bidon. Croise les sources.
Une patiente m’a raconté qu’elle avait appelé un praticien qui lui a répondu : « Je ne réponds pas aux questions par téléphone, venez en consultation. » Elle a senti une pression, elle n’y est pas allée. Elle a eu raison. Un professionnel prend le temps de te répondre, même brièvement.
Il y a des comportements qui doivent te mettre la puce à l’oreille. En voici quelques-uns, basés sur des retours de patients et sur ce que j’observe dans le métier.
Promesses excessives. « Je vais vous guérir en une séance », « Je peux effacer vos traumatismes », « Je vous garantis l’arrêt du tabac en 2 heures ». L’hypnose est un outil puissant, mais ce n’est pas magique. Si ça semble trop beau pour être vrai, c’est probablement le cas.
Manque de transparence sur le tarif. Un praticien qui refuse de donner son tarif par téléphone, ou qui propose des « packs » à 1000 euros sans explication, c’est louche. Les tarifs à Saintes tournent autour de 50 à 80 euros la séance (parfois plus si le praticien est médecin). Si c’est 150 euros sans justification, pose des questions.
Absence de cadre déontologique. Un praticien qui te touche sans ton consentement (même pour « aider à la relaxation »), qui te demande de fermer les yeux et de te déshabiller (ça arrive, oui), qui te fait des remarques sur ton physique, tu sors immédiatement. L’hypnose est un rapport de confiance, pas une relation de pouvoir.
Refus de collaborer avec ton médecin. Si tu as un problème de santé (douleur chronique, maladie auto-immune, trouble psychiatrique), un bon praticien te demandera l’autorisation de contacter ton médecin traitant ou ton psychiatre. Si on te dit « on n’a pas besoin d’eux, l’hypnose peut tout soigner », c’est dangereux.
Pression à l’achat. « Je n’ai qu’une place disponible ce mois-ci », « Si vous ne prenez pas le pack maintenant, vous allez perdre l’opportunité ». C’est du marketing agressif, pas de la thérapie. Prends ton temps.
Absence de local professionnel. Certains praticiens reçoivent à domicile, c’est possible. Mais si c’est un appartement sans salle d’attente, sans discrétion, ou si le praticien te propose des séances dans un café, réfléchis. Le cadre doit être sécurisant et confidentiel.
Tous les praticiens en hypnose ne sont pas interchangeables. Certains sont spécialisés dans la douleur, d’autres dans les addictions, d’autres dans les troubles anxieux ou les traumatismes. Pour faire le bon choix, il faut que le praticien ait une expérience concrète de ce que tu vis.
Prenons un exemple. Tu souffres de douleurs chroniques (fibromyalgie, migraines, douleurs articulaires). Un praticien qui n’a jamais travaillé avec des patients douloureux va peut-être utiliser des techniques de relaxation standard, mais il risque de ne pas comprendre les mécanismes spécifiques de la douleur chronique (sensibilisation centrale, peur du mouvement, impact sur le sommeil). Moi, je vois régulièrement des personnes avec des douleurs rebelles, et je combine l’hypnose avec des protocoles de gestion de la douleur (imagerie mentale, dissociation, travail sur les sensations). Si le praticien n’a pas cette expérience, il peut être moins efficace.
Autre exemple : l’arrêt du tabac. Certains praticiens proposent des séances « choc » en une fois. D’autres travaillent sur les dépendances comportementales et émotionnelles sur plusieurs séances. Demande-lui comment il aborde l’addiction : est-ce qu’il travaille sur les déclencheurs, sur l’anxiété sous-jacente, sur l’image de soi ? Si sa réponse est « je vais vous faire une suggestion directe pour que vous n’ayez plus envie », c’est simpliste. L’arrêt du tabac, c’est rarement juste une question de « volonté ».
Pour les sportifs (je suis aussi préparateur mental), un bon praticien en hypnose sportive connaît les mécanismes de la performance : gestion du stress, imagerie mentale, ancrage de ressources. Si tu es coureur ou footballeur, et que tu cherches à améliorer ta concentration ou à gérer la pression, trouve quelqu’un qui a déjà travaillé avec des athlètes.
Mon conseil : lors de ton premier contact, décris ton problème en quelques phrases et demande : « Avez-vous déjà accompagné des personnes avec ce type de difficulté ? » La réponse te donnera une indication précieuse.
Tu as maintenant tous les éléments pour évaluer un praticien. Mais pour finir, je veux te donner trois conseils pratiques qui t’aideront à prendre une décision sans stress.
1. Fais une liste de 2 ou 3 praticiens à Saintes ou dans les environs. Contacte-les par téléphone ou par email. Pose tes questions (tu as la liste plus haut). Compare les réponses, mais surtout compare la manière dont tu te sens après l’échange. Est-ce que tu te sens écouté ? Est-ce que tu as envie de donner suite ?
**2. Ne te précipite
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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