3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Étapes claires pour savoir à quoi vous attendre.
Vous êtes là, peut-être parce que la douleur vous accompagne depuis longtemps. Peut-être que vous avez tout essayé : les médicaments, les séances de kiné, les infiltrations. Et malgré tout, cette douleur – qu’elle soit dans le dos, une articulation, ou sous forme de migraine tenace – continue de dicter une partie de votre quotidien. Alors, quand quelqu’un vous a parlé d’hypnose antidouleur, vous avez ressenti un mélange d’espoir et de scepticisme. C’est normal. La première question qui vient est toujours la même : « Mais comment ça se passe, concrètement, dans le cabinet ? »
Je vais vous décrire le chemin, pas à pas, pour que vous sachiez exactement à quoi vous attendre. Pas de promesses magiques ici, juste une explication claire de ce que je propose à Saintes depuis 2014 à des adultes qui, comme vous, cherchent une autre voie pour apaiser leur souffrance.
Avant de parler du déroulé, il faut comprendre un mécanisme simple mais puissant. La douleur n’est pas un simple signal physique qui remonte de votre corps vers votre cerveau comme un câble électrique. C’est une expérience complexe, fabriquée par votre cerveau à partir de multiples informations : la sensation physique, bien sûr, mais aussi vos émotions, vos souvenirs, vos croyances, et même votre attention du moment.
Prenons un exemple. Imaginez que vous vous cognez le coude. La sensation est vive. Mais si, au même instant, vous voyez votre enfant tomber et se faire mal, il y a de grandes chances que vous ne sentiez presque plus votre coude. Votre cerveau a priorisé l’information « danger pour mon enfant » et a diminué le volume de la douleur au coude. C’est ça, le pouvoir de l’attention et du contexte. L’hypnose ne supprime pas la cause de la douleur (une arthrose, une cicatrice nerveuse), mais elle permet à votre cerveau de re-moduler la perception de cette douleur. Elle lui apprend à baisser le volume, à changer la tonalité, à rendre la sensation moins envahissante et moins angoissante.
C’est un peu comme si vous aviez une radio qui grésille en permanence. L’hypnose ne va pas réparer le poste, mais elle va vous donner la possibilité de tourner le bouton du volume, de changer de fréquence, ou de mettre un casque avec votre musique préférée par-dessus. La douleur est toujours là, quelque part, mais elle n’occupe plus tout l’espace sonore de votre vie.
La première séance est un temps d’échange. Je ne vais pas vous demander de plonger dans les détails les plus douloureux de votre histoire si vous n’en avez pas envie. Mon objectif est de comprendre votre douleur dans votre vie d’aujourd’hui.
Concrètement, je vais vous poser des questions précises :
Je ne suis pas un médecin, je ne vais pas poser de diagnostic. Mais j’ai besoin de cette carte pour savoir où nous allons. Je vous écouterai aussi sur ce que vous ressentez vis-à-vis de l’hypnose. Certains arrivent avec une peur de perdre le contrôle, d’autres avec l’espoir d’une guérison miracle. Je préfère toujours commencer par dissiper les malentendus.
« L’hypnose n’est pas un sommeil, pas un état de dépendance, et vous ne ferez jamais rien contre votre gré. Vous restez conscient, vous entendez ma voix, et vous pouvez ouvrir les yeux à tout moment. C’est un état de concentration très focalisée, comme quand vous êtes plongé dans un bon film ou que vous conduisez sur une route familière sans vous rappeler des derniers kilomètres. »
C’est à ce moment-là que je vous explique aussi que l’hypnose n’est pas un acte passif. Je suis un guide, mais le travail, c’est vous qui le faites. Vous êtes l’expert de votre douleur, moi je suis l’expert pour vous aider à mobiliser vos propres ressources. Cette séance dure souvent un peu plus longtemps, entre une heure et une heure et demie. Et si nous décidons de travailler ensemble, nous fixons un cadre : en général, 3 à 5 séances espacées d’une à trois semaines, selon l’intensité et l’ancienneté de la douleur.
Vous êtes installé confortablement dans un fauteuil. Pas de pendule, pas de regard fixe et intense. L’induction, c’est la phase qui vous aide à passer de votre état d’éveil habituel à un état de conscience plus réceptif, plus fluide. Je commence toujours par une phase dite de « mise en confort ». Je vous invite à fermer les yeux si vous le souhaitez, à prendre quelques respirations, à laisser vos épaules se détendre.
Je vais utiliser ma voix, un rythme, des images. Parfois, je vous propose de fixer un point sur le mur, ou de concentrer votre attention sur la sensation de vos pieds dans vos chaussures. L’idée n’est pas de vous endormir, mais de focaliser votre attention sur quelque chose de simple, pour que le mental analytique, celui qui calcule, qui juge, qui se dit « ça ne marchera pas », se mette un peu en retrait. C’est ce que j’appelle « occuper le concierge » pour laisser la porte ouverte à d’autres parties de vous-même.
Il m’arrive souvent, avec les personnes qui ont des douleurs chroniques, d’utiliser une induction basée sur la respiration. Je pourrais dire : « À chaque fois que vous expirez, vous avez l’autorisation de laisser aller un peu plus… de laisser le poids de votre corps s’enfoncer dans le fauteuil… comme si chaque souffle était une vague qui emporte un peu de tension. » Vous n’êtes pas obligé de « bien faire ». Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon d’entrer en hypnose. Certains voient des images, d’autres ressentent des fourmillements, d’autres encore n’ont que la sensation d’un grand calme. Tout est juste.
C’est le cœur de la séance. Une fois que vous êtes dans cet état de conscience modifiée, je vais vous guider pour entrer en relation avec votre douleur différemment. L’idée n’est pas de la combattre. La lutte épuise et renforce souvent la douleur. On va plutôt essayer de la regarder, de la décrire, de la transformer.
Voici quelques exemples de ce que je peux proposer, toujours adapté à ce que vous m’aurez dit en début de séance :
La métaphore du volume. Si votre douleur est une sonnerie stridente, je peux vous inviter à imaginer que vous tournez un bouton. Pas pour l’éteindre d’un coup (ce serait trop brutal et souvent inefficace), mais pour baisser le volume d’un cran. Puis d’un autre. Et pendant ce temps, vous pouvez commencer à entendre d’autres sons autour de vous, comme le bruit de la pluie ou une musique douce.
Le changement de forme et de couleur. La douleur a souvent une forme, une texture, une température. Je peux vous demander : « Si cette sensation avait une couleur, ce serait laquelle ? » « Et si vous pouviez lui donner une autre couleur, une couleur plus froide ou plus diffuse, qu’est-ce que ça changerait ? » Progressivement, la boule rouge et dure dans le ventre peut devenir une nappe bleue et fluide, moins agressive.
La dissociation. C’est une technique très puissante. Je vous invite à vous imaginer dans un endroit sûr et paisible (une plage, une forêt, votre salon). Puis, je vous propose de laisser une partie de vous, une « partie sage », aller observer la douleur comme si elle était sur un écran de télévision, ou comme si elle appartenait à quelqu’un d’autre dans la pièce. Cela crée une distance, un espace entre « vous » et « la douleur ». Vous n’êtes plus la douleur, vous êtes la personne qui l’observe.
L’ancrage des ressources. Je peux aussi vous aider à retrouver un souvenir où vous vous êtes senti fort, calme, en sécurité. On va associer cette sensation à un geste simple (comme toucher votre pouce et votre index). Ensuite, en cours de séance, ou chez vous, ce simple geste pourra raviver cet état ressource.
Je ne décide jamais à l’avance de la technique. Je suis guidé par ce que vous me montrez : votre respiration qui change, une micro-expression sur votre visage, une larme qui coule. C’est un dialogue permanent, même si vous ne parlez pas. Et si une piste ne fonctionne pas, on en essaye une autre. Il n’y a pas d’échec, seulement des informations.
C’est une question cruciale. La séance dure en général entre 45 minutes et 1 heure. Quand je vous ramène doucement à l’état d’éveil ordinaire, vous pouvez ressentir plusieurs choses :
Je vous laisse toujours quelques minutes pour revenir en douceur. On prend le temps d’échanger sur ce que vous avez vécu. Je ne vous demande pas de « faire un compte-rendu parfait », juste de me dire ce qui vous a marqué, ce qui a été agréable ou désagréable. Certaines personnes me disent : « Je n’ai rien vu, rien senti, je crois que je me suis endormi. » C’est très fréquent. L’hypnose n’est pas toujours spectaculaire. Les changements opèrent parfois en profondeur, sans que vous en ayez conscience sur le moment.
Je vous donne aussi des petits exercices à faire chez vous. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est ce qui fait la différence entre un mieux temporaire et une transformation durable. Cela peut être d’écouter un enregistrement que j’ai fait pour vous, de pratiquer la respiration que nous avons utilisée, ou simplement de reproduire le geste d’ancrage. Vous devenez acteur de votre apaisement, pas seulement pendant la séance, mais dans votre vie.
Je ne peux pas vous donner de chiffre magique. Chaque douleur est unique, chaque histoire est unique. Mais je peux vous donner une tendance, basée sur mon expérience à Saintes.
Pour une douleur récente, liée à un accident ou à une opération, 1 à 3 séances peuvent suffire à débloquer une situation. L’hypnose va surtout aider à lever les protections musculaires ou les peurs qui entretiennent le cercle vicieux de la douleur.
Pour une douleur chronique, installée depuis des années, il faut souvent plus de temps. Il ne s’agit pas de « guérir » au sens médical du terme (si l’arthrose est là, elle reste), mais de rééduquer le cerveau à ne plus amplifier le signal. C’est un apprentissage. Je compare souvent ça à l’apprentissage d’un instrument de musique. La première séance, vous apprenez à tenir l’instrument. La deuxième, vous jouez une note. La troisième, une mélodie simple. Et avec la pratique, vous pouvez jouer des morceaux de plus en plus complexes. Je travaille souvent sur des cycles de 4 à 6 séances, espacées de deux à trois semaines, pour laisser le temps au cerveau d’intégrer les nouveaux circuits.
« L’hypnose ne fait pas disparaître la douleur comme par enchantement. Elle vous redonne une place, une capacité d’action là où vous vous sentiez impuissant. Elle transforme une relation de combat épuisant en une relation d’accompagnement plus apaisée. »
Certaines personnes reviennent pour une séance « de rappel » quelques mois plus tard, comme on irait faire une révision chez le dentiste. C’est parfaitement normal. L’essentiel est que vous retrouviez une qualité de vie : mieux dormir, reprendre une activité que vous aimiez, ne plus être obsédé par la douleur.
C’est une question honnête, et je vous dois une réponse honnête. Oui, il arrive que l’hypnose ne produise pas les effets escomptés. Mais c’est rarement une question de « réceptivité » ou de « don ». C’est souvent lié à d’autres facteurs.
Je suis toujours clair là-dessus : si après 2 ou 3 séances, nous ne voyons aucun mouvement, aucun petit changement, je vous le dirai. Nous pourrons alors réorienter vers un autre praticien, un ostéopathe, un psychologue spécialisé dans la douleur, ou un centre de la douleur. Mon éthique, c’est de vous accompagner vers ce qui est le mieux pour vous, même si ce n’est pas avec moi.
Si vous lisez ces lignes, c’est que vous êtes prêt à envisager un autre rapport à votre douleur. Vous n’êtes pas obligé de prendre rendez-vous tout de suite. Mais vous pouvez déjà faire un petit geste pour vous.
Ce soir, avant de vous endormir, prenez trois minutes. Allongez-vous dans le noir. Posez une main sur l’endroit qui vous fait mal. Pas pour le masser, pas pour le forcer à se détendre. Juste pour le toucher avec curiosité, comme si vous touchiez une étoffe inconnue. Respirez tranquillement. Et dites-vous, intérieurement : « Je suis là avec toi. Je ne te combats pas. Je te reconnais. » Vous n’allez peut-être pas sentir de changement immédiat. Mais vous venez de poser un acte différent : vous avez cessé de lutter. C’est le premier pas vers une trêve.
Si vous sentez que vous avez besoin d’un guide pour faire les pas suivants, je suis là. À Saintes, je reçois des adultes qui en ont assez de se battre seuls contre leur douleur. Nous pouvons commencer par un simple appel, sans engagement, pour que vous puissiez poser toutes vos questions et voir si une collaboration est possible. Il n’y a pas de honte à demander de l’aide. La douleur isole, mais le chemin pour l’apprivoiser peut se faire à deux.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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