3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Découvrez comment l'hypnose agit sur les douleurs chroniques.
Vous êtes fatigué de cette douleur qui ne vous lâche jamais. Vous avez l’impression que votre corps vous trahit, que les médecins ne vous prennent pas au sérieux, et que les traitements que l’on vous propose n’ont qu’un effet limité. Peut-être même avez-vous déjà entendu parler de l’hypnose, mais vous vous dites : « Moi, je ne suis pas réceptif », ou « C’est un truc de spectacle, ça ne va pas enlever la douleur ». Je vous comprends. Pendant des années, j’ai accompagné des personnes comme vous, qui vivaient avec cette épée de Damoclès qu’est la fibromyalgie. Et aujourd’hui, je veux vous parler de ce que l’hypnose peut vraiment faire, et surtout de ce qu’elle ne fait pas. Pas de promesses magiques, juste une explication claire de comment on peut, pas à pas, apprendre à désamorcer le signal douleur.
Si vous souffrez de fibromyalgie, vous avez probablement déjà constaté un paradoxe frustrant : les antidouleurs classiques, comme le paracétamol ou les anti-inflammatoires, n’ont quasiment aucun effet. Parfois, les médecins vous prescrivent des médicaments destinés à d’autres pathologies (antidépresseurs, antiépileptiques) avec des résultats mitigés. Ce n’est pas un hasard. La douleur de la fibromyalgie n’est pas une douleur « classique » liée à une lésion tissulaire. Elle est ce qu’on appelle une douleur neuropathique ou, plus précisément, une douleur par dysfonctionnement du système nerveux central.
Imaginez votre cerveau comme un système d’alarme ultra-sensible. Normalement, cette alarme se déclenche quand il y a un danger réel : une brûlure, une coupure, une inflammation. Mais dans la fibromyalgie, le volume de l’alarme est monté au maximum, et elle se déclenche pour des stimuli qui ne devraient pas faire mal : un simple effleurement, une pression légère, ou même parfois sans aucun stimulus extérieur. Le problème n’est pas dans les muscles ou les articulations, il est dans la façon dont votre cerveau interprète les signaux qu’il reçoit. C’est un peu comme si votre système d’alarme se déclenchait en plein milieu de la nuit à cause d’une brindille qui tombe sur le toit, et que vous ne puissiez pas l’éteindre.
Les médicaments classiques agissent souvent sur les récepteurs de la douleur périphérique, c’est-à-dire là où se trouve la lésion. Mais puisqu’il n’y a pas de lésion visible dans la fibromyalgie, ils sont inefficaces. En revanche, des approches qui agissent directement sur le cerveau, sur la façon dont il traite l’information douloureuse, peuvent avoir un impact bien plus significatif. C’est là que l’hypnose entre en jeu : elle ne va pas guérir une inflammation imaginaire, mais elle va vous donner les clés pour réagir à ce signal d’alarme.
« La douleur de la fibromyalgie n’est pas une erreur de diagnostic, c’est une erreur de volume dans le traitement du signal. L’hypnose ne supprime pas le signal, elle vous apprend à baisser le volume. »
Pour comprendre comment l’hypnose peut calmer la douleur, il faut d’abord comprendre ce qu’est un état d’hypnose. Contrairement à ce que l’on voit dans les shows télévisés, l’hypnose n’est pas un état de sommeil ou de perte de contrôle. C’est un état de conscience modifié, naturel, que vous expérimentez déjà plusieurs fois par jour sans le savoir. Vous êtes en état d’hypnose léger quand vous êtes absorbé par un film, quand vous conduisez sur une autoroute et que vous ne vous souvenez plus des dix derniers kilomètres, ou quand vous lisez un livre captivant. Dans ces moments, votre attention est très focalisée, et votre cerveau est plus réceptif aux suggestions.
En hypnose ericksonienne (du nom du psychiatre Milton Erickson), on utilise cet état pour accéder à des ressources inconscientes que vous possédez déjà. L’idée n’est pas de vous forcer à « ne plus avoir mal », mais de modifier votre relation à la sensation douloureuse. Concrètement, je vais vous guider vers un état de relaxation profonde, où votre esprit critique est mis de côté, et où je peux vous proposer des images, des métaphores ou des sensations qui vont permettre à votre cerveau de reconsidérer le signal douloureux.
Par exemple, je peux vous inviter à imaginer que votre douleur est une couleur, une forme, une texture. Puis, progressivement, je vais vous suggérer de modifier cette image : la rendre plus floue, plus lointaine, plus petite, ou de la transformer en une sensation de chaleur ou de picotement. Ce travail n’est pas un « truc de magicien ». Il s’appuie sur des mécanismes neurophysiologiques réels. Quand vous visualisez une scène apaisante (une plage, une forêt), votre cerveau active les mêmes zones que si vous y étiez. De la même manière, quand vous imaginez votre douleur comme une boule de feu qui se refroidit, votre cerveau peut effectivement diminuer l’activation des réseaux liés à la douleur.
Ce qui est fascinant, c’est que vous n’avez pas besoin d’y croire à 100% pour que cela fonctionne. Il suffit d’accepter d’essayer, de laisser faire, sans forcer. Votre inconscient, cette partie de vous qui gère votre respiration, votre digestion, et aussi une partie de votre perception de la douleur, est bien plus puissant que votre mental rationnel. L’hypnose lui offre un langage pour communiquer.
L’hypnose seule peut déjà faire des merveilles, mais je l’associe souvent à une approche complémentaire qui s’appelle l’IFS (Internal Family Systems), ou Systèmes Familiaux Intérieurs. L’IFS part d’un postulat simple : notre esprit est composé de plusieurs « parties », comme une famille intérieure. Chaque partie a une intention positive, même si ses actions peuvent nous sembler nuisibles. Par exemple, une partie critique qui vous dit « Tu es nul » essaie en réalité de vous protéger de l’échec ou du rejet.
Appliqué à la fibromyalgie, l’IFS permet d’explorer la relation que vous entretenez avec votre douleur. Très souvent, les personnes qui souffrent chroniquement développent une relation de guerre avec leur douleur. Elles la détestent, la combattent, veulent l’éliminer. Mais cette lutte épuise et peut même amplifier la douleur, car votre système nerveux reste en état d’alerte permanent.
En séance, je peux vous inviter à fermer les yeux (souvent après une induction hypnotique légère) et à porter votre attention sur la sensation douloureuse. Au lieu de la fuir, on va l’approcher avec curiosité. On va lui poser des questions : « Qu’est-ce que tu veux ? », « Qu’est-ce que tu essaies de me dire ? », « Depuis quand es-tu là ? ». Et parfois, la réponse est surprenante. La douleur n’est pas seulement une sensation physique ; elle peut être le porte-parole d’une partie de vous qui a été blessée, qui a besoin d’être entendue, ou qui a pris le contrôle pour vous protéger d’une souffrance émotionnelle plus ancienne.
J’ai accompagné une femme, appelons-la Sophie, qui souffrait de fibromyalgie depuis 15 ans. Elle avait des douleurs intenses dans le dos et les épaules. En travaillant avec l’IFS, elle a découvert qu’une partie d’elle « tenait » ses épaules comme pour porter un fardeau. Ce fardeau, c’était la culpabilité de ne pas avoir pu protéger sa mère d’une maladie quand elle était enfant. La douleur était devenue une armure, une façon de rester en contrôle. Quand elle a pu, en hypnose, « parler » à cette partie et lui dire qu’elle pouvait lâcher prise, la douleur a commencé à diminuer. Non pas parce qu’elle avait « guéri » miraculeusement, mais parce qu’elle avait dénoué un nœud émotionnel qui maintenait le système nerveux en alerte.
Vivre avec une fibromyalgie, c’est aussi vivre avec une maladie invisible. Vous avez peut-être déjà entendu des phrases comme « Mais tu as l’air en forme », « Tu devrais faire plus de sport », ou pire, « C’est dans ta tête ». Ces remarques sont blessantes et renforcent un sentiment d’isolement. Vous finissez par vous taire, par faire semblant, par vous couper des autres. Et ce stress relationnel aggrave la douleur. C’est un cercle vicieux.
L’intelligence relationnelle, c’est l’art de gérer ses relations avec soi-même et avec les autres. Dans mon accompagnement, je travaille avec vous sur la façon dont vous communiquez votre douleur. Pas pour vous plaindre, mais pour poser des limites claires et obtenir le soutien dont vous avez besoin. Par exemple, comment dire à votre conjoint que vous avez besoin de silence et de repos sans vous sentir coupable ? Comment refuser une invitation sans avoir à vous justifier pendant dix minutes ?
Il y a aussi la relation à vous-même. La fibromyalgie vous pousse souvent à être dur avec vous-même : « Je devrais pouvoir faire ça », « Je suis faible », « Je ne suis pas à la hauteur ». L’intelligence relationnelle, c’est apprendre à se parler avec bienveillance. C’est reconnaître que votre corps a besoin de repos aujourd’hui, et que ce n’est pas un échec. C’est remplacer le jugement par la compassion. Et cette compassion, cette douceur envers vous-même, a un impact direct sur votre système nerveux. Elle envoie un signal de sécurité à votre cerveau, qui peut alors baisser le niveau d’alerte et donc l’intensité de la douleur.
« La fibromyalgie n’est pas une faiblesse de caractère, c’est une hypersensibilité du système. Et l’hypersensibilité, bien canalisée, peut devenir une force. Mais pour cela, il faut apprendre à s’écouter sans se juger. »
Je vais être honnête avec vous : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas faire disparaître votre fibromyalgie du jour au lendemain. Elle ne va pas remplacer un suivi médical, un traitement adapté, ou une activité physique douce comme la marche ou le yoga. Ce que l’hypnose peut faire, en revanche, c’est vous redonner un sentiment de contrôle sur votre corps et votre vie.
Concrètement, voici ce que vous pouvez attendre d’un travail régulier avec l’hypnose :
Ce que l’hypnose ne fera pas :
Si vous décidez de tenter l’expérience, sachez que la première séance est surtout un temps d’échange. Je vais vous poser beaucoup de questions : depuis quand souffrez-vous ? Qu’est-ce qui déclenche vos crises ? Qu’est-ce qui les soulage ? Comment votre douleur affecte votre humeur, votre sommeil, vos relations ? Je vais aussi vous expliquer ce qu’est l’hypnose, dissiper vos éventuelles craintes, et vous montrer une petite induction rapide pour que vous sentiez ce que c’est.
La séance d’hypnose elle-même dure entre 30 et 45 minutes. Vous serez confortablement installé dans un fauteuil, les yeux fermés. Je vais vous guider avec ma voix, en vous proposant des images et des sensations. Vous restez conscient tout le temps, vous pouvez parler si vous voulez, et vous gardez le contrôle. Beaucoup de personnes me disent : « Je n’étais pas en transe, j’entendais tout ce que vous disiez. » Et c’est normal. L’hypnose n’est pas un état de sommeil profond. Vous pouvez même avoir l’impression que ça n’a pas « marché », et pourtant les effets se font sentir après.
En ce qui concerne les résultats, ils varient d’une personne à l’autre. Certaines ressentent un soulagement immédiat après la première séance, d’autres ont besoin de 3 à 5 séances pour voir une différence durable. Je recommande généralement un premier bloc de 4 à 6 séances espacées d’une à deux semaines, puis un suivi plus espacé. L’important est la régularité et la pratique entre les séances. Je vous donnerai des exercices d’auto-hypnose à faire chez vous, 5 à 10 minutes par jour. C’est comme un muscle : plus vous l’entraînez, plus il devient efficace.
« La douleur chronique, c’est comme un feu qui couve sous les cendres. L’hypnose ne l’éteint pas d’un coup, mais elle vous apprend à ne plus jeter d’huile sur le feu, et à garder un seau d’eau à portée de main. »
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer à agir. Voici un petit exercice que vous pouvez faire chez vous, seul, en toute sécurité. Installez-vous dans un endroit calme, asseyez-vous confortablement ou allongez-vous. Fermez les yeux. Portez votre attention sur votre respiration, sans la modifier. Juste observez l’air qui entre et qui sort. Puis, portez votre attention sur une zone de votre corps qui n’est pas douloureuse (le bout des doigts, le lobe de l’oreille, la plante des pieds). Sentez les sensations dans cette zone : la température, le contact avec vos vêtements, la texture. Restez là une minute. Ensuite, très doucement, comme si vous déplaciez un projecteur, amenez cette même qualité d’attention sur une zone douloureuse. Ne cherchez pas à la faire disparaître. Observez-la comme un scientifique curieux : quelle est sa forme ? Sa couleur ? Sa texture ? Est-elle fixe ou mobile ? Restez avec cette observation 30 secondes, puis ramenez votre attention sur votre respiration, puis sur la zone non douloureuse. Ouvrez les yeux doucement.
Ce simple exercien’a pas pour but de supprimer la douleur, mais de changer votre relation avec elle. Au lieu de la combattre, vous l’observez. Et parfois, le simple fait de l’observer sans jugement suffit à la rendre moins envahissante. C’est le début d’un chemin.
Si vous sentez que vous avez besoin d’être accompagné pour aller plus loin, je suis là. Nous pouvons prendre le temps de parler de votre histoire, de vos douleurs, et de construire ensemble
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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