3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Des visualisations puissantes pour contrer la fatigue chronique.
Vous êtes peut-être en train de lire ces lignes depuis votre canapé, déjà fatiguée rien que d’avoir ouvert ce site. Ou peut-être que vous venez de vous lever et que vous sentez vos jambes lourdes, comme si vous aviez couru un marathon la veille. C’est ça, la fibromyalgie : une fatigue qui ne ressemble à aucune autre. Pas celle qu’on rattrape avec une bonne nuit de sommeil ou un week-end au calme. Une fatigue qui colle à la peau, qui brouille l’esprit et qui rend chaque petit geste – prendre une douche, préparer le dîner, répondre à un message – aussi épuisant qu’une journée de travail.
Je vois souvent des personnes arriver dans mon cabinet à Saintes avec ce même regard : celui de quelqu’un qui a tout essayé. Des médicaments, des régimes, des séances de kiné, des cures de magnésium, des coachs en sommeil. Et rien n’y fait. La fatigue reste là, tenace, comme une invitée indésirable qui refuse de partir. Pourtant, il y a une piste que beaucoup n’ont pas encore explorée sérieusement : l’hypnose. Pas pour faire disparaître la fatigue par magie – ce serait vous mentir – mais pour apprendre à travailler avec votre corps, plutôt que contre lui.
Dans cet article, je vais vous montrer comment l’hypnose ericksonienne, associée à des visualisations ciblées, peut vous aider à retrouver des plages d’énergie au quotidien. Je vais vous expliquer pourquoi votre cerveau épuise vos batteries plus vite que la moyenne et comment vous pouvez inverser ce processus. Et je finirai par un exercice concret que vous pourrez tester dès ce soir, sans rendez-vous, sans matériel, juste avec votre souffle.
Avant de parler de solutions, il faut comprendre le problème. Et le problème avec la fibromyalgie, c’est que votre système nerveux fonctionne en permanence en mode « alerte rouge ». Imaginez une voiture dont l’alarme anti-vol se déclencherait dès qu’un papillon se pose sur le capot. Au début, la batterie tient le choc. Mais au bout de quelques jours, elle est à plat.
Votre cerveau, avec la fibromyalgie, fait exactement la même chose. Il interprète des signaux normaux – une tension musculaire, un bruit soudain, une émotion – comme des menaces. Pour se protéger, il active le système sympathique : celui qui prépare à la fuite ou au combat. Le cœur accélère, les muscles se tendent, la respiration devient courte. Ce système est conçu pour des urgences ponctuelles, pas pour un usage continu. Mais chez vous, il reste allumé en permanence.
Résultat : vous dépensez une énergie folle à gérer des stress qui n’existent pas objectivement. Votre corps est en surrégime, même quand vous êtes allongée. Et comme le système parasympathique – celui qui permet la récupération, la digestion, le sommeil réparateur – est constamment mis en veille, vous ne rechargez jamais vraiment vos batteries. Vous fonctionnez sur la réserve, jour après jour, jusqu’à l’épuisement.
C’est là que l’hypnose entre en jeu. Elle ne va pas éteindre l’alarme d’un coup de baguette magique. Mais elle va vous apprendre à désamorcer cette alarme, progressivement, pour que votre système nerveux apprenne à se calmer. Et quand le calme revient, l’énergie peut enfin refluer.
« La fatigue de la fibromyalgie n’est pas un manque d’énergie, c’est une énergie mal distribuée. L’hypnose vous aide à la rediriger là où elle est utile. »
Beaucoup de personnes imaginent l’hypnose comme un spectacle de foire où on fait perdre le contrôle à quelqu’un. Rassurez-vous : ce n’est pas du tout ça. L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, est un état de conscience modifiée, un peu comme la rêverie qu’on ressent juste avant de s’endormir. Vous êtes là, vous m’entendez, mais votre esprit vagabonde, plus réceptif aux suggestions.
Concrètement, quand on travaille sur la fatigue de la fibromyalgie, on utilise l’hypnose pour trois choses principales :
Calmer le système nerveux : En état d’hypnose, le cerveau produit davantage d’ondes alpha et thêta, associées à la détente profonde. C’est un peu comme si on appuyait sur le bouton « pause » du mode alerte rouge. Le corps reçoit le signal que tout va bien, qu’il peut lâcher prise. Même dix minutes de cet état peuvent équivaloir à une heure de sommeil léger en termes de récupération nerveuse.
Modifier la perception de l’effort : Avec la fibromyalgie, le cerveau a tendance à surestimer la difficulté d’une tâche. Se lever pour aller chercher un verre d’eau peut être perçu comme un effort monumental. L’hypnose permet de recaler cette perception. On apprend au cerveau à doser l’énergie nécessaire à chaque action, au lieu de la déverser en bloc. Vous pouvez ainsi faire plus avec moins de fatigue ressentie.
Réactiver les ressources internes : Votre corps sait récupérer. Il l’a fait des millions de fois avant que la fibromyalgie ne s’installe. L’hypnose va vous reconnecter à ces mécanismes oubliés, comme retrouver le chemin d’une source d’eau fraîche dans une forêt que vous n’avez pas traversée depuis longtemps.
Je précise tout de suite : l’hypnose ne guérit pas la fibromyalgie. Les études scientifiques montrent qu’elle réduit significativement la fatigue et la douleur chez une majorité de patients, mais elle ne fait pas disparaître la maladie. Ce n’est pas un remède miracle, c’est un outil de gestion. Un outil puissant, mais qui demande de la pratique et de la régularité.
Le cœur du travail en hypnose, ce sont les visualisations. Ce ne sont pas de simples « pensées positives » ou des affirmations bidon du genre « je suis pleine d’énergie ». Non, il s’agit de créer des images mentales qui parlent directement à votre cerveau limbique, cette partie ancienne et instinctive qui gère vos émotions et votre niveau d’éveil.
Voici trois visualisations que j’utilise régulièrement avec les personnes que j’accompagne à Saintes. Vous pouvez les essayer chez vous, dans un endroit calme, sans vous forcer. L’important n’est pas de « réussir » à voir l’image parfaitement, mais de ressentir la sensation qu’elle produit.
Visualisation n°1 : la batterie externe
Fermez les yeux et imaginez que vous tenez dans vos mains une batterie externe, comme celle qui recharge votre téléphone. Cette batterie est connectée à une source infinie d’énergie : le soleil, la terre, l’air que vous respirez – choisissez l’image qui vous parle. Visualisez un câble qui part de cette batterie et se branche quelque part dans votre corps, au niveau du ventre ou du sternum. Sentez l’énergie douce et chaude qui commence à couler. Elle n’est pas brutale, elle est régulière, comme une perfusion. Elle remplit vos réserves petit à petit, sans précipitation. Restez avec cette sensation de remplissage pendant quelques respirations. À chaque inspiration, l’énergie monte un peu plus. À chaque expiration, elle se diffuse dans tout votre corps.
Visualisation n°2 : le filtre à stress
La fatigue de la fibromyalgie est souvent aggravée par les stress extérieurs : les bruits, les sollicitations, les émotions des autres. Imaginez maintenant que vous êtes entourée d’une bulle transparente, comme une sphère de verre teinté. Cette bulle filtre tout ce qui vient de l’extérieur. Les informations négatives, les tensions, les exigences des autres – tout ça heurte la paroi et se transforme en une fine poussière lumineuse qui retombe à vos pieds, inoffensive. Vous, à l’intérieur de la bulle, vous ne recevez que ce qui est bon pour vous : un rayon de soleil, une parole douce, un silence réparateur. Chaque fois que vous sentez un stress arriver, visualisez cette bulle qui se renforce. Elle vous protège sans vous isoler. Vous pouvez voir et entendre ce qui se passe à l’extérieur, mais cela ne vous épuise plus.
Visualisation n°3 : le jardin intérieur
Celle-ci est particulièrement utile le soir, avant de dormir. Imaginez que votre fatigue n’est pas un ennemi, mais un jardinier qui vient de travailler dur. Visualisez un jardin : il y a des plantes que vous avez arrosées, d’autres qui ont besoin de repos, des allées que vous avez nettoyées. Ce jardin, c’est votre corps. Maintenant, imaginez que vous vous allongez au milieu de ce jardin, sur un banc de pierre tiède. L’air est doux. Les plantes respirent avec vous. Chaque expiration libère un peu de la fatigue accumulée dans la journée, qui se transforme en compost pour le jardin. Chaque inspiration attire une brise légère qui nettoie les feuilles et ranime les fleurs. Vous n’avez rien à faire, juste à être là, dans ce jardin qui prend soin de vous.
Ces visualisations ne marchent pas du premier coup pour tout le monde. Certaines personnes les trouvent trop « naïves » ou ont du mal à se concentrer. C’est normal. Le cerveau a besoin d’entraînement pour entrer dans cet état de rêve éveillé. L’important est de les pratiquer régulièrement, même deux minutes par jour, sans jugement.
Un aspect qu’on oublie souvent dans la gestion de la fibromyalgie, c’est l’impact des relations humaines. Je ne parle pas seulement des proches qui ne comprennent pas votre fatigue (même si ça, on en reparle). Je parle de la manière dont vous interagissez avec les autres au quotidien.
Beaucoup de personnes atteintes de fibromyalgie ont développé un mode relationnel que j’appelle « la pompe à énergie ». Par gentillesse, par peur de décevoir, par habitude, vous dites oui quand vous voulez dire non. Vous écoutez les problèmes des autres alors que vous êtes déjà à plat. Vous souriez et faites semblant d’aller bien pour ne pas inquiéter votre entourage. Tout ça demande une énergie considérable.
L’intelligence relationnelle, c’est l’art de repérer ces fuites d’énergie et de les colmater. Concrètement, cela passe par trois prises de conscience :
Identifier vos « vampires énergétiques » : Certaines personnes, sans le vouloir, vous épuisent. Un collègue qui se plaint sans cesse, une amie qui ne parle que d’elle, un parent qui vous culpabilise. Vous n’avez pas à les fuir, mais vous pouvez limiter le temps passé avec eux ou fixer des limites claires : « Je t’écoute cinq minutes, ensuite j’ai besoin de me reposer. »
Apprendre à dire non sans culpabiliser : Dire non, ce n’est pas rejeter l’autre, c’est se respecter soi. Vous pouvez le faire avec douceur : « Merci de penser à moi, mais là je ne peux pas. » Votre fatigue ne vous rend pas égoïste, elle vous rend honnête.
Cultiver les relations qui rechargent : Il y a des personnes avec qui vous vous sentez mieux après les avoir vues, même fatiguée. Elles vous écoutent sans jugement, elles ne vous demandent pas d’être en forme, elles acceptent votre ralentissement. Identifiez ces personnes et passez plus de temps avec elles, même en silence, même en visio. Une présence apaisante vaut tous les médicaments du monde.
Je travaille souvent sur ces aspects avec les sportifs que je prépare mentalement. Un coureur qui se sent vidé avant une course, ce n’est pas toujours un problème d’entraînement. C’est parfois un problème de relation : un conflit avec son coach, une pression familiale, une attente trop forte. Le corps parle. Avec la fibromyalgie, il parle encore plus fort.
Je veux être totalement honnête avec vous. L’hypnose, ce n’est pas une baguette magique. Je vois parfois des personnes arriver avec l’espoir que trois séances vont effacer des années de fatigue chronique. Et je dois alors leur dire que ce n’est pas réaliste.
L’hypnose ne va pas :
Ce qu’elle peut faire en revanche, c’est :
C’est déjà énorme. Quand on vit avec une fatigue qui vous vole votre vie, retrouver 30% d’énergie, c’est pouvoir cuisiner un repas, jouer avec ses enfants, lire un livre, sortir se promener dix minutes. C’est reprendre une part de votre existence.
Mais ça demande un investissement. L’hypnose, ce n’est pas passif. Ce n’est pas le thérapeute qui fait tout le travail. C’est vous qui apprenez un nouveau langage pour parler à votre cerveau. Et comme tout apprentissage, ça prend du temps, de la patience et de la bienveillance envers vous-même.
« L’hypnose ne vous donne pas de l’énergie, elle vous enlève les freins qui l’empêchent de circuler. Et parfois, c’est tout ce qu’il faut pour que la vie redevienne possible. »
Avant de conclure, je voudrais vous proposer un exercice très simple que vous pouvez faire ce soir, dans votre lit, avant de dormir. Il s’appelle la respiration en trois temps. Il est directement inspiré de ce qu’on fait en hypnose pour calmer le système nerveux.
Allongez-vous sur le dos, les mains posées sur le ventre. Fermez les yeux si vous le pouvez. Prenez une inspiration normale par le nez, en comptant mentalement jusqu’à 3. Puis bloquez votre respiration, toujours en comptant jusqu’à 3. Ensuite, expirez lentement par la bouche, en comptant jusqu’à 6. L’expiration doit être deux fois plus longue que l’inspiration.
Répétez ce cycle 5 à 10 fois. À chaque expiration, imaginez que vous relâchez un peu de la fatigue accumulée dans la journée. Elle sort de votre corps comme une brume grise qui se dissout dans l’air. À chaque inspiration, vous aspirez un air frais, lumineux, qui nettoie vos cellules de l’intérieur.
Cet exercice active le nerf vague, ce grand câble nerveux qui relie le cerveau au ventre et qui commande la relaxation. En allongeant l’expiration, vous envoyez un signal clair à votre système nerveux : « Tout va bien, tu peux te détendre. » C’est le contraire de la respiration courte et rapide du stress.
Faites-le chaque soir pendant une semaine. Notez sur un carnet, même deux mots, comment vous vous sentez après. Certaines nuits, vous vous endormirez peut-être avant la fin. D’autres fois, vous aurez du mal à vous concentrer. Ce n’est pas grave. L’important est de poser un geste régulier, sans exigence de résultat.
Et si vous sentez que cela vous fait du bien, vous pouvez ensuite explorer les visualisations que je vous ai décrites plus haut. Ou venir me voir à Saintes pour un accompagnement plus personnalisé.
Je sais que la fibromyalgie vous a volé beaucoup de choses. Votre énergie, votre spontanéité, votre confiance en votre corps. Peut-être même des relations, un travail, des projets. C’est une maladie qui prend sans prévenir et qui ne rend pas facilement.
Mais il y a une chose qu’elle ne peut pas vous prendre : votre capacité à apprendre de nouveaux chemins. Votre cerveau est plastique, il peut changer, s’adapter, créer des raccourcis. L’hypnose, l’IFS
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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