3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comparez les approches pour une digestion sereine sans effets secondaires.
Vous avez probablement déjà vécu cette scène : un repas au restaurant qui tourne au supplice, ou cette réunion importante où votre ventre se noue au point de vous couper l’appétit. Peut-être même que vous avez consulté un gastro-entérologue, passé des examens – coloscopie, fibroscopie, bilan sanguin – pour qu’on vous annonce qu’il n’y a « rien d’organique ». Le diagnostic tombe souvent comme un couperet : syndrome de l’intestin irritable, colopathie fonctionnelle, dyspepsie. Et la solution proposée ? Des médicaments : antispasmodiques, antiacides, voire anxiolytiques.
Mais si ces traitements soulagent sur le moment, ils cachent parfois une question plus profonde : votre digestion est-elle vraiment une affaire de chimie, ou bien le reflet d’un dialogue entre votre cerveau et votre ventre ? Depuis 2014, à Saintes, j’accompagne des adultes qui souffrent de troubles digestifs chroniques. La plupart arrivent après avoir essayé plusieurs traitements médicamenteux, avec des résultats mitigés. Et souvent, ils me disent la même chose : « Je ne veux plus dépendre de cachets. Je veux comprendre pourquoi mon corps réagit comme ça. »
Dans cet article, je vais comparer deux approches : les médicaments classiques (ce qu’ils font, ce qu’ils ne font pas) et l’hypnose ericksonienne, que j’utilise quotidiennement. Je ne suis pas médecin, je ne vous dirai pas d’arrêter votre traitement. Mais je veux vous donner les clés pour faire un choix éclairé, adapté à votre histoire.
Avant de comparer les solutions, il faut comprendre le mécanisme. Vous avez peut-être entendu parler du « deuxième cerveau ». Ce n’est pas une métaphore : votre système digestif possède son propre réseau neuronal, le système nerveux entérique, qui compte environ 500 millions de neurones. Il dialogue en permanence avec votre cerveau via le nerf vague, cette autoroute bi-directionnelle qui relie la tête au ventre.
Quand vous êtes stressé, anxieux, ou simplement sous pression, votre cerveau envoie un signal d’alerte. Le système nerveux sympathique (celui de l’action, de la fuite ou du combat) s’active. Résultat : la digestion ralentit, les sécrétions gastriques se modifient, les contractions intestinales deviennent chaotiques. Vous ressentez des ballonnements, des douleurs, des spasmes, des diarrhées ou de la constipation. Ce n’est pas « dans votre tête » au sens où vous l’inventeriez. C’est une réponse physiologique réelle, mais dont le déclencheur est émotionnel ou mental.
Je reçois régulièrement des personnes comme Marc, 42 ans, commercial. Il décrit ses repas d’affaires comme des « champs de mines ». « Je sais qu’avant chaque déjeuner client, j’ai mal au ventre. Et plus j’y pense, plus ça empire. » Marc a pris des antispasmodiques pendant des années. Ça calmait les crampes, mais ça ne changeait rien à l’anticipation anxieuse. Le médicament traitait le symptôme, pas la cause.
C’est là que l’hypnose et les médicaments divergent fondamentalement. Les médicaments agissent sur le terrain chimique : ils bloquent les récepteurs de la douleur, relâchent les muscles lisses, ou modifient le pH gastrique. L’hypnose, elle, agit sur le dialogue entre le cerveau et le ventre, en rééduquant le nerf vague à envoyer des signaux de calme plutôt que d’alerte.
Le médicament coupe le fil du téléphone qui sonne. L’hypnose apprend à votre système à ne plus composer le numéro de l’alarme.
Je ne suis pas anti-médicaments. Ils ont sauvé des vies, et ils soulagent des symptômes aigus. Quand une personne souffre d’une crise de colite inflammatoire ou d’un reflux sévère, un traitement médicamenteux est indispensable. Mais dans le cadre des troubles fonctionnels (sans lésion organique), leur efficacité est souvent limitée dans le temps.
Prenons les antispasmodiques. Ils détendent les muscles de l’intestin. Efficaces pour calmer une crampe, mais ils n’empêchent pas la prochaine crise. Les antiacides ou inhibiteurs de la pompe à protons diminuent l’acidité gastrique. Utiles pour les brûlures, mais ils ne traitent pas le mécanisme de l’hypersensibilité viscérale – ce phénomène où votre intestin perçoit comme douloureuse une distension normale. Les anxiolytiques, enfin, calment l’anxiété, mais ils créent une dépendance et ne rééduquent pas votre système nerveux à gérer le stress autrement.
Le vrai problème des médicaments, c’est qu’ils entretiennent parfois une relation de passivité : vous prenez un cachet, vous attendez que ça passe. Vous ne devenez pas acteur de votre digestion. Et lorsque l’effet s’estompe, la peur revient. J’ai vu des patients multiplier les consultations pour obtenir des prescriptions plus fortes, sans jamais aborder la source émotionnelle ou comportementale.
Claire, 34 ans, enseignante, prenait du Spasfon et du Xanax avant chaque cours. « Sans ça, je suis terrorisée à l’idée d’avoir mal au ventre devant mes élèves. » Le médicament gérait la crise, pas la peur de la crise. Et plus elle prenait de Xanax, plus elle avait besoin d’augmenter les doses pour obtenir le même effet. C’est le phénomène de tolérance, bien connu des anxiolytiques.
Cela ne signifie pas qu’il faille tout arrêter. Mais si vous êtes dans cette situation, posez-vous honnêtement la question : est-ce que mon traitement me permet de vivre normalement sans y penser, ou est-ce qu’il masque un problème que je n’ose pas regarder ?
L’hypnose que je pratique n’a rien à voir avec les spectacles de scène. C’est un outil thérapeutique validé par des études cliniques sérieuses, notamment pour le syndrome de l’intestin irritable (SII). Une méta-analyse publiée dans le Journal of Clinical Gastroenterology en 2021 montre que l’hypnose réduit significativement les symptômes du SII chez 70 à 80 % des patients, avec des effets durables même après l’arrêt des séances.
Comment ça marche ? Pendant une séance, je guide votre attention vers un état de conscience modifié, entre veille et sommeil. Dans cet état, votre esprit critique s’abaisse, et votre inconscient devient plus réceptif aux suggestions. Mais je ne vous « programme » pas. Je vous aide à accéder à vos propres ressources internes pour modifier la perception de la douleur, réguler le stress, et rééduquer votre système nerveux autonome.
Concrètement, pour les troubles digestifs, je travaille sur plusieurs leviers :
L’avantage majeur, c’est que vous repartez avec des outils. Après quelques séances, vous pouvez utiliser l’auto-hypnose chez vous, dans votre quotidien. Vous devenez votre propre thérapeute. Et surtout, il n’y a aucun effet secondaire chimique : pas de somnolence, pas de dépendance, pas de nausée.
Prenons l’exemple de Karim, 50 ans, dirigeant d’une PME. Il souffrait de douleurs abdominales depuis 15 ans. « J’ai tout essayé : régimes, médicaments, ostéopathie. Rien ne durait. » Nous avons travaillé en hypnose sur l’image de son intestin comme un « jardin ». Il a appris à visualiser les spasmes comme des mauvaises herbes qu’il pouvait arroser de lumière. En 6 séances, ses douleurs ont diminué de 80 %. Il n’a pas arrêté son traitement médicamenteux du jour au lendemain, mais il a progressivement réduit les doses, avec l’accord de son médecin. Aujourd’hui, il n’en prend plus que ponctuellement.
L’hypnose ne guérit pas une maladie organique. Mais elle change radicalement la relation que vous entretenez avec votre corps.
Je veux être honnête : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne remplace pas un diagnostic médical. Si vous avez des douleurs digestives, la première étape est de consulter un gastro-entérologue pour écarter des pathologies comme la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, un ulcère ou un cancer. L’hypnose est indiquée pour les troubles fonctionnels, pas pour les lésions organiques.
Par ailleurs, certaines personnes sont moins réceptives à l’hypnose. Cela ne signifie pas qu’elles sont « fermées d’esprit ». Environ 10 à 15 % des gens ont une capacité de concentration ou de dissociation limitée, pour des raisons neurologiques ou psychologiques. Dans ces cas, je peux associer l’hypnose à d’autres approches comme l’IFS (Internal Family Systems) ou l’Intelligence Relationnelle, qui travaillent sur les parts émotionnelles sous-jacentes.
Il y a aussi une idée reçue : « Si je suis en hypnose, je vais perdre le contrôle. » C’est faux. Pendant une séance, vous restez conscient, vous pouvez interrompre à tout moment. L’hypnose ericksonienne est un état de focus intérieur, pas de soumission. Vous gardez le volant.
Enfin, l’hypnose demande un engagement. Ce n’est pas une pilule qu’on avale passivement. Cela implique de venir en séance (en présentiel à Saintes ou en visio), de pratiquer l’auto-hypnose entre les rendez-vous, et d’accepter de regarder en face les émotions qui se cachent derrière vos symptômes. Certains patients préfèrent rester dans le confort des médicaments, parce que c’est plus simple psychologiquement. Et c’est OK. Mais si vous lisez cet article, c’est probablement que vous cherchez une autre voie.
La question n’est pas forcément « hypnose OU médicaments ». Elle peut être « hypnose ET médicaments, de façon temporaire ou stratégique ». Dans ma pratique, je vois beaucoup de personnes qui utilisent les deux en synergie.
Par exemple, lors d’une crise aiguë, un antispasmodique peut calmer le feu. Mais en parallèle, les séances d’hypnose apprennent à votre système nerveux à ne plus déclencher l’alerte aussi facilement. Au fil des semaines, vous avez moins besoin du médicament. Vous passez d’une gestion réactive (je prends un cachet quand j’ai mal) à une gestion préventive (je respire, je visualise, je détends mon ventre avant même que la douleur n’apparaisse).
Marie, 29 ans, infirmière, avait des crises de diarrhées liées au stress des gardes de nuit. Elle prenait du Smecta et du Xanax. En hypnose, nous avons travaillé sur l’image de son ventre comme une « centrale électrique » qu’elle pouvait mettre en veille. Elle a continué ses médicaments pendant 2 mois, puis les a espacés. « Aujourd’hui, je sais que j’ai une trousse de secours dans ma tête. Le médicament, c’est le plan B. »
Cette approche combinée est souvent la plus efficace, car elle respecte à la fois le besoin de soulagement immédiat et la quête de guérison durable. Mais elle nécessite une coordination avec votre médecin traitant ou votre gastro-entérologue. Ne stoppez jamais un traitement sans avis médical.
Si vous êtes en train de lire ces lignes, peut-être que vous sentez une lueur d’espoir, ou peut-être que vous êtes sceptique. Dans les deux cas, voici trois choses simples que vous pouvez essayer chez vous, gratuitement, pour tester si votre système digestif répond à autre chose qu’à des cachets.
1. La respiration ventrale avant chaque repas Avant de manger, prenez 60 secondes pour poser une main sur votre ventre. Inspirez lentement par le nez en gonflant le ventre comme un ballon. Expirez par la bouche en vidant complètement l’air. Cela active le nerf vague et envoie un signal « digestion sécurisée » à votre intestin. Faites-le systématiquement pendant une semaine. Notez si vos symptômes changent.
2. Le scan corporel de 3 minutes Installez-vous tranquillement. Fermez les yeux. Portez votre attention sur votre ventre. Ne cherchez pas à le changer. Observez simplement les sensations : chaud, froid, tendu, vide, lourd. Sans jugement. Cette pratique de pleine conscience réduit l’hypersensibilité viscérale. Vous pouvez le faire avant un moment stressant (réunion, examen, repas).
3. La question qui change tout Demandez-vous : « Si mon ventre avait une voix, que dirait-il ? » Notez la réponse sur un carnet. Souvent, les symptômes digestifs sont des messagers d’émotions refoulées : colère non exprimée, angoisse de performance, besoin de contrôle. Identifier le message, c’est déjà commencer à apaiser le corps.
Si après ces essais vous sentez une amélioration, même légère, c’est le signe que votre digestion est sensible à votre état intérieur. Et donc que l’hypnose pourrait vous aider à aller plus loin.
Je ne peux pas décider pour vous. Chaque corps a son histoire, ses fragilités, ses ressources. Les médicaments ont leur place, surtout en phase aiguë. Mais si vous en avez assez de cette dépendance, si vous voulez comprendre pourquoi votre ventre réagit comme il le fait, et si vous êtes prêt à devenir acteur de votre digestion, l’hypnose ouvre une porte.
Je ne promets pas de « guérison miracle ». Je propose un cadre où vous pouvez rencontrer votre système nerveux, l’apaiser, et lui apprendre de nouveaux réflexes. Cela prend du temps – souvent 4 à 8 séances – mais les effets sont durables.
Si vous êtes à Saintes ou ailleurs, je reçois en cabinet et en visioconférence. Vous pouvez venir avec vos médicaments, vos doutes, vos peurs. On commencera par un temps d’échange pour comprendre votre histoire. Pas de pression, pas d’obligation de résultat. Juste la possibilité d’explorer une autre voie.
Votre ventre n’est pas un ennemi à faire taire. C’est un messager à écouter.
Prenez soin de vous, et si cet article a résonné, peut-être que le prochain pas est un simple clic pour prendre rendez-vous. Je suis là.
— Thierry Sudan, praticien à Saintes (17)
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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