3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une approche douce et ludique pour apaiser les troubles digestifs des petits.
« Maman, j’ai mal au ventre. »
Cette phrase, vous l’entendez peut-être souvent, le matin avant l’école, le soir avant de dormir, ou au moment de partir chez mamie. Votre enfant se tord, se plaint, parfois au point d’en pleurer. Vous avez consulté le pédiatre, fait des examens, changé son alimentation. Rien d’organique. Rien de grave. Et pourtant, la douleur revient, comme un invité indésirable qui s’installe.
Si vous lisez ces lignes, vous cherchez probablement une solution douce, sans médicament, sans contrainte. Une approche qui respecte le rythme de votre enfant, qui ne l’angoisse pas davantage. L’hypnose pour enfants est cette piste que beaucoup de parents découvrent, parfois par hasard, souvent par désespoir. Et le plus surprenant ? Ça marche.
Je suis Thierry Sudan, praticien en hypnose ericksonienne à Saintes. Depuis plus de dix ans, j’accompagne des adultes, mais aussi des enfants — et les maux de ventre sont l’une des premières raisons pour lesquelles on frappe à ma porte. Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi le ventre de votre enfant souffre, comment l’hypnose peut l’aider, et surtout, comment vous pouvez, dès maintenant, poser les bases d’un apaisement durable.
Avant de parler d’hypnose, il faut comprendre ce qui se passe dans le corps de votre enfant. Parce que la clé, c’est de ne pas traiter le symptôme comme un ennemi, mais comme un message.
Les maux de ventre chez l’enfant sont rarement liés à une maladie grave. Dans la majorité des cas, on parle de troubles fonctionnels : le système digestif est en bonne santé, mais il réagit de façon excessive à des stimuli émotionnels ou environnementaux. C’est ce qu’on appelle le « ventre nerveux » ou, plus techniquement, le syndrome de l’intestin irritable chez l’enfant.
Le lien entre le cerveau et le ventre est direct. Il existe un véritable réseau de neurones dans votre intestin, parfois surnommé le « deuxième cerveau ». Ce réseau communique en permanence avec le cerveau principal via le nerf vague. Quand votre enfant est stressé — par un contrôle à l’école, une dispute avec un copain, une peur de l’échec — le cerveau envoie des signaux d’alerte à l’intestin. Résultat : des spasmes, des ballonnements, des douleurs.
Mais voici le piège : la douleur elle-même devient source de stress. Votre enfant a peur d’avoir mal. Cette peur amplifie la réaction du système nerveux, qui à son tour intensifie la douleur. C’est un cercle vicieux, et c’est exactement là que l’hypnose intervient.
« La douleur n’est pas une fatalité. Elle est une conversation entre le corps et l’esprit. L’hypnose permet de changer le ton de cette conversation. »
Vous avez peut-être remarqué que ces maux de ventre surviennent souvent à des moments précis : le dimanche soir avant l’école, avant une compétition sportive, ou quand un changement de routine arrive. Ce n’est pas un hasard. Votre enfant n’est pas « capricieux » ou « en train de faire semblant ». Son corps exprime quelque chose que son langage ne peut pas encore formuler.
Et c’est là que l’hypnose devient un outil précieux : elle ne cherche pas à supprimer la douleur par la force, mais à apprendre à l’enfant à dialoguer avec son ventre, à l’apaiser de l’intérieur.
Quand on parle d’hypnose, beaucoup de parents imaginent un homme en costume noir qui balance une montre à chaîne en disant « vous avez sommeil ». Rassurez-vous, l’hypnose pour enfants n’a rien à voir avec ça. C’est même tout l’inverse.
L’hypnose ericksonienne, que je pratique, est une approche douce, respectueuse, qui utilise l’imaginaire de l’enfant comme levier thérapeutique. Un enfant, c’est un être de jeu, de métaphores, de mondes intérieurs riches. L’hypnose, c’est simplement un cadre pour l’aider à utiliser ces ressources naturelles.
Concrètement, comment ça se passe ?
La première séance commence toujours par un échange avec vous, les parents, pour comprendre le contexte. Ensuite, je rencontre l’enfant seul — ou avec vous si c’est plus rassurant pour lui. Je ne parle pas de « douleur » ou de « problème ». Je parle de son super-héros préféré, de son animal totem, de son endroit magique.
Par exemple, un enfant de 7 ans qui a mal au ventre avant chaque match de foot va imaginer qu’il a une petite lampe dans le ventre. Quand la lumière est trop forte, ça chauffe, ça serre. Grâce à l’hypnose, il apprend à baisser l’intensité de cette lampe, à créer un espace de calme autour d’elle. Il devient acteur de son apaisement.
Ce n’est pas de la magie. C’est de la neurobiologie appliquée. En état d’hypnose, le cerveau de l’enfant est plus réceptif aux suggestions positives. On peut alors modifier la perception de la douleur, réduire l’anxiété, et renforcer la confiance en son propre corps.
L’enfant n’est jamais « endormi » ou « inconscient ». Il est dans un état de concentration intérieure, comme lorsqu’il regarde un dessin animé ou écoute une histoire captivante. Il peut parler, bouger, ouvrir les yeux à tout moment. C’est un jeu sérieux, mais un jeu quand même.
Vous vous demandez peut-être : « D’accord, mais qu’est-ce qui se passe dans le ventre de mon enfant pendant une séance ? » C’est une excellente question. Voici les mécanismes précis que l’hypnose active.
1. La relaxation du système nerveux autonome
Le système nerveux de votre enfant a deux branches principales : le système sympathique (l’accélérateur, celui du stress et de la lutte) et le parasympathique (le frein, celui du repos et de la digestion). Quand l’enfant est stressé, le sympathique domine. Le sang est redirigé vers les muscles, la digestion ralentit, les intestins se contractent.
L’hypnose induit un état de relaxation profonde qui active le parasympathique. Le ventre se détend, la circulation sanguine redevient normale, les spasmes cessent. C’est un peu comme si on disait au corps : « Tu peux lâcher prise, tu es en sécurité. »
2. La modification de la perception de la douleur
La douleur n’est pas une simple information physique. Elle est filtrée, interprétée, amplifiée par le cerveau. En hypnose, on peut « distraire » le cerveau en lui donnant une autre tâche. Par exemple, on demande à l’enfant d’imaginer que son ventre est un océan calme, et la douleur une petite vague qui s’éloigne. Le cerveau, occupé à visualiser, reçoit moins de signaux douloureux.
3. L’apprentissage de l’auto-hypnose
Le plus beau cadeau que l’hypnose puisse offrir à un enfant, c’est l’autonomie. En quelques séances, il apprend des techniques simples qu’il peut reproduire seul : une respiration particulière, un geste apaisant, une image mentale. Il devient capable de calmer son ventre tout seul, sans parent, sans médicament.
Un exemple concret : une petite fille de 9 ans que j’ai suivie avait des maux de ventre systématiques avant les dictées. Elle avait peur de faire des fautes, peur de la honte. En hypnose, nous avons créé un « bouclier de mots » qu’elle visualisait autour de son ventre. Chaque mot difficile devenait une fleur qui s’ouvrait. Après trois séances, elle arrivait à l’école sans douleur. Elle m’a dit un jour : « Maintenant, je parle à mon ventre avant la dictée. Il m’écoute. »
« L’hypnose ne guérit pas une maladie. Elle donne à l’enfant les clés pour apaiser son propre corps. Et ça, c’est un pouvoir qu’il gardera toute sa vie. »
Je veux être clair avec vous. L’hypnose pour enfants n’est pas une baguette magique. Elle ne remplace pas un avis médical. Si votre enfant a des maux de ventre, la première étape est toujours de consulter un médecin pour écarter toute cause organique (infection, intolérance, maladie inflammatoire).
L’hypnose est indiquée quand les examens sont normaux, quand la douleur est liée au stress, à l’anxiété, aux émotions refoulées. Elle ne traite pas une appendicite, une gastro-entérite ou une maladie de Crohn. Elle ne remplace pas non plus un suivi psychologique si l’enfant vit des traumatismes profonds.
Par ailleurs, l’hypnose demande une certaine implication. L’enfant doit être volontaire. On ne force pas un enfant à faire de l’hypnose. On lui propose un jeu, une expérience. Si il n’est pas réceptif, on attend, on adapte, on trouve un autre chemin.
Certains enfants sont très visuels, d’autres plus kinesthésiques (ils ont besoin de ressentir). Certains aiment les histoires, d’autres préfèrent les exercices de respiration. L’hypnose s’adapte, mais elle ne peut pas tout pour tout le monde.
Enfin, l’hypnose n’efface pas les émotions. Elle ne fait pas disparaître la cause du stress. Elle apprend à l’enfant à vivre avec, à ne plus en être esclave. C’est une compétence, pas un effaceur.
Si vous êtes dans la région de Saintes ou ses alentours, voici à quoi vous pouvez vous attendre si vous franchissez le pas.
Première séance (environ 1h15) : Je vous reçois d’abord sans l’enfant, pour comprendre son histoire, ses habitudes, les circonstances des douleurs. Ensuite, je rencontre l’enfant seul ou avec vous. Je ne parle pas de « problème ». Je lui propose un jeu, une exploration. On crée ensemble un « outil » sur mesure : une métaphore, un personnage, un lieu de sécurité.
Séances suivantes (environ 45 minutes) : On approfondit l’outil. On vérifie ce qui marche, on ajuste. L’enfant apprend l’auto-hypnose. Je lui donne des exercices simples à faire chez lui, avec vous si il le souhaite.
Nombre de séances : En général, 3 à 6 séances suffisent pour des maux de ventre fonctionnels. Certains enfants n’ont besoin que d’une ou deux séances, d’autres préfèrent un suivi plus long.
Prix : 60 euros la séance. Certaines mutuelles prennent en charge les séances d’hypnose (renseignez-vous). Je ne facture pas la première consultation téléphonique.
Mon approche : Je suis formé à l’hypnose ericksonienne, à l’IFS (Internal Family Systems) et à l’Intelligence Relationnelle. Pour les enfants, je privilégie toujours le ludique, le sensoriel, le respect de leur rythme. Je ne suis pas un médecin, je suis un accompagnant. Mon rôle est de donner à votre enfant les clés de son propre apaisement.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer. Voici trois choses que vous pouvez faire ce soir, chez vous, pour calmer le ventre de votre enfant.
1. La respiration du ventre qui respire tout seul
Asseyez-vous avec votre enfant, posez une main sur son ventre, l’autre sur le vôtre. Dites-lui : « On va laisser notre ventre respirer tout seul, comme une balle qui se gonfle et se dégonfle. » Ne forcez pas la respiration. Laissez-la devenir naturelle. Faites ça 2 minutes, sans parler. Le simple fait de poser l’attention sur le ventre active le parasympathique.
2. Le dessin du ventre apaisé
Proposez à votre enfant de dessiner son ventre. Pas le vrai, mais celui qu’il imagine. Demandez-lui de dessiner ce qui se passe quand il a mal (des couleurs, des formes, des personnages). Puis demandez-lui de dessiner le ventre quand il se sent bien. Comparez les deux. Ça ouvre une discussion sans mots.
3. La météo du ventre
Avant de dormir, demandez à votre enfant : « Quelle est la météo dans ton ventre en ce moment ? » Il peut répondre « soleil », « pluie », « orage », « nuage ». S’il dit « orage », proposez-lui d’imaginer un petit soleil qui réchauffe doucement. C’est une forme d’auto-hypnose simple, qu’il peut reproduire seul.
Ces exercices ne remplacent pas un accompagnement professionnel, mais ils posent les bases d’une relation apaisée avec le corps. Et ils vous permettent, à vous parent, de rester présent sans être dans la solution miracle.
Votre enfant ne choisit pas d’avoir mal au ventre. Il subit. Il ne comprend pas toujours pourquoi. Et vous, vous faites de votre mieux, avec les outils que vous avez.
L’hypnose pour enfants n’est pas une mode, ni une croyance. C’est une approche validée par des études cliniques, utilisée dans des hôpitaux, recommandée par des pédiatres. Elle redonne à l’enfant le pouvoir sur son corps. Elle lui apprend que la douleur n’est pas une fatalité, mais une information qu’il peut apprivoiser.
Si vous lisez ces lignes, c’est peut-être que vous êtes prêt à essayer quelque chose de différent. Quelque chose de doux, de respectueux, d’efficace. Je vous reçois à Saintes, dans mon cabinet, pour un premier échange sans engagement. On parle de votre enfant, de ses maux, de ses ressources. On voit ensemble si l’hypnose peut l’aider.
Vous pouvez me contacter par téléphone ou via le formulaire de contact sur mon site. Je réponds toujours personnellement.
En attendant, rappelez-vous ceci : votre enfant a déjà tout ce qu’il faut en lui pour aller mieux. L’hypnose, c’est juste un chemin pour l’aider à le découvrir.
Prenez soin de vous et de votre petit aventurier.
Thierry Sudan
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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