3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Déroulement typique d'une consultation avec un praticien.
Tu te lèves le matin et, avant même d’ouvrir les yeux, tu sais déjà comment va se passer ta journée. Cette sensation de corps en plomb, de muscles qui tirent, de fatigue qui colle à la peau comme un vêtement mouillé. Parfois, tu as l’impression que ton système nerveux crie à tue-tête alors que rien d’extraordinaire ne se passe autour de toi. La fibromyalgie, c’est ça : un quotidien où la douleur et l’épuisement s’invitent sans prévenir, et où les nuits ne réparent jamais vraiment.
Quand on te parle d’hypnose pour la fibromyalgie, tu peux te demander : « Est-ce que ça va vraiment m’aider ? Est-ce que c’est sérieux ? Et surtout, qu’est-ce qui va se passer quand je vais pousser la porte du cabinet ? »
Je reçois régulièrement des personnes comme toi. Elles arrivent avec un mélange d’espoir et de prudence, parfois après avoir tout essayé : médicaments, kinésithérapie, régimes alimentaires, médecines douces. Certaines viennent parce qu’un proche les a encouragées, d’autres parce qu’elles ont entendu que l’hypnose pouvait calmer le système nerveux. Et elles se demandent toutes : « Concrètement, comment ça se passe ? »
Alors, voici à quoi tu peux t’attendre lors d’une première séance d’hypnose pour la fibromyalgie. Pas de promesses miracles, juste un déroulement honnête, pour que tu saches où tu mets les pieds.
Avant de décrire la séance elle-même, il est utile que tu comprennes pourquoi l’hypnose est pertinente face à cette condition. La fibromyalgie n’est pas une maladie comme une autre : les examens médicaux ne montrent généralement pas de lésion tissulaire, d’inflammation articulaire ou de dommage nerveux visible. Pourtant, la douleur est bien réelle, intense et persistante.
Ce qui se joue, c’est une sensibilité accrue du système nerveux central. Ton cerveau interprète des signaux normaux (un toucher léger, une contraction musculaire banale) comme des alertes douloureuses. C’est ce qu’on appelle la sensibilisation centrale. En clair, le volume de la douleur est monté trop fort dans ton système.
L’hypnose ericksonienne – celle que je pratique – n’agit pas directement sur la douleur comme un cachet d’antidouleur. Elle ne la fait pas disparaître par magie. En revanche, elle travaille sur la manière dont ton cerveau traite et réagit à cette douleur. L’état hypnotique permet de modifier la perception : tu peux apprendre à « baisser le volume » de la sensation désagréable, à la déplacer, à la rendre moins envahissante. L’hypnose agit aussi sur le stress et l’anxiété, qui sont des amplificateurs puissants des symptômes fibromyalgiques. Quand ton système nerveux se calme, la douleur devient parfois plus supportable.
L’hypnose ne guérit pas la fibromyalgie, mais elle peut t’apprendre à vivre avec elle sans qu’elle occupe toute la place.
Cela ne remplace pas un suivi médical. C’est un outil complémentaire, qui peut t’aider à reprendre un peu de contrôle là où tu te sens souvent démuni.
Il n’y a pas de préparation compliquée. Contrairement à certains examens médicaux, tu n’as pas besoin d’être à jeun ou d’arrêter tes traitements. Garde tes médicaments tels qu’ils sont prescrits. Si tu as des questions sur une éventuelle interaction, demande à ton médecin traitant avant la séance.
Ce que je te conseille, c’est de venir avec un carnet ou une note mentale sur ce qui te préoccupe vraiment. Pas besoin de faire une liste exhaustive de tes symptômes. Plutôt : qu’est-ce qui te pèse le plus en ce moment ? Est-ce une douleur particulière ? La fatigue ? Les troubles du sommeil ? L’impression de ne pas être compris par ton entourage ? Ces éléments seront utiles pour orienter la séance.
Habille-toi confortablement. Tu vas rester assis ou allongé pendant une heure environ, donc des vêtements qui ne serrent pas sont les bienvenus. Et si tu as un endroit du corps particulièrement douloureux ce jour-là, préviens-moi en arrivant, pour qu’on adapte la position.
Un dernier conseil : ne viens pas avec l’idée que « ça doit marcher du premier coup ». L’hypnose est un apprentissage. La première séance est surtout une découverte : celle de l’état hypnotique, de la relation avec le praticien, et des premières sensations de changement. Sois indulgent avec toi-même.
Quand tu arrives au cabinet, on ne commence pas par l’hypnose tout de suite. La première partie de la séance est un entretien. Je t’invite à t’asseoir confortablement dans un fauteuil, et on discute.
Je vais te poser des questions simples : depuis combien de temps vis-tu avec la fibromyalgie ? Qu’est-ce qui t’a amené à consulter aujourd’hui ? Qu’as-tu déjà essayé ? Qu’est-ce qui t’a soulagé un peu, même brièvement ? Qu’est-ce qui aggrave tes symptômes ?
Ce n’est pas un interrogatoire. C’est un temps pour que tu puisses poser des mots sur ton expérience. Beaucoup de personnes fibromyalgiques vivent avec un sentiment d’invisibilité : on leur dit que « c’est dans la tête », que « ça va passer », ou pire, qu’elles « exagèrent ». Ici, tu n’as pas besoin de te justifier. Je pars du principe que ce que tu vis est réel.
Je vais aussi te demander ce que tu aimerais voir changer. Pas forcément « ne plus avoir mal du tout », parce que c’est un objectif ambitieux et parfois irréaliste à court terme. Plutôt : « J’aimerais pouvoir dormir quatre heures d’affilée sans me réveiller », ou « J’aimerais pouvoir faire une promenade de vingt minutes sans devoir m’arrêter », ou encore « J’aimerais arrêter de pleurer dès que la douleur revient ».
Ce dialogue est essentiel. Il me permet de comprendre ton monde intérieur, mais aussi de construire une relation de confiance. L’hypnose fonctionne d’autant mieux que tu te sens en sécurité avec le praticien. Si quelque chose te gêne dans ma façon de parler ou de poser les questions, dis-le. C’est ton espace.
Après l’échange, on passe à la phase d’induction. C’est le moment où je t’invite à fermer les yeux et à te laisser guider par ma voix. Pas de pendule, pas de regard fixe. L’hypnose ericksonienne est douce, conversationnelle, presque banale.
Je vais te proposer de porter ton attention sur ta respiration, ou sur les sensations de ton corps en contact avec le fauteuil. Peut-être que je t’inviterai à imaginer un lieu apaisant, ou simplement à suivre le rythme de ma voix. L’idée n’est pas de « t’endormir » ou de perdre conscience. Tu restes présent, tu entends tout ce que je dis, et tu peux même ouvrir les yeux à tout moment si tu le souhaites.
L’état hypnotique, c’est un état de conscience modifié, naturel, que tu expérimentes déjà plusieurs fois par jour sans t’en rendre compte : quand tu es absorbé par un film, quand tu conduis sur une route familière et que tu te rends compte que tu as « oublié » les derniers kilomètres, ou quand tu es perdu dans tes pensées sous la douche. C’est une focalisation de l’attention, accompagnée d’une détente du corps et d’une ouverture aux suggestions.
Pour une personne fibromyalgique, cette phase peut être un peu déstabilisante au début. Parfois, le simple fait de se concentrer sur son corps fait remonter des sensations douloureuses. C’est normal. On peut adapter : plutôt que de te demander de « sentir ton corps », je peux t’inviter à porter ton attention sur ta respiration, ou sur un point imaginaire devant toi. L’important, c’est que tu te sentes à l’aise.
Ne t’inquiète pas si tu as l’impression que « ça ne marche pas ». Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de vivre l’hypnose. Certaines personnes ressentent une lourdeur, d’autres une légèreté, d’autres encore ne ressentent pas de changement particulier. Ce n’est pas un test. Tu ne peux pas te tromper.
Une fois que tu es installé dans cet état de conscience modifié, je commence à travailler avec toi sur les objectifs qu’on a définis en début de séance. C’est la partie la plus personnalisée.
Si tu souffres de douleurs diffuses, je peux utiliser des métaphores : imaginer que la douleur est une couleur, et que tu peux progressivement la déplacer vers une teinte plus douce. Ou visualiser un volume que tu baisses, comme celui d’une radio. Parfois, je te propose de « mettre la douleur de côté », dans un contenant imaginaire, pour t’accorder un répit.
Si c’est la fatigue qui domine, on peut travailler sur la qualité de ton sommeil : suggérer à ton inconscient de retrouver un rythme de sommeil plus profond, ou d’apprendre à « recharger tes batteries » même pendant des micro-pauses en journée.
Si l’anxiété liée à la douleur est au premier plan, je peux t’aider à créer un « espace de sécurité » intérieur, un lieu mental où tu te sens calme et protégé, que tu pourras retrouver plus tard par toi-même.
L’hypnose ne cherche pas à te convaincre que tu n’as pas mal. Elle t’offre la possibilité de changer ta relation à la douleur.
Je peux aussi intégrer des éléments d’IFS (Internal Family Systems) si cela résonne avec ton vécu. Par exemple, si une partie de toi est en colère contre ton corps qui « ne tient pas le coup », on peut dialoguer avec cette partie, comprendre ce qu’elle essaie de protéger, et l’apaiser. L’IFS permet de reconnaître que les émotions difficiles – colère, tristesse, peur – ne sont pas des ennemies, mais des parties de toi qui ont besoin d’être entendues.
Pendant tout ce temps, je parle d’une voix calme, avec des pauses. Tu n’as rien à faire, juste écouter et laisser venir ce qui vient. Certaines personnes ont des images, d’autres des sensations corporelles, d’autres encore rien de particulier. Tout est acceptable.
Après vingt à trente minutes de travail hypnotique, je commence à te ramener doucement à l’état de conscience ordinaire. Je compte de un à cinq, ou je te propose de revenir dans la pièce, de sentir le contact du fauteuil, de bouger tes doigts, tes orteils. Tu ouvres les yeux quand tu te sens prêt.
Tu peux te sentir détendu, un peu « dans le coton », parfois légèrement étourdi. C’est normal. Certaines personnes ont besoin de quelques minutes pour retrouver leurs esprits. Je te propose toujours de rester assis un moment, de boire un verre d’eau si tu veux. Ne te lève pas trop vite.
Il arrive que des émotions remontent après une séance : de la tristesse, de la joie, de la confusion. L’hypnose peut toucher à des couches profondes. Si tu te sens vulnérable en sortant, c’est compréhensible. Prévois de ne rien avoir d’urgent à faire juste après, si possible. Un temps calme, une promenade douce, ou simplement le fait de rentrer chez toi tranquillement.
Certaines personnes fibromyalgiques ressentent une amélioration immédiate après la première séance : une baisse de la douleur, une sensation de légèreté. D’autres ne constatent rien de particulier sur le moment, mais remarquent des changements dans les jours qui suivent : un meilleur sommeil, une réaction moins intense face au stress. D’autres encore ont besoin de plusieurs séances pour percevoir une différence. Il n’y a pas de règle.
La première séance est une porte d’entrée. Si tu te sens bien et que tu souhaites continuer, on programme généralement une à deux séances par mois au début, puis on espace selon tes besoins. L’hypnose pour la fibromyalgie n’est pas un traitement linéaire : il y aura des hauts et des bas, des jours où tu te sentiras mieux, d’autres où la douleur reviendra plus fort. Ce n’est pas un échec. C’est le propre des douleurs chroniques.
Entre les séances, je peux te proposer de petits exercices à faire chez toi : un auto-enregistrement audio, des techniques de respiration, ou simplement quelques minutes de retour au « lieu de sécurité » qu’on a construit ensemble. L’objectif est que tu deviennes progressivement autonome dans la gestion de ton bien-être.
Ce qui compte, c’est la régularité et la patience. L’hypnose n’efface pas les années de sensibilisation de ton système nerveux en une heure. Mais elle peut t’offrir des outils pour que la douleur ne soit plus la seule voix qui parle dans ta tête.
La fibromyalgie ne définit pas qui tu es. L’hypnose peut t’aider à retrouver une part de toi que la douleur avait mise de côté.
Si tu lis ces lignes, c’est probablement que tu cherches une solution, une piste, une lueur. Tu as déjà fait preuve de courage en explorant différentes approches. L’hypnose n’est pas une baguette magique, mais elle peut être un compagnon de route précieux pour apaiser ton système nerveux, améliorer ton sommeil, et te redonner un peu de pouvoir sur ta vie.
Je ne peux pas te promettre que tu sortiras de la première séance sans douleur. Ce que je peux te promettre, c’est que tu seras accueilli sans jugement, que tu pourras poser des mots sur ce que tu vis, et que tu repartiras avec une expérience nouvelle de ton propre corps et de ton esprit.
Si tu te sens prêt à tenter cette expérience, tu peux me contacter pour un premier échange téléphonique gratuit de 15 minutes. On parlera de ta situation, de tes attentes, et tu verras si tu te sens en confiance. Il n’y a aucun engagement. Parfois, le premier pas le plus difficile, c’est de décrocher son téléphone.
Tu n’as pas à traverser cela seul. Je suis là pour t’accompagner, à ton rythme, avec ce que tu es.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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