3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une alternative saine pour dire adieu aux médicaments quotidiens.
Je reçois régulièrement des personnes qui arrivent dans mon cabinet de Saintes avec une même demande, formulée différemment. Il y a Julie, 38 ans, qui me dit : « Je ne veux plus prendre de triptans tous les jours, j’ai l’impression d’être une machine à médicaments. » Il y a Marc, 45 ans, qui ajoute : « Ma migraine revient dès que l’effet du cachet s’estompe, c’est un cercle vicieux. » Et puis il y a Sarah, 52 ans, qui confie : « J’ai essayé tous les traitements de fond, mais les effets secondaires sont pires que la migraine elle-même. »
Ces histoires, je les entends depuis 2014, année où j’ai ouvert mon cabinet à Saintes. Et si je vous parle d’elles aujourd’hui, c’est parce qu’elles ont un point commun : toutes ces personnes cherchaient une alternative aux médicaments quotidiens. Pas par rejet de la médecine conventionnelle — je ne suis pas là pour diaboliser les traitements — mais par lassitude des effets secondaires, de la dépendance, de cette sensation de ne pas avoir le contrôle sur leur propre corps.
L’hypnose ericksonienne, associée à l’IFS (Internal Family Systems) et à l’Intelligence Relationnelle, offre une réponse concrète à cette quête. Une réponse qui ne remplace pas un avis médical, mais qui ouvre une porte vers un soulagement durable, sans molécule, sans accoutumance, sans cette peur de la prochaine crise.
Commençons par le mécanisme. Quand vous avez une migraine, ce n’est pas simplement « mal à la tête ». C’est un processus neurologique complexe qui implique une vasodilatation des vaisseaux sanguins crâniens, une inflammation des nerfs trigéminaux, et une perturbation des neurotransmetteurs comme la sérotonine. Les médicaments agissent sur ces phénomènes chimiques : ils resserrent les vaisseaux, bloquent l’inflammation, ou modifient la transmission nerveuse.
L’hypnose, elle, n’agit pas directement sur la chimie. Elle agit sur la perception, la régulation du système nerveux autonome, et la mémoire corporelle de la douleur. Concrètement, sous hypnose, vous n’êtes pas « endormi » ou inconscient. Vous êtes dans un état de conscience modifié, un peu comme lorsque vous êtes absorbé dans un bon film ou perdu dans vos pensées en conduisant. Dans cet état, votre cerveau devient plus réceptif aux suggestions qui peuvent modifier la façon dont vous ressentez et gérez la douleur.
Prenons un exemple. Je reçois un jour un homme d’une cinquantaine d’années, cadre stressé, migraineux depuis vingt ans. Il me dit : « Dès que je sens le premier point battre derrière mon œil gauche, je sais que ma journée est fichue. » Sous hypnose, nous travaillons sur cette anticipation catastrophique. Je lui propose d’imaginer que ce point battant est comme un signal lumineux sur un tableau de bord : un indicateur, pas une condamnation. Il apprend à le voir, à l’accueillir, puis à le désamorcer en activant une réponse de relaxation profonde.
Résultat ? Il ne supprime pas la migraine. Il change sa relation avec elle. Et souvent, quand la relation change, l’intensité diminue, la fréquence s’espace, et parfois la crise ne se déclenche même pas. Ce n’est pas magique, c’est neurophysiologique : en calmant le système nerveux sympathique (celui de l’urgence), on réduit la cascade inflammatoire qui alimente la migraine.
L’hypnose ne guérit pas la migraine, mais elle apprend à votre cerveau à ne plus la transformer en crise majeure. C’est un peu comme apprendre à éteindre un incendie avant qu’il ne devienne un feu de forêt.
Je ne vais pas vous faire un cours de pharmacologie, mais il y a une réalité que beaucoup de mes patients découvrent avec le temps : les médicaments anti-migraineux, surtout ceux pris régulièrement, peuvent créer un phénomène appelé « céphalée par abus médicamenteux ». C’est un paradoxe : plus vous prenez de traitements pour soulager vos migraines, plus vous risquez d’en déclencher de nouvelles.
Je me souviens d’une patiente, infirmière de métier, qui prenait du sumatriptan trois à quatre fois par semaine depuis des années. Elle me disait : « Le matin, je ne sais jamais si j’aurai une migraine ou si c’est juste le manque du médicament. » Elle décrivait exactement ce mécanisme : son cerveau s’était habitué à la molécule, et en son absence, il déclenchait une douleur de sevrage qu’elle confondait avec sa migraine habituelle.
Les triptans, les anti-inflammatoires, les opioïdes légers — tous peuvent créer cette dépendance. Pas une dépendance psychologique comme on l’entend parfois, mais une dépendance physiologique : votre corps ne sait plus réguler la douleur sans eux. Et les effets secondaires ne sont pas anodins : nausées, vertiges, fatigue chronique, troubles digestifs, et parfois même augmentation de la pression artérielle.
Ce que l’hypnose propose, c’est de sortir de ce cycle. Non pas en arrêtant brutalement les médicaments — je ne le conseille jamais sans suivi médical — mais en offrant une alternative pour espacer les prises, réduire les doses, et finalement, pour certains, se passer complètement des traitements quotidiens. L’hypnose n’a pas d’effet secondaire, si ce n’est une détente profonde et parfois des émotions qui remontent. Pas de dépendance, pas de sevrage, pas de toxicité hépatique ou rénale.
Je vais vous surprendre peut-être. Dans mon cabinet, quand je travaille avec l’IFS (Internal Family Systems), je ne considère pas la migraine comme un ennemi à abattre. Je la vois comme une « partie » de la personne — une partie qui a une fonction, souvent protectrice. Cette idée peut sembler étrange, mais elle change tout.
Imaginez : votre migraine arrive systématiquement avant une réunion importante, ou après une dispute avec votre conjoint, ou quand vous devez poser une limite à un collègue. Ce n’est pas un hasard. Pour certaines personnes, la migraine est une façon que le corps a trouvée pour dire « stop », pour ralentir, pour éviter un conflit ou une surcharge émotionnelle. Elle est dysfonctionnelle, certes, mais elle a un sens.
J’ai accompagné une femme d’une quarantaine d’années, migraines chroniques depuis l’adolescence. En explorant avec l’IFS, elle a découvert qu’une partie d’elle-même déclenchait la migraine chaque fois qu’elle s’apprêtait à dire non à sa mère. Cette partie la protégeait de la culpabilité et du rejet. La migraine était devenue une bouée de sauvetage émotionnelle. En travaillant avec cette partie — en la remerciant, en négociant avec elle — la migraine a perdu sa raison d’être. Non pas du jour au lendemain, mais progressivement.
L’intelligence relationnelle, que j’intègre à mes séances, complète ce travail. Elle vous apprend à repérer les signaux précoces de stress relationnel, à poser des limites sans culpabilité, à communiquer vos besoins sans agressivité. Moins de stress relationnel, c’est moins de déclencheurs de migraine. C’est logique, mais c’est puissant.
La migraine n’est pas une ennemie, c’est souvent une messagère fatiguée. L’IFS permet de l’écouter sans lui donner le pouvoir de diriger votre vie.
Vous vous demandez peut-être : « D’accord, mais qu’est-ce qui se passe vraiment dans votre cabinet ? » Je vais vous décrire une séance typique, pour que vous sachiez à quoi vous attendre.
D’abord, on parle. Pas de la migraine en général, mais de votre migraine. Quand arrive-t-elle ? Que ressentez-vous avant ? Quelles émotions l’accompagnent ? Qu’avez-vous essayé déjà ? Je note tout, car chaque personne a une signature migraineuse unique. Certains ont des auras visuelles, d’autres des nausées, d’autres une sensibilité à la lumière. Je veux connaître votre carte personnelle.
Ensuite, je vous explique le processus de l’hypnose. Je lève les malentendus : non, vous ne serez pas inconscient ; oui, vous entendrez ma voix ; non, vous ne perdrez pas le contrôle ; oui, vous pourrez sortir de l’état hypnotique quand vous voudrez. Je vous propose une induction douce — souvent une respiration guidée, une visualisation d’un lieu sûr, ou un balayage corporel. L’objectif est d’atteindre cet état de relaxation profonde où votre esprit critique s’apaise et où votre inconscient devient plus réceptif.
Une fois en état hypnotique, je travaille avec vos ressources. Je vous suggère par exemple d’imaginer que votre migraine est une couleur, une forme, une texture. Puis je vous propose de modifier cette image : rétrécir la forme, adoucir la couleur, diluer la texture. C’est ce qu’on appelle une « métaphore thérapeutique ». Votre cerveau, en état hypnotique, traduit ces changements en modifications physiologiques réelles.
Je peux aussi vous apprendre l’auto-hypnose. Je vous donne des outils concrets : un geste, une respiration, un mot déclencheur que vous pourrez utiliser chez vous, au travail, dès les premiers signes. Par exemple, poser doucement la main sur votre front en inspirant profondément, tout en vous répétant une phrase comme « Je laisse la tension se dissoudre ». Avec la pratique, ce geste devient un réflexe conditionné : votre corps répond par la relaxation avant même que la migraine ne s’installe.
Les séances durent environ une heure. Pour les migraines chroniques, je recommande généralement un suivi de 4 à 6 séances, espacées de deux à trois semaines. Mais certains ressentent un soulagement dès la première séance, d’autres après plusieurs mois. Chaque chemin est différent.
Soyons honnêtes, je ne vous promets pas de miracle. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Mais les résultats que j’observe dans mon cabinet à Saintes, et qui sont corroborés par des études cliniques, sont encourageants.
Première observation : une réduction de la fréquence des crises. Beaucoup de mes patients passent de 10 à 12 migraines par mois à 3 ou 4. Pas zéro, mais une nette amélioration. Deuxième observation : une diminution de l’intensité. Quand la migraine arrive, elle est moins violente, moins invalidante. Troisième observation : une meilleure récupération. Les personnes mettent moins de temps à s’en remettre, une heure au lieu d’une journée entière.
Prenons le cas de Pierre, 35 ans, commercial. Ses migraines le clouaient au lit deux jours par semaine. Après six séances d’hypnose combinées à un travail IFS sur son perfectionnisme, il a réduit ses crises à une par mois. Il m’a dit : « Maintenant, je sens quand ça monte, je fais ma respiration, et souvent ça passe. Et si ça ne passe pas, je prends un demi-comprimé au lieu d’un entier. » Ce qui compte pour lui, c’est la liberté retrouvée.
Un autre patient, professeur des écoles, avait peur de faire une crise en classe. L’angoisse elle-même déclenchait la migraine. En apprenant l’auto-hypnose, il a brisé ce cercle. Il m’a confié : « Je ne suis plus en alerte permanente. Je sais que j’ai une ressource intérieure. »
Il y a aussi des échecs, ou plutôt des résultats partiels. Certaines personnes ne répondent pas à l’hypnose, ou très peu. Parfois, un travail plus profond est nécessaire — avec un médecin pour ajuster un traitement de fond, ou avec un psychothérapeute pour des traumatismes anciens. Je ne force jamais. Si l’hypnose ne semble pas adaptée, je le dis, et j’oriente vers d’autres professionnels. Mon rôle n’est pas de vendre une méthode, mais de trouver ce qui fonctionne pour vous.
Soulager une migraine par l’hypnose, ce n’est pas effacer la douleur. C’est apprendre à danser avec elle jusqu’à ce qu’elle se lasse.
Je ne veux pas que vous repartiez de cet article sans rien. Voici trois choses concrètes que vous pouvez essayer dès aujourd’hui, chez vous, sans matériel et sans risque.
Premièrement, la respiration 4-7-8. Inspirez par le nez en comptant jusqu’à 4. Retenez votre souffle en comptant jusqu’à 7. Expirez lentement par la bouche en comptant jusqu’à 8. Répétez trois fois. Cette respiration active le système parasympathique, celui qui calme le corps. Si vous sentez les prémices d’une migraine, faites-le immédiatement. Cela ne l’arrêtera pas forcément, mais cela réduira l’intensité de la réponse de stress.
Deuxièmement, le scan corporel de 30 secondes. Fermez les yeux. Portez votre attention sur vos épaules. Sont-elles crispées ? Votre mâchoire ? Vos mains ? Sans jugement, expirez et relâchez consciemment ces zones. Les migraines sont souvent précédées d’une tension musculaire silencieuse. Ce scan vous apprend à la détecter tôt.
Troisièmement, le journal des déclencheurs. Pendant une semaine, notez ce qui se passait dans les deux heures avant chaque migraine : émotion, aliment, événement, heure de la journée. Vous verrez peut-être apparaître des patterns : une dispute, un retard, un excès de caféine, un manque de sommeil. Ce n’est pas une solution, mais c’est une carte. Et avoir une carte, c’est déjà reprendre le pouvoir.
Ces trois outils ne remplacent pas un accompagnement, mais ils vous donnent une base. Ils vous reconnectent à votre corps, à ses signaux, à sa sagesse. Et c’est exactement ce que l’hypnose approfondit ensuite.
Je vous ai parlé de Julie, de Marc, de Sarah, de Pierre. Ils ont tous commencé par une question, un doute, une lassitude. Ils ont franchi la porte de mon cabinet à Saintes, parfois après des années d’errance médicale. Ils n’ont pas abandonné leurs traitements du jour au lendemain. Mais ils ont ouvert une brèche.
Si vous lisez ces lignes, c’est peut-être que vous êtes à ce point de bascule. Celui où vous vous dites : « Et si j’essayais autre chose ? » Je vous propose de ne pas laisser cette question en suspens. Prenez un moment pour vous. Pas pour prendre rendez-vous tout de suite, mais pour vérifier ce que vous ressentez en imaginant une vie avec moins de migraines, moins de médicaments, plus de liberté.
Si cette image vous fait du bien, alors peut-être est-ce le moment de m’appeler, de m’écrire, de venir boire un thé dans mon cabinet. On discutera de votre histoire, de vos espoirs, de vos peurs aussi. Sans engagement, sans pression. Juste une conversation honnête sur ce qui est possible.
Je ne promets pas de vous guérir. Personne ne peut le faire à votre place. Mais je peux vous accompagner sur un chemin où la migraine n’est plus le centre de votre vie. Où vous retrouvez une forme de souveraineté sur votre corps et votre quotidien.
Et ça, c’est déjà énorme.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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