3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Découvrez comment l’hypnose peut calmer la douleur au quotidien.
Je reçois régulièrement des personnes qui arrivent dans mon cabinet de Saintes avec une lassitude dans le regard, un carnet de médicaments à la main, et une question qui revient comme un mantra : « Est-ce que l’hypnose peut vraiment faire quelque chose contre mes migraines ? »
Je pense à Sophie, 42 ans, professeure des écoles. Elle venait de passer trois jours allongée dans le noir, les volets fermés, à subir des pulsations dans la tempe droite qui la faisaient vomir. Elle avait tout essayé : les triptans, l’acupuncture, le yoga, l’éviction du fromage et du chocolat, les séances chez l’ostéopathe. Rien n’avait durablement changé la fréquence ou l’intensité de ses crises. Elle était là, assise en face de moi, épuisée et sceptique.
Je lui ai dit la même chose que je vais vous dire maintenant : l’hypnose n’est pas un remède miracle qui efface la migraine comme par magie. Mais c’est une arme douce, fine, précise, qui peut transformer votre relation à la douleur. Et parfois, ce changement de relation suffit à casser le cycle infernal.
Dans cet article, je vais vous expliquer comment l’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle peuvent vous aider à reprendre le contrôle sur ces migraines qui vous gâchent la vie. Je vais être honnête sur ce que ces approches font et ne font pas, et je vous donnerai des pistes concrètes à essayer dès aujourd’hui.
Avant de parler d’hypnose, il faut comprendre ce qui se passe dans votre tête quand une migraine s’installe. Et je ne parle pas ici de la théorie neurologique complète — je veux vous donner une image simple qui colle à ce que vous ressentez.
Votre cerveau possède un système d’alarme. Normalement, cette alarme se déclenche pour vous protéger : face à un danger, une fatigue extrême, un déséquilibre chimique, elle envoie un signal. Vous ressentez une gêne, vous vous arrêtez, vous vous reposez. Problème réglé.
Mais chez les migraineux chroniques, cette alarme est devenue hypersensible. Elle se déclenche pour un rien : un changement de pression atmosphérique, une lumière un peu trop vive, une émotion contenue, une variation de sommeil. Elle se déclenche même quand il n’y a pas de véritable menace. Et elle ne s’éteint pas toute seule.
C’est comme un détecteur de fumée qui se met à hurler parce que vous avez fait griller du pain. Le problème n’est pas le grille-pain. Le problème, c’est que le détecteur est déréglé.
Les médicaments agissent souvent sur les symptômes : ils calment la douleur, ils dilatent ou contractent les vaisseaux, ils bloquent certains récepteurs. Mais ils ne rééduquent pas le système d’alarme. Résultat : la crise passe, mais le cerveau reste prêt à tout moment à repartir en alerte maximale.
C’est là que l’hypnose entre en jeu. Elle ne va pas réparer votre grille-pain ni changer la météo. Elle va apprendre à votre détecteur à faire la différence entre un véritable incendie et une simple toastée.
« L’hypnose ne supprime pas la douleur, elle change la façon dont votre cerveau l’interprète. Et parfois, ce changement d’interprétation suffit à éteindre l’alarme. »
Quand vous êtes en pleine crise migraineuse, la tentation naturelle est de lutter. Vous serrez les dents, vous contractez les mâchoires, vous vous crispez sur votre oreiller, vous essayez de ne pas avoir mal. Cette lutte active votre système nerveux sympathique — celui de la fuite ou du combat. Or ce système est justement celui qui entretient et amplifie la douleur.
Milton Erickson, le père de l’hypnose que j’utilise, avait compris quelque chose de contre-intuitif : plus vous résistez à un symptôme, plus vous le renforcez. Il ne s’agit pas de se soumettre à la douleur, mais de changer de position vis-à-vis d’elle.
En séance, je ne vais pas vous dire « vous n’aurez plus mal ». Je vais vous accompagner dans un état de conscience modifié — cet état que vous connaissez sans le savoir, celui que vous ressentez juste avant de vous endormir ou quand vous êtes absorbé par un film. Dans cet état, votre cerveau devient plus réceptif aux suggestions, mais surtout, il peut accéder à des ressources que votre mental rationnel ignore.
Prenons un exemple concret. Un patient que j’ai suivi, Marc, 35 ans, coureur amateur, souffrait de migraines ophtalmiques avec aura. Il voyait des flashs lumineux, puis la douleur arrivait comme un marteau. En hypnose, nous avons travaillé sur une image : celle d’un volume sonore qu’il pouvait baisser. Pas supprimer le bruit, juste le tourner vers le bas. Il a appris à visualiser la douleur comme une couleur qu’il pouvait déplacer de sa tête vers sa main, puis vers l’espace devant lui.
Ça paraît simple, voire naïf, dit comme ça. Mais son cerveau a intégré cette possibilité. Au bout de six séances, la fréquence de ses crises était passée de quatre par mois à une toutes les six semaines. Et quand la migraine arrivait, elle durait deux heures au lieu de douze.
L’hypnose ericksonienne ne guérit pas la migraine au sens médical du terme. Mais elle permet de moduler l’expérience douloureuse. Elle apprend à votre cerveau à ne pas amplifier le signal, à ne pas y ajouter de la peur, de l’anticipation anxieuse, de la frustration. Et quand vous enlevez ces couches émotionnelles, la douleur pure perd souvent beaucoup de son intensité.
L’IFS (Internal Family Systems) est un modèle que j’utilise de plus en plus, car il apporte un éclairage fascinant sur les douleurs chroniques. L’idée de base est simple : notre psychisme est composé de différentes « parties » qui ont chacune une fonction et une intention positive.
Appliqué aux migraines, cela donne une question surprenante : et si une partie de vous avait besoin de cette migraine ?
Je ne dis pas que vous voulez avoir mal. Je dis qu’inconsciemment, une partie de votre système a trouvé une utilité à la crise. Par exemple :
Je pense à Claire, 50 ans, cadre dans une collectivité locale. Ses migraines avaient commencé après une promotion qu’elle n’avait pas vraiment voulue. En explorant avec l’IFS, nous avons découvert une partie d’elle, très jeune, qui avait peur de décevoir son père en disant non. Cette partie avait appris très tôt à se sacrifier pour être aimée. La migraine était devenue son moyen de dire « stop » sans avoir à prononcer le mot.
En IFS, je ne combat pas cette partie. Je l’accueille, je la remercie d’avoir protégé Claire toutes ces années, et je lui propose de trouver un nouveau rôle. Ce travail est lent, il demande plusieurs séances, mais il est profond. Quand la partie accepte de lâcher la migraine, la fréquence des crises peut chuter de manière spectaculaire.
« La migraine n’est pas votre ennemie. Elle est le messager d’une partie de vous qui a besoin d’être entendue. L’hypnose et l’IFS vous apprennent à écouter ce message sans avoir à souffrir pour le recevoir. »
On parle souvent de migraine comme d’un problème individuel, neurologique, génétique. Mais dans ma pratique, je constate presque systématiquement un facteur relationnel. Les migraines chroniques sont souvent liées à des schémas relationnels spécifiques : la difficulté à dire non, la peur du conflit, l’hyperadaptation aux attentes des autres, la charge mentale non partagée.
L’Intelligence Relationnelle, c’est la capacité à reconnaître et à ajuster ces schémas. Et elle peut devenir un outil préventif puissant contre les migraines.
Prenons un cas typique : vous êtes dans une réunion de famille ou un dîner entre amis. Vous sentez la tension monter. Vous n’êtes pas d’accord avec ce qui se dit, mais vous préférez vous taire pour éviter une dispute. Vous souriez, vous hochez la tête, mais à l’intérieur, tout se crispe. Deux heures plus tard, la migraine arrive.
Ce n’est pas un hasard. Votre système nerveux a enregistré le conflit comme une menace. Il s’est préparé à se défendre, mais vous avez inhibé la réponse. Cette énergie bloquée se transforme en tension musculaire, en inflammation, en orage neurologique.
L’hypnose peut vous aider à repérer ces moments en amont. En état modifié de conscience, je vous propose de revisiter une situation relationnelle difficile, mais cette fois avec toutes vos ressources. Vous pouvez essayer de nouvelles réponses : dire non calmement, poser une limite, exprimer un désaccord sans agressivité. Votre cerveau enregistre ces nouvelles possibilités. Et progressivement, vous devenez capable de les mettre en œuvre dans la vie réelle.
Un patient sportif, Antoine, 28 ans, footballeur en club, faisait des crises migraineuses systématiquement après les matchs où il s’était senti injustement traité par l’arbitre ou par un coéquipier. Il encaissait, puis la douleur arrivait. En travaillant sur son intelligence relationnelle, nous avons développé une phrase rituelle qu’il pouvait se dire intérieurement : « Je peux ressentir la colère sans qu’elle me traverse la tête. » Cela semble simple, mais cela a changé sa chimie interne. Les migraines post-match ont diminué de 80 %.
Je veux être totalement honnête avec vous, car j’ai vu trop de personnes déçues par des promesses irréalistes. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas :
Ce que l’hypnose peut faire concrètement :
« L’hypnose ne vous promet pas une vie sans migraine. Elle vous promet une vie où la migraine n’est plus le centre de tout. C’est une différence immense. »
Si cet article vous parle, si vous reconnaissez ce cycle infernal de douleur, de médicaments, d’espoir et de rechute, voici trois choses que vous pouvez expérimenter chez vous, seules ou seuls, sans attendre une séance.
1. La respiration qui calme le système nerveux
Quand vous sentez les premiers signes d’une migraine (ou même en prévention le soir), installez-vous confortablement. Inspirez lentement par le nez pendant 4 secondes. Bloquez doucement pendant 4 secondes. Expirez par la bouche (comme si vous souffliez dans une paille) pendant 6 secondes. Faites cela 5 à 10 cycles.
Cette respiration active votre nerf vague, qui est le frein du système nerveux. Elle envoie un signal à votre cerveau : « On peut se détendre, il n’y a pas d’urgence. » Ce n’est pas de l’hypnose formelle, mais c’est une porte d’entrée vers un état plus calme.
2. La question qui change tout
Avant de vous endormir, posez-vous cette question à voix basse : « Si ma migraine avait un message pour moi, que me dirait-elle ? » N’essayez pas de trouver une réponse logique. Laissez venir des images, des sensations, des mots qui peuvent sembler absurdes. Notez-les sur un carnet. Parfois, une phrase comme « Arrête de porter le monde sur tes épaules » ou « Tu as le droit de dire non » émerge. Cette simple question ouvre un dialogue avec la partie de vous qui produit la migraine.
3. Le petit rituel de dissociation
Quand la douleur est là, sans la combattre, posez une main sur votre front et l’autre sur votre ventre. Dites intérieurement : « Je remarque que ma tête ressent une pression. Je remarque que mon ventre est chaud. Ces deux sensations peuvent coexister. » Cela semble anodin, mais cela crée une distance entre vous et la douleur. Vous passez de « j’ai mal » à « je remarque que j’ai mal ». Cette nuance est le début de la liberté.
Je vois passer des dizaines de personnes chaque année avec ce même récit : des années de migraines, des errances médicales, des espoirs déçus, une vie qui rétrécit. Et je vois aussi des personnes repartir avec un regard différent, un corps moins tendu, une tête plus légère.
L’hypnose n’est pas une solution pour tout le monde, et je ne prétends pas qu’elle le soit. Mais si vous avez lu jusqu’ici, c’est qu’il y a en vous une petite étincelle de curiosité, une envie d’essayer autre chose. Cette étincelle, c’est votre alliée.
Je vous propose de venir me rencontrer à Saintes, dans mon cabinet du centre-ville, pour un premier échange sans engagement. On parlera de vos migraines, de votre histoire, de ce que vous avez déjà tenté. On verra ensemble si l’hypnose, l’IFS ou l’intelligence relationnelle peuvent trouver une place dans votre vie. Il n’y a pas de honte à avoir besoin d’aide, pas de faiblesse à tendre la main.
Je reçois du lundi au vendredi, et je consacre toujours du temps à écouter vraiment, sans jugement, sans promesses excessives. Vous pouvez me contacter par téléphone ou via le formulaire de mon site thierrysudan.com. Si vous êtes sportif et que vos migraines vous freinent dans votre pratique, je peux aussi vous recevoir en tant que préparateur mental.
La migraine chronique vole des jours, des moments, des joies. Il est temps de reprendre ce qui vous appartient.
À bientôt, peut-être.
Thierry Sudan
Praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relation
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.