3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démêlez le vrai du faux pour avancer sereinement.
Tu es là, à lire ces lignes, peut-être parce que tu vis avec une douleur qui s’incruste. Une douleur qui a pris ses aises, qui te réveille la nuit, qui te vole ta concentration au travail ou ta patience avec les enfants. Et depuis un moment, tu entends parler de l’hypnose. Un ami t’en a dit du bien, un article sur internet t’a fait de l’œil, mais quelque chose te retient. Une petite voix intérieure – celle qui te protège – te souffle des doutes. “C’est pour les faibles.” “Je vais perdre le contrôle.” “C’est du pipeau.”
Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes. Depuis 2014, je vois arriver dans mon cabinet des hommes et des femmes qui ont tout essayé pour leur douleur : médicaments, kiné, ostéo, acupuncture. Parfois même des interventions lourdes. Et quand ils poussent ma porte, ils ont souvent la même phrase en bouche : “Je ne crois pas trop à l’hypnose, mais je suis prêt à tout.” Je les comprends. On ne confie pas sa souffrance à une méthode qu’on ne maîtrise pas. Alors aujourd’hui, je veux prendre le temps de démonter les cinq idées reçues les plus tenaces sur l’hypnose et la douleur. Pas avec des concepts savants, mais avec des histoires de vraies personnes et des mécanismes simples. Pour que tu puisses, toi aussi, avancer plus serein.
Je vais être honnête avec toi : si ta seule référence de l’hypnose, c’est le type qui fait caqueter des spectateurs sur une scène de cabaret, je comprends que tu sois sceptique. L’hypnose de spectacle est une performance. Le praticien cherche à impressionner, à faire rire, à choquer. Il sélectionne des volontaires suggestibles et il les met en scène. Ce n’est pas de la thérapie. C’est du divertissement.
L’hypnose que je pratique, elle, n’a rien à voir avec un numéro de cirque. Elle s’appelle l’hypnose ericksonienne, du nom de Milton Erickson, un psychiatre américain du XXe siècle. Erickson était un génie de la communication thérapeutique. Il ne forçait personne, il ne donnait pas d’ordres absurdes. Il accompagnait ses patients dans un état de conscience modifié, un peu comme quand tu es absorbé par un bon film ou que tu roules sur une route familière et que tu “décroches” pendant quelques kilomètres. Tu es toujours là, tu conduis, mais ton attention est ailleurs.
Dans cet état, ton esprit critique ralentit et ton inconscient – cette partie de toi qui gère ta respiration, ta digestion, tes cicatrisations – devient plus réceptif à de nouvelles possibilités. On ne te fait pas oublier ta douleur comme par magie. On t’aide à changer le rapport que tu entretiens avec elle. Un coureur que j’accompagne en préparation mentale me disait : “Avant, la douleur était un ennemi qui me paralysait. Maintenant, c’est un signal que je peux écouter sans paniquer.” Ce n’est pas un spectacle. C’est un réapprentissage.
Un point clé à retenir : L’hypnose de spectacle et l’hypnose thérapeutique partagent le même nom, mais pas la même intention. L’une cherche à divertir, l’autre à soulager. Ne laisse pas un mauvais souvenir de cabaret t’empêcher de trouver un apaisement réel.
Celle-ci, je l’entends au moins une fois par semaine. Elle est souvent formulée ainsi : “Et si je dis des choses que je ne veux pas dire ?” ou “J’ai peur de ne plus pouvoir revenir.” C’est une peur légitime. Personne n’a envie de se sentir vulnérable, encore moins entre les mains d’un inconnu.
Alors je vais être très clair : tu ne perds jamais le contrôle sous hypnose. Jamais. L’état hypnotique, c’est un état de conscience modifiée, pas un état d’inconscience. Tu es toujours toi-même. Tu entends ma voix, tu peux ouvrir les yeux à tout moment, tu peux bouger, te gratter le nez, ou même me dire : “Stop, ça ne me convient pas.” Ton cerveau ne s’éteint pas. Il fonctionne différemment, de manière plus focalisée.
D’ailleurs, c’est un paradoxe intéressant : les personnes qui ont le plus peur de “perdre le contrôle” sont souvent celles qui en ont le plus besoin. La douleur chronique, c’est une forme de contrôle qui s’effondre. Tu ne contrôles plus ton corps, tu ne contrôles plus ton sommeil, tu ne contrôles plus ton humeur. L’hypnose, c’est une invitation à lâcher un peu de cette vigilance épuisante pour retrouver une forme de souplesse.
Quant à révéler des secrets, c’est un fantasme. Je ne suis pas un interrogateur. Je ne vais pas te demander : “Alors, dis-moi tout ce que tu caches depuis l’enfance !” Mon rôle est de t’accompagner vers un mieux-être, pas de fouiller dans ton jardin secret. Si tu ne veux pas parler de quelque chose, tu ne le feras pas. Point. L’hypnose renforce ton pouvoir personnel, elle ne le vole pas.
J’ai eu une patiente, appelons-la Sophie, qui souffrait de migraines invalidantes depuis vingt ans. Elle est arrivée en me disant : “Je veux bien essayer, mais ne me faites pas faire des trucs bizarres.” On a passé les dix premières minutes à discuter de ce qu’elle était prête à vivre ou pas. Résultat ? Elle a pu explorer des sensations de fraîcheur dans sa tête sans jamais se sentir dépossédée d’elle-même. Ses migraines ont diminué de fréquence et d’intensité, et elle a retrouvé une liberté qu’elle croyait perdue.
C’est un argument que j’entends aussi souvent que le précédent. “Je ne suis pas réceptif”, “Je suis trop rationnel”, “Mon cerveau analyse tout, ça ne peut pas marcher sur moi.” Et parfois, les gens ajoutent : “Je vais venir, mais je préviens, je ne crois pas à ces trucs.”
Laisse-moi te raconter une histoire. Il y a quelques années, un homme est venu me voir pour une douleur au genou qui le handicapait dans son travail de livreur. Il était ingénieur de formation, cartésien jusqu’au bout des ongles. Il m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit : “Je ne crois pas à l’hypnose, mais ma femme m’a forcé à venir. Faites votre truc, mais je vous préviens, je vais rester critique.” Je lui ai souri et je lui ai répondu : “Parfait. Votre esprit critique est le bienvenu. On va travailler avec, pas contre.”
On a fait une séance. Il a gardé les yeux ouverts presque tout le temps. Il analysait mes mots, il se demandait intérieurement “pourquoi il dit ça ?” Il n’est pas “tombé” dans un état profond. Et pourtant, à la fin de la séance, il s’est levé, a fait quelques pas, et m’a dit, surpris : “C’est bizarre… J’ai moins mal. Je ne comprends pas.”
Voilà la vérité : l’hypnose n’est pas une croyance. C’est une compétence. C’est comme apprendre à faire du vélo. Tu n’as pas besoin de “croire” au vélo pour pédaler. Tu as besoin d’essayer, de tomber peut-être, et de trouver ton équilibre. La croyance peut aider, mais elle n’est pas nécessaire. Ce qui compte, c’est ta capacité à suivre une voix, à te laisser guider dans ton propre monde intérieur. Même les sceptiques peuvent y arriver, parce que l’hypnose utilise des mécanismes naturels du cerveau : l’attention, l’imagination, la mémoire.
Alors si tu doutes, c’est très bien. Garde ton doute. Il te protège. Mais ne ferme pas la porte avant d’avoir essayé. Tu n’as rien à perdre, si ce n’est une douleur de moins.
C’est l’idée la plus dangereuse, à mon avis. Parce qu’elle crée des attentes irréalistes. Certains imaginent qu’ils vont ressortir d’une séance sans aucune douleur, comme par enchantement. Et quand ce n’est pas le cas, ils se disent : “L’hypnose ne marche pas pour moi.”
Alors je vais être très direct : l’hypnose ne fait pas disparaître la douleur comme un interrupteur. Ce n’est pas une gomme magique. Ce n’est pas un anesthésiant. Ce qu’elle fait, c’est transformer ta relation à la douleur. Et ça, c’est déjà énorme.
Prenons un exemple concret. Imagine que ta douleur soit un volume sonore, de 0 à 10. Avant l’hypnose, elle est à 8, et elle occupe tout l’espace de ton attention. Tu ne peux penser qu’à elle. Elle te mange. Après quelques séances, elle peut encore être à 6 ou 7, mais tu as appris à la mettre en fond sonore. Tu entends toujours la musique, mais tu peux écouter quelqu’un te parler, tu peux te concentrer sur ton travail, tu peux même t’endormir. Le volume n’a pas baissé de façon spectaculaire, mais toi, tu as changé de position par rapport à elle.
Je travaille beaucoup avec l’IFS (Internal Family Systems), un modèle qui considère que notre psyché est composée de différentes “parties” en nous. Une de ces parties peut être “la partie douleur”. Elle a un rôle, une intention – souvent de nous protéger, de nous alerter. En hypnose, on peut dialoguer avec cette partie. On peut la remercier, comprendre son message, et négocier avec elle. Parfois, elle accepte de baisser le volume. Parfois, elle accepte de se déplacer. Mais elle ne disparaît pas.
Un patient, Marc, souffrait de lombalgies depuis dix ans. Il avait tout essayé. Après trois séances, il m’a dit : “La douleur est toujours là, mais elle ne me gouverne plus. Je peux jouer avec mes enfants sans avoir peur de la crise.” Pour lui, c’était une victoire immense. Pas une guérison magique, mais une libération.
Un moment fort : L’hypnose n’est pas une solution miracle. C’est une boussole qui t’aide à naviguer dans ta douleur, pas un bateau qui t’emmène sur une île sans souffrance. Et c’est déjà un chemin précieux.
C’est une distinction que j’entends souvent : “Ma douleur est réelle, elle est physique. J’ai une hernie, de l’arthrose, une cicatrice. L’hypnose, c’est pour les maux de tête psychosomatiques, pas pour les vrais problèmes.”
Je comprends cette méfiance. On vit dans une culture qui sépare le corps et l’esprit. On t’a appris que si c’est physique, ça se soigne avec des médicaments ou du scalpel. Si c’est psychologique, on parle. Mais la réalité est bien plus subtile.
La douleur, même d’origine purement physique (une fracture, une inflammation), est toujours interprétée par ton cerveau. C’est ton cerveau qui décide de l’intensité de la douleur, de sa localisation, de sa persistance. Et ce cerveau, il peut être influencé par tes émotions, ton stress, tes croyances, ton histoire. C’est ce qu’on appelle la plasticité de la douleur.
Une douleur initialement physique peut devenir chronique parce que le système nerveux s’emballe et continue à envoyer des signaux d’alerte alors que les tissus sont guéris. C’est là que l’hypnose entre en jeu. Elle peut calmer ce système nerveux, rééduquer le cerveau à ne plus surinterpréter les signaux corporels.
J’ai accompagné une femme, Anne, qui avait une douleur neuropathique après une opération du poignet. Les médecins disaient : “Les nerfs sont endommagés, c’est irréversible.” Elle avait des élancements électriques toutes les heures. On a travaillé en hypnose sur la sensation de “décharge électrique”. On a appris à la visualiser, à la “redessiner” mentalement, à lui donner une autre forme. Au bout de quatre séances, les élancements étaient passés d’une fréquence de vingt par jour à deux ou trois. La lésion nerveuse était toujours là, mais le cerveau avait appris à ne plus crier au feu pour une simple étincelle.
L’hypnose ne répare pas un tendon ou un os. Elle n’est pas une concurrente de la chirurgie ou des médicaments. Elle est une alliée. Elle intervient là où la médecine classique a ses limites : la gestion de la chronicité, la peur du mouvement, l’anticipation anxieuse. Elle est complémentaire, pas exclusive.
Si tu es arrivé jusqu’ici, c’est que tu te poses la question pour de vrai. Peut-être même que tu te dis : “Bon, je veux bien essayer, mais je ne sais pas par où commencer.” Alors voici comment je fonctionne dans mon cabinet à Saintes.
La première séance, on ne fait pas d’hypnose tout de suite. On parle. Je te pose des questions sur ta douleur : depuis quand ? Comment elle se manifeste ? Qu’est-ce qui l’aggrave ? Qu’est-ce qui la soulage un peu ? Je te demande aussi comment elle impacte ta vie quotidienne, ton sommeil, ton humeur, tes relations. Je veux comprendre qui tu es, pas juste quel diagnostic tu as.
Ensuite, je t’explique ce qu’on va faire. Je te montre que l’hypnose, c’est doux, c’est respectueux. Je te propose un petit exercice pour que tu ressentes par toi-même ce qu’est un état modifié de conscience – sans pression, sans attente. Et si tu es d’accord, on commence un travail.
Chaque séance dure environ une heure. On fait une à deux séances par semaine au début, puis on espace selon tes progrès. Je ne te promets pas de résultats en trois séances. Certaines personnes ressentent un mieux dès la première, d’autres ont besoin de plus de temps. Ce n’est pas une course. C’est un apprentissage.
Et pour les sportifs que j’accompagne en préparation mentale – coureurs, footballeurs – c’est un peu différent. On travaille sur la gestion de l’effort, la concentration, et aussi sur la douleur liée à l’entraînement. L’hypnose les aide à repousser leurs limites sans se blesser, à rester lucides sous pression.
Ce que tu peux faire maintenant : Si tu es en train de lire cet article et que tu te reconnais dans une de ces idées reçues, prends un carnet et écris une phrase : “Qu’est-ce que je suis prêt à essayer pour aller mieux ?” Juste une phrase. Pas un engagement. Une intention.
Je ne vais pas te dire que l’hypnose est la solution pour tout le monde. Ce serait malhonnête. Certaines personnes ne se sentiront jamais à l’aise avec cette approche, et c’est très bien. Il existe d’autres chemins : la sophrologie, la méditation, l’acupuncture, la thérapie manuelle. L’important, c’est de trouver celui qui te correspond.
Mais si tu sens que ta douleur t’a enfermé dans une prison invisible, si tu as l’impression de tourner en rond avec les mêmes traitements, si tu es simplement curieux de découvrir ce que ton cerveau peut faire pour toi, alors je t’invite à pousser la porte. Pas pour que je te “guérisse”, mais pour que tu apprennes à être acteur de ta propre vie, même avec une douleur.
Mon cabinet est à Saintes, à deux pas du centre. On peut se voir en face à face ou en visio si tu es loin ou si tu as du mal à te déplacer. La première séance est un temps d
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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