3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Repérez les situations où cette méthode est la plus efficace.
Vous êtes allongé sur la table d’examen, les yeux fixés au plafond. Le dentiste s’approche, la fraise à la main. Votre cœur s’emballe, vos paumes deviennent moites, et une voix intérieure vous répète : « Ça va faire mal. » Vous serrez les accoudoirs, retenez votre respiration, et attendez que ça passe. Si cette scène vous parle, vous n’êtes pas seul. Chaque année, des milliers de personnes affrontent des soins médicaux ou dentaires avec une anxiété qui transforme un geste banal en épreuve. Pourtant, il existe une alternative à la lutte intérieure : l’hypnose.
Je suis Thierry Sudan, praticien à Saintes depuis 2014. Dans mon cabinet, je reçois des adultes qui, comme vous, cherchent à traverser un soin – une extraction dentaire, une coloscopie, une prise de sang, une intervention chirurgicale – sans être submergés par la peur ou la douleur. L’hypnose ericksonienne, associée à l’IFS (Internal Family Systems) et à l’Intelligence Relationnelle, offre une voie concrète pour changer cette expérience. Mais comment savoir si cette méthode est faite pour vous ? Voici les signes qui montrent que l’hypnose peut vous aider avant un soin.
Point clé : L’hypnose ne supprime pas la douleur ou l’anxiété par magie. Elle vous donne les clés pour les accueillir, les transformer, et reprendre le contrôle de votre corps et de votre esprit.
Le premier signe, c’est cette boule au ventre qui apparaît dès que vous prenez rendez-vous. Vous repoussez la consultation depuis des mois, voire des années. Vous trouvez des excuses : pas le temps, pas urgent, le médecin est trop loin. Au fond, vous savez que c’est la peur qui parle. Un patient, appelons-le Marc, est venu me voir pour une extraction dentaire qu’il reportait depuis trois ans. Chaque fois qu’il s’asseyait dans la salle d’attente, il faisait demi-tour. « Je me sens ridicule », m’a-t-il dit, « mais mon corps refuse d’avancer. »
Cette paralysie n’est pas une faiblesse. C’est un mécanisme de protection. Votre système nerveux, en alerte, interprète le soin comme une menace. L’hypnose vous aide à désamorcer cette alarme. En état de conscience modifié – un état de relaxation profonde mais éveillée – vous apprenez à dialoguer avec cette partie de vous qui a peur. L’IFS, que j’intègre dans mes séances, va plus loin : il permet d’identifier la « partie protectrice » qui vous empêche d’avancer, et de la remercier pour son rôle, tout en lui montrant qu’elle peut lâcher prise.
Concrètement, avant le soin, nous travaillons sur des ancrages. Par exemple, un geste simple comme presser votre pouce et votre index ensemble peut devenir un déclencheur de calme. Vous le répétez chez vous, puis en salle d’attente. La peur ne disparaît pas du jour au lendemain, mais elle cesse de vous dicter votre conduite. Marc, après trois séances, a pu s’asseoir sur le fauteuil dentaire sans fuir. Il m’a dit : « Je tremblais encore un peu, mais je savais que je pouvais rester. »
Signe à repérer : Si l’idée du soin vous empêche de dormir la veille, ou si vous avez déjà annulé plusieurs rendez-vous, l’hypnose est une piste sérieuse.
Tout le monde a mal lors d’un soin, mais pour certains, la douleur est décuplée. Ce n’est pas une question de seuil bas : c’est une sensibilité neurologique, souvent liée à une expérience passée traumatique. Une patiente, Sophie, avait vécu une coloscopie sans anesthésie suffisante. Depuis, la simple évocation d’un examen médical déclenchait des spasmes. « Mon corps se souvient », m’a-t-elle confié.
L’hypnose agit directement sur la perception de la douleur. En état hypnotique, vous pouvez modifier la façon dont votre cerveau interprète les signaux nerveux. Par exemple, je propose à mes patients une technique de « distorsion temporelle » : les secondes douloureuses sont vécues comme des minutes paisibles, et inversement. Une autre approche consiste à « déplacer » la sensation : au lieu de la sentir dans votre dent ou votre abdomen, vous l’imaginez comme une couleur froide qui glisse le long de votre bras.
Cela ne remplace pas l’anesthésie médicale, mais ça la complète. Des études montrent que l’hypnose réduit la consommation d’antalgiques de 30 à 50 % dans certains contextes chirurgicaux. Pour Sophie, la différence a été nette : lors de sa deuxième coloscopie, elle a utilisé l’auto-hypnose apprise en séance. « Je flottais au-dessus de la scène. La douleur était là, mais elle ne me possédait pas. »
Signe à repérer : Si vous avez déjà vécu un soin où la douleur était insupportable malgré les médicaments, ou si vous redoutez une sensation spécifique (brûlure, pression, piqûre), l’hypnose peut vous aider à la recadrer.
L’anxiété ne se limite pas à la peur mentale. Elle s’incarne physiquement. Certains patients vomissent avant une prise de sang, d’autres ont des sueurs froides ou des palpitations. Un footballeur que j’accompagne en préparation mentale m’a raconté qu’avant un match important, il avait des crampes d’estomac. Pour les soins, c’est similaire : le corps réagit avant que l’esprit n’ait le temps de raisonner.
Ces symptômes sont des signaux d’alarme puissants. Ils indiquent que votre système nerveux autonome est en hypervigilance. L’hypnose ericksonienne, avec ses métaphores et ses suggestions indirectes, calme ce système. Je travaille souvent avec la respiration : non pas une respiration forcée, mais une redécouverte du souffle naturel. Par exemple, je guide le patient à imaginer que chaque expiration emporte une tension, comme une vague qui se retire.
L’Intelligence Relationnelle, que j’enseigne aussi, ajoute une dimension : apprendre à décoder ce que votre corps vous dit. Les nausées ne sont pas un ennemi à combattre, mais un message. « Qu’est-ce que cette partie de moi essaie de protéger ? » est une question que j’invite mes patients à explorer. Pour certains, c’est une peur de perdre le contrôle. Pour d’autres, un souvenir enfoui d’un soin infantile douloureux.
Signe à repérer : Si vous avez des réactions physiques intenses (maux de tête, tremblements, envie de fuir) avant même d’entrer dans la salle de soin, l’hypnose peut vous apprendre à les apaiser en quelques minutes.
« Je devrais être capable de gérer ça. » « Les autres ne font pas d’histoire, pourquoi moi ? » Cette auto-critique est un signe majeur. Elle vous isole et aggrave l’anxiété. Un patient kinésithérapeute m’a confié : « Je sais que c’est juste une aiguille, mais je me sens faible. » Cette honte intérieure est souvent plus douloureuse que le soin lui-même.
L’hypnose, via l’IFS, vous aide à accueillir cette partie jugeante. Elle n’est pas votre ennemie : c’est une partie de vous qui tente de vous protéger en vous poussant à être « fort ». Mais cette protection est devenue une prison. En séance, je propose au patient de dialoguer avec ce juge intérieur. « Qu’est-ce qui te fait si peur si tu montres ta vulnérabilité ? » La réponse est souvent : « Je vais être abandonné, rejeté. »
En travaillant cette dynamique, le patient se libère du regard des autres. Il peut dire au dentiste : « J’ai besoin d’une pause » sans honte. Il peut pleurer ou trembler sans se juger. Cette acceptation de soi transforme l’expérience du soin. Un jour, une patiente m’a dit : « J’ai arrêté de me battre contre ma peur. Et elle s’est calmée toute seule. »
Signe à repérer : Si vous vous dites « Je suis nul(le) de stresser pour ça » ou si vous mentez à votre médecin sur votre niveau d’anxiété, l’hypnose peut vous réconcilier avec vous-même.
Pendant un soin, vous êtes souvent en position de passivité. Le soignant agit, vous subissez. Mais si vous ne pouvez pas dire « stop », « plus lentement », « j’ai besoin d’air », l’expérience devient une lutte. Un patient, Jean, était incapable d’ouvrir la bouche pour prévenir le dentiste qu’il avait mal. Il serrait les dents, encaissait, et ressortait épuisé. « Je ne veux pas déranger », disait-il.
L’hypnose vous apprend à rester connecté à votre corps et à vos besoins, même en état modifié. Vous n’êtes pas « endormi » : vous êtes dans un état de conscience élargie où vous pouvez entendre, répondre, et décider. Je prépare mes patients à utiliser un signal simple, comme lever un doigt, pour indiquer une pause. Ce geste, répété en séance, devient un réflexe.
L’Intelligence Relationnelle, ici, est cruciale. Elle vous aide à formuler vos besoins sans agressivité ni soumission. Par exemple : « Docteur, je sens que je vais paniquer. Pouvons-nous faire une pause de 30 secondes ? » C’est une phrase simple, mais elle exige de l’entraînement pour être dite sans culpabilité. En séance, on répète, on ajuste le ton, on désamorce la peur du rejet.
Signe à repérer : Si vous avez tendance à « serrer les dents » et à souffrir en silence, ou si vous repoussez vos limites par peur de déplaire, l’hypnose peut vous redonner une voix.
Un traumatisme médical laisse des traces. Une anesthésie qui n’a pas fonctionné, un soignant brusque, une sensation d’étouffement. Ces événements s’impriment dans votre mémoire corporelle. Depuis, chaque soin réveille cette scène. Une patiente, Claire, ne pouvait plus subir de prise de sang sans revivre l’aiguille qui s’était cassée dans son bras dix ans plus tôt.
L’hypnose, couplée à l’IFS, permet de retraiter ce souvenir sans le revivre douloureusement. En état de conscience modifié, vous pouvez observer la scène comme un film, avec une distance bienveillante. Vous pouvez même intervenir : imaginer un adulte protecteur qui vient vous secourir, ou modifier le déroulement de la scène. C’est ce qu’on appelle la « restructuration de la mémoire ».
Cela ne fait pas disparaître le souvenir, mais il perd son pouvoir de déclenchement. Claire, après quatre séances, a pu faire une prise de sang sans revivre la scène. « Je me souviens encore de l’incident, m’a-t-elle dit, mais ce n’est plus comme si ça m’arrivait maintenant. »
Signe à repérer : Si vous avez un « flash » ou une sensation physique (nausée, douleur) dès que vous évoquez un soin passé, l’hypnose peut vous aider à refermer cette blessure.
Peut-être que vous lisez cet article parce que vous en avez assez de subir. Vous voulez arriver à votre rendez-vous avec des outils, pas avec une prière. C’est le signe le plus prometteur : l’envie de reprendre le pouvoir. L’hypnose n’est pas une potion magique qu’un praticien verse sur vous. C’est une compétence que vous apprenez.
Dans mon cabinet, je ne fais pas de l’hypnose « spectacle ». Je vous enseigne l’auto-hypnose. Vous repartez avec un enregistrement audio personnalisé, des exercices de respiration, des ancrages. Vous devenez votre propre ressource. Un patient m’a dit : « La première fois, j’avais besoin de toi. La deuxième, je me suis suffi à moi-même. »
Cette autonomie change tout. Vous n’êtes plus en position de victime, mais de partenaire du soignant. Vous pouvez même demander à l’hypnose d’être utilisée pendant l’acte médical – certains dentistes et anesthésistes sont formés à l’hypnose conversationnelle. Vous devenez co-créateur de votre expérience.
Signe à repérer : Si vous lisez cet article en cherchant des solutions concrètes, et non pas juste une écoute, vous êtes prêt à passer à l’action.
Je veux être clair : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne remplace pas un traitement médical, une anesthésie, ou un diagnostic. Elle ne convient pas à tout le monde – certaines personnes ont du mal à entrer en état hypnotique, surtout si elles sont en hypervigilance chronique. Elle demande un engagement : une à trois séances en moyenne, et de la pratique entre les rendez-vous.
Elle ne supprime pas la douleur, mais elle change votre rapport à elle. Elle ne fait pas disparaître la peur, mais elle l’apprivoise. Enfin, elle ne vous rendra pas « insensible » : vous resterez conscient, présent, et capable de ressentir. La différence, c’est que vous ne serez plus submergé.
Vous avez reconnu plusieurs signes dans cette liste. Peut-être que votre soin est prévu dans trois semaines, ou que vous repoussez une coloscopie depuis deux ans. Le bon moment, c’est maintenant – pas la veille du geste, quand l’anxiété est à son comble. L’idéal est de commencer trois à quatre semaines avant, pour laisser le temps aux apprentissages de s’ancrer.
Si vous êtes à Saintes ou dans les environs, je vous reçois dans mon cabinet pour un premier échange gratuit de 30 minutes. On discute de votre situation, sans pression. On voit si l’hypnose, l’IFS ou l’Intelligence Relationnelle sont adaptés à votre besoin. Si ce n’est pas le cas, je vous oriente vers un autre professionnel.
Pour ceux qui sont loin, je propose aussi des séances en visio. L’hypnose à distance fonctionne très bien – j’accompagne des coureurs et des footballeurs partout en France. Le lien se crée par la voix, les mots, l’intention.
Vous n’avez pas à traverser ce soin seul, en serrant les poings. Vous avez le droit d’arriver détendu, curieux, et confiant. L’hypnose n’est pas une fuite : c’est une présence à vous-même, plus douce et plus lucide.
Prenez soin de vous.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.