3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Le rôle clé de l'inconscient dans la chronicisation de la douleur.
Tu as tout essayé. Des anti-inflammatoires aux séances de kiné, en passant par l’acupuncture, la sophrologie, les régimes sans gluten, sans lactose, sans sucre. Tu as consulté des rhumatologues, des neurologues, des médecins généralistes, parfois même des spécialistes de la douleur. On t’a dit que c’était « dans ta tête », ou pire, que tu « faisais un peu trop la malade ». Pourtant, la douleur est là, bien réelle, quotidienne, tenace. Elle te pompe ton énergie, elle grignote ton sommeil, elle éloigne les amis, elle te vole tes projets. Et surtout, elle ne part pas.
Alors pourquoi certaines personnes parviennent-elles à sortir de ce tunnel, et d’autres non ? Pourquoi la fibromyalgie semble-t-elle résister à tous les traitements classiques ? La réponse que j’observe depuis des années dans mon cabinet à Saintes, c’est qu’il manque souvent une pièce centrale du puzzle : l’inconscient. Pas l’inconscient comme un fourre-tout mystérieux, mais comme ce système intelligent qui gère ton corps, tes émotions et tes apprentissages. Et c’est là que l’hypnose ericksonienne entre en jeu.
Ce n’est pas un remède miracle, ni une baguette magique. Mais pour beaucoup de personnes que j’accompagne, c’est le levier qui a permis à la guérison de vraiment commencer.
Parlons d’abord de ce qui se passe dans ton corps quand la douleur s’installe. Imagine une alarme incendie. Au début, elle se déclenche parce qu’il y a vraiment un feu : une inflammation, une tension musculaire, un stress émotionnel intense. C’est utile, ça te protège. Mais si l’alarme reste bloquée en position « on » parce que le détecteur est défectueux, tu finis par vivre dans un bruit assourdissant permanent, même quand il n’y a plus de flamme.
C’est exactement ce qui se passe dans la fibromyalgie. Le système nerveux central, qui est le chef d’orchestre de ta perception de la douleur, devient hyper-sensible. Il amplifie les signaux. Un simple frottement de tissu devient une brûlure. Un petit effort musculaire devient une épreuve. Et ce n’est pas un problème de volonté : c’est un problème de programmation.
L’inconscient, ici, joue un rôle clé. Il est le gardien des habitudes et des apprentissages. Quand tu as eu mal pendant des semaines, des mois, des années, ton cerveau a appris un chemin neuronal très efficace : « situation X → douleur immédiate ». Ce chemin devient un réflexe, un automatisme. Ton inconscient ne fait pas la différence entre une menace réelle (une blessure) et une menace apprise (un souvenir douloureux, une peur du mouvement). Il actionne l’alarme dès qu’il détecte un indice associé à la douleur.
Prenons un exemple concret. Je reçois une femme d’une cinquantaine d’années, je l’appellerai Sophie. Elle souffre de fibromyalgie depuis douze ans. Elle me raconte que dès qu’elle doit prendre la voiture pour aller faire les courses, elle a mal au dos et aux épaules avant même d’avoir tourné la clé. Ce n’est pas la conduite qui déclenche la douleur, c’est l’anticipation. Son inconscient a associé l’acte de conduire à une expérience de douleur et de fatigue intense. Résultat : le corps se crispe, le système nerveux s’active, et la douleur arrive, confirmant la prédiction. C’est un cercle vicieux.
Les traitements médicamenteux soulagent parfois les symptômes, mais ils n’apprennent pas au cerveau à désactiver cette alarme. Ils agissent sur le volume sonore, pas sur le détecteur. Et c’est là que l’hypnose fait la différence.
« La douleur chronique n’est pas une punition. C’est un apprentissage erroné du système nerveux. Et ce qui a été appris peut être désappris. »
Combien de fois t’es-tu dit : « Allez, je vais me forcer à faire du sport, à sortir, à penser positivement » ? Et combien de fois as-tu fini par t’effondrer, épuisée, avec une culpabilité écrasante ? La volonté est une ressource formidable pour les actions ponctuelles, mais elle est totalement inefficace contre les mécanismes inconscients. Pourquoi ? Parce que la volonté est consciente, lente, et coûteuse en énergie. Ton inconscient, lui, est rapide, automatique, et surtout, il gère la majorité de tes fonctions vitales.
Quand tu luttes contre la douleur avec ta volonté, tu fais le schtroumpf grognon qui essaie de retenir un tsunami avec ses mains. Tu te fatigues, tu te décourages, et tu renforces l’idée que « la douleur est plus forte que toi ». C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire.
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise en cabinet, ne demande pas de volonté. Elle te propose un autre chemin : celui de l’influence douce. L’idée n’est pas de combattre la douleur, mais de changer la relation que tu entretiens avec elle. C’est un peu comme si tu arrêtais de crier sur le feu pour apprendre à le regarder différemment, à lui donner une autre forme, une autre couleur, ou même à l’éteindre par un autre moyen.
Un de mes patients, que j’appellerai Marc, était un ancien marathonien. La fibromyalgie l’a cloué au lit pendant deux ans. Il avait une volonté de fer, ce qui l’a aidé à ne pas sombrer, mais ça n’a pas fait reculer la douleur d’un millimètre. En séance, nous avons travaillé sur son inconscient avec des métaphores. Je lui ai parlé d’un vieux chemin de terre dans la forêt, envahi par les ronces, que son corps empruntait par habitude. Puis je lui ai suggéré d’imaginer un nouveau sentier, plus doux, plus ensoleillé. Ce n’était pas de la pensée magique. C’était une façon de créer une nouvelle trace neuronale. Après plusieurs séances, Marc a commencé à ressentir des moments sans douleur. Pas des heures, d’abord. Des minutes. Puis des demi-heures. Son inconscient avait commencé à explorer ce nouveau chemin.
La volonté ne pouvait pas faire ça. Seule la répétition d’une nouvelle expérience, intégrée par l’hypnose, le pouvait.
Tu as peut-être remarqué que tes douleurs s’intensifient en période de stress, de tristesse ou de colère. Ce n’est pas une coïncidence. La fibromyalgie est souvent liée à une histoire émotionnelle chargée. Ce n’est pas une vérité absolue pour tout le monde, mais dans mon expérience, une grande majorité des personnes que je reçois a vécu des événements difficiles : deuils, séparations, burn-out, violences, ou simplement une vie à « encaisser » sans jamais pouvoir exprimer ce qu’elles ressentaient.
Le corps, comme le dit le psychiatre Bessel van der Kolk, « garde le score ». Les émotions que tu n’as pas pu exprimer, que tu as refoulées par politesse, par peur, ou parce qu’il fallait « tenir », ne disparaissent pas. Elles se logent dans tes muscles, dans tes fascias, dans ton système nerveux. Elles deviennent des tensions chroniques, des micro-inflammations, et finalement, de la douleur généralisée.
L’inconscient, ici, a fait un choix de survie. Il a dit : « Je ne peux pas traiter cette émotion, c’est trop dangereux ou trop douloureux. Alors je vais la transformer en douleur physique, parce que la douleur, au moins, je peux la contrôler avec des médicaments. » C’est un mécanisme de protection, pas une faiblesse. Mais ce mécanisme, s’il devient la seule stratégie, emprisonne.
L’hypnose permet de rouvrir un espace de dialogue avec ces émotions. Pas pour les revivre de façon traumatique, mais pour les accueillir, les écouter, et leur donner une autre place. Je me souviens d’une femme, Anne, dont la fibromyalgie avait débuté après le départ de son mari. Elle disait : « Je n’ai jamais pleuré. Je me suis dit que je devais être forte pour mes enfants. » En hypnose, nous avons travaillé sur une image : celle d’un lourd manteau qu’elle portait depuis des années. Au fil des séances, elle a pu le déposer, pièce par pièce. Ses douleurs ont diminué. Pas parce que le divorce avait été effacé, mais parce que son corps n’avait plus à porter seul ce poids.
Ce n’est pas de la psychanalyse classique. C’est une approche pragmatique : ton inconscient a créé une solution (la douleur) pour éviter une souffrance émotionnelle. L’hypnose lui propose une meilleure solution.
Soyons clairs. L’hypnose n’est pas un traitement de la fibromyalgie au sens médical traditionnel. Elle ne remplace pas un suivi médical, ni un traitement médicamenteux si tu en as besoin. Je ne suis pas médecin, et je ne prétends pas guérir une maladie qui est encore mal comprise par la science. Ce que je dis, c’est que l’hypnose change la donne sur trois plans essentiels :
La perception de la douleur : En état d’hypnose, tu peux apprendre à moduler la façon dont ton cerveau interprète les signaux douloureux. C’est comme si tu pouvais tourner un bouton pour baisser le volume, ou changer la couleur de la douleur. Beaucoup de mes patients rapportent que la douleur devient moins « envahissante », plus « lointaine ».
La réduction du stress : La fibromyalgie est aggravée par le stress chronique. L’hypnose induit un état de relaxation profonde qui permet au système nerveux parasympathique de s’activer. C’est le système du « repos et de la digestion », l’inverse du « combat ou fuite » qui est souvent en surrégime chez les personnes fibromyalgiques. Moins de stress = moins de cortisol = moins d’inflammation = moins de douleur.
La reconnexion au corps : Beaucoup de personnes souffrant de fibromyalgie vivent leur corps comme un ennemi, un traître qui les fait souffrir. L’hypnose permet de rétablir une relation plus douce, plus curieuse, plus apaisée avec son propre corps. Tu passes de « mon corps me fait mal » à « mon corps a besoin de quelque chose ».
Un exemple parlant : un de mes patients, footballeur amateur, avait dû arrêter le sport à cause de douleurs chroniques. Nous avons travaillé sur la sensation de légèreté dans ses jambes. En hypnose, il a revisité des sensations de course libre, sans douleur. Son inconscient a intégré cette nouvelle possibilité. Aujourd’hui, il a repris une activité modérée, avec des précautions, mais sans la peur qui le paralysait avant. La douleur n’a pas totalement disparu, mais elle n’est plus le centre de sa vie.
« L’hypnose ne guérit pas la fibromyalgie. Mais elle guérit la relation que tu entretiens avec elle. Et parfois, c’est la seule guérison dont tu as besoin pour commencer à vivre à nouveau. »
Tu te demandes peut-être : « D’accord, mais concrètement, je fais quoi ? J’appelle un hypnothérapeute demain ? » Oui, c’est une bonne idée. Mais en attendant, il y a des petites choses que tu peux faire pour commencer à déplacer le curseur. Parce que la guérison commence souvent par un premier pas tout simple.
1. Change ton langage sur la douleur.
Quand tu dis « J’ai mal », tu renforces l’idée que la douleur est quelque chose que tu possèdes, qui est en toi. Essaie de dire plutôt : « Je ressens une sensation inconfortable dans mon dos. » Ou : « Mon système nerveux m’envoie un signal d’alarme. » Ça paraît anodin, mais ça change la façon dont ton cerveau code l’expérience. Tu passes de victime à observateur.
2. Donne une forme à ta douleur.
Prends un moment calme, ferme les yeux, et demande-toi : si ma douleur avait une couleur, laquelle serait-ce ? Une texture ? Une température ? Un poids ? Ce petit exercice d’observation distancie la douleur. Tu n’es plus dedans, tu la regardes. C’est le début de la dissociation thérapeutique, un outil puissant que l’hypnose utilise.
3. Crée un « espace sûr » dans ton corps.
Trouve une partie de ton corps qui ne fait pas mal. Un petit endroit, même minuscule : le bout de ton nez, l’intérieur de ta main, le lobe de ton oreille. Porte ton attention sur cette zone pendant 30 secondes. Respire lentement. Puis laisse cette sensation de calme s’étendre un tout petit peu, comme une goutte d’eau sur du papier buvard. Cet exercice simple réactive la capacité de ton système nerveux à trouver un point d’ancrage de sécurité.
4. Accepte que tu n’as pas à « guérir » aujourd’hui.
La pression de la guérison est une violence que tu t’infliges. Tu n’as pas à être guérie demain. Tu n’as qu’à faire un tout petit pas aujourd’hui. Marcher cinq minutes sans jugement. Boire un verre d’eau en pleine conscience. Ecouter une musique qui te fait du bien. La guérison n’est pas une ligne d’arrivée, c’est une direction.
Ces gestes ne remplacent pas un accompagnement, mais ils te remettent aux commandes. Et c’est exactement ce dont tu as besoin : reprendre le volant de ta vie.
Je sais que lire un article ne change pas une vie du jour au lendemain. Mais si tu es arrivée jusqu’ici, c’est que quelque chose en toi cherche une autre voie. Une voix qui dit : « Et si c’était possible ? Et si je pouvais respirer un peu mieux ? »
Depuis 2014, je reçois à Saintes des hommes et des femmes qui portent la fibromyalgie comme un fardeau invisible. Beaucoup arrivent épuisés, méfiants, désespérés. Et beaucoup repartent avec un outil qu’ils ne connaissaient pas : la capacité de leur propre inconscient à se réorganiser. Ce n’est pas un miracle. C’est un travail. Mais c’est un travail qui en vaut la peine.
Si tu te reconnais dans ces lignes, si tu sens que l’hypnose pourrait être cette pièce manquante, je t’invite à me contacter. Pas pour que je te « guérisse », mais pour que tu puisses, toi, apprendre à te guérir. Une séance ne t’engage à rien, si ce n’est à t’offrir une heure pour toi, dans un cadre bienveillant et sans jugement.
Tu peux m’écrire via le formulaire de contact sur thierrysudan.com, ou appeler le cabinet. On prendra le temps de discuter de ce que tu vis, de tes peurs, de tes espoirs. Parfois, le premier pas est simplement de dire : « Je veux essayer autre chose. »
Alors, prête à explorer ce nouvel autre chose ?
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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