3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
L’hypnose comme alternative naturelle et efficace pour votre ventre.
Vous avez probablement déjà tout essayé. Les régimes d’éviction, les probiotiques les plus chers, les tisanes à la camomille, voire les médicaments prescrits par votre gastro-entérologue. Et pourtant, votre ventre continue de vous parler. Pas toujours poliment. Parfois, c’est une douleur sourde qui s’installe après le déjeuner. D’autres fois, une urgence de toilette qui vous prend au milieu d’une réunion ou dans les embouteillages. Le syndrome du côlon irritable, ou SII, n’est pas une maladie grave au sens médical du terme, mais il peut sérieusement pourrir la vie. Il vous fait douter de votre corps, éviter certains restaurants, planifier vos trajets en fonction des toilettes publiques. Pourtant, il existe une voie pour apaiser tout ça sans avaler un comprimé de plus. Une voie qui passe par votre cerveau, et plus précisément par l’hypnose. Je ne vous promets pas un miracle du jour au lendemain, mais je peux vous dire que cela fonctionne pour un grand nombre de personnes que j’accompagne à Saintes depuis 2014. Alors, comment faire ? On commence par comprendre ce qui se passe vraiment dans votre ventre.
Le syndrome du côlon irritable est un trouble de la communication. Entre votre cerveau et votre intestin, il y a une autoroute d’informations qu’on appelle l’axe cerveau-intestin. Normalement, cet axe fonctionne comme un bon réseau routier : les messages passent, les feux sont verts, et tout le monde circule tranquillement. Chez une personne avec un SII, c’est plutôt l’heure de pointe un jour de grève : ça klaxonne, ça freine brusquement, ça fait des embouteillages. Résultat ? L’intestin devient hyperréactif. Il perçoit des stimuli normaux — un peu de gaz, un repas copieux, une émotion — comme des menaces. Il répond alors par des spasmes, des douleurs, des ballonnements, une diarrhée ou une constipation, parfois les deux en alternance.
Ce qui est important à comprendre, c’est que votre intestin n’est pas abîmé. Les examens médicaux (coloscopie, prise de sang) reviennent souvent normaux. Les médecins vous disent : « Vous n’avez rien. » Mais vous, vous sentez bien que vous avez quelque chose. Cette dissonance est frustrante, et elle ajoute une couche d’anxiété qui, elle-même, aggrave les symptômes. Vous entrez dans un cercle vicieux : vous avez peur d’avoir mal, alors votre ventre se tend, et il a mal. Vous redoutez de sortir sans savoir où sont les toilettes, alors votre intestin se contracte, et l’urgence arrive. Le SII n’est pas dans votre tête, mais il est fortement influencé par ce qui se passe dans votre tête. L’hypnose va justement agir sur ce levier.
Prenons un exemple concret. J’ai accompagné un coureur amateur, appelons-le Marc. Marc avait 35 ans, il s’entraînait pour son premier marathon, mais à chaque sortie longue, son ventre le trahissait. Douleurs, diarrhée, arrêt forcé au bout de 45 minutes. Les médecins lui ont dit : SII. Il a tout essayé : régime sans FODMAP, sans gluten, sans lactose. Rien n’y faisait. Quand il est venu me voir, il était au bord du découragement. Ce qu’il ne réalisait pas, c’est que son corps avait associé la course à pied avec une menace. Chaque foulée envoyait une vibration à son intestin, et son cerveau, en mode alerte, disait à son ventre : « Il faut évacuer, maintenant. » L’hypnose a permis de rééduquer cette communication.
« Votre intestin n’est pas un organe stupide. Il apprend. Et ce qu’il a appris, il peut le désapprendre. »
L’hypnose, dans le cadre du SII, ne consiste pas à vous faire dormir ou à vous faire perdre le contrôle. C’est un état de conscience modifié, un peu comme lorsque vous êtes plongé dans un bon film ou absorbé par une conversation passionnante. Vous êtes là, mais votre attention est focalisée, et votre cerveau devient plus réceptif aux suggestions. En hypnose ericksonienne, on utilise des métaphores et des images pour contourner les résistances conscientes et parler directement à votre système nerveux autonome — celui qui gère votre digestion sans que vous y pensiez.
Concrètement, on va apprendre à votre intestin à se détendre. Imaginez que votre côlon est un poing serré en permanence. L’hypnose va lui donner la permission de s’ouvrir, de relâcher la pression. On peut utiliser l’image d’une rivière qui coule doucement, ou d’un jardin dont on arrose les plantes avec un filet d’eau tiède. Ces métaphores ne sont pas des « trucs de gourou » : elles activent les mêmes zones du cerveau que si vous viviez réellement la situation. Des études en neuro-imagerie montrent que l’hypnose modifie l’activité du cortex cingulaire antérieur et de l’insula, deux régions impliquées dans la perception de la douleur et la régulation viscérale.
Mais il ne s’agit pas seulement de détente. L’hypnose peut aussi modifier la manière dont vous interprétez les signaux de votre ventre. Vous avez appris, peut-être depuis des années, à considérer chaque gargouillement comme un danger potentiel. L’hypnose vous aide à recadrer cette perception. Ce bruit dans votre ventre n’est plus une alarme, c’est juste le bruit normal de la digestion. Cette petite tension n’est pas une crampe annonciatrice, c’est simplement votre intestin qui fait son travail. On remplace la peur par une curiosité bienveillante.
Un point important : l’hypnose n’est pas un traitement « à la demande » que vous utilisez quand la crise arrive. C’est un entraînement. On travaille sur la régularité, comme pour un sportif qui répète ses gammes. Vous écoutez des séances enregistrées, vous pratiquez l’auto-hypnose, et progressivement, votre système nerveux intègre de nouveaux réflexes. Au bout de quelques semaines, la plupart des personnes constatent une réduction significative de la fréquence et de l’intensité des crises. Pas toutes, mais une majorité. Et ce qui est formidable, c’est que les effets durent. Contrairement à un médicament que vous devez prendre chaque jour, l’hypnose vous laisse une compétence que vous gardez toute votre vie.
L’hypnose seule peut faire des merveilles, mais parfois, elle ne suffit pas. Pourquoi ? Parce que le SII n’est pas toujours qu’un problème mécanique ou nerveux. Il peut être lié à une histoire émotionnelle. C’est là que j’utilise l’IFS, ou Internal Family Systems. Cette approche, que j’ai intégrée à ma pratique, considère que notre psychisme est composé de plusieurs « parties » — des sous-personnalités qui ont chacune leur rôle, leur âge, leur vision du monde. L’une de ces parties peut porter la douleur de votre ventre.
Prenons l’exemple d’Élise, une enseignante de 42 ans. Son SII s’était déclenché après une période de stress intense au travail : conflit avec sa hiérarchie, charge de cours doublée, nuits écourtées. Son ventre était devenu son chef d’orchestre intérieur. Dès qu’elle sentait une tension monter, son côlon répondait. En séance d’IFS, nous avons découvert une « partie » en elle qui était chargée de la protéger. Cette partie, que nous avons appelée « La Sentinelle », avait décidé que le meilleur moyen d’éviter une surcharge émotionnelle était de provoquer un inconfort physique. Pourquoi ? Parce que quand Élise avait mal au ventre, elle était obligée de ralentir, de s’écouter, de dire non. Cette partie avait un bon fond, mais sa stratégie était devenue dysfonctionnelle.
En travaillant avec cette partie, non pas en la combattant mais en la comprenant et en la rassurant, nous avons pu libérer la pression. L’hypnose a servi à apaiser le corps, l’IFS à apaiser l’esprit qui commandait le corps. Aujourd’hui, Élise peut gérer une réunion stressante sans que son ventre ne s’emballe. L’Intelligence Relationnelle, que j’enseigne aussi à mes patients, complète ce travail : elle vous apprend à identifier vos émotions, à les exprimer clairement et à poser des limites. Parce que parfois, le SII est un signal d’alarme que votre corps allume parce que votre bouche n’a pas dit ce qu’elle avait à dire.
« Votre ventre est parfois plus honnête que votre bouche. Quand vous ne dites pas non, il le dit pour vous. »
Je vais être clair : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne guérit pas le SII au sens où elle ne répare pas une lésion — mais il n’y en a pas. Elle ne remplace pas un avis médical. Si vous avez des symptômes digestifs, la première étape est toujours de consulter un médecin pour écarter d’autres pathologies (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, intolérances alimentaires sévères). L’hypnose intervient en complément, souvent après que le diagnostic de SII a été posé.
Elle ne fonctionne pas non plus si vous n’y mettez pas du vôtre. Je ne peux pas « hypnotiser » quelqu’un qui ne veut pas l’être ou qui reste bloqué dans un scepticisme rigide. L’hypnose est une collaboration. Je vous guide, mais c’est vous qui faites le voyage. Certaines personnes sont très réceptives dès la première séance, d’autres ont besoin de plusieurs tentatives. Et parfois, malgré toute la bonne volonté, cela ne marche pas pour tout le monde. Les études montrent un taux de succès d’environ 60 à 70 % pour le SII, ce qui est excellent comparé à beaucoup de traitements médicamenteux, mais cela signifie aussi qu’environ un tiers des personnes ne voient pas d’amélioration significative.
Par ailleurs, l’hypnose ne vous rendra pas insensible à la douleur. Vous ne deviendrez pas un robot sans émotions. Vous apprendrez plutôt à accueillir la sensation sans paniquer, à laisser la vague passer sans vous noyer dedans. La douleur peut diminuer, mais elle peut aussi changer de nature : devenir moins aiguë, moins fréquente, ou plus facile à gérer. L’objectif n’est pas d’avoir un ventre silencieux 24 heures sur 24, mais de retrouver une liberté de mouvement et une tranquillité d’esprit.
Enfin, l’hypnose ne vous isolera pas de votre alimentation. Manger équilibré, éviter les déclencheurs évidents (café, alcool, plats trop gras) reste utile. Mais ce qui change, c’est votre rapport à la nourriture. Vous n’êtes plus dans la peur de manger, vous êtes dans le choix éclairé. Vous savez que vous pouvez gérer un écart sans que ce soit une catastrophe. C’est une libération.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer à vous soulager. Voici trois choses que vous pouvez mettre en place dès aujourd’hui.
1. La respiration ventrale apaisante. Asseyez-vous confortablement. Posez une main sur votre ventre. Inspirez lentement par le nez en imaginant que vous gonflez un ballon dans votre bas-ventre. Pas dans la poitrine, dans le ventre. Expirez doucement par la bouche, comme si vous souffliez dans une paille. Faites cela pendant 2 à 3 minutes, plusieurs fois par jour. Cela envoie un signal à votre système nerveux parasympathique : « Tout va bien, on peut se détendre. » C’est simple, gratuit, et ça marche.
2. Tenez un journal de vos émotions. Pas un journal alimentaire (vous en avez sûrement déjà fait assez). Un journal émotionnel. Avant chaque crise, notez ce que vous ressentiez sur le plan émotionnel dans les heures qui précédaient. Colère ? Tristesse ? Anxiété ? Frustration ? Vous allez vite repérer des motifs. Par exemple, beaucoup de personnes avec un SII constatent que leurs crises surviennent le dimanche soir, avant la reprise du travail. L’émotion sous-jacente est souvent une angoisse de performance. Mettre des mots sur ces émotions, c’est déjà les désamorcer.
3. L’auto-hypnose en 5 minutes. Trouvez un endroit calme. Fermez les yeux. Imaginez que votre ventre est une éponge. Elle est pleine, lourde, saturée. Maintenant, visualisez une lumière chaude, dorée, qui descend de votre tête jusqu’à votre ventre. À mesure que cette lumière descend, l’éponge se vide doucement. Elle devient plus légère, plus souple. Les fibres se détendent. Vous pouvez même entendre un petit bruit de gouttes qui tombent. Restez avec cette image une minute, puis ouvrez les yeux. C’est une première graine que vous plantez. Plus vous le faites, plus la réponse de détente devient automatique.
Ces exercices ne remplacent pas un accompagnement personnalisé, mais ils sont un excellent point de départ. Vous reprenez le contrôle là où vous l’aviez perdu.
Si vous sentez que votre ventre dirige votre vie depuis trop longtemps, il est peut-être temps de franchir le pas. Consulter un praticien en hypnose spécialisé dans le SII, ce n’est pas un aveu de faiblesse, c’est un acte de courage. C’est dire à votre corps : « Je t’écoute, mais je ne te laisse plus faire la loi. »
Un accompagnement typique pour le SII dure entre 4 et 8 séances. La première est un entretien approfondi pour comprendre votre histoire, vos déclencheurs, et vos objectifs. Ensuite, on alterne entre séances d’hypnose et, si besoin, travail avec l’IFS ou l’Intelligence Relationnelle. Je vous donne aussi des enregistrements à écouter chez vous, pour ancrer les apprentissages. La plupart des gens ressentent une amélioration notable après 3 à 4 séances.
Ce que je vois dans mon cabinet de Saintes, c’est que les personnes qui viennent me voir ne sont pas seulement en quête de symptômes réduits. Elles viennent chercher une réconciliation avec leur corps. Elles en ont marre de se sentir trahies par leur ventre, marre de planifier leur vie autour de lui. Et ce qui est beau, c’est que cette réconciliation est possible. Pas toujours totale, mais suffisante pour retrouver une qualité de vie.
Alors, si vous en avez assez de souffrir en silence, si vous voulez explorer une voie qui ne passe pas par la pharmacie, je vous invite à prendre contact. On peut en discuter sans engagement, juste pour voir si l’hypnose peut répondre à votre situation. Vous n’êtes pas seul. Votre ventre n’est pas un ennemi. C’est juste un messager qui a besoin qu’on lui apprenne à parler plus doucement.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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