3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Ce qui change vraiment dans la pratique pour soulager vos symptômes.
Vous êtes peut-être venu me voir un jour en vous disant : « Je ne veux pas qu’on me fasse “l’hypnose” avec un pendule ou des yeux qui se révulsent. » Je vous comprends. L’image que l’on a de l’hypnose est souvent celle du spectacle, ou celle d’un praticien qui vous endort d’une voix monotone pour effacer un symptôme comme on efface une tache.
Pourtant, entre la pratique de Franz Anton Mesmer au XVIIIe siècle et celle de Milton Erickson au XXe, il y a un monde. Un monde qui change tout pour vous, pour votre bien-être. Si vous cherchez à soulager une anxiété tenace, une douleur chronique ou un blocage qui vous empêche d’avancer, comprendre ces trois différences majeures peut transformer votre regard sur ce que vous allez vivre.
Voici ce qui change vraiment dans la pratique.
Mesmer pensait qu’il possédait un fluide magnétique. Il croyait qu’un « magnétisme animal » circulait entre lui et son patient. Pour lui, le guérisseur était un transmetteur, presque un magicien. Il installait des baquets remplis d’eau, de limaille de fer et de bouteilles magnétisées, faisait asseoir ses patients en cercle, et les touchait avec une baguette de fer. Le patient devait se laisser faire, passif, recevoir ce fluide comme on reçoit une transfusion.
Si vous êtes venu me voir en pensant que « l’hypnose, c’est le praticien qui fait tout », vous êtes encore dans ce schéma mesmerien. C’est rassurant, d’une certaine manière : on se décharge de la responsabilité. On vient avec l’espoir qu’un spécialiste va « réparer » quelque chose en nous sans qu’on ait à y participer.
Erickson a totalement renversé ce postulat. Pour lui, le pouvoir est en vous. Il disait souvent : « Je ne guéris personne, je crée les conditions pour que la personne se guérisse elle-même. » Ce n’est pas une formule. C’est une philosophie concrète. Quand je travaille avec vous, je ne vous « endors » pas. Je vous accompagne dans un état de conscience modifié, certes, mais c’est votre inconscient qui fait le travail.
Prenons un exemple. Julie, 42 ans, courait après son anxiété depuis des années. Elle était convaincue que j’allais « enlever » sa peur de parler en public. Elle s’attendait à ce que je dise « quand vous entendrez le mot réunion, vous serez calme ». Mais ce n’est pas comme ça que ça marche. En Ericksonienne, j’ai simplement créé un espace sécurisé. Je lui ai raconté une métaphore sur un jardinier qui ne force pas une graine à pousser, mais qui lui donne la terre, l’eau et la lumière. Pendant ce temps, son inconscient a trouvé sa solution. Elle n’a pas perdu sa peur. Elle a appris à l’écouter, à lui donner une place, et à la transformer en vigilance utile.
Ce qui change pour vous : Vous n’êtes plus un patient passif. Vous devenez un acteur de votre changement. Vous n’avez pas besoin de « croire » en moi ou en un fluide. Vous avez juste besoin d’accepter que vous avez déjà en vous les ressources pour aller mieux. Le praticien n’est qu’un guide, pas un magicien.
Ce que cela fait dans votre vie : Cette différence est fondamentale pour votre autonomie. Avec Mesmer, vous dépendez du praticien. Vous devez revenir sans cesse pour des « recharges ». Avec Erickson, vous repartez avec une compétence. Vous avez appris à votre inconscient à coopérer. La prochaine fois que l’anxiété monte, vous n’aurez pas besoin de moi. Vous aurez intégré un nouveau chemin neuronal. C’est la différence entre un pansement et une cicatrisation.
Mesmer voyait le symptôme comme un déséquilibre mécanique. Pour lui, une maladie était un blocage du fluide magnétique dans le corps. Le traitement consistait à rétablir le flux. C’est une vision très cartésienne, presque hydraulique : ça circule mal, on débouche. Le symptôme n’a pas de sens, pas d’histoire. C’est juste un dysfonctionnement à corriger.
Beaucoup de personnes viennent me voir avec cette demande légitime : « Enlevez-moi cette douleur. Faites disparaître cette phobie. » Je comprends cette urgence. Quand on souffre, on veut que ça s’arrête, point. On ne veut pas philosopher sur le sens de la douleur.
Erickson a introduit une idée révolutionnaire : le symptôme a une fonction. Il n’est pas le problème, il est une solution inadaptée que votre inconscient a trouvée pour vous protéger. Si vous avez une phobie des araignées, ce n’est pas une « erreur » de votre cerveau. C’est une réponse de protection qui a été, un jour, utile (peut-être pour vous éviter un danger réel ou symbolique). Si vous avez une boulimie, ce n’est pas un « manque de volonté ». C’est une tentative de votre inconscient de combler un vide, d’apaiser une émotion que vous ne pouvez pas exprimer autrement.
Je repense à Marc, 55 ans, cadre commercial. Il souffrait d’un eczéma chronique sur les mains. Il avait tout essayé : crèmes, cortisone, régimes. Il venait me voir en me disant : « Faites en sorte que ça parte. » Pendant trois séances, je n’ai pas touché à son eczéma. Je l’ai invité à dialoguer avec lui. Littéralement. Je lui ai demandé : « Si votre eczéma pouvait parler, que dirait-il ? » Il a ri. Puis, en état modifié, il a « entendu » une voix qui disait : « Arrête de serrer les poings, arrête de vouloir tout contrôler, lâche prise. » Son eczéma était le messager d’un stress professionnel qu’il refoulait. Quand il a commencé à écouter ce message, à modifier sa relation à son travail, l’eczéma a disparu. Pas parce que je l’ai « enlevé », mais parce que sa fonction n’était plus nécessaire.
Ce qui change pour vous : Vous arrêtez de lutter contre vous-même. Vous arrêtez de considérer votre anxiété, votre tic, votre insomnie comme un ennemi intérieur. Vous commencez à lui dire : « D’accord, tu es là. Qu’est-ce que tu essaies de me dire ? » Cette simple posture change tout. Elle transforme la guerre intérieure en dialogue.
Ce que cela fait dans votre vie : Cela réduit la honte et la culpabilité. Beaucoup de personnes se disent : « Je suis faible, je n’arrive pas à contrôler mon stress. » Si le symptôme est un messager, vous n’êtes pas faible. Vous êtes simplement en train d’utiliser une stratégie de survie qui n’est plus adaptée. Vous pouvez en choisir une autre, plus consciente, plus efficace. Votre bien-être ne passe plus par l’éradication, mais par la compréhension et la transformation.
Mesmer utilisait une communication autoritaire et directe. Il ordonnait : « Vous allez dormir. » Il imposait sa volonté. Le patient devait se soumettre. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui l’hypnose « autoritaire » ou « directive ». Ça peut marcher sur certaines personnes très suggestibles, mais ça crée souvent de la résistance. Si vous avez déjà eu un patron qui vous criait dessus, vous savez que ça ne donne pas envie de coopérer.
Beaucoup de personnes ont peur de perdre le contrôle en hypnose. Cette peur vient directement de cette imagerie mesmerienne : un praticien tout-puissant qui prend le pouvoir sur votre esprit. Je vous rassure tout de suite : ce n’est pas possible. Vous êtes toujours en contrôle. Si je vous disais quelque chose qui ne vous convient pas, vous ouvririez les yeux instantanément.
Erickson a inventé une communication indirecte, permissive et métaphorique. Il ne forçait jamais. Il utilisait le langage de l’inconscient : des métaphores, des histoires, des suggestions enveloppées. Il disait : « Vous pouvez vous détendre à votre rythme. » Il laissait des portes ouvertes. Il utilisait le « oui-set » : enchaîner des affirmations vraies et vérifiables pour créer un climat d’accord. Par exemple : « Vous êtes assis dans ce fauteuil, vous entendez ma voix, vous pouvez sentir le contact de vos pieds sur le sol… et peut-être que vous commencez à vous détendre. »
Cette approche respecte profondément votre rythme et votre résistance. Si vous êtes en face de moi et que vous vous dites intérieurement « je ne vais pas me laisser faire », Ericksonien ne combattrait pas cette résistance. Il l’utiliserait. Il dirait : « Et vous pouvez même utiliser cette énergie de résistance pour vous détendre encore plus profondément. » Il transforme l’obstacle en ressource.
Je me souviens de Léa, 28 ans, qui avait une peur panique des aiguilles. Elle était venue en traînant les pieds, persuadée que je vais la « piéger ». Je ne l’ai pas contredite. Je lui ai dit : « Vous avez raison de vous méfier. Votre inconscient sait très bien ce qui est bon pour vous. Je ne vais pas vous forcer à faire quoi que ce soit. Simplement, je vais vous raconter l’histoire d’une rivière qui rencontre un rocher. Elle ne le combat pas. Elle contourne, elle creuse, elle trouve un passage. » Pendant que je parlais, son visage s’est détendu. Elle a laissé son inconscient faire le lien. Elle n’a pas « obéi ». Elle a trouvé sa propre solution. La séance suivante, elle a pu faire une prise de sang sans crise d’angoisse.
Ce qui change pour vous : Vous n’êtes jamais forcé. Vous n’êtes jamais manipulé à votre insu (et si un praticien essaie, vous pouvez partir, c’est votre droit absolu). Vous êtes invité à explorer votre propre jardin intérieur. Vous gardez le volant. Je ne suis que le copilote qui vous montre une carte.
Ce que cela fait dans votre vie : Cela installe une confiance durable. Vous ne développez pas une dépendance au praticien, mais une confiance en votre propre inconscient. Vous apprenez que votre esprit est capable de choses étonnantes sans que vous ayez à le forcer. Vous pouvez appliquer cette communication indirecte avec vous-même : au lieu de vous dire « je dois arrêter de stresser », vous pouvez vous dire « et si je pouvais, à mon rythme, trouver un moyen d’être plus serein ? ». C’est une invitation, pas un ordre.
Mesmer travaillait dans un temps présent et mécanique. La séance avait un début, un milieu et une fin. Le fluide devait circuler maintenant. L’effet devait être immédiat ou ne pas être. C’est une approche très médicale classique : un traitement, un résultat.
Erickson avait un rapport très différent au temps. Il savait que l’inconscient n’a pas la même temporalité que le conscient. Il pouvait planter une suggestion aujourd’hui, et elle germerait dans trois semaines. Il utilisait le « futur antérieur » : « Quand vous aurez intégré ce changement, vous serez étonné de voir à quel point tout semble naturel. » Il créait des « coïncidences » thérapeutiques.
Je pense à ce patient, Antoine, qui venait pour un syndrome de l’intestin irritable. Il était très cartésien, ingénieur. Il voulait des résultats mesurables. Je lui ai raconté une métaphore sur un ordinateur qui avait un virus mineur. Il n’avait pas besoin d’être réinstallé, juste de faire une mise à jour pendant la nuit. Antoine est reparti un peu sceptique. Trois semaines plus tard, il m’a appelé : « Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais mes douleurs ont commencé à diminuer il y a une semaine. » Son inconscient avait travaillé à son rythme, sans que son conscient ne s’en aperçoive.
Ce qui change pour vous : Vous n’avez pas à vous mettre la pression pour « guérir » immédiatement. Vous pouvez laisser le processus se dérouler. Parfois, le changement est spectaculaire et rapide. Parfois, il est subtil et progressif. Les deux sont valables. Vous apprenez à faire confiance au timing de votre inconscient, qui est souvent plus sage que votre mental impatient.
Ce que cela fait dans votre vie : Cela réduit l’angoisse de performance thérapeutique. Vous n’êtes plus en train de regarder votre montre en vous demandant « est-ce que ça marche ? ». Vous vous autorisez à être dans le processus. Cette flexibilité temporelle, vous pouvez l’appliquer à d’autres domaines : la guérison d’une peine de cœur, l’apprentissage d’une compétence, la résolution d’un conflit. Tout ne se fait pas en un claquement de doigts. Et c’est normal.
Mesmer installait une relation de dominant à dominé. Il était le magnétiseur, l’expert, le détenteur du pouvoir. Le patient était le réceptacle, le soumis. Il y avait une distance, un mystère, presque une aura de gourou.
Erickson, bien qu’étant un clinicien brillant, était profondément humble dans sa relation au patient. Il disait : « Chaque personne est unique. Je ne sais pas ce qui est bon pour elle. Je l’accompagne pour qu’elle le découvre. » Il était dans une posture de « non-savoir ». Il ne plaquait pas une théorie. Il observait, il s’adaptait, il utilisait le langage et la carte du monde de la personne.
Concrètement, quand vous êtes dans mon cabinet, je ne suis pas au-dessus de vous. Je suis à côté de vous. Nous explorons ensemble. Je peux vous dire : « Je ne sais pas exactement comment votre inconscient va résoudre ce problème, mais je sais qu’il a déjà toutes les compétences nécessaires. » Cette honnêteté crée une alliance thérapeutique solide.
Ce qui change pour vous : Vous n’êtes pas un dossier, vous êtes une personne. Votre vécu, votre histoire, votre langage sont respectés. Vous n’avez pas à vous adapter à une méthode rigide. C’est la méthode qui s’adapte à vous. Vous êtes le créateur de votre changement, je ne suis que le catalyseur.
Ce que cela fait dans votre vie : Cela vous redonne de la dignité et de l’estime de soi. Vous n’êtes plus un « cas », vous êtes un humain avec une histoire unique. Cette expérience de collaboration respectueuse peut devenir un modèle pour d’autres relations dans votre vie : vous méritez d’être écouté, respecté et accompagné, pas dominé ou infantilisé.
Mesmer imposait le changement de l’extérieur. Le fluide magnétique venait de lui, il « faisait » quelque chose au patient. Le patient était modifié par une force extérieure. C’est très confortable pour le conscient : « Ce n’est pas de ma faute, c’est le magnétiseur qui m’a changé. » Mais ça ne tient pas sur la durée.
Erickson croyait que le changement doit émerger de l’intérieur. Il ne peut pas être imposé. Il peut être provoqué, facilité, mais il doit venir de vos propres ressources. Il disait : « Le patient a déjà en lui toutes les ressources nécessaires pour résoudre son problème. » Mon rôle est de l’aider à y accéder.
C’est comme un jardinier qui ne fait pas pousser les plantes. Il prépare le sol, il arrose, il enlève les mauvaises herbes. Mais la plante pousse par elle-même. Elle utilise sa propre énergie, sa propre programmation génétique. Le jardinier ne crée pas la vie, il la favorise.
Ce qui change pour vous : Le changement que vous vivez est votre changement. Il vous appartient. Il est authentique. Il n’est pas un costume mal ajusté. Vous ne risquez pas de « rechuter » parce que vous n’avez pas intégré la solution d’un autre. Vous avez trouvé la vôtre. Elle est solide, parce qu’elle vient de votre propre
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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