3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Conseils simples pour ancrer les changements au quotidien.
Tu viens de sortir de ma consultation, à Saintes. Tu as vécu ta première séance d’hypnose ericksonienne. Peut-être que tu te sens léger, un peu flottant, comme si le monde avait ralenti. Peut-être que tu es surpris : « C’était ça, l’hypnose ? Je pensais que je dormirais ou que je perdrais le contrôle. » Ou alors, tu es fatigué, comme après un long trajet en voiture, avec une envie de t’allonger et de ne rien faire. C’est normal. Ce que tu viens de vivre, c’est un état modifié de conscience, un moment où ton inconscient a travaillé sans que ton mental critique vienne mettre son grain de sel.
Mais une question revient souvent, juste après que tu aies ouvert les yeux et repris doucement contact avec la pièce : « Et maintenant, je fais quoi ? » C’est une excellente question. Parce que la séance d’hypnose n’est pas une baguette magique. Ce n’est pas parce que tu as passé une heure dans un fauteuil confortable, guidé par ma voix, que tout va se régler tout seul comme par enchantement. L’hypnose, c’est un outil. Un levier. Elle ouvre une porte, elle desserre un nœud, elle remet en mouvement ce qui était bloqué. Mais c’est à toi, dans les heures et les jours qui suivent, d’apprendre à marcher dans cette nouvelle direction.
Je vais être honnête avec toi : j’ai vu des personnes repartir de mon cabinet avec une transformation intérieure énorme, mais qui est restée lettre morte parce qu’elles sont retournées dans leur vie sans rien changer. Et j’ai vu d’autres personnes, qui vivaient un petit changement tout simple, le cultiver jour après jour, jusqu’à ce qu’il devienne une évidence. La différence entre les deux ? Ce qu’elles ont fait après la séance.
Alors, concrètement, que faire pour prolonger les effets de ta séance d’hypnose ? Voici ce que je propose à mes patients, ce que je leur écris parfois sur une carte, ou ce que je leur glisse à l’oreille avant qu’ils ne repartent vers le centre-ville de Saintes.
Tu as peut-être ressenti un état de calme profond pendant la séance. Une sensation de lourdeur dans les bras, une chaleur dans le ventre, l’impression que tes pensées s’éloignaient comme des nuages. C’était agréable, non ? Puis tu es sorti, tu as regardé ton téléphone, tu as répondu à un message, tu as marché dans la rue. Et là, doucement, la machine mentale s’est remise en route.
« C’était bien, mais est-ce que ça va marcher ? » « Je n’ai pas l’impression d’avoir changé quelque chose de concret. » « Peut-être que je n’étais pas assez réceptif. »
Ce que tu entends là, c’est la voix de ton mental critique. C’est la partie de toi qui analyse, qui compare, qui doute. Et c’est normal. Cette partie fait son boulot : elle te protège du changement, parce que le changement, même positif, est perçu par le cerveau comme une menace potentielle. Le connu, même douloureux, est plus rassurant que l’inconnu, même libérateur.
Après une séance d’hypnose, ton inconscient a reçu des suggestions, des images, des métaphores. Il a commencé à les intégrer. Mais ton mental, lui, n’a pas été invité à la fête. Et il va essayer de reprendre le contrôle. C’est pourquoi les premières 24 à 48 heures sont cruciales. Si tu laisses ton mental tout reprendre en main, tu risques de « refermer » la porte que l’hypnose a ouverte.
Alors, la première chose à faire, c’est d’accepter que tu ne contrôles pas tout. De faire confiance au processus. Tu n’as pas besoin de « vérifier » si ça a marché. Tu n’as pas besoin de te poser la question toutes les cinq minutes. Laisse faire. Le changement, c’est comme planter une graine. Tu ne vas pas la déterrer tous les jours pour voir si elle pousse. Tu l’arroses, tu lui donnes de la lumière, et tu attends.
« Ce qui se joue dans l’hypnose n’a pas besoin d’être compris pour être efficace. Tu peux laisser ton inconscient faire son travail sans que ton mental vienne mettre son nez partout. »
Un des pièges les plus fréquents après une séance, c’est de vouloir « reproduire » l’état d’hypnose chez soi. Tu te dis : « J’ai ressenti quelque chose de fort, je veux le retrouver tout de suite. » Alors tu fermes les yeux, tu essaies de te concentrer, et plus tu forces, plus ça s’éloigne. C’est comme vouloir attraper de l’eau avec les mains : plus tu serres, plus elle file entre tes doigts.
Laisse tomber la volonté de contrôle. L’état d’hypnose n’est pas un objet que tu possèdes. C’est une capacité naturelle que tu as, et que tu peux laisser revenir, sans la chercher. Le meilleur moyen de prolonger l’effet d’une séance, c’est de ne pas essayer de le reproduire. C’est d’accueillir ce qui vient, simplement.
Peut-être que dans les jours qui suivent, tu vas ressentir des émotions inattendues. De la tristesse, de la colère, ou au contraire une joie soudaine. Peut-être que tu vas avoir des rêves étranges, ou des souvenirs qui remontent. Peut-être que tu vas ressentir une fatigue inhabituelle, comme si ton corps avait besoin de rattraper des années de tension.
Tout cela est normal. C’est le signe que quelque chose bouge. Ne juge pas ces ressentis. Ne les étiquette pas comme « bons » ou « mauvais ». Accueille-les comme des invités. Dis-toi simplement : « Ah, voilà quelque chose qui se présente. » Et laisse-le passer. Ne t’y accroche pas, ne le repousse pas. Laisse-le traverser.
Si tu sens une émotion forte monter, tu peux poser une main sur ton ventre ou sur ton cœur, et respirer doucement. Juste trois respirations. Sans chercher à comprendre pourquoi. Sans vouloir la faire disparaître. Juste être présent à ce qui est.
Tu peux aussi tenir un petit carnet à côté de ton lit. Pas pour écrire un journal intime, non. Juste pour noter, le matin au réveil, la première chose qui te vient à l’esprit. Un mot, une image, une sensation. Sans analyse. C’est une façon de dialoguer avec ton inconscient, de lui dire : « Je suis attentif à ce que tu me montres. »
Je vais être très concret, parce que c’est ce que tu attends. Voici une petite liste d’actions simples, que tu peux mettre en place dès que tu quittes mon cabinet ou le lendemain matin.
D’abord, hydrate-toi. L’hypnose, c’est un travail intérieur. Ton cerveau a été actif, même si tu avais l’impression de te reposer. Bois un grand verre d’eau. Pas de café, pas d’alcool. Juste de l’eau. Ça aide à intégrer les suggestions.
Ensuite, ne prends pas de décision importante dans les 24 heures qui suivent. Sérieusement. Je dis ça à tous mes patients. Tu sors d’un état où ton mental n’était pas aux commandes. Tu es dans une phase d’intégration. C’est un mauvais moment pour signer un contrat, acheter une voiture ou rompre avec quelqu’un. Attends un jour ou deux. Laisse ton esprit se poser.
Troisième chose : si tu as un moment dans la journée, assieds-toi cinq minutes, les yeux ouverts ou fermés, et laisse ton regard se perdre sur un point fixe. Un arbre par la fenêtre, une tache sur le mur, la flamme d’une bougie. Sans rien faire d’autre. Juste regarder. Si des pensées viennent, laisse-les passer. C’est une façon de retrouver cet état de conscience légèrement modifié que tu as expérimenté en séance. C’est un ancrage simple, qui ne prend que quelques minutes.
Quatrième point : évite de raconter la séance en détail à tout le monde. Je sais, c’est tentant. Tu veux partager ton expérience. Mais en la racontant, tu vas la « mettre en mots », la rationaliser, la découper. Or, l’hypnose agit par métaphores et par ressentis, pas par explications logiques. En la racontant, tu risques de la vider de sa substance. Laisse-la infuser en toi. Si tu veux en parler, choisis une personne de confiance, et dis juste : « C’était intéressant, je me sens apaisé. » Pas besoin d’en dire plus.
Enfin, si tu as des douleurs physiques, des tensions, écoute ton corps. L’hypnose peut libérer des blocages émotionnels qui étaient stockés dans le corps. Il n’est pas rare d’avoir des courbatures, des sensations de froid ou de chaleur, des picotements. C’est normal. Bouge doucement. Fais une promenade. Étire-toi. Ne force pas. Ton corps est en train de se réorganiser.
La séance d’hypnose, c’est un coup de pouce. Un accélérateur. Mais pour que le changement s’installe vraiment, il faut que tu crées un terrain favorable. C’est là que l’habitude entre en jeu.
Prenons un exemple. Imaginons que tu sois venu pour une phobie, disons la peur de prendre la parole en public. Pendant la séance, on a travaillé sur une image de toi, calme et confiant, debout devant un groupe. Tu as ressenti cette confiance dans ton corps. C’était réel. Mais si tu rentres chez toi et que tu passes les trois semaines suivantes à éviter toute situation de prise de parole, cette image va s’effacer. Elle n’aura pas été nourrie.
Le changement, c’est comme un chemin dans une forêt. La première fois que tu passes, c’est difficile, les ronces grattent. La deuxième fois, c’est un peu plus facile. La dixième fois, c’est un sentier bien tracé. L’hypnose, c’est le premier passage. À toi de marcher sur le chemin.
Alors, comment faire ? Identifie une petite action, minuscule, que tu peux faire chaque jour pour renforcer le changement. Si tu travailles sur la confiance, ce peut être de dire bonjour à un inconnu dans la rue. Si tu travailles sur l’arrêt du tabac, ce peut être de retarder ta première cigarette de cinq minutes chaque jour. Si tu travailles sur l’anxiété, ce peut être de prendre trois respirations profondes avant de répondre à un message stressant.
Ne vise pas grand. Vise ridiculement petit. L’important, c’est la répétition, pas l’intensité. Une action minuscule, faite chaque jour, crée un sillon neuronal. Et ce sillon, c’est la nouvelle habitude.
Tu peux aussi utiliser un signal. Un bracelet, une pierre dans ta poche, un mot écrit sur un post-it. Quand tu le vois ou le touches, tu te rappelles l’état dans lequel tu étais pendant la séance. Tu respires une fois, et tu laisses ce sentiment revenir. C’est un ancrage. C’est une façon de dire à ton inconscient : « On y est. On est dans l’espace du changement. »
« Le changement durable ne vient pas d’une seule séance, aussi puissante soit-elle. Il vient de la répétition douce de gestes minuscules, choisis avec soin, répétés sans exigence. »
Il arrive que des personnes me disent : « Thierry, j’ai eu une belle séance, mais au bout de trois jours, je suis retombé dans mes vieilles habitudes. » Ou pire : « Je n’ai rien ressenti du tout. Je suis sorti de la séance comme j’y suis entré. »
Je vais être honnête avec toi : c’est possible. Et ce n’est pas un échec. L’hypnose n’est pas une science exacte. Parfois, le changement est immédiat et spectaculaire. Parfois, il est souterrain, presque invisible. Parfois, il prend du temps.
Si tu ne ressens rien, ne panique pas. Ne conclus pas que « l’hypnose ne marche pas sur toi ». Demande-toi plutôt : est-ce que j’ai laissé de la place à ce changement ? Est-ce que je suis retourné dans mon quotidien exactement comme avant ? Est-ce que j’ai inconsciemment saboté le travail ?
Il m’est arrivé de recevoir des patients qui, trois semaines après une séance, me disent : « Je n’ai rien vu venir, et puis hier, j’ai réalisé que je n’avais pas eu de crise d’angoisse depuis deux semaines. » Le changement était là, mais il était discret, comme une rivière qui coule sous la terre.
Si les effets s’estompent, c’est souvent parce que tu as laissé ton mental reprendre le dessus. Tu es retourné dans la course, les listes de tâches, les écrans. Tu as arrêté d’écouter ton corps. C’est normal, la vie est exigeante. Mais tu peux revenir à l’essentiel.
Voici une chose que tu peux faire tout de suite : ferme les yeux, prends une inspiration lente, et rappelle-toi un moment de la séance. Un mot que j’ai dit, une image que tu as vue, une sensation dans ton corps. Laisse-la revenir, juste quelques secondes. Puis ouvre les yeux. Tu viens de réactiver l’ancrage. Tu peux le faire plusieurs fois par jour, chaque fois que tu te sens débordé ou que tu sens que le changement s’éloigne.
Si vraiment tu sens que tu es bloqué, que le changement n’a pas eu lieu, alors il est peut-être temps de revenir. Pas pour « refaire la même chose », mais pour explorer ce qui a résisté. Parfois, une seule séance suffit. Parfois, il en faut trois ou quatre. Ce n’est pas une course. C’est un chemin.
Nous vivons dans une culture de l’immédiateté. Tout doit aller vite. Les résultats doivent être visibles tout de suite. Mais le changement intérieur, lui, n’obéit pas à cette logique. Il a besoin de silence. De temps. De non-action.
Après une séance d’hypnose, tu as semé une graine. Cette graine a besoin de terre, d’eau, de lumière, mais surtout de temps. Si tu la déterres tous les jours pour vérifier si elle a germé, elle ne poussera pas.
Alors accorde-toi ce temps. Les jours qui suivent la séance, évite de surcharger ton agenda. Si tu peux, passe un moment dans la nature. Marche lentement, sans écouteurs. Regarde les arbres, le ciel, les nuages. Laisse ton esprit vagabonder. C’est dans ces moments de flottement que l’inconscient continue à travailler.
Tu peux aussi écouter de la musique sans paroles. Pas pour te concentrer, mais pour te laisser porter. La musique instrumentale, les sons de la nature, les fréquences douces. Cela crée un espace de résonance avec l’état d’hypnose.
Et surtout, ne te force pas à « aller bien ». Si tu es triste, sois triste. Si tu es fatigué, repose-toi. Si tu as envie de pleurer, pleure. Le changement n’est pas un chemin linéaire et joyeux. Il est fait de hauts et de bas, de doutes et de certitudes. Accueille tout cela.
Un conseil que je donne souvent : avant de dormir, dans les trois nuits qui suivent la séance, pose ta main sur ton ventre et dis-toi intérieurement : « Je laisse mon inconscient continuer son travail pendant que je me repose. » C’est une simple intention. Mais elle crée un pont entre la séance et ton sommeil. Beaucoup de patients me rapportent des rêves très clairs, ou des réveils avec une sensation de clarté.
Tu l’auras compris, une séance
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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