3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Deux approches, un objectif : laquelle vous aide à dire stop enfin.
Vous êtes assis dans la salle d’attente. La dernière cigarette, vous l’avez écrasée il y a une heure, avec la promesse solennelle que celle-ci serait la dernière. Mais déjà, votre main cherche machinalement le paquet dans la poche. Votre esprit tourne : « Cette fois, j’y vais, je me fais hypnotiser. Mais au fait, comment ça marche vraiment ? Est-ce que le praticien va me prendre le contrôle de mon cerveau ? Et quelle différence entre toutes ces méthodes ? »
Je reçois cette question presque chaque semaine dans mon cabinet à Saintes. Un commercial de 42 ans, après trois tentatives de patchs et deux de gommes à mâcher, me confiait : « Thierry, j’ai l’impression que mon cerveau est un champ de bataille. Une partie de moi veut arrêter, l’autre partie me fait allumer une clope sans même que je m’en rende compte. »
Cette bataille intérieure, vous la connaissez. Et c’est exactement là que l’hypnose peut intervenir. Mais attention : toutes les hypnoses ne se ressemblent pas. Entre l’hypnose classique, souvent autoritaire, et l’hypnose ericksonienne, plus douce et collaborative, le choix peut changer radicalement votre expérience… et vos résultats.
Alors, laquelle est faite pour vous ? Je vous propose de lever le voile sur ces deux approches, sans jargon, sans promesses magiques, avec des exemples concrets de ce que vous vivrez réellement.
« J’ai cru longtemps que l’hypnose, c’était un spectacle avec une montre à gousset. La réalité est bien plus subtile, et bien plus puissante, quand on comprend ce qui se joue dans notre propre tête. »
Commençons par celle que tout le monde imagine. L’hypnose classique, parfois appelée directe ou autoritaire, est celle popularisée par les shows télévisés et les vieux films. Le praticien vous dit : « Vous allez dormir profondément, et quand vous vous réveillerez, vous n’aurez plus envie de fumer. » Ça a l’air simple, rassurant, presque magique.
Dans cette approche, le thérapeute utilise des suggestions directes et impératives. Il guide votre esprit vers un état de transe plus ou moins profond, puis plante littéralement une « instruction » dans votre inconscient. Par exemple : « La cigarette a un goût de cendrier froid. » ou « Votre main refusera de porter la cigarette à votre bouche. »
Comment ça se passe concrètement ?
Imaginez un chef d’orchestre qui dirige chaque musicien. Le praticien est le chef, vous êtes l’orchestre. Il vous dit quoi faire, et votre inconscient, en état de réceptivité maximale, exécute. Pour certaines personnes, ce cadre est parfait. Elles aiment qu’on leur dise quoi faire, elles veulent un résultat rapide, et elles n’ont pas envie de comprendre pourquoi elles fument.
Les avantages de l’hypnose classique pour le sevrage tabagique :
Mais le revers de la médaille :
Le problème, c’est que votre inconscient n’est pas un soldat aveugle. Si une partie de vous refuse d’arrêter (parce que la cigarette est votre seul moment de pause, votre anxiolytique, votre rituel social), l’hypnose classique peut buter sur un mur. Le message direct peut être rejeté, et vous vous retrouvez à fumer en cachette, avec une culpabilité immense.
Je me souviens de Laure, une infirmière de 35 ans, venue après une séance d’hypnose classique chez un confrère. « Ça a marché deux jours. Puis j’ai recommencé, mais avec une honte terrible. Je me sentais comme une mauvaise élève. » Son inconscient avait refusé l’ordre, mais elle n’avait pas les clés pour comprendre pourquoi.
L’hypnose classique fonctionne bien quand :
Elle fonctionne moins bien quand :
« L’hypnose classique, c’est comme un coup de marteau sur un clou. Si le clou est droit, ça marche. Si le clou est tordu, ça casse tout. »
Milton Erickson, le père de cette approche, était un génie de la communication thérapeutique. Victime de poliomyélite, il avait appris à observer les moindres signaux de ses patients. Son hypnose n’est pas un ordre, c’est une invitation.
Là où l’hypnose classique dit « faites ceci », l’hypnose ericksonienne dit « et si nous explorions ensemble ce qui se cache derrière votre besoin de fumer ? »
Concrètement, quand vous venez me voir à Saintes pour arrêter de fumer avec l’hypnose ericksonienne, voici ce qui se passe :
On ne lutte pas contre votre addiction : on va plutôt dialoguer avec la partie de vous qui veut fumer. Oui, cette partie a une bonne raison d’exister. Peut-être qu’elle vous permet de gérer votre stress, de vous accorder une pause, ou de vous sentir adulte et libre. Au lieu de la combattre, on va la remercier, puis lui trouver un nouveau job.
On utilise votre langage : là où l’hypnose classique utilise des suggestions standardisées (« la cigarette est dégoûtante »), l’hypnose ericksonienne utilise vos propres métaphores. Si vous me dites « fumer, c’est comme une bouffée d’air dans ma journée étouffante », je vais travailler avec cette image.
On respecte votre rythme : certaines personnes ont besoin de trois séances, d’autres de six. Certaines arrêtent du jour au lendemain, d’autres réduisent progressivement. L’hypnose ericksonienne s’adapte à vous, pas l’inverse.
Un exemple concret :
Prenons Marc, un commercial de 47 ans. Il fumait deux paquets par jour depuis vingt-cinq ans. Lors de notre première séance, il m’a dit : « La cigarette, c’est mon seul moment où je ne pense à rien. Sans elle, mon cerveau va exploser. »
En hypnose classique, je lui aurais dit : « Vous allez trouver le calme sans la cigarette. » Une suggestion directe, mais qui n’aurait peut-être pas fonctionné, car son inconscient associait clope = calme.
En hypnose ericksonienne, j’ai utilisé sa métaphore. Je lui ai raconté l’histoire d’un homme qui avait une soupape de sécurité trop bruyante. Au lieu de la supprimer, il a appris à réguler la pression autrement. Pendant la transe, j’ai installé une ressource : un endroit intérieur où il pouvait retrouver ce calme sans avoir besoin de fumer. Nous avons aussi travaillé sur la « partie stressée » de lui, en lui donnant d’autres outils pour lâcher prise.
Résultat : Marc a arrêté en trois semaines, sans crise d’angoisse. Pas parce que je lui ai ordonné, mais parce que son propre inconscient a trouvé une solution sur mesure.
Les avantages de l’hypnose ericksonienne :
Les inconvénients :
« L’hypnose ericksonienne, c’est comme apprendre à pêcher plutôt que recevoir un poisson. Ça prend plus de temps, mais vous ne serez plus jamais dépendant du pêcheur. »
Vous vous demandez probablement : « D’accord Thierry, mais moi, comment je sais ce qui me correspond ? »
Voici un petit test que je propose à mes patients lors de la première consultation gratuite. Répondez honnêtement à ces questions :
Question 1 : Quand vous décidez quelque chose, vous préférez :
Question 2 : Face à une difficulté, vous êtes plutôt :
Question 3 : Votre rapport à la cigarette :
Question 4 : Avez-vous déjà essayé d’arrêter ?
Question 5 : Combien de temps êtes-vous prêt à consacrer à cette démarche ?
Résultat :
Attention : Ce test n’est pas une science exacte. J’ai vu des profils « A » adorer l’hypnose ericksonienne, et des profils « B » être bluffés par une séance classique. L’important, c’est ce que vous ressentez en séance. Un bon praticien saura s’adapter.
Je veux être honnête avec vous. L’hypnose, qu’elle soit classique ou ericksonienne, n’est pas une baguette magique. Voici ce qu’elle ne fait pas :
Elle ne vous fait pas arrêter contre votre volonté : Si vous n’avez pas une vraie motivation, aucune hypnose ne fonctionnera. Elle peut renforcer votre décision, pas la créer à votre place.
Elle ne supprime pas le manque physique : La dépendance à la nicotine est réelle. L’hypnose peut atténuer les symptômes de sevrage, mais elle ne les annule pas. Vous aurez probablement quelques jours inconfortables.
Elle ne change pas votre vie du jour au lendemain : Si vous fumiez pour gérer votre stress, vous devrez apprendre de nouvelles façons de faire. L’hypnose vous donne des outils, mais c’est à vous de les utiliser.
Elle ne fonctionne pas si vous êtes sceptique fermé : Il n’est pas nécessaire d’y croire dur comme fer, mais il faut être ouvert à l’expérience. Si vous venez en pensant « ça ne marchera pas », vous avez raison.
Ce qu’elle fait en revanche :
Une patiente m’a dit récemment : « Ce que j’ai aimé, c’est que je n’ai pas eu l’impression de perdre quelque chose. J’ai eu l’impression de gagner une liberté. » C’est ça, le vrai changement.
La vérité, c’est que la plupart des bons praticiens n’utilisent pas une méthode exclusive. Ils ont une boîte à outils. Parfois, ils commencent par une approche ericksonienne pour explorer les résistances, puis utilisent une suggestion directe au moment opportun.
Dans mon cabinet, je fais souvent ceci : en première séance, on explore ensemble votre carte du monde, vos métaphores, vos résistances. Je plante des graines avec l’hypnose ericksonienne. En deuxième séance, si je sens que votre inconscient est prêt à recevoir une instruction claire, je peux utiliser une suggestion directe. Par exemple : « À partir de maintenant, votre corps sait que la cigarette n’est plus une option. »
Pourquoi cette intégration est puissante ?
C’est un peu comme un cuisinier qui utilise différentes techniques selon le plat. Parfois, il faut saisir à feu vif (hypnose classique), parfois il faut mijoter longtemps (hypnose ericksonienne). Le résultat, c’est un plat qui vous correspond.
Un dernier point crucial : Le plus important n’est pas la méthode, mais la qualité de la relation avec votre praticien. Vous devez vous sentir en confiance, écouté, respecté. Si ce n’est pas le cas, même la meilleure technique ne marchera pas.
Vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est que vous êtes sérieux dans votre démarche. Alors voici ce que je vous propose de faire maintenant, avant même de prendre rendez-vous :
1. Tenez un journal de vos cigarettes pendant 3 jours. Notez : l’heure, l’endroit, l’émotion ressentie juste avant, et le niveau d’envie (de 1 à 10). Ça vous paraît simple ? C’est l’exercice le plus puissant pour comprendre votre pattern.
2. Identifiez votre « cigarette reine » : celle qui vous semble impossible à supprimer. Celle du café le matin ? Après le repas ? En conduisant ? C’est par elle qu’on commencera en séance.
3. Posez-vous une question honnête : « Qu’est-ce que je suis prêt à mettre en place pour remplacer la cigarette ? » Une marche ? Une respiration ? Un verre d’eau ? Votre inconscient a besoin de savoir ce qu’il gagne en échange de ce qu’il perd.
4. Si vous hésitez encore entre les deux approches : venez pour une première séance découverte. Je ne vous vendrai pas de méthode. On explorera ensemble ce qui résonne pour vous.
Je ne vous promets pas que l’hypnose sera un long fleuve tranquille. Je vous promets que c’est un chemin possible, et que vous n’aurez pas à le faire seul. Que vous choisissiez l’hypnose classique, ericksonienne, ou un mélange des deux, l’essentiel est de faire ce premier pas.
« Arrêter de fumer, ce n’est pas perdre un plaisir. C’est gagner une liberté que vous aviez oubliée. »
Si vous êtes à Saintes ou dans les environs, je serais ravi de vous accompagner. Sinon, cherchez un praticien avec qui vous sentez une connexion. La méthode compte, mais la personne qui vous guide compte tout autant.
Prenez soin de vous. Et souvenez-vous : chaque cigarette non fumée est une victoire silencieuse que personne ne voit, sauf vous.
Thierry Sudan Praticien en hypnose ericksonienne, I
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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