3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Des solutions douces pour des nuits paisibles sans médicaments.
Tu as passé une énième nuit à regarder le plafond, à tourner dans ton lit, à consulter l’heure sur ton téléphone en te disant « il me reste 4 heures, 3 heures, 2 heures… ».
Tu n’es pas seul·e. Dans mon cabinet à Saintes, je reçois chaque semaine des hommes et des femmes qui me disent exactement la même chose : « Je suis épuisé, mais mon cerveau ne veut pas s’arrêter. » L’insomnie n’est pas un simple désagrément : c’est un vol à mains armées de ton énergie, de ta patience, de ta clarté mentale. Et pourtant, la solution ne se trouve pas dans une boîte de somnifères. Elle est en toi, dans la façon dont ton esprit a appris à associer le lit à l’éveil plutôt qu’au repos.
L’hypnose ericksonienne, que je pratique depuis mon installation en 2014, est une approche douce et naturelle pour défaire ces nœuds inconscients. Mais attention : ce n’est pas une formule magique. C’est un chemin que tu vas emprunter, guidé par mon écoute et ton propre potentiel. Dans cet article, je vais te montrer comment elle fonctionne, pourquoi elle est si efficace pour les troubles du sommeil, et surtout ce que tu peux faire, dès ce soir, pour amorcer le changement.
Quand tu souffres d’insomnie, ton système nerveux est en état d’alerte permanent. Ce n’est pas un défaut de caractère ou un manque de volonté. C’est un mécanisme de survie ancestral qui a mal tourné. Imagine un guetteur dans une tour de garde : il scrute l’horizon, prêt à signaler le moindre danger. Dans l’insomnie, ce guetteur ne se repose jamais. Chaque pensée, chaque bruit, chaque tic-tac de l’horloge devient une menace potentielle.
Je vois souvent des patients qui ont développé ce que j’appelle le « syndrome du lit piégé ». Au début, l’insomnie est réactionnelle : un stress au travail, une séparation, un deuil. Mais avec le temps, le lit lui-même devient un déclencheur. Tu t’y glisses, et ton cerveau active immédiatement un programme : « Attention, on ne dort pas ici. » Résultat : plus tu essayes de t’endormir, plus tu échoues, et plus l’anxiété de ne pas dormir renforce l’éveil.
« Le sommeil est un hôte capricieux. Plus tu le cherches, plus il se cache. L’hypnose ne le force pas à venir, elle prépare un espace où il peut enfin s’inviter. »
L’hypnose ericksonienne ne lutte pas contre cette hypervigilance. Elle ne te dit pas « détends-toi » (tu as déjà essayé, ça n’a pas marché). Elle utilise des métaphores, des suggestions indirectes et des ancrages pour contourner la partie de ton cerveau qui résiste. Elle parle à ton inconscient, ce vaste réservoir de ressources que ta conscience a oublié. C’est un peu comme si on apprenait au guetteur que non, il n’y a pas de danger, et qu’il peut poser son arc et ses flèches.
Il y a une loi non écrite en hypnose : le paradoxe du contrôle. Plus tu veux contrôler un processus naturel, plus tu le perturbes. C’est vrai pour la digestion, pour l’excitation sexuelle, et c’est vrai pour le sommeil. Quand tu t’allonges en te disant « il faut que je dorme », tu actives ton cortex préfrontal, la partie logique et analytique de ton cerveau. Mais le sommeil, lui, est un processus du système nerveux autonome : il échappe à la volonté directe.
Je me souviens de François*, un cadre commercial de 45 ans. Il venait me voir après trois ans d’insomnies sévères. Il avait tout essayé : méditation, huiles essentielles, arrêt des écrans, même des séances de yoga à 22h. Rien n’y faisait. Il me disait : « Thierry, je suis tellement fatigué que je dors debout, mais dès que ma tête touche l’oreiller, je suis en pleine forme. » C’était typique de l’effet boomerang : sa fatigue était réelle, mais sa peur de ne pas dormir activait un stress qui maintenait son cerveau en alerte.
L’hypnose ericksonienne lui a proposé une autre voie. Au lieu de viser le sommeil directement, nous avons travaillé sur l’idée de « lâcher prise sur la performance du sommeil ». Nous avons utilisé une métaphore : celle d’un jardinier qui arrose ses plantes sans vérifier toutes les cinq minutes si elles poussent. Il plante, il arrose, puis il laisse faire la nature. François a appris à « arroser » son sommeil par des rituels hypnotiques, sans exiger de résultat immédiat. Et progressivement, son cerveau a compris qu’il pouvait se reposer sans danger.
Ce que tu peux faire maintenant : Ce soir, au lieu de te dire « il faut que je dorme », dis-toi « je vais juste me reposer, sans obligation ». Cette simple reformulation enlève la pression du cortex préfrontal et ouvre une porte à l’inconscient.
Contrairement à l’hypnose de spectacle ou à l’hypnose directive (celle qui dit « tu vas t’endormir profondément »), l’hypnose ericksonienne est plus subtile. Milton Erickson, son fondateur, était un génie de la communication indirecte. Il considérait que chaque personne a en elle les ressources nécessaires pour guérir, mais que souvent, ces ressources sont bloquées par des croyances limitantes ou des traumatismes.
En séance, je ne te « force » pas à dormir. Je crée un espace sécurisé où ton inconscient peut explorer ses propres solutions. Concrètement, je vais utiliser des métaphores, des histoires, des suggestions permissives (« peut-être que tu commenceras à ressentir une lourdeur… ou peut-être pas, et c’est parfait ainsi »). Je vais aussi travailler sur les ancrages : des gestes, des mots, des images que tu pourras utiliser chez toi pour retrouver cet état de calme.
Par exemple, une technique que j’utilise souvent est celle de la « descente d’escalier ». Mais pas n’importe laquelle : celle que ton inconscient choisit. Certains patients voient un escalier en colimaçon, d’autres un escalier en pierre ancienne, d’autres encore un escalator. Je les guide simplement à descendre marche après marche, et à chaque marche, ils laissent tomber un peu de tension. Le rythme, les sensations, les couleurs : tout est personnalisé.
« L’inconscient est comme un océan : il ne répond pas aux ordres, mais il répond aux invitations. L’hypnose ericksonienne est une invitation à plonger dans ses eaux profondes. »
L’hypnose ericksonienne agit sur trois mécanismes principaux qui sont souvent déréglés chez les insomniaques :
Ton sommeil est gouverné par le système parasympathique (repos et digestion) et le système orthosympathique (alerte et action). L’insomnie chronique maintient souvent un déséquilibre : le sympathique est en surrégime. L’hypnose, en induisant un état de relaxation profonde, réactive le parasympathique. C’est physiologique : ta fréquence cardiaque baisse, ta respiration s’allonge, ta tension artérielle diminue. Tu n’as pas à « faire » quoi que ce soit, ton corps répond naturellement aux suggestions.
Les ruminations nocturnes sont le cauchemar de tout insomniaque. « Et si j’avais dit ça ? » « Demain, j’ai cette réunion importante. » « Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à m’endormir ? » L’hypnose ericksonienne utilise la dissociation thérapeutique : elle t’apprend à observer tes pensées comme des nuages qui passent, sans t’y accrocher. En séance, je peux te proposer d’imaginer que chaque pensée est une feuille qui tombe d’un arbre et que tu la regardes s’éloigner au fil de l’eau. Cela semble simple, mais c’est extrêmement puissant parce que cela désamorce l’identification aux pensées.
Ton cerveau a appris que le lit = lutte. L’hypnose t’aide à recréer des signaux de sécurité. Par exemple, je peux t’apprendre à associer une sensation de chaleur dans le ventre (un ancrage) à un état de calme profond. Puis, tu active cet ancrage chaque soir avant de te coucher. Petit à petit, ton cerveau réapprend que le lit est un lieu de repos, non de combat.
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas « effacer » les causes profondes de ton insomnie si celles-ci sont liées à un trouble psychiatrique non traité (dépression sévère, trouble bipolaire, syndrome d’apnée du sommeil) ou à des habitudes de vie totalement incompatibles avec le sommeil (travail de nuit, consommation excessive de caféine ou d’alcool). Dans ces cas, elle peut être un complément précieux, mais pas un traitement unique.
Elle ne va pas non plus te transformer en « dormeur parfait » en une séance. Certains patients ressentent une amélioration dès la première nuit, d’autres ont besoin de 4 à 6 séances pour que les changements s’installent durablement. Tout dépend de la profondeur des schémas installés.
Ce que l’hypnose fait vraiment : elle te redonne les clés de ton propre sommeil. Elle ne te prend pas en charge, elle te remet au volant de ta vie nocturne. C’est une approche active : tu es le héros de ton histoire, je suis simplement le guide qui t’aide à voir le chemin.
Je ne veux pas que tu termines cet article sans rien pouvoir faire. Voici trois rituels issus de l’hypnose ericksonienne que tu peux essayer dès ce soir :
Tu connais peut-être la respiration 4-7-8 (inspire 4 secondes, retiens 7, expire 8). C’est excellent, mais l’hypnose ajoute une couche : l’intention. Avant de commencer, pose ta main sur ton ventre et dis-toi intérieurement : « Je donne la permission à mon corps de se reposer. » Puis respire en imaginant que l’air que tu inspires est une lumière douce qui descend dans ton ventre, et que l’air que tu expires est une brume grise qui emporte les tensions. Fais-le 5 cycles. Cela active le parasympathique et ancre l’idée de permission.
Allongé·e dans ton lit, ferme les yeux. Porte ton attention sur tes pieds. Dis-toi : « Mes pieds peuvent se détendre, ils ont assez marché aujourd’hui. » Puis remonte lentement : chevilles, mollets, genoux, cuisses… À chaque étape, ajoute une parole de permission : « Mes cuisses peuvent lâcher prise, elles ont assez porté mon poids. » Ne cherche pas à « sentir » la relaxation, contente-toi de nommer et de laisser faire. L’inconscient comprend le langage de la permission bien mieux que celui de l’ordre.
Avant de dormir, ferme les yeux et imagine un endroit où tu te sens totalement en sécurité. Cela peut être une plage, une forêt, un fauteuil, même un endroit imaginaire. Explore-le avec tous tes sens : qu’entends-tu ? Quelles odeurs ? Quelle texture sous tes doigts ? Puis, quand l’image est nette, touche ton pouce et ton index ensemble (c’est ton ancrage). Chaque fois que tu feras ce geste, ton cerveau associera ce geste à ce sentiment de sécurité. Tu pourras l’utiliser en pleine nuit si tu te réveilles.
Si tu décides de franchir le pas, voici à quoi t’attendre. Une séance dure environ une heure. Nous commençons toujours par un temps d’échange : tu me racontes ton histoire, tes nuits, tes tentatives. Je pose des questions précises : « À quel moment précis de la nuit te réveilles-tu ? » « Que ressens-tu dans ton corps quand tu ne dors pas ? » « Y a-t-il une période de ta vie où tu dormais bien ? » Ces détails sont importants : ils me donnent des indices sur les schémas inconscients à l’œuvre.
Ensuite, je t’explique ce que nous allons faire. Je ne te surprends jamais. Puis je t’invite à t’installer confortablement dans un fauteuil. Je commence par une induction douce : je peux te guider dans une visualisation, utiliser une métaphore liée à ton histoire, ou simplement te demander de fixer un point tout en écoutant ma voix. Très vite, tu entres dans un état de conscience modifié : tu es parfaitement conscient·e de ce qui se passe autour de toi, mais ton corps est profondément détendu. Certains disent que c’est comme « être entre veille et sommeil ».
Pendant cet état, je vais semer des suggestions thérapeutiques. Par exemple : « Peut-être que cette nuit, ou une nuit prochaine, ton corps saura retrouver ce rythme naturel, celui que tu avais enfant. » Je peux aussi travailler sur des métaphores : celle du jardinier, celle du fleuve qui coule, celle de la clé qui tourne doucement dans une serrure. Tout est adapté à toi.
Après la séance, nous échangeons quelques minutes sur ce que tu as ressenti. Je te donne parfois des exercices à faire chez toi, mais toujours avec souplesse. Je ne veux pas que tu aies une « charge de travail » supplémentaire pour dormir. L’idée, c’est que les changements s’installent naturellement.
Je ne vais pas te promettre que tu dormiras comme un bébé après cet article. Ce serait mentir. Mais je peux te promettre que si tu es prêt·e à explorer ton propre fonctionnement, à sortir de la lutte contre ton sommeil, il y a un chemin. L’hypnose ericksonienne n’est pas une fuite, c’est une rencontre avec toi-même. Une rencontre avec cette partie de toi qui sait, profondément, comment se reposer, mais qui a été noyée sous le stress, les croyances et les habitudes.
Je suis installé à Saintes depuis 2014, et chaque jour, je vois des personnes qui arrivent épuisées, sceptiques, parfois désespérées. Et je les vois repartir avec une lueur dans les yeux, parce qu’elles ont retrouvé quelque chose qu’elles croyaient perdu : la confiance en leur propre capacité à dormir.
Si tu te reconnais dans ces lignes, si tu en as assez de compter les moutons ou les heures, je t’invite à me contacter. Une première consultation est toujours un échange sans engagement. Nous verrons ensemble si l’hypnose est adaptée à ta situation, et comment je peux t’accompagner.
Prendre soin de ton sommeil, c’est prendre soin de toi. Et tu mérites des nuits paisibles.
Thierry Sudan – Praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle – Saintes (17)
Pour les sportifs : préparation mentale pour coureurs et footballeurs.
Contact : thierrysudan.com / 06 XX XX XX XX (insérer ton vrai numéro)
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À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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