3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
La vitesse dépend de votre profil : découvrez celle qui agit en profondeur.
Vous êtes là, à hésiter devant mon site ou celui d’un confrère. Peut-être avez-vous déjà tapé « hypnose pour arrêter de fumer » ou « hypnose pour l’anxiété » dans Google. Et maintenant, une question vous taraude : « Est-ce que ça marche vite ? » C’est légitime. Quand on souffre, on veut que ça cesse. Pas dans six mois, pas dans un an. Maintenant.
Je reçois cette question plusieurs fois par semaine. La réponse est rarement binaire. En hypnose, la rapidité dépend moins de la technique que de votre façon de fonctionner. Du genre de problème que vous amenez. De la manière dont votre inconscient a décidé de vous protéger – parfois en vous bloquant. Alors, plutôt que de vous promettre des résultats en une séance (méfiez-vous de ceux qui le font), je vais vous expliquer pourquoi l’hypnose classique et l’hypnose ericksonienne ne courent pas le même sprint.
Et surtout, comment choisir celle qui vous fera gagner du temps – du vrai temps, celui qui compte.
Commençons par le commencement. Vous avez probablement une image en tête : un hypnotiseur qui claque des doigts, un patient qui tombe en arrière, une suggestion lancée d’une voix monotone. « Vous ne fumerez plus. » « Vous dormirez profondément. » Ça, c’est l’hypnose dite « classique », parfois appelée « traditionnelle » ou « directe ». Elle repose sur des suggestions autoritaires, souvent standardisées. Le praticien donne des ordres à l’inconscient, en espérant qu’il obéisse.
À l’opposé, l’hypnose ericksonienne – nommée d’après le psychiatre américain Milton Erickson – ressemble plus à une conversation détournée. Le praticien utilise des métaphores, des histoires, des suggestions indirectes. Il ne force pas. Il invite. Il contourne les résistances plutôt que de les affronter. Erickson disait : « L’inconscient écoute, mais il n’aime pas qu’on lui donne des ordres. »
Imaginez un cheval qui refuse d’avancer. L’hypnose classique tire sur la bride. L’hypnose ericksonienne, elle, marche à côté du cheval, regarde dans la même direction que lui, puis doucement, l’invite à tourner. Les deux peuvent arriver à destination. Mais le voyage n’est pas le même.
Cela dit, ne faites pas l’erreur de croire que l’une est « mieux » que l’autre. Elles ne sont pas en compétition. Elles répondent à des besoins différents. Et surtout, elles n’agissent pas à la même vitesse – mais pas forcément dans le sens où vous le pensez.
Je vais être honnête avec vous. L’hypnose classique peut produire des résultats spectaculaires, et parfois très rapides. J’ai vu des patients arrêter de fumer en une séance, grâce à une suggestion directe bien placée. J’ai vu des phobies disparaître en dix minutes, le temps qu’un praticien « éteigne » littéralement la réaction de panique.
Pourquoi ça marche ? Parce que certaines personnes ont un inconscient « obéissant ». Pas dans le sens faible, mais dans le sens où leur esprit accepte facilement une autorité extérieure. Ce sont souvent des personnes pragmatiques, qui aiment les solutions claires, qui n’ont pas besoin de comprendre le « pourquoi » pour changer. Elles veulent un résultat, et elles le veulent maintenant.
Le mécanisme est simple : l’hypnose classique induit un état modifié de conscience – la fameuse transe – puis plante une suggestion directe dans l’inconscient. « Vous ne ressentirez plus d’anxiété quand vous prendrez l’avion. » « Vous n’aurez plus envie de sucre après 20h. » Si l’inconscient accepte, le changement peut être quasi instantané.
Mais il y a un « mais ». Un gros. L’hypnose classique échoue souvent quand la résistance est forte. Si votre inconscient s’est construit une protection solide autour d’un comportement – disons, une phobie qui vous a sauvé la vie à un moment donné – il n’acceptera pas qu’on la démantèle par un ordre. Il va résister. Et cette résistance, en hypnose classique, est souvent interprétée comme un échec du patient. « Vous n’êtes pas assez réceptif. » « Vous résistez. »
C’est faux. Ce n’est pas un échec. C’est une information. Votre inconscient vous protège. Il faut une approche plus fine pour le convaincre de lâcher prise.
Alors, l’hypnose classique est rapide ? Oui, pour les profils « obéissants » et les problèmes simples. Pour les autres, elle peut être une perte de temps, voire renforcer la sensation d’échec. Et ça, je ne le veux pour personne.
« L’hypnose classique ordonne. L’hypnose ericksonienne négocie. Laquelle est la plus rapide ? Celle qui obtient un ‘oui’ sincère de votre inconscient. »
Quand j’ai commencé à pratiquer, j’utilisais surtout des techniques ericksoniennes. Pas par choix idéologique, mais parce que mes premiers patients arrivaient avec des problèmes complexes : traumatismes anciens, anxiété généralisée, douleurs chroniques. Des schémas bien ancrés, que des suggestions directes n’auraient fait que chatouiller.
L’hypnose ericksonienne ne cherche pas à forcer une porte. Elle cherche à trouver la clé, ou à vous apprendre à crocheter la serrure vous-même. Le praticien parle à votre inconscient dans sa langue : celle des images, des sensations, des souvenirs. Il raconte une histoire qui, sans que vous le sachiez, contient exactement la solution dont vous avez besoin.
Prenons un exemple. Un patient vient me voir pour une anxiété sociale paralysante. En hypnose classique, je pourrais lui dire : « Vous vous sentez calme et confiant quand vous parlez en public. » Mais si son inconscient associe la parole en public à un danger (par exemple, une humiliation passée), il va rejeter la suggestion. Peut-être même renforcer la peur.
En ericksonienne, je vais plutôt raconter l’histoire d’un jardinier qui a planté une graine dans un sol trop sec. Au lieu d’arroser de force, il a d’abord ameubli la terre, apporté du compost, attendu la pluie. Peu à peu, la graine a germé. Le patient écoute l’histoire, son inconscient fait le lien, et la transformation se produit sans confrontation. Parfois en une séance. Parfois en plusieurs.
Alors, est-ce plus lent ? Pas nécessairement. Ce qui prend du temps, c’est la première phase : comprendre comment votre inconscient fonctionne, quelles sont ses règles, ses peurs. Mais une fois ce dialogue établi, le changement peut être aussi rapide – et plus durable – qu’avec l’hypnose classique.
La différence, c’est que l’hypnose ericksonienne ne fait pas l’économie de votre complexité. Elle l’accueille. Et pour les problèmes qui ont des racines profondes – les schémas répétitifs, les traumatismes, les dépendances émotionnelles – c’est souvent le chemin le plus court vers un vrai changement.
Arrêtons de comparer des techniques comme on comparerait des voitures. « La Tesla va plus vite que la Clio. » Non. La rapidité dépend du conducteur, de la route, de la destination. En hypnose, c’est pareil.
Voici ce que j’observe dans mon cabinet :
Les profils « analytiques » ou « hyper-contrôlants » : souvent, ils résistent à l’hypnose classique. Leur mental critique refuse de se laisser « commander ». L’hypnose ericksonienne, avec son langage indirect et ses métaphores, contourne ce contrôle. Pour eux, le chemin le plus rapide est celui qui ne ressemble pas à un ordre.
Les profils « sensoriels » ou « suggestibles » : ils plongent facilement en transe. Une suggestion directe peut suffire. Pour arrêter une simple habitude (ronger les ongles, grignoter), l’hypnose classique peut être très rapide.
Les problèmes « récents » : une phobie déclenchée après un accident, une timidité liée à un événement précis. L’hypnose classique peut les éteindre vite.
Les problèmes « enracinés » : anxiété chronique, dépression, schémas relationnels toxiques. L’hypnose ericksonienne est souvent plus efficace, car elle travaille sur la structure profonde du problème, pas seulement sur le symptôme.
Les personnes qui « ont tout essayé » : si vous avez déjà consulté plusieurs praticiens, suivi des thérapies, lu des livres… votre inconscient a probablement développé une résistance aux solutions « évidentes ». L’hypnose ericksonienne, par son approche subtile, peut déjouer cette résistance.
Je ne peux pas vous dire quelle technique est la plus rapide pour vous sans vous rencontrer. Mais je peux vous donner un indicateur : plus vous sentez que vous avez besoin de comprendre et de contrôler le processus, plus l’hypnose ericksonienne aura de chances d’être efficace rapidement. Et plus vous êtes prêt à « lâcher prise » et à suivre une suggestion directe, plus l’hypnose classique peut faire des merveilles.
Il y a un piège dans cette quête de rapidité. On veut un résultat tout de suite, et on oublie de vérifier si le résultat tient dans la durée. J’ai vu des patients arrêter de fumer en une séance d’hypnose classique, pour rechuter trois semaines plus tard. Pourquoi ? Parce que la suggestion directe n’avait pas traité la cause profonde : le stress, l’ennui, l’association cigarette-café.
À l’inverse, une approche ericksonienne peut prendre trois séances pour une phobie. Mais le patient repart avec une transformation qui tient sur le long terme, parce que son inconscient a intégré la solution plutôt que de l’exécuter.
Je ne dis pas que l’hypnose classique ne produit pas de changements durables. Elle le peut, si le problème est simple et le profil adapté. Mais quand je vois des confrères promettre « une séance pour tout régler », je reste prudent. La rapidité n’est pas un gage de qualité. C’est parfois un signe que le travail n’a pas été fait en profondeur.
Pensez à votre problème comme à une mauvaise herbe. Vous pouvez couper la tige au ras du sol (hypnose classique). La plante disparaît visuellement, vite. Mais si la racine reste, elle repoussera. L’hypnose ericksonienne, elle, va déterrer la racine. Ça prend plus de temps sur le moment. Mais l’herbe ne revient pas.
Alors, quelle rapidité voulez-vous ? Celle qui masque le problème ou celle qui le résout ?
« Une transformation rapide qui ne dure pas n’est pas une transformation. C’est un pansement sur une plaie qui s’infecte. »
Je ne peux pas vous donner de test en ligne qui vous dira « vous êtes plutôt classique ou ericksonien ». Mais je peux vous proposer quelques questions à vous poser avant de choisir un praticien :
Avez-vous déjà essayé des solutions « rapides » qui ont échoué ? Si oui, votre inconscient a peut-être besoin d’une approche plus subtile. Orientez-vous vers l’hypnose ericksonienne.
Votre problème est-il isolé ou touche-t-il plusieurs domaines de votre vie ? Une phobie spécifique peut répondre à l’hypnose classique. Une anxiété qui impacte votre travail, vos relations et votre sommeil demandera probablement plus de profondeur.
Êtes-vous à l’aise avec l’idée de ne pas tout comprendre ? L’hypnose ericksonienne fonctionne souvent sans que vous sachiez exactement comment. Si cela vous stresse, l’hypnose classique, plus transparente, pourrait vous convenir.
Que dit votre intuition ? Certains praticiens utilisent les deux approches, d’autres sont spécialisés. Lisez leur présentation, voyez si leur langage vous parle. Si un site promet « une séance et vous êtes guéri », posez-vous des questions. Si un autre dit « je m’adapte à votre rythme », c’est souvent bon signe.
Et surtout, ne choisissez pas uniquement sur la base de la rapidité. Choisissez sur la base de la confiance. Un bon praticien, quelle que soit son approche, saura vous dire honnêtement si votre problème peut être traité vite ou s’il nécessite un travail plus long. Méfiez-vous de ceux qui vous promettent la lune en une heure.
Après dix ans de pratique, j’ai appris une chose : la vitesse n’est pas un objectif en soi. Ce qui compte, c’est que le changement ait lieu, et qu’il soit aligné avec qui vous êtes.
J’utilise les deux approches, souvent mélangées. Avec un patient, je vais commencer par une suggestion directe pour un symptôme gênant (une insomnie passagère), puis basculer en ericksonien pour travailler sur la cause (un stress chronique). Avec un autre, je vais rester en ericksonien pendant plusieurs séances, parce que son inconscient a besoin de temps pour faire confiance.
La rapidité, dans mon cabinet, est une conséquence, pas un objectif. Je ne chronomètre pas les séances. Je ne promets pas de résultats en trois coups de cuillère à pot. Ce que je promets, c’est de vous accompagner avec honnêteté, en utilisant l’outil le plus adapté à votre situation.
Alors, si vous lisez cet article en vous demandant « combien de séances il me faudrait ? », je vous répondrai : ça dépend. De vous. De votre histoire. De votre problème. Mais si vous voulez un conseil pratique, le voici : trouvez un praticien qui maîtrise les deux approches et qui saura s’adapter à vous. Pas l’inverse.
Assez de théorie. Passons à l’action. Voici trois choses que vous pouvez faire dès aujourd’hui si vous hésitez encore :
Écoutez votre corps. Pensez à votre problème. Quelle émotion monte ? De la peur ? De la colère ? De la lassitude ? Si c’est de la peur, vous avez probablement besoin d’une approche douce et indirecte (ericksonienne). Si c’est de la lassitude, vous voulez peut-être une solution rapide et autoritaire (classique). Votre corps vous parle. Écoutez-le.
Contactez deux ou trois praticiens. Posez-leur la question : « Comment travaillez-vous ? » Un bon praticien vous expliquera son approche sans jargon, et surtout, il vous posera des questions sur vous. Pas sur votre problème uniquement, mais sur votre personnalité, votre histoire. Si un praticien vous donne une réponse toute faite sans vous connaître, passez votre chemin.
Faites un essai. Rien ne remplace l’expérience. Prenez rendez-vous pour une séance, sans attente de résultat. Observez comment vous vous sentez pendant et après. Est-ce que vous vous êtes senti respecté ? Est-ce que le praticien a su s’adapter à votre rythme ? La rapidité viendra après, si la confiance est là.
Et si vous êtes dans la région de Saintes, ou si vous cherchez simplement une oreille attentive, sachez que je reçois en cabinet et en visio. Je ne vous promets pas de miracle, mais je vous promets de l’écoute, de la compétence, et une approche sur mesure.
Parce qu’au fond, la vraie rapidité, ce n’est pas d’arrêter de souffrir en une séance. C’est d’arrêter de souffrir pour de bon. Et ça, ça vaut le temps qu’il faudra.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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