3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Découvrez l'approche qui parle à votre inconscient sans lutte.
« Choisissez votre camp. »
C’est un peu le sentiment que vous avez peut-être quand vous commencez à vous renseigner sur l’hypnose. D’un côté, vous lisez des articles sur l’hypnose classique, celle qu’on appelle parfois « directive ». De l’autre, vous tombez sur l’hypnose ericksonienne, plus douce, plus indirecte. Et entre les deux, vous vous demandez : laquelle est faite pour moi ? Laquelle va vraiment m’aider à me libérer de cette anxiété qui me colle à la peau, de ce blocage qui m’empêche d’avancer, de cette habitude dont je n’arrive pas à me défaire ?
Je vais être honnête avec vous : cette question, je l’entends presque tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Et la réponse n’est pas un choix binaire. Ce n’est pas « l’une contre l’autre ». C’est plutôt comprendre ce qui se joue derrière ces deux approches, et surtout, ce qui parle à votre inconscient sans lutte.
Alors asseyez-vous confortablement, respirez, et laissez-moi vous guider dans ce qui fait la différence entre ces deux mondes. Parce qu’au fond, ce n’est pas une question de technique. C’est une question de relation à vous-même.
Vous avez probablement une image en tête. Celle d’un hypnotiseur de spectacle qui claque des doigts, et une personne s’effondre comme une marionnette. Ou celle d’un thérapeute qui vous dit, d’une voix ferme : « Quand je compterai jusqu’à trois, vous ne ressentirez plus cette peur. »
C’est ça, l’hypnose classique dans son essence : une approche directe, autoritaire, où le praticien donne des ordres à l’inconscient. Le postulat est simple : votre inconscient obéit si on lui parle avec suffisamment d’autorité et de précision. On vous demande de fermer les yeux, de suivre des instructions claires, et on vous suggère des changements de manière explicite.
Prenons un exemple. Une personne, appelons-la Sophie, vient me voir pour arrêter de fumer. En hypnose classique, on pourrait lui dire : « À partir de maintenant, l’odeur de la cigarette vous dégoûte. Vous ne ressentez plus l’envie de fumer. » C’est clair, c’est net. Et pour certaines personnes, ça marche. L’inconscient accepte la suggestion, et la cigarette disparaît.
Mais voilà le problème. Cette approche suppose que votre inconscient est une machine à obéir, un soldat prêt à exécuter les ordres. Or, ce n’est pas le cas. Votre inconscient, c’est plutôt un jardinier méticuleux, un protecteur parfois un peu trop zélé, qui a ses propres raisons de faire ce qu’il fait. Si vous lui donnez un ordre qui entre en conflit avec une croyance profonde, il va résister.
Et cette résistance, en hypnose classique, est souvent vue comme un échec. « Vous n’êtes pas assez réceptif », « Vous avez trop de résistances », entend-on parfois. On vous renvoie la responsabilité. C’est injuste, non ? Parce que votre inconscient n’est pas en train de vous saboter. Il essaie de vous protéger, à sa manière.
Point clé : L’hypnose classique fonctionne quand votre inconscient est d’accord avec l’ordre donné. Mais si une partie de vous résiste, la lutte commence. Et la lutte, c’est exactement ce qui empêche le changement durable.
Milton Erickson, le père de cette approche, était un homme fascinant. Atteint de poliomyélite, paralysé une grande partie de sa vie, il a développé une sensibilité hors du commun à la communication non verbale et aux ressources cachées de chacun. Il ne croyait pas au pouvoir du thérapeute. Il croyait au pouvoir de la personne accompagnée.
L’hypnose ericksonienne, c’est l’inverse du commandement. C’est une danse. Le praticien ne vous dit pas quoi faire. Il vous propose des chemins, des métaphores, des histoires qui parlent directement à votre inconscient, sans passer par le filtre du mental critique.
Prenons un autre exemple. Un coureur que j’accompagne en préparation mentale, appelons-le Marc, bloque systématiquement au 15e kilomètre. Son mental lui dit : « Tu vas craquer, tu n’y arriveras pas. » En hypnose classique, on pourrait lui suggérer : « Tu es fort, tu vas réussir. » Mais ça ne marche pas, parce que son inconscient sait que ce n’est pas vrai pour lui. Il a déjà vécu l’échec.
En hypnose ericksonienne, je vais plutôt lui raconter une histoire. L’histoire d’un ruisseau qui rencontre une grosse pierre sur son chemin. Le ruisseau ne force pas. Il contourne, il s’infiltre, il trouve un passage. Et pendant que Marc écoute cette histoire, son inconscient fait le lien. Il trouve sa propre solution. Il n’a pas besoin de lutter contre la croyance « je vais craquer ». Il apprend à l’accueillir, à la contourner, à la transformer.
Cette approche est particulièrement efficace pour les personnes qui ont un mental fort, qui analysent tout, qui veulent contrôler. Parce que justement, elle ne demande pas de lâcher prise brutalement. Elle invite à un lâcher-prise progressif, en douceur, comme on s’endort dans un fauteuil confortable.
Revenons à Sophie, celle qui voulait arrêter de fumer. Si vous lui dites directement « la cigarette vous dégoûte », que se passe-t-il si une partie d’elle aime encore la cigarette ? Cette partie-là, inconsciente, va se sentir attaquée. Elle va résister. Et vous allez vous retrouver avec une lutte intérieure : une partie de vous qui veut arrêter, une autre qui veut continuer. C’est épuisant.
En hypnose classique, cette résistance est souvent interprétée comme un problème. On vous dit peut-être que vous n’êtes « pas assez hypnotisable ». Mais c’est faux. Tout le monde est hypnotisable. C’est juste que votre inconscient ne veut pas se faire commander.
Et c’est là que le bât blesse. Beaucoup de personnes viennent me voir après avoir essayé l’hypnose classique sans succès. Elles se sentent en échec. Elles pensent qu’elles sont « récalcitrantes » ou « trop dans leur tête ». Mais en réalité, elles ont simplement besoin d’une approche qui respecte leur complexité.
Prenons un cas concret. Un patient, appelons-le Jean, souffre d’anxiété sociale. En hypnose classique, on pourrait lui suggérer : « Vous êtes calme et confiant en public. » Mais si Jean a une croyance profonde du type « je ne suis pas intéressant », cette suggestion va entrer en conflit. Résultat : il va se sentir encore plus anxieux, parce que son inconscient sait que la suggestion est fausse.
L’hypnose ericksonienne, elle, va travailler avec cette croyance, pas contre elle. On va raconter une histoire où un personnage timide découvre peu à peu qu’il a des choses intéressantes à dire. On va utiliser des métaphores qui contournent la résistance. Et Jean va intégrer le changement sans même s’en rendre compte. C’est la puissance de l’indirection.
Moment fort : La résistance n’est pas un obstacle. C’est un message. Votre inconscient vous dit : « Cette suggestion ne me convient pas. Trouve un autre chemin. » L’hypnose ericksonienne écoute ce message. L’hypnose classique, parfois, l’ignore.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi certaines histoires vous touchent profondément, alors qu’un discours direct vous laisse froid ? C’est exactement le principe de l’hypnose ericksonienne. Elle utilise le langage indirect, les métaphores, les suggestions intégrées dans des récits.
Voici comment ça fonctionne concrètement. Quand je travaille avec vous, je ne vous dis pas : « Vous allez guérir de votre anxiété. » Je vais plutôt vous parler d’un jardin. Un jardin qui a été négligé, où les mauvaises herbes ont poussé. Mais un jour, le jardinier décide de s’en occuper. Il ne les arrache pas violemment. Il les coupe doucement, il prépare la terre, il plante de nouvelles graines. Et peu à peu, le jardin se transforme.
Pendant que vous écoutez cette histoire, votre inconscient fait le travail. Il comprend que l’anxiété, ce sont les mauvaises herbes. Il comprend que vous pouvez les laisser partir sans lutte. Il comprend que vous pouvez planter de nouvelles pensées, de nouvelles émotions. Et tout ça se fait sans que votre mental critique n’intervienne pour dire : « Mais non, je suis trop anxieux pour ça. »
Cette approche est particulièrement efficace pour les personnes qui ont un mental analytique, qui veulent tout comprendre, tout contrôler. Parce qu’elle ne menace pas ce besoin de contrôle. Elle le respecte, tout en lui offrant une porte de sortie.
Je pense à un footballeur que j’accompagne. Il avait une peur panique de rater un penalty. En hypnose classique, on lui aurait dit : « Tu es confiant, tu marques. » Mais ça ne marchait pas. Alors j’ai utilisé une métaphore. Je lui ai parlé d’un archer qui vise une cible. L’archer ne pense pas à la cible. Il se concentre sur sa respiration, sur la sensation de l’arc dans ses mains, sur le lâcher-prise de la flèche. Et pendant que je parlais, son inconscient a intégré cette nouvelle façon d’aborder le penalty. Aujourd’hui, il ne pense plus à rater. Il pense à lâcher la flèche.
Vous l’aurez compris, je suis un fervent défenseur de l’approche ericksonienne. Mais je ne m’arrête pas là. Dans mon cabinet, j’intègre aussi l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle. Pourquoi ? Parce que ces approches prolongent ce que l’hypnose ericksonienne commence.
L’IFS, c’est l’idée que votre esprit est composé de plusieurs « parties ». Une partie anxieuse, une partie critique, une partie qui veut tout contrôler. En hypnose ericksonienne, on parle à ces parties indirectement, par des métaphores. En IFS, on leur parle directement, avec bienveillance. On leur demande : « Qu’est-ce que tu fais pour protéger la personne ? De quoi as-tu peur ? »
Imaginez que vous avez une partie de vous qui vous pousse à manger du sucre, alors que vous voulez arrêter. En hypnose classique, on pourrait suggérer : « Vous n’aimez plus le sucre. » Mais cette partie va résister. En hypnose ericksonienne, on va raconter une histoire sur un enfant qui aime les bonbons parce qu’ils lui rappellent des moments heureux. Et on va doucement l’amener à trouver d’autres sources de réconfort. En IFS, on va directement dialoguer avec cette partie : « Qu’est-ce que tu cherches à faire en me donnant envie de sucre ? » Et souvent, la réponse est touchante : « Je veux te protéger de la tristesse. »
L’Intelligence Relationnelle, quant à elle, travaille sur la manière dont vous entrez en relation avec vous-même et avec les autres. Parce que souvent, nos blocages viennent de schémas relationnels anciens. L’hypnose ericksonienne peut les dénouer, mais l’Intelligence Relationnelle vous donne des outils concrets pour les transformer dans votre vie quotidienne.
Point clé : L’hypnose ericksonienne ouvre la porte. L’IFS et l’Intelligence Relationnelle vous aident à traverser le seuil et à vous installer durablement dans le changement.
Je veux être clair avec vous. L’hypnose, qu’elle soit classique ou ericksonienne, n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer vos problèmes comme par enchantement. Elle ne va pas vous transformer en quelqu’un d’autre. Elle ne va pas vous guérir d’un traumatisme profond en une seule séance.
Ce qu’elle fait, c’est vous donner accès à vos ressources intérieures. Elle vous aide à contourner les blocages que votre mental a construits. Elle vous permet de voir les choses autrement, de ressentir autrement. Mais le travail, c’est vous qui le faites. L’hypnose est un outil, pas un sauveur.
Et c’est là que l’hypnose ericksonienne a un avantage. Parce qu’elle ne vous promet pas un changement rapide et sans effort. Elle vous propose un chemin, à votre rythme. Elle respecte votre temporalité. Elle ne vous force pas à lâcher prise si vous n’êtes pas prêt.
Prenons un exemple concret. Une personne souffre de phobie des araignées. En hypnose classique, on pourrait suggérer : « Vous n’avez plus peur des araignées. » Mais si cette peur est liée à un événement traumatique, cette suggestion peut être violente. En hypnose ericksonienne, on va d’abord travailler sur la sensation de sécurité, sur la distance, sur la possibilité de regarder l’araignée sans panique. On va respecter le rythme de l’inconscient.
Alors oui, parfois le changement est rapide. Parfois, il prend du temps. Et c’est OK. L’important, c’est que vous ne luttiez pas contre vous-même.
Vous vous demandez peut-être : « Thierry, concrètement, comment je choisis ? » Voici quelques pistes.
Si vous êtes une personne qui aime les instructions claires, qui n’a pas de résistance particulière, et qui fonctionne bien avec des ordres directs, l’hypnose classique peut fonctionner pour vous. Mais si vous êtes comme la plupart des personnes que je reçois à Saintes, c’est-à-dire des gens qui ont un mental fort, qui analysent tout, qui ont déjà essayé de changer sans succès, alors l’hypnose ericksonienne est probablement plus adaptée.
Posez-vous ces questions :
Si vous avez répondu oui à plusieurs de ces questions, l’hypnose ericksonienne vous parlera davantage. Parce qu’elle ne vous demande pas de baisser la garde. Elle vous invite à poser les armes, doucement, à votre rythme.
Je reçois régulièrement des personnes qui me disent : « Je suis trop dans ma tête, je n’y arriverai jamais. » Et je leur réponds : « C’est justement pour ça que vous êtes au bon endroit. » Parce que l’hypnose ericksonienne est faite pour les têtes bien pleines, pour les esprits qui veulent tout comprendre. Elle ne les combat pas. Elle les utilise.
Vous l’aurez compris, je ne crois pas à la lutte. Je ne crois pas qu’il faille forcer votre inconscient à obéir. Je crois qu’il faut lui parler, l’écouter, le respecter. C’est ça, la libération véritable.
L’hypnose classique peut être utile dans certains contextes, pour certaines personnes, à certains moments. Mais si vous lisez cet article, c’est probablement que vous cherchez autre chose. Une approche plus douce, plus respectueuse, qui ne vous demande pas de vous battre contre vous-même.
Alors je vous propose une chose simple. Pour aujourd’hui, arrêtez de chercher la « meilleure » méthode. Posez-vous plutôt cette question : « Qu’est-ce que je ressens quand je pense à mon problème ? Est-ce que j’ai envie de le combattre, ou est-ce que j’ai envie de l’accueillir ? »
Si vous sentez une fatigue, une lassitude de la lutte, alors l’hypnose ericksonienne est probablement le chemin qu’il vous faut. Et si vous voulez aller plus loin, je suis là. Pas pour vous commander, pas pour vous forcer. Pour vous accompagner, avec douceur, vers la personne que vous êtes vraiment.
Prenez soin de vous. Et souvenez-vous : la libération ne se trouve pas dans la lutte, mais
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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