3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démêlez le vrai du faux sur cette pratique souvent mal comprise.
Je reçois souvent des messages comme celui de Jérôme, 42 ans, cadre commercial à La Rochelle : « Je veux bien essayer l’hypnose, mais j’ai peur de perdre le contrôle et de faire n’importe quoi. » Ou celui de Sophie, 35 ans, enseignante à Saintes : « On m’a dit que l’hypnose, c’était pour les gens faibles, que ça ne marchait pas vraiment. » Et puis il y a Marc, 55 ans, retraité sportif, qui m’a confié : « Je croyais que c’était réservé aux problèmes psy graves, pas pour améliorer ma concentration en trail. »
Ces phrases, je les entends presque chaque semaine depuis que je me suis installé à Saintes en 2014. Et je les comprends. L’hypnose ericksonienne, malgré son efficacité reconnue, reste entourée d’un brouillard de malentendus. Certains viennent des films, d’autres des idées reçues véhiculées par des proches bien intentionnés, d’autres encore d’une méconnaissance naturelle. Le résultat ? Vous passez à côté d’un outil puissant pour alléger votre souffrance, dénouer des blocages ou simplement mieux vivre votre quotidien.
Alors aujourd’hui, je vous propose de faire le ménage. Cinq idées reçues, cinq réponses claires, et à la fin, une piste concrète pour avancer si vous vous reconnaissez dans l’une d’elles.
C’est de loin la peur la plus fréquente. Elle est légitime, car l’hypnose évoque souvent l’image du spectacle : un volontaire sur scène qui obéit à des ordres ridicules, qui chante comme une poule ou qui oublie son propre prénom. Et personne ne veut vivre ça dans le cabinet d’un praticien. Vous avez raison de vous méfier de ce scénario.
Mais l’hypnose ericksonienne n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle. La première différence fondamentale, c’est que vous restez conscient et aux commandes. En état d’hypnose léger à moyen – celui que j’utilise dans 95 % de mes accompagnements – vous entendez tout ce qui se dit, vous pouvez bouger si vous le souhaitez, et vous gardez la capacité de dire non à n’importe quelle suggestion qui ne vous conviendrait pas.
Prenons un exemple concret. Clara, 29 ans, est venue me voir pour une phobie des araignées. Elle avait peur de « se retrouver dans un état second » et de ne plus pouvoir réagir. Je lui ai proposé un exercice simple : fermer les yeux, imaginer un lieu apaisant, puis lui parler de sa respiration. Après cinq minutes, je lui ai demandé : « Si vous le souhaitez, vous pouvez lever l’index droit pour me signifier que vous êtes prête à continuer. » Elle a levé le doigt. Elle était parfaitement consciente de ce geste. Elle aurait pu ne pas le faire, ou ouvrir les yeux à tout moment.
L’hypnose ericksonienne, c’est un état de concentration accru, pas une perte de conscience. Vous êtes comme plongé dans un bon livre : vous savez où vous êtes, mais le reste du monde s’estompe un peu.
Ce que beaucoup découvrent, c’est que cet état de relaxation profonde renforce leur contrôle intérieur, pas l’inverse. Vous n’êtes pas passif. Vous êtes acteur de votre changement. Je ne vous fais pas faire quoi que ce soit contre votre gré. Je vous guide vers vos propres ressources, que vous décidez d’activer ou non.
Alors si vous avez cette peur, dites-vous que vous pouvez l’exprimer avant même qu’on commence. Je pose toujours cette question en début de séance : « Qu’est-ce qui serait important pour vous de garder sous contrôle pendant notre travail ? » Et on adapte. La séance vous appartient.
Cette idée reçue est tenace. Elle vient souvent de vidéos impressionnantes sur les réseaux sociaux ou de témoignages un peu trop enjolivés. « J’ai arrêté de fumer en une séance, c’était comme par magie. » Derrière ces phrases, il y a une mécanique que je m’efforce d’expliquer à chaque nouveau patient : l’hypnose n’a rien de surnaturel.
L’hypnose ericksonienne est une pratique psychothérapeutique basée sur des mécanismes neurophysiologiques bien documentés. Quand vous êtes en état d’hypnose, votre cerveau produit des ondes cérébrales spécifiques – les ondes thêta, liées à la relaxation profonde et à l’accès à l’inconscient. C’est le même état que vous expérimentez naturellement chaque jour : juste avant de vous endormir, en rêvassant sous la douche, ou en conduisant sur une route familière sans vraiment vous souvenir du trajet.
Ce n’est pas magique, c’est une porte d’entrée vers votre propre fonctionnement interne. L’hypnose vous permet de dialoguer avec votre inconscient – cette partie de vous qui gère vos automatismes, vos habitudes, vos croyances profondes. Et c’est là que se joue le changement.
Je compare souvent l’hypnose à un entretien de voiture. Vous ne mettez pas de l’huile de vidange magique. Vous ouvrez le capot, vous identifiez ce qui coince (une croyance limitante, une peur, un blocage), et vous ajustez. Parfois, un simple réglage suffit. Parfois, il faut plusieurs séances. Mais il n’y a pas de baguette magique.
Un patient m’a dit un jour : « Ce qui m’a le plus surpris, c’est que les solutions venaient de moi. Vous ne m’avez pas dit quoi faire. Vous m’avez juste posé les bonnes questions pendant que j’étais détendu. » Exactement. Mon rôle est de créer les conditions pour que votre inconscient trouve ses propres réponses. C’est tout sauf mystique – c’est du travail collaboratif.
Alors si vous êtes sceptique, gardez-le. Le scepticisme n’empêche pas l’hypnose de fonctionner. Il vous rend même plus attentif et plus impliqué. Ce qui compte, c’est votre volonté de participer activement, pas de croire en une force surnaturelle.
Celle-ci est un classique. Beaucoup de personnes pensent qu’elles ne sont pas « assez réceptives » ou qu’elles ont un esprit trop rationnel pour être hypnotisées. Je vois souvent des ingénieurs, des scientifiques ou des chefs d’entreprise arriver avec cette idée en tête : « Je suis trop cartésien, ça ne va pas marcher sur moi. »
Pourtant, c’est souvent l’inverse qui se produit. Les personnes analytiques, habituées à déconstruire les problèmes, sont souvent très douées pour l’hypnose. Pourquoi ? Parce qu’elles savent se concentrer profondément. L’hypnose n’est pas une question de crédulité, mais de capacité d’attention et de lâcher-prise.
Prenons l’exemple de Thomas, 48 ans, chef de projet dans une entreprise de logistique. Il est venu pour des troubles du sommeil liés à un stress professionnel. En première séance, il m’a dit : « Je ne suis pas du genre à me laisser embarquer. Je vais probablement tout analyser pendant que vous parlerez. » Je lui ai répondu : « Parfait, faites exactement ça. Analysez chaque mot que je dis, chaque respiration. » Et devinez quoi ? En analysant, il s’est tellement concentré qu’il est entré dans un état d’hypnose profond en quelques minutes.
La suggestibilité n’est pas une qualité rare. C’est une compétence que tout le monde possède, mais que certains n’ont jamais exercée. L’hypnose, c’est comme le vélo : ça s’apprend.
Je précise aussi que l’hypnose ericksonienne, contrairement à l’hypnose classique, ne repose pas sur des suggestions directes et autoritaires. Milton Erickson, son fondateur, utilisait des métaphores, des histoires et des suggestions indirectes. Cela contourne la résistance naturelle de l’esprit critique. Vous n’avez pas besoin de « croire » quoi que ce soit. Vous avez juste besoin de vous laisser guider, même en gardant un œil critique.
Un test simple : la prochaine fois que vous regardez un film, remarquez à quel point vous êtes absorbé par l’histoire. Vous savez que ce sont des acteurs, que l’intrigue est fictive, mais vous ressentez des émotions réelles. C’est exactement ce qui se passe en hypnose. Votre esprit critique reste présent, mais votre inconscient s’ouvre.
Donc non, vous n’avez pas besoin d’être crédule. Vous avez besoin de curiosité et d’un peu de patience.
Quand j’ai commencé ma pratique à Saintes, je pensais recevoir surtout des personnes avec des phobies sévères ou des traumatismes. Et c’est vrai que je travaille avec des adultes en souffrance : anxiété chronique, dépression, stress post-traumatique, addictions. Mais ce que j’ai découvert au fil des années, c’est que l’hypnose ericksonienne est aussi un outil de développement personnel et de performance.
Depuis que j’ai intégré la préparation mentale sportive dans mon activité, je vois arriver des coureurs et des footballeurs qui n’ont pas de « problème psy » à proprement parler. Ils viennent pour améliorer leur concentration, gérer la pression d’une compétition, ou dépasser un palier de performance. Et l’hypnose est parfaitement adaptée à ces objectifs.
Prenons l’exemple d’Élodie, 34 ans, coureuse de trail. Elle venait de terminer son premier ultra-trail, mais elle avait vécu une expérience difficile : au 70e kilomètre, elle avait été submergée par le doute et avait failli abandonner. Elle voulait apprendre à gérer ces moments de crise. En hypnose, on a travaillé sur la visualisation positive, l’ancrage de ressources et la reprogrammation de ses réponses automatiques face à la fatigue. Résultat : six mois plus tard, elle a bouclé un deuxième ultra avec un sourire aux lèvres.
L’hypnose peut aussi vous aider dans des situations du quotidien :
Vous n’avez pas besoin d’être en crise pour consulter. Parfois, quelques séances suffisent pour débloquer une situation qui vous pèse depuis des années, mais qui n’est pas forcément « grave » au sens clinique du terme.
Je reçois aussi des personnes qui viennent simplement pour « faire le point » ou pour se donner un temps de qualité avec elles-mêmes. L’hypnose est un espace où vous pouvez ralentir, écouter ce qui se passe à l’intérieur, et ajuster le cap.
Alors si vous hésitez parce que vous pensez que votre problème n’est « pas assez sérieux », sachez que le critère n’est pas la gravité, mais l’impact sur votre vie. Si une gêne vous empêche de vivre pleinement, elle mérite d’être explorée.
Celle-ci est particulièrement délicate car elle contient une part de vérité. Oui, certaines personnes vivent des changements spectaculaires en une seule séance. J’ai vu des fumeurs arrêter du jour au lendemain, des phobiques pouvoir toucher une araignée après 45 minutes, ou des insomniaques retrouver le sommeil en une nuit. Mais ce n’est pas la règle générale.
L’hypnose ericksonienne est un processus, pas un événement. Pour des problématiques simples et récentes, une à trois séances peuvent suffire. Pour des schémas plus anciens ou plus complexes (anxiété généralisée, dépression chronique, traumatismes), il faut souvent compter entre six et douze séances, parfois plus.
Je suis honnête avec chaque patient dès le premier rendez-vous : l’hypnose peut accélérer le changement, mais elle ne fait pas de miracle. Ce qui fait la différence, c’est votre engagement entre les séances. Je donne toujours des exercices à faire chez vous – des auto-hypnoses, des ancrages, des visualisations. Ce sont ces pratiques régulières qui consolident les changements.
Prenons l’exemple de Christophe, 52 ans, venu pour une anxiété sociale qui le handicapait depuis l’adolescence. Après trois séances, il ressentait déjà une nette amélioration. Mais il a fallu huit séances pour que les automatismes anxieux s’effacent durablement. Et entre chaque séance, il pratiquait quotidiennement des exercices de respiration et de visualisation.
L’hypnose, c’est comme un entraînement sportif : une séance avec un coach vous donne des clés, mais c’est la répétition qui construit le muscle.
Cette idée reçue est dangereuse car elle peut générer de la déception. Si vous attendez un résultat immédiat et que vous ne l’obtenez pas, vous pourriez croire que l’hypnose ne fonctionne pas pour vous. Alors que souvent, c’est simplement le processus qui a besoin de temps.
Je vous propose de voir l’hypnose comme un jardin. Vous plantez une graine (la séance), vous l’arrosez (les exercices), et vous laissez le temps faire son œuvre. Parfois une fleur éclot vite, parfois il faut attendre plusieurs saisons. Mais le jardin finit toujours par fleurir.
Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces idées reçues, vous avez déjà fait un pas important : vous avez pris le temps de vous informer. Beaucoup de personnes restent bloquées parce qu’elles n’osent pas questionner leurs croyances. Vous, vous êtes en train de le faire.
Alors voici ce que je vous propose. Prenez un carnet ou une note sur votre téléphone, et répondez à ces deux questions :
Ces deux questions, je les pose à chaque premier rendez-vous. Elles sont simples, mais elles ouvrent une porte. La première vous permet de nommer votre blocage. La seconde vous projette dans un futur où ce blocage n’existe plus. Et c’est exactement ce que fait l’hypnose : vous aider à passer de l’un à l’autre.
Si vous sentez que le moment est venu d’explorer cette piste, je vous reçois à Saintes dans mon cabinet, ou en visio si vous êtes plus à l’aise chez vous. On commence toujours par un échange de 15 à 20 minutes, sans engagement, pour que vous puissiez poser toutes vos questions et voir si vous vous sentez en confiance.
L’hypnose ericksonienne n’est pas une baguette magique. Mais c’est un outil puissant pour alléger ce qui pèse, dénouer ce qui bloque, et retrouver un peu de légèreté. Vous n’avez rien à perdre à essayer, sauf peut-être une idée reçue.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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