3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Libérez-vous des souvenirs qui vous entravent sans les revivre.
Vous êtes là, à relire encore une fois ce message que vous n’auriez jamais dû envoyer. Ou peut-être que c’est une scène qui tourne en boucle dans votre tête, comme un film dont vous connaissez chaque réplique, chaque silence, chaque détail qui fait mal. Vous avez tout essayé pour l’oublier : vous raisonner, vous distraire, changer de vie, déménager. Rien n’y fait. Le passé a cette manière tenace de s’inviter dans le présent, de parasiter vos nuits et de colorer vos journées d’une teinte que vous ne choisissez pas.
Je vois ça tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des hommes et des femmes qui viennent avec une valise remplie de souvenirs lourds. Ils ne cherchent pas à nier ce qui s’est passé, mais ils veulent arrêter de le traîner comme un boulet. Et c’est là que l’hypnose ericksonienne entre en jeu. Pas pour effacer le passé — ce serait mentir — mais pour dénouer les fils qui vous empêchent d’avancer. Sans douleur, sans revivre chaque instant, sans replonger dans le trauma.
Vous vous demandez peut-être comment c’est possible. Je vais vous le montrer, pas à pas, avec des exemples qui parlent à votre quotidien.
Vous avez remarqué ? Certains souvenirs ne sont pas des simples images. Ils ont une texture, une odeur, une sensation physique. Quand vous pensez à cette dispute avec votre ex-conjoint, votre ventre se serre. Quand vous évoquez cet échec professionnel, votre respiration s’accélère. Votre cerveau ne fait pas la différence entre un événement passé et une menace présente.
C’est normal. C’est même un mécanisme de survie ancestral. Le problème, c’est que parfois ce système s’emballe. Un événement difficile — une humiliation, une perte, une trahison — s’imprime si profondément que votre cerveau le classe comme « danger permanent ». Et à chaque fois que vous croisez un déclencheur (un lieu, une personne, un mot, une émotion similaire), votre système nerveux réagit comme si l’événement était en train de se reproduire.
Je reçois souvent des sportifs qui ont vécu une contre-performance marquante. Un coureur que j’accompagne en préparation mentale m’a raconté qu’avant chaque compétition, il revoyait exactement le moment où il avait chuté sur une ligne d’arrivée, trois ans plus tôt. Son corps se tendait, ses jambes devenaient lourdes. Il n’était plus sur la ligne de départ, il était là-bas, dans le passé, à revivre l’échec.
C’est ça, le nœud : le souvenir n’est plus un simple rappel, c’est une programmation. Et tant que cette programmation reste intacte, vous répondez au présent avec des réactions du passé. L’hypnose ericksonienne ne va pas vous sortir de ce piège en vous forçant à l’affronter. Elle va plutôt ouvrir une porte discrète par laquelle vous pourrez sortir sans vous brûler.
« Le passé n’est pas une fatalité. C’est une histoire que votre cerveau raconte. Et toute histoire peut être réécrite, à condition d’en connaître la grammaire. »
Vous avez peut-être une image de l’hypnose qui ressemble à ce qu’on voit à la télévision : un hypnotiseur autoritaire, un sujet qui perd le contrôle, des ordres absurdes. Laissez-moi tout de suite déconstruire ça.
Milton Erickson, le père de cette approche, était un pragmatique. Il s’est rendu compte que notre inconscient n’est pas un adversaire à soumettre, mais un allié souvent plus sage que notre conscient. Quand vous êtes bloqué sur un souvenir douloureux, ce n’est pas parce que votre inconscient est malveillant. C’est parce qu’il applique une solution qui a fonctionné à un moment donné (par exemple, vous protéger en vous rendant méfiant) mais qui est devenue obsolète.
L’hypnose ericksonienne, c’est un peu comme parler à un enfant qui a peur du noir. Vous ne lui criez pas dessus en lui disant que son imagination est débile. Vous lui proposez une histoire, une image, un jeu qui va apaiser sa peur sans la nier. Vous respectez sa logique intérieure.
Prenons un exemple concret. Une personne que j’ai accompagnée — appelons-la Julie — avait un souvenir d’enfance très précis : elle avait été humiliée devant toute sa classe en primaire. À 35 ans, elle évitait toujours de prendre la parole en réunion. Pas parce qu’elle manquait de compétences, mais parce que son corps réagissait comme si elle avait 8 ans et que la maîtresse allait la ridiculiser.
En hypnose ericksonienne, je ne lui ai pas demandé de revivre cette scène en détail. On n’a pas exploré les douleurs, les larmes, les regards des autres enfants. À la place, je l’ai invitée à fermer les yeux et à imaginer qu’elle regardait cette scène depuis la fenêtre d’un train qui s’éloigne. Le décor rapetisse. Les voix deviennent indistinctes. La scène est toujours là, mais elle est en mouvement, comme un paysage qui défile.
Son inconscient a alors fait quelque chose d’étonnant : sans que je lui demande, il a transformé la couleur du ciel dans ce souvenir. Le gris est devenu bleu pâle. Puis les voix ont changé de tonalité. En quelques minutes, la charge émotionnelle est passée de 8 sur 10 à 2 sur 10. Julie n’a pas oublié ce qui s’était passé. Elle s’en souvient encore aujourd’hui. Mais ce souvenir ne la paralyse plus. Il est devenu une anecdote, pas une identité.
Vous voulez comprendre le cœur du processus ? Il repose sur deux piliers : la dissociation et la ressource.
La dissociation, c’est le fait de prendre de la distance avec un souvenir sans le fuir. Imaginez que vous êtes dans une salle de cinéma. Le souvenir douloureux est projeté sur l’écran. En hypnose, je vous propose de monter dans la cabine de projection. Vous voyez toujours le film, mais vous n’êtes plus dedans. Vous pouvez même modifier la luminosité, le volume, la vitesse de défilement. Cette simple distance suffit souvent à désamorcer la charge émotionnelle.
Je fais ce travail avec des sportifs qui ont vécu des blessures traumatiques. Un footballeur que j’accompagne avait une peur panique de retoucher le ballon après une fracture de la cheville. En hypnose, on a créé une dissociation : il s’est vu marcher sur un terrain depuis les gradins, puis, progressivement, il a pu redescendre sur la pelouse en étant observateur de son propre corps. Le souvenir de la douleur était toujours présent, mais il n’était plus le pilote.
La ressource, c’est l’autre clé. Votre inconscient ne se contente pas de prendre de la distance. Il a besoin de quelque chose de concret pour remplacer l’ancienne programmation. C’est là que je pioche dans vos propres forces. Vous avez déjà ressenti de la confiance, du calme, de la détermination dans votre vie. Peut-être lors d’un moment sportif, d’une réussite professionnelle, d’un instant de connexion avec un proche.
En hypnose, on va activer ces ressources. On va les associer au souvenir qui posait problème. Concrètement, votre cerveau va créer un nouveau chemin neuronal : au lieu de relier « ce lieu » à « humiliation », il va relier « ce lieu » à « calme intérieur ». C’est un peu comme si on refaisait le câblage d’une maison sans tout casser.
Un exemple qui me revient : un cadre commercial était terrorisé à l’idée de faire des appels à froid. Il avait en mémoire un client qui l’avait humilié au téléphone des années plus tôt. En hypnose, on a activé une ressource : un souvenir de lui, adolescent, remportant une compétition de débat. La sensation de maîtrise, la voix posée, la certitude intérieure. On a ensuite « transféré » cette sensation dans le scénario de l’appel. Résultat : la peur a laissé place à une excitation légère. Il ne s’est pas transformé en commercial surhumain, mais il a pu décrocher son téléphone sans que son cœur ne s’emballe.
« L’hypnose ericksonienne ne vous enlève rien. Elle vous ajoute ce que vous avez déjà oublié que vous possédiez : vos propres ressources. »
Il est temps d’être honnête avec vous. L’hypnose ericksonienne n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer votre mémoire, vous rendre amnésique ou transformer votre passé en conte de fées. Ce n’est pas son job.
Ce qu’elle fait, en revanche, c’est modifier la relation que vous entretenez avec vos souvenirs. Elle agit sur le filtre émotionnel. Vous allez vous souvenir de ce qui s’est passé, mais sans la charge qui vous écrasait. C’est la différence entre revivre un cauchemar et regarder un film un peu triste. Le film, vous pouvez le ranger dans un tiroir et passer à autre chose. Le cauchemar, il vous poursuit jusque dans votre salle de bain le matin.
Concrètement, voici ce que mes patients rapportent après quelques séances :
Et ce qu’elle ne fait pas ? Elle ne vous évite pas le travail personnel. L’hypnose est un accélérateur, pas un substitut. Si vous avez besoin de prendre des décisions concrètes (changer de travail, mettre fin à une relation toxique, poser des limites), l’hypnose peut vous donner la clarté et le courage, mais c’est à vous de passer à l’action. Je ne peux pas prendre votre téléphone et faire l’appel à votre place.
Elle ne remplace pas non plus un suivi psychothérapeutique long pour des traumatismes complexes. Si vous avez vécu des abus répétés, des violences prolongées, une hypothérapie classique ou une thérapie EMDR seront probablement plus adaptées. L’hypnose ericksonienne est un outil puissant, mais elle s’inscrit dans une boîte à outils. Parfois, plusieurs outils sont nécessaires.
Vous vous demandez peut-être si cette approche est faite pour vous. Voici quelques signes qui montrent que vous êtes prêt :
Je me souviens d’un patient qui avait perdu sa mère brutalement il y a dix ans. Il était venu me voir parce que chaque anniversaire de sa mort le plongeait dans une tristesse qui durait des semaines. Il avait fait des années de thérapie, il comprenait parfaitement les mécanismes du deuil, mais la douleur restait intacte. En hypnose, on n’a pas parlé de sa mère. On a travaillé sur l’image d’un jardin. Son inconscient a associé ce jardin à un sentiment de paix qu’il avait ressenti enfant. Puis on a « planté » une fleur pour chaque souvenir douloureux. Il n’a pas oublié sa mère. Mais aujourd’hui, lorsqu’il pense à elle, c’est avec une douceur mêlée de gratitude, pas avec ce poids qui l’écrasait.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour amorcer le mouvement. Voici un petit exercice que vous pouvez faire seul, chez vous, en quelques minutes. Il ne remplace pas un accompagnement professionnel, mais il vous donnera un avant-goût de ce que l’hypnose ericksonienne peut faire.
Installez-vous confortablement, dans un endroit calme. Fermez les yeux. Prenez trois respirations profondes, en expirant plus lentement que vous inspirez.
Pensez à un souvenir qui vous embête, mais pas le plus violent. Choisissez-en un qui est plutôt gênant, agaçant, pas traumatique. Un souvenir qui vous énerve encore un peu quand vous y pensez.
Maintenant, imaginez que ce souvenir est projeté sur un écran de cinéma, à environ trois mètres devant vous. Vous êtes confortablement installé dans votre fauteuil. Regardez l’écran. Observez les couleurs, les sons, les mouvements.
Ensuite, imaginez que vous avez une télécommande dans votre main. Avec cette télécommande, vous pouvez :
Faites ces modifications une par une. Observez ce que ça fait dans votre corps. Est-ce que la sensation désagréable a diminué ? Peut-être un peu, peut-être beaucoup. Ce n’est pas grave si ça ne marche pas parfaitement du premier coup. Vous venez d’expérimenter le principe de dissociation. Votre cerveau a compris qu’il peut interagir avec le souvenir, qu’il n’est pas prisonnier.
« Un souvenir n’est pas une vérité gravée dans le marbre. C’est une construction que votre cerveau recompose à chaque fois que vous y pensez. Vous pouvez en changer la composition. »
Je vais être franc avec vous. Je ne promets jamais à mes patients qu’ils vont « guérir » en trois séances. La vie est trop complexe pour ça. Mais je vois régulièrement des personnes arrêter de porter leur passé comme une valise sans poignée. Elles se rendent compte un matin qu’elles ont pensé à autre chose. Qu’elles ont ri sans arrière-pensée. Qu’elles ont osé dire non ou oui sans que leur voix ne tremble.
L’hypnose ericksonienne, c’est un peu comme ranger un grenier encombré. Vous ne jetez pas tout. Certains objets, vous les gardez, mais vous les rangez dans une boîte au sous-sol. D’autres, vous les regardez avec un nouveau regard, moins chargé. Et vous libérez de l’espace pour ce qui compte vraiment : votre présent.
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, si ce poids que vous traînez depuis des années commence à vous fatiguer plus qu’à vous protéger, peut-être qu’un premier pas est possible. Pas un grand saut, juste un pas. Prendre rendez-vous, envoyer un message, poser la question qui vous taraude.
Je suis là pour ça. À Saintes, dans mon cabinet, ou à distance si vous êtes loin. On ne va pas forcer les portes de votre passé. On va juste les ouvrir doucement, ensemble, pour que vous puissiez enfin respirer sans avoir à regarder derrière vous.
Si vous sentez que le moment est venu de dénouer ce qui vous retient, je vous invite à me contacter. On trouvera le chemin qui vous convient. Pas de pression, pas d’urgence. Juste une écoute et une méthode qui a déjà aidé beaucoup de personnes à retrouver leur légèreté.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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